Arbuste · Caprifoliacées
Weigélia Weigela florida
Aussi appelé : Weigela, Weigelia
Le weigélia est un arbuste caduc originaire de Chine du Nord, de Corée et du Japon, qui se couvre de fleurs en trompette rose vif de la mi-mai à la mi-juin. Il forme au jardin une touffe évasée de 1,50 à 2,50 m de haut pour 2 à 3 m de large, aux rameaux arqués, et passe sans protection des hivers à -28 °C. Il demande le plein soleil, une terre fraîche et profonde, et un arrosage copieux par les étés secs. Il convient à tout jardin, pourvu qu’on supprime chaque année les plus vieilles branches pour garder une floraison dense.
- Type
- Arbuste
- Famille
- Caprifoliacées
- Exposition
- Plein soleil
- Température minimale
- -28 °C
- Floraison
- De mai à septembre
- Difficulté
- Facile
Fiche générale
Rusticité : Zone USDA 4 à 8, il passe sans la moindre protection des hivers à -28 °C. Une gelée tardive de fin avril peut griller les jeunes pousses et une partie des boutons, sans jamais mettre l’arbuste en danger.
Dimensions : 1,50 à 2,50 m de haut pour 2 à 3 m d’étalement, en touffe évasée aux rameaux arqués, atteints en 6 à 8 ans. Les formes naines comme ‘Nana Variegata’ plafonnent à 60 cm ou 1 m.
Floraison : De la mi-mai à la mi-juin, les rameaux se couvrent de fleurs en trompette rose vif, parfois rouges ou blanches selon les cultivars, avec une remontée éparse en septembre. Pas de parfum notable.
Substrat : Terre de jardin ordinaire, fraîche et profonde, enrichie de compost à la plantation ; ni sable brûlant, ni argile noyée. pH idéal de 5,5 à 7,5.
Exposition : Plein soleil pour une floraison dense, mi-ombre acceptée au prix de moitié moins de fleurs. Les feuillages pourpres et panachés réclament du soleil direct pour tenir leur couleur.
Arrosage : 10 à 15 litres tous les 5 à 7 jours en plein été par temps sec, soit davantage qu’un arbuste de haie ordinaire. Rien d’octobre à mars.
Durée de vie : Arbuste caduc vivace, 20 à 30 ans, à condition de supprimer chaque année les plus vieilles branches et de rabattre toute la touffe tous les 4 à 5 ans.
Multiplication : Bouturage de tiges semi-aoûtées de 12 à 15 cm de la mi-juin à juillet, à l’étouffée ; racines en 3 à 4 semaines.
Arrosage & entretien
Arrosage : Par temps sec d’avril à octobre, 10 à 15 litres au pied tous les 5 à 7 jours en plein été, tous les 10 à 14 jours au printemps et tous les 12 à 18 jours en septembre. Rien en hiver : il lui faut de la fraîcheur estivale, pas une humidité permanente.
Fertilisation : Un seau de compost mûr griffé au pied en mars couvre l’année entière. Un engrais organique à libération lente pour arbustes à fleurs, apporté au même moment, convient tout autant ; plus rien après juin.
Rempotage : Seules les formes naines se cultivent en bac, dans 40 à 50 litres, avec un rempotage tous les 3 ans en mars et des arrosages bien plus suivis. En pleine terre, la plantation se fait d’octobre à novembre ou en mars, et ne se refait pas.
Taille : Impérativement dans les 3 semaines qui suivent la floraison, fin juin ou début juillet, en raccourcissant les rameaux défleuris et en supprimant un vieux rameau sur trois à la base. Il fleurit sur le bois de l’année précédente : une taille de février ou de mars supprime toute la floraison à venir.
Exposition & substrat
Exposition : Plein soleil, 6 heures directes au minimum, le matin et le début d’après-midi de préférence. À mi-ombre il pousse très bien mais fleurit chichement, et les feuillages colorés virent au vert banal.
Emplacement : Extérieur toute l’année, en massif d’arbustes, en haie libre ou en isolé sur une pelouse. Une exposition sud ou ouest abritée des vents froids avance la floraison d’une bonne semaine.
Substrat : Terre de jardin profonde et fraîche, ni trop légère ni trop compacte, améliorée d’un ou deux seaux de compost à la plantation. Une terre qui sèche en surface mais reste fraîche à 30 cm lui convient parfaitement.
pH : De 5,5 à 7,5, avec un optimum autour de 6,5. Au-delà de 8, en sol très calcaire, le feuillage jaunit entre les nervures.
Drainage : Un drainage correct suffit, sans excès de précaution : c’est un arbuste de sol frais, pas de sol sec. Seule l’eau qui stagne au pied tout l’hiver fait pourrir le collet.
Multiplication
Bouturage : de la mi-juin à fin juillet, tronçons de 12 à 15 cm sans fleur, effeuillés à la base, piqués dans un mélange de terreau et de sable, à l’étouffée sous cloche ou sous sac transparent, à l’ombre, dehors ou sous abri. Les racines se forment en 3 à 4 semaines. On peut aussi piquer dehors, de novembre à février, des tronçons de bois sec de 20 cm, à la reprise plus lente. Le bouturage de tiges semi-aoûtées : c’est l’un des arbustes les plus faciles, la reprise est presque assurée.
Les autres méthodes
Semis :
SemerPeu utile : au printemps sous abri, graines fines laissées en surface à la lumière, qui lèvent en 3 à 4 semaines vers 18 °C. Les cultivars, à feuillage pourpre ou panaché notamment, ne se reproduisent pas de semis et se bouturent.
Récolter les grainesUn seul pied suffit : ses fleurs se fécondent entre elles, avec l’aide des bourdons et des abeilles. En octobre et novembre, cueillir les petites capsules brunes avant qu’elles s’ouvrent et les laisser sécher dans un sac en papier pour récolter les graines, très fines. Gardées au sec et au frais, les graines restent bonnes 1 à 2 ans.
Division et autres méthodes : Marcottage simple au printemps, dehors : coucher une branche basse, l’enterrer à 10 cm en la fixant d’un crochet, et la sevrer à l’automne ou au printemps suivant. Les rejets de la base se détachent aussi en hiver avec quelques racines.
Maladies & parasites
Maladies courantes : Arbuste franchement sain, rarement malade. On voit parfois un feutrage blanc d’oïdium sur les feuilles en fin d’été dans les situations confinées, ou des taches foliaires brunes après un printemps pluvieux : éclaircir la touffe règle les deux. La pourriture du collet, elle, ne vient que d’un sol gorgé d’eau et ne se rattrape pas.
Parasites fréquents : Les pucerons colonisent les jeunes pousses d’avril à juin et recroquevillent les extrémités ; un jet d’eau en vient le plus souvent à bout, sinon un insecticide portant la mention « emploi autorisé dans les jardins ». Les cochenilles, petits boucliers bruns collés sur les vieux rameaux, se traitent à l’huile de colza en fin d’hiver. L’otiorhynque découpe des encoches en demi-lune sur le bord des feuilles, ce qui est inesthétique et sans conséquence sur un sujet installé.
Prévention : Supprimer chaque année un vieux rameau sur trois pour que l’air circule au cœur de la touffe. Arroser au pied, jamais sur le feuillage, et surtout pas le soir. Un weigelia qui manque d’eau attire bien plus les pucerons qu’un sujet correctement arrosé.
Toxicité
Toxicité humaine : Aucune toxicité connue : le weigelia ne figure sur aucune liste de plantes dangereuses des centres antipoison. Ses fruits sont de petites capsules sèches et ligneuses, sans pulpe ni attrait, que personne n’est tenté de porter à la bouche.
Toxicité animaux : Classé non toxique pour le chien et le chat par l’ASPCA. Comme n’importe quel végétal avalé en quantité, il peut provoquer des vomissements passagers, sans gravité.
Symptômes : Rien d’attendu après une ingestion accidentelle de feuilles ou de fleurs. La sève n’est ni irritante ni photosensibilisante, et la taille se fait sans gants.
Précautions : Aucune précaution particulière, il se plante sans crainte dans un jardin fréquenté par des enfants ou des animaux. Ne pas le confondre avec les chèvrefeuilles arbustifs de la même famille, dont les baies charnues, elles, sont toxiques.
Associations de plantes
Bonnes associations : Des deutzias et des rosiers arbustifs, qui fleurissent dans la même fenêtre et réclament exactement le même sol frais. Un céanothe de printemps ou un caryoptéris, dont le bleu répond au rose carmin sans le concurrencer. Des couvre-sol vivaces à son pied, géraniums vivaces ou alchémille molle, qui masquent une base qui se dégarnit avec l’âge.
Associations à éviter : Les aromatiques méditerranéennes, lavande, ciste ou santoline, qui veulent le sec là où lui veut le frais. Les grands arbres à racines traçantes, bouleau, érable ou saule, qui assèchent le massif et le condamnent à souffrir chaque été. Tout voisin planté à moins de 1,50 m, qui obligerait à le tailler hors saison, donc à sacrifier ses fleurs.
Conseil : Prélevez vos boutures le jour de la taille de juin, sur les rameaux que vous venez de couper : des tronçons de 15 cm sans fleur, à l’étouffée, s’enracinent en un mois. C’est la façon la plus simple d’obtenir une haie libre parfaitement homogène sans rien acheter.
Calendrier d’entretien, mois par mois
Établi pour : Arbuste installé en pleine terre, en massif ou en haie libre, au soleil ou à mi-ombre légère, dans une terre de jardin ordinaire et profonde qui reste fraîche en été sans jamais être détrempée.
| Geste | Quand | Comment |
|---|---|---|
| Arrosage | De mi-avril à fin mai : tous les 10 à 14 jours ; de juin à août : tous les 5 à 7 jours ; de début septembre à mi-octobre : tous les 12 à 18 jours | Arroser copieusement au pied plutôt qu’un peu chaque jour, sans mouiller le feuillage. Un weigelia assoiffé jaunit et laisse tomber ses feuilles en quelques jours, bien avant les autres caducs du massif. |
| Bois mort et feuilles abîmées | En mars | Couper à la base les rameaux secs, cassés ou noircis par l’hiver, une fois les bourgeons sortis sur le bois sain. Un rameau qui paraît mort début mars porte parfois encore toute sa floraison : mieux vaut attendre 15 jours que se tromper. |
| Compost, amendement | En mars | Apporter le compost à la sortie de l’hiver, avant le débourrement. Le weigelia fleurit sur le bois de l’année précédente : la vigueur gagnée ce printemps se compte en fleurs au printemps suivant. |
| Rabattage | En mars, tous les 5 ans | Couper l’ensemble des branches à 30 ou 40 cm du sol à la fin de l’hiver, une année sur quatre ou cinq. On sacrifie la floraison de l’année en cours et l’on retrouve un arbuste entier, fleuri à nouveau jusqu’en bas, l’année d’après. |
| Paillage | De début avril à mi-mai | Étaler un paillis organique tant que la terre est encore humide de l’hiver. Ses racines sont superficielles et il accuse la sécheresse avant tous les autres arbustes du massif. |
| Inspection parasitaire | D’avril à juin | Retourner les jeunes feuilles des extrémités, où les colonies de pucerons s’installent avant l’ouverture des fleurs et recroquevillent les pousses. Un jet d’eau, en deux passages à 8 jours d’écart, suffit le plus souvent, sinon un insecticide portant la mention « emploi autorisé dans les jardins ». |
| Floraison | De mai à juin | La floraison principale dure 3 à 4 semaines, de la mi-mai à la mi-juin selon les régions, et une remontée éparse suit parfois en septembre. C’est cette date, et rien d’autre, qui commande celle de la taille. |
| Taille après floraison | De mi-juin à fin juillet | Raccourcir chaque rameau défleuri jusqu’au premier départ vigoureux et supprimer un vieux rameau sur trois au ras du sol. Après la fin juillet, la cisaille emporte les pousses qui portaient déjà les fleurs de l’an prochain. |
| Bouturage | De mi-juin à fin juillet | Repiquer des tronçons de 12 à 15 cm sans fleur, à l’étouffée sous cloche ou sous sac, le jour même de la taille. Le weigelia est l’un des arbustes les plus prompts à s’enraciner, en 3 à 4 semaines. |