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Vivace · Boraginacées

Consoude officinale Symphytum officinale

Aussi appelé : Grande consoude, Oreille-d’âne, Langue-de-vache, Comfrey

La consoude officinale est une grande vivace sauvage en France, aux larges feuilles rêches et aux clochettes roses virant au violet que les bourdons visitent sans relâche. Au jardin, elle forme une touffe de 60 cm à 1,20 m dans tous les sens, sur une racine pivotante qui repart du moindre fragment. Elle demande un sol frais, riche et profond, et flétrit vite au sec. Elle convient aux coins humides, mais se plante une fois pour toutes, et elle ne se consomme pas : ses alcaloïdes sont toxiques pour le foie.

Consoude officinale (Symphytum officinale)
Photo : Public domain, via Wikimedia Commons
Type
Vivace
Famille
Boraginacées
Exposition
Plein soleil
Température minimale
-30 °C
Floraison
De mai à juillet
Difficulté
Facile

Fiche générale

Rusticité : zone USDA 3 à 9, très rustique, jusqu’à environ moins 30 degrés.

Dimensions : 60 centimètres à 1,20 mètre de hauteur pour autant d’étalement.

Floraison : de mai à fin juillet, clochettes retombantes roses virant au violet, parfois crème, très visitées par les bourdons. Toute la plante contient des alcaloïdes toxiques pour le foie : pas d’usage interne.

Substrat : sol frais voire humide, riche et profond, pH de 6 à 7,5.

Exposition : soleil ou mi-ombre, la mi-ombre étant préférable en climat chaud.

Arrosage : elle réclame de la fraîcheur et flétrit vite au sec.

Durée de vie : Vivace à racine pivotante, pratiquement indéfinie : le moindre fragment de racine laissé en terre repart.

Multiplication : Division de la souche de mars à début avril, ou mise en terre de tronçons de racine de 5 cm, qui reprennent presque tous.

Arrosage & entretien

Arrosage : arroser tous les 5 à 8 jours en été dès que le sol sèche ; elle repart sans séquelle après un coup de sécheresse, mais cesse de produire.

Fertilisation : un apport de matière organique à l’automne suffit, et soutient une plante qu’on coupe plusieurs fois par an.

Rempotage : peu adaptée au pot, ses racines descendant très profond ; la pleine terre lui convient bien mieux.

Taille : rabattre la touffe à 15 cm du sol toutes les 6 à 8 semaines de mai à septembre : la coupe est la culture, et une consoude non coupée s’étale et se couche.

Exposition & substrat

Exposition : soleil à mi-ombre, 3 à 6 heures directes, l’ombre légère limitant le flétrissement estival.

Emplacement : extérieur en pleine terre, volontiers en bord de haie, près du composteur ou au pied d’un arbre fruitier.

Substrat : sol profond, riche et frais, elle prospère là où d’autres trouvent trop lourd.

pH : de 6 à 7,5, sans exigence particulière.

Drainage : elle tolère les sols lourds et même temporairement gorgés, ce qui la distingue de la plupart des vivaces.

Multiplication

Méthode conseillée

Division : de touffe, de mars à début avril, dehors : déterrer la souche à la bêche et la trancher en éclats portant chacun un bourgeon et un morceau de racine. Les replanter à 60 cm les uns des autres et arroser ; le moindre fragment oublié en terre repart aussi. Chaque fragment de racine reprend, la réussite est quasi totale.

Les autres méthodes

Bouturage : bouture de racine, de mars à début avril ou en octobre : couper des tronçons de racine de 5 cm et les coucher à 5 cm de profondeur, dehors, en terre fraîche. Ils émettent des pousses en 3 à 4 semaines. Porter des gants, les poils raides des feuilles et des tiges irritent la peau.

Semis :

Semerpossible mais rarement utile : en automne dehors ou au printemps après un mois au froid, graines couvertes de 1 cm, levée en 3 à 4 semaines. Elles reproduisent l’espèce.

Récolter les grainesUn seul pied suffit : ses fleurs se fécondent entre elles, avec l’aide des bourdons. Les graines noires mûrissent en juillet et août au fond des calices et tombent vite : couper les tiges dès que les premières noircissent et les laisser finir dans un sac de papier. La consoude de Russie ‘Bocking 14’, souvent vendue, est stérile. Au sec et au frais, elles restent bonnes 1 à 2 ans.

Maladies & parasites

Maladies courantes : la rouille marque le revers des feuilles de pustules orangées sur un feuillage resté mouillé, sans compromettre la touffe : rabattre et évacuer suffit. L’oïdium peut blanchir les feuilles en fin d’été, sans conséquence.

Parasites fréquents : très peu d’ennemis, ses feuilles rêches décourageant limaces et chevreuils. Des pucerons noirs se massent parfois sur les hampes florales, sans gravité.

Prévention : arroser au pied plutôt que sur le feuillage, et couper régulièrement : une touffe rabattue tous les 2 mois ne garde jamais assez longtemps ses feuilles pour développer une maladie.

Toxicité

Toxicité humaine : ⚠ plante toxique par voie interne, ses alcaloïdes pyrrolizidiniques étant hépatotoxiques et cumulatifs ; sa consommation en tisane ou en salade est déconseillée, et interdite à la vente comme complément dans plusieurs pays.

Toxicité animaux : toxique pour le chien, le chat et le bétail par le même mécanisme, l’atteinte du foie étant lente et silencieuse.

Symptômes : aucun signe immédiat, ce qui fait le danger : l’atteinte hépatique s’installe sur des semaines d’ingestion répétée.

Précautions : la réserver à ses usages au jardin, purin et paillage, où elle est précieuse ; ne pas la consommer ni en donner aux animaux, malgré ce qu’on lit encore sur son compte.

Associations de plantes

Bonnes associations : au pied des fruitiers, ses racines profondes remontent la potasse que ses feuilles restituent en paillage. Les groseilliers et les framboisiers apprécient le même sol frais et profitent de ses coupes.

Associations à éviter : les plantes de terrain sec et pauvre, lavandes, cistes ou sedums, dont elle ne partage ni le sol ni l’arrosage. Éviter de la placer au milieu d’un massif d’ornement, qu’elle envahirait.

Conseil : lui réserver un coin dont elle ne sortira pas : le moindre morceau de racine laissé en terre repousse, et une consoude installée ne se déplace plus.

Calendrier d’entretien, mois par mois

Établi pour : Vivace en pleine terre, sol frais voire humide, riche, soleil ou mi-ombre.

GesteQuandComment
RabattageEssentiel De début mai à mi-septembre : toutes les 6 à 8 semaines Couper la touffe à 15 cm du sol : elle repart en 3 semaines et se récolte ainsi trois à quatre fois par an.la coupe EST la culture, une consoude non coupée s’étale et se couche
ArrosageUtile De juin à août : tous les 5 à 8 jours Arroser en sécheresse durable : la consoude flétrit vite au sec, et repart dès qu’on l’arrose.
Inspection parasitaireOptionnel De mai à août : toutes les 3 à 4 semaines Peu d’ennemis : surveiller seulement la rouille, taches orangées au revers, sur un feuillage resté mouillé.
Division de touffeOptionnel De début mars à mi-avril, tous les 3 ans Diviser au printemps pour multiplier, chaque fragment de racine reprenant.⚠ le moindre morceau de racine laissé en terre repousse
PaillageUtile De début avril à mi-mai Pailler pour garder le sol frais, ce qu’elle réclame plus que tout.
FloraisonUtile De mai à juillet Les clochettes retombantes, roses puis violacées, sont très visitées par les bourdons.
Fleurs fanéesUtile De juin à aoûtDès que : si l’on souhaite éviter qu’elle se ressème Couper les hampes défleuries si l’on ne veut pas de semis spontanés autour de la touffe.
Compost, amendementUtile D’octobre à novembre Un apport de matière organique à l’automne soutient une plante qu’on coupe beaucoup.