Plante d’intérieur · Broméliacées
Tillandsia Tillandsia cyanea
Aussi appelé : Tillandsia rose, Tillandsie, Pink quill
Ce tillandsia est une broméliacée épiphyte d’Équateur, cultivée chez nous en intérieur pour son épi aplati de bractées rose vif, d’où sortent une à une des fleurs violet-bleu. Sa rosette mesure 25 à 35 cm de haut pour 30 à 40 cm de large, et l’épi tient 2 à 3 mois. Il demande une lumière vive mais filtrée, plus de 15 °C toute l’année, une eau non calcaire et un substrat juste humide, jamais détrempé. Après cette floraison unique, la rosette meurt lentement en laissant des rejets qui prennent le relais.
- Type
- Plante d’intérieur
- Famille
- Broméliacées
- Exposition
- Lumière vive, sans soleil direct
- Température minimale
- 15 °C
- Floraison
- D’avril à août
- Difficulté
- Moyenne
Fiche générale
Rusticité : Zone USDA 10b à 11, aucune tolérance au gel et des dégâts visibles dès 7 °C. Sous nos latitudes elle se cultive en intérieur toute l'année, au-dessus de 15 °C.
Dimensions : Rosette de 25 à 35 cm de haut pour 30 à 40 cm d'étalement. L'épi floral aplati ajoute 10 à 15 cm au-dessus du feuillage.
Floraison : De la mi-avril à la mi-août, un épi aplati de bractées rose vif tient 2 à 3 mois, d’où sortent une à une des fleurs violet-bleu qui ne durent qu’1 ou 2 jours. Sans parfum ; la rosette meurt lentement après cette floraison unique, en laissant des rejets.
Substrat : Mélange épiphyte léger, écorce de pin fine, sphaigne et perlite à parts à peu près égales. pH acide, entre 5 et 6.
Exposition : Lumière vive mais filtrée, jamais de soleil direct d'été qui brûle ces feuilles fines. Une fenêtre est ou ouest voilée lui convient toute l'année.
Arrosage : Tous les 5 à 7 jours d'avril à septembre, tous les 10 à 14 jours d'octobre à mars, à l'eau non calcaire. Le substrat reste juste humide, jamais détrempé.
Durée de vie : Vivace monocarpique : la rosette meurt lentement après sa floraison, au bout de 2 à 4 ans, en laissant deux ou trois rejets qui prennent le relais.
Multiplication : Séparation des rejets quand ils atteignent le tiers de la rosette mère, de mars à début septembre, à l’intérieur.
Arrosage & entretien
Arrosage : D'avril à septembre, tous les 5 à 7 jours, à l'eau de pluie ou déminéralisée tiède, versée sur le substrat et non dans le cœur de la rosette. D'octobre à mars, espacer à 10 ou 14 jours et vider la soucoupe sans exception.
Fertilisation : Engrais liquide pour broméliacées ou orchidées, au quart de la dose, toutes les 3 semaines d'avril à septembre. Rien du tout d'octobre à mars, la plante ne pousse plus.
Rempotage : Tous les 2 ans au printemps, ou au moment de séparer les rejets, dans un mélange épiphyte et un pot à peine plus large. Les racines servent surtout d'ancrage : un gros volume de terreau leur nuit.
Taille : Aucune taille à proprement parler. On coupe seulement l'épi floral à sa base quand il brunit, et les feuilles sèches au ras.
Exposition & substrat
Exposition : Lumière vive filtrée, 4 à 6 heures de clarté indirecte par jour. Le soleil direct de midi marque les feuilles de taches brunes irréversibles.
Emplacement : Intérieur toute l'année, fenêtre est ou ouest, loin d'un radiateur et des courants d'air froid. Une salle de bains lumineuse lui convient particulièrement pour l'humidité de l'air.
Substrat : Écorce de pin fine, sphaigne et perlite, sans terreau lourd ni terre de jardin. C'est un mélange d'orchidée plus qu'un terreau de plante verte.
pH : Entre 5 et 6, franchement acide. Une eau calcaire fait dériver le mélange vers le neutre et jaunit le feuillage.
Drainage : Drainage libre indispensable, l'eau doit traverser le pot en quelques secondes. Une soucoupe laissée pleine fait pourrir le collet en une semaine.
Multiplication
Séparation des rejets : de mars à début septembre, à l’intérieur : dépoter, détacher le rejet au ras de la mère avec un couteau propre en gardant ses racines, puis le rempoter seul dans un petit pot de mélange épiphyte (écorce fine, sphaigne et perlite). Le tenir au-dessus de 20 °C, en lumière filtrée et à peine humide : il reprend en 4 à 6 semaines. On peut aussi laisser les rejets en place et couper la vieille rosette une fois sèche. La séparation des rejets, quand ils atteignent le tiers ou la moitié de la rosette mère : elle réussit presque toujours.
Les autres méthodes
Bouturage : Ne se bouture pas : ni une feuille ni un morceau de rosette ne s’enracine.
Semis :
SemerRéservé aux spécialistes : les graines plumeuses sont rarement produites en appartement, se sèment en surface sur sphaigne vers 22 à 25 °C et donnent une plante fleurie au bout de 3 à 5 ans. Un amateur ne sème pas cette plante.
Récolter les grainesIl faut au moins deux pieds : fleuris en même temps et pollinisés au pinceau, faute d’insectes. En appartement, les fleurs ne sont presque jamais fécondées. La capsule met alors plusieurs mois à mûrir avant de s’ouvrir sur des graines plumeuses, qui se sèment fraîches et ne se conservent pas. Mieux vaut s’en tenir aux rejets.
Maladies & parasites
Maladies courantes : La pourriture du cœur suit une eau stagnante dans la rosette ou un substrat détrempé, et se reconnaît aux feuilles centrales qui se déchaussent d'un coup. Il faut alors sécher, alléger le substrat, et souvent ne sauver que les rejets. Les taches brunes sèches viennent du soleil direct, pas d'un champignon.
Parasites fréquents : Les cochenilles farineuses forment des amas cotonneux à l'aisselle des feuilles, au creux de la rosette. Les retirer au coton imbibé d'alcool à 70°, puis traiter à l'huile de colza. Les araignées rouges apparaissent quand l'air devient trop sec pendant la saison de chauffe.
Prévention : Brumiser régulièrement d'octobre à mars, c'est la meilleure protection contre les acariens. Inspecter le cœur et le revers des feuilles une fois par mois. Ne jamais laisser d'eau stagner plus d'une journée, ni dans la soucoupe ni dans la rosette.
Toxicité
Toxicité humaine : Aucune toxicité connue. Ni les feuilles, ni l'épi floral, ni les racines ne contiennent de substance dangereuse.
Toxicité animaux : Les Tillandsia figurent parmi les plantes classées sans danger pour le chien, le chat et les rongeurs domestiques. Un animal qui en mâchonne ne risque rien de particulier.
Symptômes : Au pire de légers troubles digestifs si un animal en avale beaucoup, par simple encombrement. Aucune réaction cutanée n'est rapportée au contact du feuillage ou de la sève.
Précautions : Aucune précaution sanitaire n'est nécessaire. Surveiller seulement les bords de feuilles, fins et un peu coupants, avec de très jeunes enfants.
Associations de plantes
Bonnes associations : Le Phalaenopsis partage exactement son mélange épiphyte, sa lumière filtrée et son besoin d'eau douce. Les Guzmania et Vriesea, broméliacées comme elle, demandent les mêmes conditions et forment un groupe cohérent. Une fougère Nephrolepis complète l'ensemble en relevant l'humidité autour des pots.
Associations à éviter : Les cactées et succulentes, Echeveria ou Euphorbia, veulent un air sec et du soleil direct, tout le contraire. Le Sansevieria et le Zamioculcas demandent à sécher complètement entre deux arrosages, rythme incompatible avec le sien. Éviter surtout de la planter dans la même potée qu'une plante à terreau classique, qui retiendrait l'eau autour de ses racines.
Conseil : Regrouper les pots sur un plateau de billes d'argile humides crée un microclimat qui dispense de la moitié des brumisations.
Calendrier d’entretien, mois par mois
Établi pour : Plante cultivée en pot à l'intérieur toute l'année, dans un mélange épiphyte drainant, devant une fenêtre est ou ouest en lumière vive filtrée, arrosée à l'eau non calcaire.
| Geste | Quand | Comment |
|---|---|---|
| Arrosage | D’avril à septembre : tous les 5 à 7 jours ; d’octobre à mars : tous les 10 à 14 jours | Verser l'eau sur le substrat jusqu'à ce qu'elle traverse, et non dans le cœur de la rosette qui pourrit s'il reste mouillé. Le rythme se relâche d'octobre à mars, quand la croissance s'arrête faute de lumière. |
| Brumisation | De novembre à mars : tous les 1 à 2 jours ; d’avril à octobre : tous les 2 à 3 jours | Brumiser le feuillage sans détremper le cœur, presque tous les jours pendant la saison de chauffe qui assèche l'air des pièces. Cette épiphyte prend par ses feuilles une part de l'humidité dont elle vit. |
| Inspection parasitaire | D’avril à octobre : chaque mois ; de novembre à mars : toutes les 2 à 3 semaines | Écarter les feuilles une fois par mois pendant la croissance, et toutes les 2 ou 3 semaines pendant la saison de chauffe, pour chercher les amas cotonneux au creux de la rosette où ils passent inaperçus. Les araignées rouges suivent dès que l'air devient sec en hiver. |
| Vidage de la soucoupe | De janvier à décembre | Vider la soucoupe une demi-heure après chaque arrosage. Des racines d'épiphyte, faites pour l'air, pourrissent en quelques jours dans une eau stagnante, y compris en plein hiver. |
| Division de touffe | De début mars à mi-septembre, tous les 2 ans | La rosette qui a fleuri meurt lentement : séparer les deux ou trois rejets au bon moment est ce qui assure la suite de la plante. Rempoter chacun dans un petit pot de mélange épiphyte. |
| Rempotage | De mars à avril, tous les 2 ans | Rempoter au début du printemps dans un contenant à peine plus large que le précédent. Un gros volume de terreau reste humide trop longtemps et fait pourrir le pied de cette épiphyte. |
| Engrais liquide | De début avril à mi-septembre | Apporter l'engrais très dilué toutes les 3 semaines pendant la croissance, sur un substrat déjà humide. Une dose normale brûle les racines fines, qui servent surtout d'ancrage et absorbent peu. |
| Floraison | De mi-avril à fin août | L'épi rose tient 2 à 3 mois alors que les fleurs violettes en sortent une à une et ne durent qu'un jour ou deux. Couper l'épi à sa base dès qu'il brunit, la rosette ne refleurira pas. |
| Arrêt de l'engrais | De mi-septembre à fin mars | Suspendre tout engrais de l'automne à la fin de l'hiver, quand la lumière baisse et que la plante ne pousse plus. Les sels non consommés s'accumulent sinon dans un substrat qui ne les retient pas. |