Vivace · Saxifragacées
Fausse spirée Astilbe × arendsii
Aussi appelé : Astilbe, Astilbe d’Arends, Astilbe hybride, False spirea
L’astilbe d’Arends regroupe les hybrides obtenus en Allemagne au début du XXe siècle à partir d’espèces de Chine et du Japon : ce sont les fausses spirées les plus répandues dans les jardins. Au-dessus d’un feuillage découpé, elle dresse de juin à début août des panicules plumeuses rouges, roses, saumon ou blanches, de 50 cm à 1 m selon le cultivar. Elle demande la mi-ombre et un sol lourd, riche en humus, qui retient l’eau. Le froid ne l’atteint pas, mais un été sec sans arrosage peut la faire disparaître.
- Type
- Vivace
- Famille
- Saxifragacées
- Exposition
- Mi-ombre
- Température minimale
- -25 °C
- Floraison
- De juin à août
- Difficulté
- Moyenne
Fiche générale
Rusticité : zone USDA 4 à 8, la souche supporte -25 °C. C’est la sécheresse estivale, jamais le froid, qui fait disparaître une astilbe.
Dimensions : 50 cm à 1 m en fleur selon le cultivar, pour 45 à 60 cm d’étalement. Les classiques comme ‘Fanal’ tournent autour de 70 cm.
Floraison : De juin à début août selon le cultivar, panicules plumeuses rouges, roses, saumon, lilas ou blanches, à peine parfumées ; les épis secs tiennent tout l’hiver.
Substrat : sol lourd, profond, riche en humus et retenant l’eau. pH légèrement acide, 5,5 à 6,5.
Exposition : mi-ombre à ombre claire. Le plein soleil n’est possible qu’en bord d’eau, avec un sol constamment humide.
Arrosage : tous les 2 à 3 jours en juillet et août, 5 à 10 litres par pied. Tous les 3 à 4 jours en mai et juin.
Durée de vie : vivace herbacée qui vit 10 à 15 ans, à condition d’être divisée tous les 3 ans.
Multiplication : Division de la souche en mars et début avril, tous les 3 ans : la seule façon de reproduire ces hybrides.
Arrosage & entretien
Arrosage : tous les 3 à 4 jours en mai et juin, tous les 2 à 3 jours en juillet et août, tous les 5 à 7 jours en septembre. Arroser au pied le matin et pailler épais pour espacer les apports.
Fertilisation : un engrais organique à libération lente au débourrement, en mars. Le surfaçage de compost du printemps suffit les années où la touffe est vigoureuse.
Rempotage : en pot, tous les 2 ans au printemps, dans un contenant large plutôt que profond. La culture en pot impose un arrosage quotidien en été, la motte séchant bien plus vite qu’en pleine terre.
Taille : aucune taille de formation. Couper le feuillage sec et les plumeaux fin février, juste avant le départ de la végétation, et non à l’automne.
Exposition & substrat
Exposition : mi-ombre, 2 à 3 heures de soleil doux le matin. Au-delà, les feuilles se recroquevillent et les panicules grillent avant de s’ouvrir.
Emplacement : extérieur toute l’année, orientation nord ou est, à l’abri des vents chauds. Le bord d’un bassin ou un massif d’ombre humide lui va exactement.
Substrat : terre lourde, argileuse, enrichie de compost et de terreau de feuilles. Une terre sableuse ne convient qu’amendée massivement.
pH : 5,5 à 6,5. Elle supporte mal le calcaire actif, qui jaunit le feuillage entre les nervures.
Drainage : tout le paradoxe de l’astilbe : un sol humide en permanence, mais pas d’eau stagnante en hiver, qui fait pourrir la souche. Un sol lourd non détrempé lui convient mieux qu’un sol très drainant.
Multiplication
Division : en mars et début avril, au départ de végétation, déterrer la souche, la trancher à la bêche ou au couteau en éclats de 3 à 4 bourgeons munis de racines et jeter le centre dégarni. Replanter aussitôt en sol riche et frais, et arroser copieusement jusqu’à la reprise. La division, tous les 3 ans : c’est la seule façon sûre de reproduire ces astilbes, qui sont toutes des cultivars hybrides.
Les autres méthodes
Bouturage : En pratique, elle ne se bouture pas.
Semis :
SemerDéconseillé : ces hybrides donnent des plants variables, sans rapport avec le cultivar parent. Pour essayer, semer au printemps sous abri, graines poussière laissées en surface à la lumière, vers 18 °C ; la levée prend 2 à 4 semaines.
Récolter les grainesUn seul pied suffit : ses fleurs se fécondent entre elles. Les épis secs gardés en hiver portent peu de graines viables, et celles-ci donnent des plants sans rapport avec le cultivar. Les sachets du commerce vendent des mélanges d’hybrides aux coloris imprévisibles, qui se gardent un an au sec. Pour obtenir une astilbe précise, seule la division convient.
Maladies & parasites
Maladies courantes : peu sensible dans l’ensemble. L’oïdium blanchit le feuillage quand l’air est sec et l’eau manque, ce qui signale d’abord un défaut d’arrosage. La pourriture du collet n’apparaît qu’en sol détrempé l’hiver.
Parasites fréquents : les limaces dévorent les jeunes pousses rouges en avril, c’est le vrai risque de la saison. Les cercopes laissent un amas d’écume dans les hampes, sans gravité, qu’un jet d’eau déloge. L’otiorhynque, surtout en pot, ronge les racines et fait flétrir la touffe entière d’un coup.
Prévention : garder le sol humide écarte l’essentiel des ennuis, oïdium compris. Pailler au printemps et diviser tous les 3 ans évite les souches épuisées et déchaussées. Ne pas mouiller le feuillage le soir.
Toxicité
Toxicité humaine : aucune toxicité connue, aucune partie n’est signalée dangereuse. Elle n’est pas comestible pour autant.
Toxicité animaux : classée non toxique pour le chien et le chat par l’ASPCA. Rien n’est signalé non plus chez les rongeurs domestiques ni les volailles.
Symptômes : rien d’attendu. Une grande quantité de feuillage mâchée peut donner un trouble digestif passager, comme toute verdure avalée en excès, et aucune irritation cutanée n’est décrite au contact de la sève.
Précautions : aucune précaution particulière, c’est une des vivaces d’ombre à installer sans arrière-pensée avec des enfants ou des animaux. Se laver les mains après avoir jardiné reste la règle générale.
Associations de plantes
Bonnes associations : les hostas, mêmes besoins d’ombre fraîche, dont le feuillage large contraste avec les feuilles découpées de l’astilbe et ombrage son pied. La fougère plume d’autruche, qui prend le relais du décor après la floraison. Les primevères japonaises, qui fleurissent en mai au même endroit humide, avant elle.
Associations à éviter : lavande, santoline et graminées sèches, qui pourrissent avec les arrosages que l’astilbe exige. Le pied d’un bouleau ou d’un érable, dont les racines superficielles assèchent le sol en quelques années. Les couvre-sol envahissants comme le lamier, qui étouffent une souche déjà déchaussée.
Conseil : en juillet, glisser un doigt sous le paillis avant d’arroser : si c’est sec au-delà de 3 cm, il est déjà trop tard. Planter par groupes impairs de trois pieds à 40 cm les uns des autres, le sol reste ombragé entre eux.
Calendrier d’entretien, mois par mois
Établi pour : Touffe en pleine terre à mi-ombre, en sol lourd qui retient l’humidité, en bord de bassin ou au pied d’une haie exposée au nord.
| Geste | Quand | Comment |
|---|---|---|
| Arrosage | De mai à juin : tous les 3 à 4 jours ; de juillet à août : tous les 2 à 3 jours ; de début septembre à mi-octobre : tous les 5 à 7 jours | L’astilbe ne pardonne aucun dessèchement : les bords des feuilles brunissent en 2 jours de soif et ne reverdissent plus de la saison. |
| Rabattage | De mi-février à mi-mars | Ne rien couper à l’automne : les plumeaux secs tiennent tout l’hiver, décorent le massif gelé et protègent le cœur de la souche. |
| Surfaçage | En mars | Recouvrir la souche d’un mélange de compost et de terre chaque printemps : l’astilbe pousse vers le haut et ses jeunes racines se retrouvent à l’air, puis grillent en été. |
| Division de touffe | De début mars à mi-avril, tous les 3 ans | Diviser tous les 3 ans au printemps : sans cela la touffe se dégarnit par le milieu et les panicules rapetissent d’année en année. |
| Engrais à libération lente | De mi-mars à mi-avril | Un seul apport au débourrement suffit : la plante doit monter tout son feuillage et ses panicules en 3 mois, et n’a plus rien à faire de l’azote après juin. |
| Paillage | En avril | Pailler épais dès que les pousses rouges sortent : c’est ce qui remplace la moitié des arrosages sur une plante dont le sol doit rester humide en permanence. |
| Inspection parasitaire | D’avril à juin | Surveiller surtout les jeunes pousses d’avril, très recherchées par les limaces, et regarder au collet si toute la touffe flétrit d’un coup, signe d’otiorhynque. |
| Floraison | De début juin à mi-août | Les panicules s’ouvrent de bas en haut, les rouges comme ‘Fanal’ dès juin, les roses et blancs jusqu’en août. |