Vivace · Caryophyllacées
Coquelourde Silene coronaria
Aussi appelé : Coquelourde des jardins, Lychnide coronaire, Silène coronaire, Œillet de Dieu, Rose campion
La coquelourde est une vivace du sud-est de l’Europe, cultivée pour le contraste de ses feuilles argentées et de ses fleurs d’un magenta éclatant. D’une rosette basse montent en été des tiges de 60 à 80 cm, pour 40 à 45 cm d’étalement. Elle demande du soleil et une terre légère, même pauvre, caillouteuse ou calcaire, puis se contente le plus souvent de la pluie une fois installée. De courte vie, elle se renouvelle en se ressemant d’elle-même ; c’est une terre détrempée en hiver qui la fait pourrir.
- Type
- Vivace
- Famille
- Caryophyllacées
- Exposition
- Plein soleil
- Température minimale
- -30 °C
- Floraison
- De juin à août
- Difficulté
- Facile
Fiche générale
Rusticité : Zone USDA 4 à 8 ; supporte environ -30 °C en sol bien drainé, mais pourrit dans une terre détrempée l’hiver.
Dimensions : De 60 à 80 cm de hauteur en fleurs, au-dessus d’une rosette de feuilles argentées, pour un étalement de 40 à 45 cm.
Floraison : De juin à la fin août, des fleurs d’un magenta éclatant, parfois blanches ou roses selon les variétés, au bout de tiges argentées, sans parfum ; un plant de semis ne fleurit souvent qu’à sa deuxième année.
Substrat : Sol pauvre à ordinaire, léger et bien drainé, même caillouteux ou calcaire, au pH de 6 à 8.
Exposition : Plein soleil de préférence ; elle accepte une mi-ombre légère, où elle fleurit moins.
Arrosage : La première année, tous les 10 à 15 jours en été par temps sec, au pied ; ensuite la pluie suffit, sauf lors des étés à la fois chauds et secs.
Durée de vie : Vivace de courte vie, souvent conduite en bisannuelle, 2 à 4 ans. Elle se ressème d’elle-même, si bien que la touffe se renouvelle sans qu’on y pense.
Multiplication : Semis d’avril à début juin, ou repiquage des semis spontanés autour du pied à l’automne ou au printemps.
Arrosage & entretien
Arrosage : La première année, arroser au pied tous les 10 à 15 jours en été par temps sec, sans mouiller le feutrage des feuilles. Installée, elle se contente de la pluie et ne demande qu’un arrosage de secours lors des étés à la fois chauds et secs.
Fertilisation : Aucun engrais n’est nécessaire : elle fleurit mieux et se tient plus droite en sol pauvre. Dans une terre très maigre, une poignée de compost à la plantation suffit.
Rempotage : Plutôt que de la diviser, on la renouvelle par ses semis spontanés, repiqués à l’automne ou au printemps. En pot, la replanter chaque printemps dans un mélange drainant, ou la remplacer par un jeune plant.
Taille : Supprimer les fleurs fanées au fil de l’été prolonge la floraison. À la fin de l’été, rabattre les tiges défleuries au ras de la rosette, en laissant une ou deux hampes mûrir leurs graines si l’on veut des semis.
Exposition & substrat
Exposition : Plein soleil, au moins 6 heures par jour, qui fait ressortir l’éclat argenté du feuillage. À la mi-ombre, elle s’étiole et fleurit moins.
Emplacement : Extérieur, en pleine terre, en bordure ensoleillée, en rocaille ou au jardin de gravier, où elle se ressème entre les pierres. Toutes les orientations ensoleillées lui conviennent.
Substrat : Terre ordinaire à pauvre, légère, sableuse ou caillouteuse. Elle s’accommode du calcaire, mais pas d’une argile lourde qui reste humide.
pH : De 6 à 8, de légèrement acide à calcaire.
Drainage : Indispensable : l’eau stagnante de l’hiver fait pourrir le collet et la rosette, première cause de disparition. En sol lourd, planter sur une petite butte allégée de gravier.
Multiplication
Semis : d’avril à début juin, dehors en pépinière ou en terrine sous abri, graines à peine recouvertes ou simplement pressées en surface, à 18 à 20 °C ; la levée prend 2 à 3 semaines et les plants fleurissent l’été suivant. L’espèce se reproduit fidèlement, de même que sa forme blanche, mais les variétés roses ou bicolores varient.
Récolter les grainesUn seul pied suffit : ses fleurs se fécondent entre elles, avec l’aide des insectes. La coquelourde donne d’août à septembre des capsules brunes qui s’ouvrent au sommet sur de petites graines noires ; on coupe les tiges à ce moment et on les secoue dans un sac en papier. Au sec et au frais, elles restent bonnes 3 ans. La forme blanche ne se reproduit fidèlement que si aucune forme magenta ne fleurit à côté.
Les autres méthodes
Bouturage : peu pratiqué : au printemps, des rosettes basales de 5 cm se piquent dans un mélange de terreau et de sable, sous abri à l’ombre, et s’enracinent en 3 à 4 semaines.
Division et autres méthodes : repiquer à l’automne ou au printemps, dehors, les semis spontanés levés autour du pied, en motte, et arroser jusqu’à la reprise. La touffe, de vie trop courte, se divise rarement.
Maladies & parasites
Maladies courantes : Elle est rarement malade en sol sain. La seule vraie menace est la pourriture du collet, qui noircit la rosette et l’affaisse en terre humide l’hiver. Il n’existe pas de traitement : on retire le pied atteint et on améliore le drainage.
Parasites fréquents : Les limaces et les escargots s’attaquent aux jeunes rosettes et aux semis, surtout au printemps. Des granulés au phosphate ferrique ou un ramassage le soir les tiennent à distance.
Prévention : Planter dans un sol drainant et arroser au pied, jamais sur le feuillage. Retirer en automne les feuilles mortes tombées sur les rosettes, qui y entretiennent l’humidité.
Toxicité
Toxicité humaine : Aucune toxicité n’est rapportée pour l’homme : la coquelourde n’est pas considérée comme dangereuse.
Toxicité animaux : Aucune intoxication n’est rapportée chez les chiens, les chats ou les autres animaux domestiques.
Symptômes : Aucun symptôme d’intoxication n’est décrit.
Précautions : Aucune précaution particulière n’est nécessaire.
Associations de plantes
Bonnes associations : Les valérianes rouges partagent son goût pour les sols pauvres et secs, et se ressèment comme elle dans les graviers et les murets. Les nigelles de Damas, annuelles qui se ressèment aussi, accompagnent sa floraison de leurs fleurs bleu pâle. La fétuque bleue prolonge le gris argenté de son feuillage et tient le décor quand la coquelourde a fini de fleurir.
Associations à éviter : Les couvre-sols denses comme la pervenche ou le lamier étouffent ses rosettes et empêchent ses semis de lever. Les hortensias et les astilbes réclament une terre fraîche et des arrosages qui pourrissent son collet.
Conseil : Laisser chaque année quelques semis spontanés se développer assure la relève de cette vivace de courte vie, en repiquant à l’automne ceux qui ont levé au mauvais endroit. Si son magenta paraît trop vif, l’entourer de blanc et de gris l’adoucit.
Calendrier d’entretien, mois par mois
Établi pour : Vivace de courte vie cultivée en pleine terre au jardin, en plein soleil, en sol pauvre à ordinaire et bien drainé, où elle se ressème.
| Geste | Quand | Comment |
|---|---|---|
| Fleurs fanées | De mi-juin à fin août : tous les 7 à 10 jours | Supprimer les fleurs fanées au fur et à mesure prolonge la floraison de plusieurs semaines. Épargner une ou deux tiges en fin d’été si l’on compte sur les semis spontanés. |
| Arrosage | De juin à août : tous les 10 à 15 jours | Installée, la coquelourde se contente de la pluie, mais un jeune plant souffre d’un été sec. Arroser au pied, sans mouiller le feutrage des feuilles, qui sèche mal. |
| Semis | De début avril à mi-juin | Semer au printemps donne des plants qui fleuriront l’été suivant. Les semis spontanés, souvent nombreux autour du pied, se repiquent à l’automne ou au printemps. |
| Floraison | De juin à août | Les fleurs magenta se succèdent tout l’été au-dessus du feuillage argenté. Un plant issu de semis ne forme le plus souvent qu’une rosette la première année. |
| Rabattage | De mi-août à fin septembre | Une fois la floraison terminée, couper les hampes défleuries : la rosette argentée se reforme vite et reste décorative tout l’hiver. Débarrassée de ses graines, la plante a plus de chances de passer une année de plus. |
| Ramassage des feuilles mortes | De mi-octobre à fin décembre | Les feuilles d’arbres tombées sur la rosette y entretiennent l’humidité et font pourrir son feutrage. Les retirer au fil de l’automne, en ôtant au passage les feuilles de la rosette qui noircissent. |