Plante d’intérieur · Asparagacées
Fougère asperge Asparagus setaceus
Aussi appelé : Asparagus plumeux, Asperge plumeuse, Asparagus plumosus, Asparagus fern
La fougère asperge n’est pas une fougère mais une proche parente de l’asperge potagère, originaire d’Afrique australe et orientale, cultivée pour son feuillage plumeux fait de minuscules cladodes. En pot, elle forme une touffe de 50 à 80 cm, et ses tiges volubiles grimpent à 2 m quand on leur donne un support. Elle demande une lumière vive mais tamisée, des arrosages réguliers et un hiver au chaud, au-dessus de 12 °C. Le soleil direct brunit son feuillage en quelques heures, et la moindre gelée la détruit.
- Type
- Plante d’intérieur
- Famille
- Asparagacées
- Exposition
- Lumière vive, sans soleil direct
- Température minimale
- 5 °C
- Floraison
- Pas de floraison notable en culture
- Difficulté
- Facile
Fiche générale
Rusticité : Zone USDA 9b à 11. Le feuillage souffre dès 5 °C et la plante est détruite par la moindre gelée, elle hiverne donc en intérieur au-dessus de 12 °C.
Dimensions : 50 à 80 cm de haut en pot pour autant d’étalement. Les tiges volubiles grimpent à 2 m et plus si on leur donne un support.
Floraison : Rare en appartement : de minuscules fleurs blanches en été sur les sujets âgés, suivies de baies noir violacé toxiques. On la cultive pour son feuillage plumeux.
Substrat : Terreau pour plantes vertes allégé d’un tiers de perlite ou de sable grossier, pH 6 à 6,5.
Exposition : Lumière vive mais tamisée, derrière un voilage ou près d’une fenêtre est. Le soleil direct brunit les cladodes en quelques heures.
Arrosage : Tous les 4 à 6 jours d’avril à septembre, tous les 10 à 12 jours en hiver, environ un quart du volume du pot à chaque fois.
Durée de vie : Vivace, 5 à 10 ans en pot, et bien davantage puisque la souche se divise à chaque rempotage.
Multiplication : Division de la souche au rempotage en mars et avril, à l’intérieur, ou semis de graines fraîches au printemps, au chaud.
Arrosage & entretien
Arrosage : Tous les 4 à 6 jours en saison, tous les 10 à 12 jours d’octobre à mars, à l’eau douce et non calcaire. Arroser par le dessus jusqu’à écoulement, puis vider la soucoupe, en gardant la motte fraîche sans jamais la détremper.
Fertilisation : Engrais liquide plantes vertes dilué de moitié, toutes les 2 à 3 semaines d’avril à septembre. Rien du tout le reste de l’année, la pousse est à l’arrêt.
Rempotage : Chaque printemps, en mars, dans un pot à peine plus large, car les racines tubéreuses remplissent le volume en une saison. Profitez-en pour diviser la souche au couteau si elle déforme le contenant.
Taille : Coupez au ras du terreau les tiges jaunies ou dégarnies en mars. Un rameau dénudé ne se regarnit jamais, seule la souche émet du neuf.
Exposition & substrat
Exposition : Lumière vive filtrée, l’équivalent du sous-bois clair dont elle vient. 1 à 2 heures de soleil doux du matin sont tolérées, jamais le soleil de midi.
Emplacement : Intérieur toute l’année, à 1 m d’une fenêtre est ou derrière un voilage au sud. Sortie possible de juin à septembre, mais à l’ombre franche seulement.
Substrat : Deux tiers de terreau plantes vertes, un tiers de perlite ou de sable grossier, avec une poignée de terreau de feuilles. Le mélange doit rester souple et ne pas se compacter en croûte.
pH : 6 à 6,5, légèrement acide. Une eau calcaire fait dériver le substrat vers 7,5 et le feuillage pâlit.
Drainage : Pot percé et couche de billes d’argile obligatoires. Les tubercules pourrissent en silence dans une soucoupe pleine, et le feuillage ne trahit rien avant plusieurs semaines.
Multiplication
Division : en mars et avril, à l’intérieur, dépoter la plante, démêler ou trancher la souche au couteau en deux ou trois parts munies de tiges et de racines charnues, et les rempoter aussitôt en terreau drainant. Garder 2 semaines à l’ombre claire, le terreau juste frais. La division au rempotage : facile et sûre.
Les autres méthodes
Bouturage : Elle ne se bouture pas : les tiges coupées ne s’enracinent pas.
Semis :
SemerAu printemps, à l’intérieur, semer des graines fraîches tirées des baies mûres, couvertes de 5 mm de terreau léger, à 20 à 25 °C sous un couvercle ; la levée prend 3 à 6 semaines. L’espèce se reproduit fidèlement ; manipuler les baies, toxiques, avec des gants.
Récolter les grainesUn seul pied suffit : ses fleurs se fécondent entre elles. En appartement, seuls les sujets âgés fleurissent et les baies restent rares. Les cueillir quand elles sont noir violacé et molles, avec des gants, et semer les graines aussitôt nettoyées : elles perdent vite leur faculté germinative. Le plus simple reste un sachet du commerce, à semer dès réception.
Maladies & parasites
Maladies courantes : Presque rien en dehors de la pourriture des tubercules due à l’excès d’eau, qui se voit à un collet mou et une odeur de vase. Dépotez, coupez les tubercules abîmés et rempotez dans un mélange neuf plus drainant. Le jaunissement brutal du feuillage, lui, est un accident de culture et non une maladie.
Parasites fréquents : L’araignée rouge en tête, favorisée par l’air sec du chauffage, repérable à un feuillage terne et à de fines toiles entre les rameaux. Viennent ensuite les cochenilles farineuses, petits amas blancs cotonneux dans les aisselles. Douchez la plante, puis, si besoin, traitez à l’huile de colza ou avec un insecticide portant la mention « emploi autorisé dans les jardins » en renouvelant à 8 jours d’intervalle.
Prévention : Brumisez tous les jours pendant la chauffe, c’est le meilleur répulsif contre l’araignée rouge. Douchez le feuillage toutes les 4 à 6 semaines et inspectez l’intérieur du buisson à contre-jour. Isolez 3 semaines toute plante nouvellement arrivée.
Toxicité
Toxicité humaine : Toxicité faible mais réelle, concentrée dans les baies vertes puis noires qui suivent la floraison. Elles contiennent des saponines et provoquent des troubles digestifs si elles sont avalées.
Toxicité animaux : Plante classée toxique pour le chien et le chat, qui mâchonnent volontiers le feuillage fin. L’ingestion entraîne des vomissements, de la diarrhée et des douleurs abdominales, rarement graves.
Symptômes : Par ingestion, nausées, vomissements et diarrhée dans les heures qui suivent. Par contact répété avec la sève lors des tailles, une dermatite allergique avec rougeurs, démangeaisons et parfois petites cloques.
Précautions : Portez des gants pour tailler ou rempoter, et retirez les baies si des enfants ou des animaux vivent là. En cas d’ingestion, appelez le centre antipoison ou le vétérinaire en nommant la plante.
Associations de plantes
Bonnes associations : Le spathiphyllum, qui réclame la même lumière tamisée et la même humidité de l’air. La fougère de Boston, dont le port retombant équilibre les tiges dressées de l’asparagus. Le chlorophytum aussi, qui supporte le même rythme d’arrosage et se contente d’un coin clair sans soleil.
Associations à éviter : Les succulentes comme l’echeveria ou la crassula, qui veulent un substrat sec entre deux arrosages quand l’asparagus veut rester frais. Le cactus de Noël pour la même raison de rythme opposé. Et toute plante à placer en plein soleil, comme un bougainvillier d’intérieur, qui condamnerait le feuillage à griller.
Conseil : Regroupez trois ou quatre pots sur un même lit de billes d’argile humides. L’humidité qui s’en dégage règle la question de la brumisation et l’asparagus, le plus exigeant du groupe, sert d’indicateur pour les autres.
Calendrier d’entretien, mois par mois
Établi pour : Sujet cultivé en pot dans une pièce claire sans soleil direct, avec une sortie facultative à l’ombre d’un mur ou d’un arbre pendant l’été.
| Geste | Quand | Comment |
|---|---|---|
| Arrosage | D’avril à septembre : tous les 4 à 6 jours ; d’octobre à mars : tous les 10 à 12 jours | Arroser dès que le premier centimètre de terreau est sec, sans laisser la motte se dessécher à cœur. Une motte oubliée fait jaunir puis tomber les cladodes en pluie, et elles ne repoussent pas sur la tige dégarnie. |
| Brumisation | De novembre à mars : tous les 1 à 2 jours ; d’avril à octobre : tous les 3 à 4 jours | Brumiser finement le feuillage, surtout pendant la période de chauffage. L’air sec est la première cause de brunissement des rameaux chez cette espèce, bien avant les erreurs d’arrosage. |
| Dépoussiérage du feuillage | De janvier à décembre : toutes les 4 à 6 semaines | Passer le feuillage sous une douche tiède, pot incliné pour ne pas noyer la motte. La poussière s’accroche aux cladodes filiformes et la douche déloge en même temps les premières araignées rouges. |
| Inspection parasitaire | De novembre à mars : toutes les 1 à 2 semaines ; d’avril à octobre : toutes les 3 à 4 semaines | Regarder à contre-jour l’intérieur du buisson et les aisselles des tiges. Le feuillage très fin masque les toiles jusqu’à ce que la plante grisaille d’un coup. |
| Vidage de la soucoupe | De janvier à décembre | Vider la soucoupe dès que l’écoulement est terminé, en hiver comme en été. Les racines tubéreuses pourrissent vite dans une réserve d’eau stagnante, et le mal est invisible tant que le feuillage tient encore. |
| Rempotage | De début mars à mi-avril | Rempoter au printemps dans un contenant à peine plus large, ou diviser la souche au couteau si elle déforme le pot. Les réserves souterraines grossissent vite et finissent par chasser le terreau. |
| Rabattage | En mars | Supprimer à la base les tiges dénudées ou jaunies juste avant la reprise. La souche répond en émettant des pousses neuves, alors qu’un rameau dégarni ne se regarnit jamais. |
| Engrais liquide | D’avril à septembre | Nourrir seulement pendant la pousse, sur substrat déjà humide. À pleine dose, l’engrais brûle les racines charnues et fait sortir des tiges molles qui s’effondrent. |
| Sortie au printemps | De mi-mai à mi-juin | Sortir le pot une fois les nuits installées au-dessus de 12 °C, sous un arbre ou au nord d’un mur. L’air extérieur humide de l’été lui profite, mais une heure de soleil direct grille le feuillage. |
| Rentrée à l'automne | De mi-septembre à mi-octobre | Rentrer dès la mi-septembre dans le Nord, début octobre au Sud, après avoir inspecté le feuillage. Cette plante ne supporte aucune gelée, pas même une gelée blanche de fin de nuit. |