Arbuste · Théacées
Camélia d'automne Camellia sasanqua
Aussi appelé : Sasanqua, Sasanqua camellia
Le camélia d’automne est un arbuste persistant du sud du Japon qui précède le camélia du Japon en fleurissant d’octobre à fin janvier, en fleurs simples ou semi-doubles au parfum léger. Il forme un buisson de 2 à 4 m de haut, que l’on peut aussi palisser contre un mur. Comme tous les camélias, il veut une terre acide et humifère, arrosée à l’eau non calcaire, surtout de juillet à septembre, quand se forment les boutons. Il supporte mieux le soleil doux que son cousin, mais craint les vents froids et secs, et ses fleurs brunissent dès -5 °C.
- Type
- Arbuste
- Famille
- Théacées
- Exposition
- Mi-ombre
- Température minimale
- -12 °C
- Floraison
- De janvier à décembre
- Difficulté
- Moyenne
Fiche générale
Rusticité : zone USDA 7 à 9, rustique jusqu’à environ -12 °C ; les fleurs, elles, brunissent dès moins cinq.
Dimensions : 2 à 4 m de haut pour 1 à 3 m d’étalement, en buisson ou palissé contre un mur.
Floraison : d’octobre à fin janvier, fleurs simples ou semi-doubles blanches, roses ou rouges selon la variété, chacune ne durant que quelques jours, au parfum léger et doux.
Substrat : terre de bruyère ou sol acide, humifère et bien drainé, pH de 5 à 6,5.
Exposition : mi-ombre ou soleil doux, qu’il supporte mieux que le camélia du Japon ; à l’abri des vents froids et secs.
Arrosage : régulier et à l’eau non calcaire, surtout de juillet à septembre, quand se forment les boutons de l’automne suivant.
Durée de vie : Arbuste vivace, 80 à 150 ans. Un peu moins longévif que le japonica, mais plus tolérant au soleil.
Multiplication : Bouturage de pousses de l’année raidies à la base, de fin juillet à début septembre, à l’étouffée et à l’ombre.
Arrosage & entretien
Arrosage : arroser tous les 5 à 7 jours en été, davantage en pot, et seulement par temps doux et sec en hiver. L’eau calcaire jaunit le feuillage en quelques mois.
Fertilisation : un engrais pour plantes de terre de bruyère après la floraison, en février ou mars, puis un second apport en juin. Aucun azote après juillet, qui donnerait des pousses tendres avant l’hiver.
Rempotage : tous les 2 à 3 ans au printemps, après la floraison, dans un mélange acide et drainant. Ne jamais enterrer le collet, qui doit affleurer.
Taille : juste après la floraison, en février ou mars : les boutons de l’année suivante se forment dès le début de l’été. Une taille légère suffit, il repart bien du vieux bois.
Exposition & substrat
Exposition : lumière vive à mi-ombre, 3 à 5 heures de soleil doux par jour. Il tolère plus de soleil que le camélia du Japon à condition que le pied reste frais.
Emplacement : extérieur, exposition est ou ouest, adossé à un mur ou à une haie qui coupe les vents d’hiver. Éviter le plein sud brûlant et le plein nord sans lumière.
Substrat : terre de bruyère mêlée de terreau de feuilles et d’un cinquième d’écorce ou de pouzzolane.
pH : de 5 à 6,5 ; au-delà de 7 la chlorose s’installe et ne se corrige que par des apports répétés.
Drainage : indispensable, les racines superficielles asphyxiant vite. Un paillage d’écorce garde la fraîcheur sans retenir l’eau.
Multiplication
Bouturage : de fin juillet à début septembre, prélever des pousses de 10 cm raidies à la base, ne garder que deux feuilles réduites de moitié et piquer dans un mélange de terre de bruyère et de sable ou de perlite. Placer sous abri, à l’étouffée et à l’ombre, idéalement sur chaleur de fond de 20 °C ; l’enracinement demande 2 à 4 mois et reste irrégulier, avec une hormone de bouturage facultative. Le bouturage : il s’enracine un peu plus facilement que le camélia du Japon, mais demande de la patience.
Les autres méthodes
Semis :
SemerSemer les graines aussitôt récoltées, à l’automne, couvertes de 1 cm de terre de bruyère, sous abri vers 15 à 20 °C : la levée prend 1 à 3 mois. Les plants ne reproduisent pas la variété et fleurissent après 4 à 6 ans.
Récolter les grainesIl faut au moins deux pieds : le camélia se féconde mal lui-même, deux variétés différentes conviennent. Fleurissant en plein hiver, quand les insectes sont rares, il noue peu de fruits, surtout sur les formes semi-doubles ; les capsules ligneuses mettent près d’un an à mûrir et ne s’ouvrent qu’à l’automne suivant. Leurs grosses graines huileuses perdent vite leur vigueur et se sèment dès la récolte, sans conservation.
Division et autres méthodes : Marcottage simple en mars et avril : coucher une branche basse, l’entailler sous une feuille, l’enterrer de 10 cm dans de la terre de bruyère et la fixer par un crochet. Sevrer après 1 à 2 ans ; la touffe ne se divise pas.
Maladies & parasites
Maladies courantes : la chlorose ferrique jaunit le limbe en laissant les nervures vertes, et signale un sol trop calcaire : arroser à l’eau de pluie et apporter du chélate de fer. La fumagine, ce voile noir sur les feuilles, n’est qu’une conséquence du miellat des cochenilles et part avec elles.
Parasites fréquents : les cochenilles, brunes ou farineuses, se logent au revers des feuilles et aux aisselles ; l’otiorhynque découpe des encoches régulières au bord du limbe, et ce sont ses larves, aux racines, qui font le vrai dégât. Un traitement à l’huile blanche en fin d’hiver règle les premières.
Prévention : pailler pour garder le pied frais, arroser en été quand les boutons se forment, et aérer la ramure par une taille légère après la floraison.
Toxicité
Toxicité humaine : plante considérée comme non toxique ; ses graines contiennent des saponines, amères, qui ne présentent pas de danger à la manipulation.
Toxicité animaux : le genre Camellia n’est pas répertorié comme toxique pour le chien ni pour le chat, y compris les feuilles et les fleurs.
Symptômes : une ingestion importante de graines peut provoquer des troubles digestifs légers, nausées ou diarrhée, par les saponines qu’elles renferment.
Précautions : ne pas confondre avec Camellia sinensis, le théier, dont les feuilles contiennent de la caféine ; se laver les mains après une taille, par simple habitude.
Associations de plantes
Bonnes associations : les azalées et les rhododendrons partagent exactement son sol acide et sa mi-ombre, et prennent le relais de la floraison au printemps. Les fougères et les hostas couvrent son pied, qu’il aime frais, et les érables du Japon lui donnent l’ombre légère qui lui convient.
Associations à éviter : la lavande, le ciste et les aromatiques méditerranéennes veulent un sol calcaire et sec, l’inverse de ce qu’il demande. Les grands arbres à racines traçantes, bouleaux ou peupliers, lui prennent l’eau de l’été au moment précis où il forme ses boutons.
Conseil : grouper les plantes de terre de bruyère au même endroit plutôt que les disperser : on n’amende alors qu’une seule zone, et l’arrosage à l’eau de pluie devient tenable.
Calendrier d’entretien, mois par mois
Établi pour : Arbuste persistant cultivé dehors toute l’année, en pleine terre dans un sol acide et drainant ou en grand bac de terre de bruyère, à mi-ombre ou au soleil doux, à l’abri des vents froids et secs.
| Geste | Quand | Comment |
|---|---|---|
| Arrosage | D’avril à mai : tous les 8 à 12 jours ; de juin à septembre : tous les 4 à 6 jours ; d’octobre à mars : tous les 20 à 30 jours | Ne jamais laisser la motte se dessécher en juillet et en août, période où se forment les boutons de la floraison suivante. En hiver, n’arroser que les sujets en bac, hors période de gel. |
| Inspection parasitaire | De mai à septembre : toutes les 2 à 3 semaines ; d’octobre à avril : toutes les 6 à 8 semaines | Retourner quelques feuilles à la recherche d’amas blancs ou de boucliers bruns, souvent accompagnés d’un dépôt collant et noirâtre. Les morsures en croissant sur le pourtour du feuillage trahissent l’otiorhynque, dont les larves s’attaquent aux racines des sujets en bac. |
| Taille après floraison | De mars à avril | Tailler dès la fin de la floraison, en se limitant à équilibrer la silhouette et à aérer le centre. Passé le mois de mai, on supprime les boutons formés pour l’automne suivant. |
| Surfaçage | De début mars à mi-avril | Ce geste concerne les sujets en bac trop volumineux pour être rempotés. Gratter doucement, les racines affleurant souvent juste sous la surface. |
| Paillage | De mi-mars à mi-mai | Le paillage garde le sol frais en été et protège les racines superficielles, qui remontent juste sous la surface. Les écorces de pin entretiennent en plus l’acidité du sol en se décomposant. |
| Engrais à libération lente | De mi-mars à fin avril | Un seul apport au départ de la végétation couvre les besoins de l’année. Ne rien donner après le mois de juin, les pousses tardives gelant en hiver. |
| Correction du pH | D’avril à septembre | Cette chlorose signale un sol ou une eau trop calcaires, que l’arbuste ne tolère pas. Le traitement soulage vite, mais seul un substrat acide règle durablement le problème. |
| Bouturage | De mi-juillet à mi-septembre | Prélever des pousses de l’année déjà raidies à la base, puis les placer à l’étouffée et à l’ombre. L’enracinement demande plusieurs mois et reste irrégulier sans chaleur de fond. |
| Floraison | D’octobre à janvier | La floraison s’étale de l’automne au cœur de l’hiver, chaque fleur ne durant que quelques jours. Un coup de gel brunit les fleurs ouvertes sans empêcher les boutons suivants de s’épanouir. |
| Voile d'hivernage | De début novembre à mi-mars | L’arbuste installé tient jusqu’à environ -12 °C, mais les jeunes sujets et ceux en bac souffrent bien avant. Entourer aussi le bac d’un isolant, les racines gelant plus vite hors sol que le feuillage. |