Vivace · Astéracées
Aster d'automne Symphyotrichum novi-belgii
Aussi appelé : Aster de New York, Aster de la Nouvelle-Belgique, Michaelmas daisy
L’aster d’automne est une vivace à rhizomes venue de l’est de l’Amérique du Nord, qui couvre les massifs de petites marguerites violettes, bleues, roses ou blanches quand le reste du jardin s’éteint. Selon la variété, il mesure de 30 cm à 1,50 m, souvent autour d’1 m, et s’élargit chaque année. Il demande du soleil, un sol frais et fertile mais drainé, et une division tous les 2 ou 3 ans pour ne pas se dégarnir au centre. Une ombre trop dense et un feuillage mouillé l’exposent à l’oïdium.
- Type
- Vivace
- Famille
- Astéracées
- Exposition
- Plein soleil
- Température minimale
- -25 °C
- Floraison
- De septembre à octobre
- Difficulté
- Facile
Fiche générale
Rusticité : Zone USDA 4 à 8 ; très rustique, elle supporte au moins -25 °C.
Dimensions : De 30 cm à 1,50 m de hauteur selon les variétés, souvent autour d’1 m, pour un étalement de 50 à 90 cm qui s’élargit par les rhizomes.
Floraison : De septembre à la fin octobre, des nuées de petites marguerites violettes, bleues, roses ou blanches selon les variétés, au cœur jaune, sans parfum mais très prisées des abeilles et des papillons.
Substrat : Sol fertile, riche en humus et frais, mais bien drainé, au pH de 5,5 à 7,5.
Exposition : Plein soleil ou mi-ombre légère ; une ombre trop dense étiole les tiges et favorise l’oïdium.
Arrosage : Copieux et au pied tous les 5 à 7 jours par temps sec, de juin à septembre, sans mouiller le feuillage ; la pluie suffit le reste de l’année.
Durée de vie : Vivace à rhizomes, 10 ans et plus si on la divise. Sans division, le centre de la touffe se dégarnit en 2 ou 3 ans et fleurit de moins en moins.
Multiplication : Division de la souche de mars à fin avril, en replantant les éclats vigoureux du pourtour et en jetant le cœur épuisé.
Arrosage & entretien
Arrosage : De juin à septembre, arroser copieusement au pied tous les 5 à 7 jours par temps sec, de préférence le matin et sans mouiller le feuillage. Un aster qui a soif en été se couvre d’oïdium et perd ses feuilles du bas avant de fleurir.
Fertilisation : Au printemps, étaler quelques centimètres de compost bien décomposé, qui nourrit la touffe tout en gardant la fraîcheur du sol. Éviter les engrais riches en azote, qui donnent des tiges molles et un feuillage tendre apprécié de l’oïdium.
Rempotage : En pleine terre, diviser la touffe en mars ou avril tous les 3 ans, et ne replanter que les jeunes éclats vigoureux du pourtour. En pot, la plante épuise vite son contenant : la rempoter ou la diviser chaque printemps.
Taille : Fin mai, raccourcir les tiges d’un tiers pour une touffe plus compacte, et tuteurer en juin les variétés hautes. En novembre, couper les tiges défleuries au ras du sol et évacuer celles qui portaient de l’oïdium.
Exposition & substrat
Exposition : Plein soleil, au moins 6 heures par jour, pour une floraison généreuse. Dans le Midi, une mi-ombre légère l’aide à passer l’été sans souffrir.
Emplacement : Extérieur, en pleine terre, en massif ou en plate-bande, dans un endroit bien aéré. Éviter les pieds de murs confinés et les coins sans circulation d’air, où l’oïdium s’installe.
Substrat : Terre de jardin profonde, riche en humus et fraîche, enrichie de compost à la plantation. Elle tolère l’argile tant que l’eau n’y stagne pas.
pH : De 5,5 à 7,5, avec une préférence pour un sol légèrement acide à neutre.
Drainage : Le sol doit rester frais en été, mais jamais détrempé en hiver, quand les rhizomes au repos pourrissent dans l’eau stagnante. En terre lourde, incorporer du compost et du sable à la plantation.
Multiplication
Division : de touffe, de mars à fin avril, dehors : soulever la souche, jeter le centre épuisé et garder les éclats vigoureux du pourtour, de 3 à 5 tiges chacun. Les replanter dans une terre enrichie de compost et ne jamais jeter les restes dans la nature, où l’espèce s’échappe. La division de la souche réussit presque à coup sûr et rajeunit la touffe. Ses nombreuses variétés se multiplient ainsi ou par bouturage, le semis ne les reproduisant pas.
Les autres méthodes
Bouturage : en avril et mai, prélever des jeunes pousses herbacées de 5 à 8 cm à la base de la touffe et les piquer dans un mélange de terreau et de sable. Sous abri, à l’ombre et à l’étouffée, elles s’enracinent en 3 semaines.
Semis :
Semeren mars, sous abri, graines à peine couvertes, à 15 à 20 °C ; elles lèvent en 2 à 3 semaines. Le semis donne des coloris imprévisibles et ne reproduit pas les variétés.
Récolter les grainesIl faut au moins deux pieds : l’aster noue mal avec son propre pollen. Couper en novembre les capitules devenus gris et pelucheux, quand les akènes à aigrette se détachent au toucher. Les fleurs demandent les insectes et nouent mal sur une seule variété isolée : les graines viennent donc de croisements, d’où leurs coloris imprévisibles. Au sec et au frais, elles restent bonnes environ un an ; pour un coloris précis, les mélanges du commerce ne valent pas une division.
Maladies & parasites
Maladies courantes : L’oïdium est le grand point faible de cet aster : un feutrage blanc couvre les feuilles à la fin de l’été, surtout sur les pieds assoiffés ou à l’étroit. Le soufre ou le bicarbonate de potassium le freinent, appliqués dès les premières taches, ou en préventif là où il revient chaque année. Une fusariose peut aussi faire flétrir des tiges entières, à couper et jeter sans attendre.
Parasites fréquents : Les limaces dévorent les jeunes pousses au printemps, et des pucerons colonisent parfois les tiges, ce qu’un jet d’eau règle le plus souvent, sinon un insecticide portant la mention « emploi autorisé dans les jardins ». Le tarsonème, un acarien microscopique, change les fleurs en rosettes de petites feuilles vertes : les pieds touchés s’arrachent et se jettent.
Prévention : Choisir un endroit aéré, espacer les touffes et les diviser tous les 3 ans pour éviter les tiges serrées. Garder le sol frais par un paillis et des arrosages au pied, jamais sur le feuillage. Évacuer à l’automne les tiges malades au lieu de les composter.
Toxicité
Toxicité humaine : Aucune toxicité connue : l’aster de Nouvelle-Belgique n’est pas considéré comme dangereux pour l’homme.
Toxicité animaux : Aucune toxicité n’est rapportée pour les chiens, les chats ou les autres animaux domestiques.
Symptômes : Aucun symptôme d’intoxication n’est décrit.
Précautions : Aucune précaution particulière n’est nécessaire.
Associations de plantes
Bonnes associations : Les rudbeckies, d’un jaune d’or, fleurissent en même temps et font ressortir ses teintes violettes, avec les mêmes besoins en soleil et en terre fraîche. Les anémones du Japon prolongent l’automne à ses côtés dans une terre riche. Les graminées comme le miscanthus ou l’herbe aux écouvillons allègent la masse de ses touffes serrées.
Associations à éviter : Les lavandes et les plantes de rocaille ne supportent pas les arrosages d’été qu’il réclame. Les vivaces basses plantées trop près disparaissent sous ses tiges.
Conseil : Placer les variétés hautes en arrière-plan, derrière des vivaces de taille moyenne qui cacheront leurs tiges dégarnies du bas. Ne jamais jeter les restes de division dans la nature : l’espèce s’y naturalise volontiers, dans les fossés et les zones humides, en colonies denses qui étouffent la flore locale.
Calendrier d’entretien, mois par mois
Établi pour : Vivace cultivée en pleine terre au jardin, en plein soleil ou à mi-ombre légère, en sol fertile qui reste frais en été sans être détrempé l’hiver.
| Geste | Quand | Comment |
|---|---|---|
| Arrosage | De juin à septembre : tous les 5 à 7 jours | Un aster qui manque d’eau en été se couvre d’oïdium et perd ses feuilles du bas avant même de fleurir. Arroser copieusement par temps sec : la floraison d’automne se joue sur la fraîcheur gardée en été. |
| Division de touffe | De mars à avril, tous les 3 ans | La souche s’étend par ses rhizomes et se dégarnit au centre, où les tiges serrées s’étiolent et attirent l’oïdium. Ne jamais jeter les restes de division dans la nature, où l’espèce s’échappe facilement. |
| Paillage | De mi-avril à fin mai | Posé sur une terre encore humide, le paillis garde tout l’été la fraîcheur dont la plante a besoin et limite ainsi l’oïdium. Il la nourrit en se décomposant, sans autre engrais. |
| Pincement | De mi-mai à mi-juin | Une touffe pincée à la fin mai reste plus basse et plus ramifiée, tient debout sans tuteur et fleurit un peu plus tard. Ce geste est inutile sur les variétés naines. |
| Palissage, tuteurage | En juin | Les grandes formes se couchent sous les pluies d’automne, au moment même où elles fleurissent. Piquer en juin des branchages ramifiés au cœur de la touffe, que le feuillage cachera ensuite. |
| Traitement préventif | De juin à août | Cet aster compte parmi les plus sensibles à l’oïdium, ce feutrage blanc qui gagne les feuilles à la fin de l’été. Là où il revient chaque année, pulvériser tous les 10 à 15 jours dès juin, avant les premières taches. |
| Floraison | De septembre à octobre | Les tiges se couvrent de fleurs violettes, bleues, roses ou blanches selon les plantes, quand le reste du jardin décline. Elles offrent aux abeilles et aux papillons l’une des dernières ressources de la saison. |
| Rabattage | De début novembre à mi-décembre | Couper les tiges défleuries une fois la floraison terminée. Évacuer celles qui portaient de l’oïdium plutôt que de les composter, pour ne pas garder la maladie au jardin. |