Arbre fruitier · Rhamnacées
Jujubier Ziziphus jujuba
Aussi appelé : Jujubier commun, Jujubier de Chine, Dattier de Chine, Guindoulier, Chinese date
Le jujubier est un petit arbre fruitier originaire de Chine, aux rameaux souvent épineux, cultivé pour ses jujubes, des fruits qui mûrissent à l’automne. Il atteint 5 à 8 m de haut à maturité et vit très longtemps, souvent plus d’un siècle. Il demande surtout du plein soleil et de la chaleur, condition de la maturation des fruits, et se contente d’un sol pauvre et caillouteux pourvu qu’il soit drainant. Rustique jusqu’à -15 °C une fois installé, il convient aux jardins secs du Midi ; les jeunes sujets craignent le froid.
- Type
- Arbre fruitier
- Famille
- Rhamnacées
- Exposition
- Plein soleil
- Température minimale
- -15 °C
- Floraison
- De juin à juillet
- Difficulté
- Facile
Fiche générale
Rusticité : zone USDA 6 à 9, rustique jusqu’à environ moins 15 à moins 20 degrés une fois installé, les jeunes sujets restant fragiles.
Dimensions : 5 à 8 mètres de hauteur pour 4 à 6 mètres d’étalement à maturité.
Floraison : de juin à juillet, de minuscules fleurs jaune verdâtre au parfum léger et sucré, très mellifères, qui donnent les jujubes à l’automne.
Substrat : sol drainant, même pauvre, caillouteux ou sableux, pH de 6 à 8.
Exposition : plein soleil et chaleur, condition première de la maturation des fruits.
Arrosage : faible, l’arbre étant remarquablement résistant à la sécheresse.
Durée de vie : Arbre vivace très longévif : 100 à 300 ans, et des jujubiers millénaires sont recensés en Chine.
Multiplication : Prélèvement de drageons avec un morceau de racine en février ou mars, ou boutures de racine en fin d’hiver sous abri froid.
Arrosage & entretien
Arrosage : arroser copieusement mais tous les 10 à 15 jours seulement pendant la formation des fruits, et rien du tout le reste du temps sur un sujet établi.
Fertilisation : un apport de compost mûr au printemps suffit, l’arbre se contentant de sols très pauvres.
Rempotage : la culture en bac est possible pour les formes naines, à rempoter tous les 3 ans dans un mélange drainant.
Taille : tailler en février ou mars, hors gel, pour aérer la charpente, et supprimer au ras les drageons toute la saison, l’arbre drageonnant abondamment parfois loin du tronc.
Exposition & substrat
Exposition : plein soleil, 7 à 8 heures directes, avec le maximum de chaleur estivale possible, sans quoi les fruits ne mûrissent pas.
Emplacement : extérieur en pleine terre, exposition sud, idéalement adossé à un mur qui réverbère la chaleur en climat limite.
Substrat : sol pauvre, caillouteux et drainant, sans amendement particulier, il redoute surtout les terres lourdes.
pH : de 6 à 8, il tolère parfaitement les sols calcaires.
Drainage : drainage nécessaire, l’arbre supportant la sécheresse extrême bien mieux qu’un sol asphyxiant.
Multiplication
Drageons : en février ou mars, dehors, dégager à la bêche une pousse sortie près du pied, couper la racine qui la relie à l’arbre en gardant 15 à 20 cm de racine, la replanter aussitôt et arroser. Prélever un drageon est la méthode la plus simple pour un amateur, avec de bonnes chances de reprise à condition de garder une portion de racine.
Les autres méthodes
Bouturage : les boutures de tige s’enracinent très mal ; les boutures de racine, en revanche, réussissent : en février, tronçons de racine de 8 à 10 cm et de l’épaisseur d’un crayon, posés à plat sous 2 cm de terreau et sable, sous abri froid, qui débourrent en 6 à 8 semaines. L’hormone de bouturage, facultative, aide les rares essais sur tiges semi-aoûtées en juillet, à l’étouffée et à l’ombre.
Semis :
Semersemer les noyaux frais à l’automne, dehors en godets profonds sous 2 cm de terreau, ou les garder 2 à 3 mois au froid humide puis les semer au printemps à 20 °C ; la levée, irrégulière, prend 3 à 8 semaines. Le semis ne reproduit pas fidèlement les variétés fruitières, et un jujubier de semis met 4 à 6 ans à fructifier.
Récolter les grainesUn seul pied suffit : beaucoup d’arbres se fécondent seuls. Cueillir les jujubes bien mûrs, devenus brun-rouge et un peu fripés, en septembre ou octobre, puis nettoyer les noyaux de toute leur pulpe. Les fleurs sont pollinisées par les insectes et un second pied d’une autre variété améliore nettement la fructification, et les noyaux de nombreuses variétés greffées sont vides : casser quelques noyaux pour vérifier qu’ils contiennent une amande. Les noyaux qui attendent le printemps se gardent dans du sable humide au froid, jamais desséchés.
Division et autres méthodes : Les variétés fruitières se greffent en fente en avril sur un porte-greffe de semis, geste plus technique.
Maladies & parasites
Maladies courantes : cet arbre est réputé remarquablement sain sous nos climats et ne connaît pratiquement aucune maladie. Une absence de fructification est presque toujours un problème de chaleur ou de saison trop courte, pas une maladie.
Parasites fréquents : rien de notable en France métropolitaine, sinon des pucerons occasionnels sur les jeunes pousses. Les fruits mûrs peuvent attirer guêpes et oiseaux en fin de saison.
Prévention : un emplacement chaud et drainé suffit, la surveillance principale portant sur les drageons plutôt que sur les ravageurs.
Toxicité
Toxicité humaine : les fruits sont comestibles et consommés frais ou séchés depuis des millénaires, la plante n’étant pas toxique ; seul le noyau, dur et non comestible, se retire.
Toxicité animaux : sans danger connu pour le chien et le chat, hors risque mécanique lié au noyau avalé.
Symptômes : aucun symptôme attendu, une consommation excessive de fruits secs pouvant simplement être laxative.
Précautions : ne pas laisser un animal avaler les noyaux, et se méfier des épines des rameaux, présentes sur beaucoup de sujets issus de semis.
Associations de plantes
Bonnes associations : les figuiers, grenadiers et amandiers partagent son goût de la chaleur et du sol pauvre, pour un verger de climat sec cohérent. Des aromatiques méditerranéennes à son pied, thym ou romarin, occupent un sol qu’il laisse sec.
Associations à éviter : toute culture réclamant un sol frais et des arrosages fréquents à son pied, qui contrarierait sa préférence pour le sec. Éviter de planter à proximité immédiate d’une allée ou d’une pelouse, que ses drageons envahiraient.
Conseil : réserver au moins 3 m autour du tronc avant de planter quoi que ce soit d’autre : les drageons sortent parfois à plusieurs mètres, et c’est le vrai sujet d’entretien de cet arbre, bien avant la taille.
Calendrier d’entretien, mois par mois
Établi pour : Arbre fruitier en pleine terre, plein soleil et chaleur, sol drainant même pauvre.
| Geste | Quand | Comment |
|---|---|---|
| Gourmands et rejets | De mai à septembre : toutes les 4 à 6 semaines | Supprimer au ras les drageons qui sortent du sol parfois à plusieurs mètres du tronc. |
| Arrosage | De début juin à mi-septembre : tous les 10 à 15 jours | Arroser copieusement mais rarement pendant la formation des fruits. |
| Taille de structure | De mi-février à fin mars | Aérer la charpente hors période de gel, avant un débourrement qui n’arrive qu’en mai. |
| Compost, amendement | En mars | Un apport de compost mûr suffit, l’arbre se contente de peu. |
| Paillage | De début avril à mi-mai | Pailler le jeune sujet pour limiter la concurrence des herbes. |
| Floraison | De début juin à mi-juillet | Les fleurs sont minuscules et très mellifères, sur un arbre dont le débourrement très tardif inquiète à tort. |
| Fructification, récolte | De mi-septembre à fin octobre | Récolter les jujubes quand ils passent du vert au brun acajou. |
| Protection des racines | De début novembre à mi-mars | Butter et pailler épais le pied des jeunes sujets, dont la rusticité s’installe avec les années. |