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Palmier · Arécacées

Palmier éventail du Mexique Washingtonia robusta

Aussi appelé : Palmier du Mexique, Washingtonia du Mexique, Mexican fan palm

Le palmier éventail du Mexique vient du nord-ouest du Mexique et se confond souvent avec le palmier de Californie, dont il se distingue par un stipe plus fin et une allure plus élancée. Sa croissance est très rapide : 4 à 6 m en une dizaine d’années sous climat doux, jusqu’à 20 à 25 m dans son aire d’origine. Il veut le plein soleil, un sol drainant même pauvre, des arrosages abondants en été et presque rien en hiver. Moins rustique que son cousin, il ne supporte que -5 à -8 °C, adulte et en sol sec, et se réserve aux régions les plus douces.

Palmier éventail du Mexique (Washingtonia robusta)
Photo : Parisette, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons
Type
Palmier
Famille
Arécacées
Exposition
Plein soleil
Température minimale
-5 °C
Floraison
De juin à août
Difficulté
Moyenne

Fiche générale

Rusticité : zone USDA 9, environ -5 à -8 °C sur un sujet adulte et en sol sec, moins rustique que Washingtonia filifera avec lequel on le confond.

Dimensions : 20 à 25 mètres dans son aire d'origine, croissance très rapide, 4 à 6 mètres en une dizaine d'années sous climat doux ; le stipe reste fin, d'où son allure élancée.

Floraison : En été, sur un sujet adulte, de longues inflorescences retombantes de petites fleurs blanc crème, légèrement parfumées et mellifères, suivies de petits fruits noirs.

Substrat : sol drainant, même pauvre et sableux, pH de 6 à 8.

Exposition : plein soleil, sans réserve.

Arrosage : abondant en été pendant la croissance, quasi nul en hiver.

Durée de vie : Palmier vivace, 80 à 120 ans. Il pousse plus vite que le filifera et monte plus haut, sans vivre plus longtemps.

Multiplication : Semis de graines fraîches trempées, d’avril à août, à l’intérieur vers 25 à 30 °C ; levée rapide, en 2 à 6 semaines.

Arrosage & entretien

Arrosage : deux fois par semaine en été sur un jeune sujet, la croissance rapide demandant beaucoup d'eau à la belle saison. Réduire à presque rien de novembre à mars, l'humidité hivernale étant bien plus dangereuse que le froid.

Fertilisation : engrais pour palmiers, riche en potassium et en magnésium, une fois par mois d'avril à septembre. Une carence en magnésium jaunit les palmes les plus basses.

Rempotage : tous les 2 ans au printemps sur un jeune sujet en bac, dans un contenant profond, le pivot descendant vite.

Taille : couper les palmes entièrement sèches au ras du stipe, sans jamais entamer le vert. Un palmier ne cicatrise pas et une taille trop haute laisse la plante affaiblie pour toujours.

Exposition & substrat

Exposition : plein soleil toute la journée. Il ne tolère aucune ombre durable et s'étiole en lumière insuffisante.

Emplacement : extérieur dans le Midi et sur la façade atlantique douce, en isolé. Ailleurs, culture en bac hivernée hors gel. Prévoir la hauteur, il devient très vite trop grand pour un petit jardin.

Substrat : terre de jardin allégée de sable et de gravier, même pauvre.

pH : très tolérant, de 6 à 8, calcaire compris.

Drainage : déterminant en hiver. Un stipe qui reste humide au froid pourrit par le cœur, ce qui est irréversible et tue la plante.

Multiplication

Méthode conseillée

Semis : d’avril à août, à l’intérieur, graines trempées 1 à 2 jours dans l’eau tiède puis couvertes de 1 cm d’un mélange de terreau et de sable, vers 25 à 30 °C. La levée prend 2 à 6 semaines ; repiquer en pot profond dès la première feuille et garder hors gel les 3 premiers hivers, la plante étant peu rustique. Les graines reproduisent l’espèce, sauf croisement avec un Washingtonia filifera planté à proximité. Le semis de graines fraîches : facile, et la croissance est parmi les plus vives des palmiers.

Récolter les grainesUn seul pied suffit : ses fleurs, mâles et femelles à la fois, sont fécondées par les insectes. Sur un sujet adulte, cueillir les petits fruits d’octobre à décembre, quand ils sont noirs, puis les débarrasser de leur pulpe. Gardées au sec et au frais jusqu’au semis de printemps, les graines restent bonnes un an environ, et les plus fraîches lèvent le mieux.

Les autres méthodes

Bouturage : Ne se bouture pas : un palmier n’a qu’un bourgeon terminal et ne s’enracine pas à partir d’un fragment.

Division et autres méthodes : Aucune : le stipe est unique, sans rejet ni drageon.

Maladies & parasites

Maladies courantes : la pourriture du cœur après un hiver humide et froid est fatale et se signale par une palme centrale qui se tire sans effort. Le jaunissement des palmes basses traduit le plus souvent une carence en magnésium ou en potassium. Le noircissement des extrémités suit un coup de gel.

Parasites fréquents : le charançon rouge du palmier est la menace majeure dans le Midi ; il creuse le cœur et l'effondrement de la couronne survient quand il est trop tard. Le papillon palmivore Paysandisia archon perfore les palmes en éventail régulier. Les cochenilles restent secondaires.

Prévention : dans les zones concernées, traitements préventifs réguliers et surveillance du cœur, seuls moyens efficaces. Ne jamais tailler en période de vol des ravageurs, les plaies fraîches les attirant.

Toxicité

Toxicité humaine : aucune toxicité, les fruits noirs étant même comestibles et traditionnellement consommés par les peuples du désert de Sonora. Le danger est mécanique.

Toxicité animaux : aucune toxicité documentée pour le chien ou le chat.

Symptômes : les pétioles portent de fortes épines recourbées sur leurs bords, qui causent des coupures et des piqûres profondes.

Précautions : porter des gants épais et des lunettes pour tailler, et écarter les palmes coupées avant qu'un enfant ne les traîne. Ne pas planter en bord de passage ni près d'une aire de jeux.

Associations de plantes

Bonnes associations : les agaves, les yuccas et les aloès partagent son sol drainé et sa lumière et composent une scène cohérente. Les graminées sèches habillent son pied nu. Les plantes couvre-sol méditerranéennes, thyms rampants ou sedums, occupent la surface sans retenir l'humidité.

Associations à éviter : les plantes de sol frais dont les arrosages détremperaient son pied en hiver. Les arbustes qui lui feraient de l'ombre les premières années. Éviter de planter quoi que ce soit de fragile sous la couronne, où tombent des palmes lourdes et épineuses.

Conseil : vérifier la place disponible en hauteur avant de planter, pas après. Sa croissance est l'une des plus rapides du genre, et un sujet acheté à 1 m dépasse une maison de plain-pied en une quinzaine d'années.

Calendrier d’entretien, mois par mois

Établi pour : Culture en pleine terre sur le pourtour méditerranéen ou en grand bac ailleurs, en plein soleil et sol drainant, avec hivernage abrité dans les régions à gelées. Palmier à croissance rapide, tolérant environ -5 °C adulte, bien moins jeune.

GesteQuandComment
ArrosageEssentiel De début mai à mi-septembre : tous les 4 à 8 jours ; de mi-septembre à fin avril : tous les 15 à 25 jours Ce palmier pousse très vite quand il boit et supporte pourtant bien la sécheresse une fois installé, en ralentissant simplement sa croissance. Réduire nettement en hiver, l'excès d'eau combiné au froid faisant pourrir le bourgeon central.copieusement au pied, jamais dans le cœur
Inspection parasitaireEssentiel De début avril à mi-octobre : toutes les 1 à 2 semaines ; de mi-octobre à fin mars : toutes les 3 à 5 semaines Surveiller le charançon rouge du palmier, dont l'attaque se trahit par des palmes centrales rongées en dents de scie ou une couronne qui s'affaisse d'un côté. Toute suspicion doit être signalée sans délai, ce ravageur étant soumis à déclaration obligatoire.cœur de la couronne et base des palmes
Vidage de la soucoupeUtile De janvier à décembreDès que : dès qu'il reste de l'eau dans la soucoupe après un arrosage ou une pluie Les racines de ce palmier de climat sec pourrissent si elles baignent, surtout à basse température. Le risque est maximal en hiver, quand le substrat ne sèche presque plus.vider entièrement, sans laisser de fond
Engrais à libération lenteUtile D’avril à mai Apporter au départ de végétation, puis renouveler éventuellement fin juin sur un sujet en bac. Des palmes basses qui jaunissent en gardant leur nervure verte signalent un manque de magnésium, fréquent chez les palmiers.engrais palmier riche en magnésium et potassium
RempotageUtile De début avril à mi-juin, tous les 2 ans Rempoter à la reprise dans un contenant nettement plus haut que large, les racines plongeant très vite. La croissance rapide de ce palmier impose des rempotages plus fréquents que pour la plupart des autres espèces.pot profond, mélange sableux et drainant
Fructification, récolteOptionnel De début août à mi-novembreDès que : quand les longues inflorescences portent des fruits noirs qui commencent à tomber Les milliers de petits fruits salissent le sol et lèvent en semis spontanés partout autour du pied. Retirer les hampes évite ce désagrément sur une terrasse ou une allée.couper la hampe à sa base
Voile d'hivernageEssentiel De début novembre à mi-marsDès que : dès l'annonce de gelées, surtout les premières années Rassembler les palmes en fagot autour du bourgeon terminal et envelopper d'un voile, en aérant aux redoux. Ce bourgeon est le seul point de croissance du palmier, et sa pourriture après un coup de froid condamne l'arbre entier.protéger d'abord le cœur, en le gardant au sec
Protection des racinesUtile De début novembre à mi-marsDès que : avant les premières fortes gelées, ou pour un sujet en bac Un jeune sujet aux racines encore superficielles souffre bien plus du gel qu'un palmier installé. En bac, protéger aussi le contenant, dont la motte gèle dans la masse.20 cm de paillis sec au pied
Bois mort et feuilles abîméesUtile De décembre à février Ne couper que les palmes entièrement sèches, à quelques centimètres du stipe, la plante rapatriant ses réserves tant qu'il reste du vert. Un sujet trop dépouillé s'affaiblit nettement et devient plus sensible au froid.gants épais, pétioles armés d'épines crochues

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