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Plante d’intérieur · Asparagacées

Cordyline Cordyline fruticosa

Aussi appelé : Cordyline terminalis, Cordyline rouge, Ti, Ti plant

La cordyline est un arbuste tropical d’Asie du Sud-Est et des îles du Pacifique, cultivé pour ses longues feuilles de 30 à 60 cm, vertes, pourpres ou striées de rose. En appartement, elle plafonne à 1 à 1,5 m, sur une tige fine qui se dégarnit peu à peu par le bas. Elle demande une lumière vive sans soleil brûlant, d’autant plus que son feuillage est coloré, et une eau douce non fluorée. Elle souffre dès 10 °C et ne sort qu’en plein été en France ; elle est toxique pour les chats et les chiens.

Cordyline (Cordyline fruticosa)
Photo : David Monniaux, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons
Type
Plante d’intérieur
Famille
Asparagacées
Exposition
Lumière vive, sans soleil direct
Température minimale
10 °C
Floraison
Pas de floraison notable en culture
Difficulté
Moyenne

Fiche générale

Rusticité : Zones USDA 10 à 12, la plante souffrant dès 10 °C et gelant sous 5 °C. En France, culture en intérieur ou en serre chaude uniquement, avec une sortie estivale possible.

Dimensions : 2 à 3 m de hauteur pour 1 m d'étalement en climat tropical, avec des feuilles de 30 à 60 cm. En pot d'appartement, elle plafonne généralement à 1 à 1,5 m.

Floraison : Rare en appartement : panicules de petites fleurs lilas à blanchâtres légèrement parfumées ; la plante se cultive pour son feuillage, et elle est toxique pour les chats et les chiens.

Substrat : Mélange riche, léger et drainant : terreau de qualité, fibre de coco et perlite ou sable grossier, additionné d'un peu de compost. pH légèrement acide, entre 6 et 6,5.

Exposition : Lumière vive mais tamisée ; les formes colorées ont besoin de beaucoup de clarté pour conserver leurs teintes, sans soleil direct brûlant.

Arrosage : Arroser 1 à 2 fois par semaine en été avec une eau douce non fluorée, en laissant sécher le premier centimètre de substrat. Réduire à un arrosage tous les 10 à 15 jours en hiver.

Durée de vie : Vivace ligneuse d’intérieur, 5 à 10 ans. Elle se dégarnit par le bas et se rajeunit par bouture de tronçon.

Multiplication : Bouturage de tronçons de tige ou de la tête d’avril à juillet, à l’intérieur, à l’étouffée vers 24 °C.

Arrosage & entretien

Arrosage : D'avril à septembre, arroser 1 à 2 fois par semaine avec une eau de pluie ou déminéralisée à température ambiante, en trempant la motte puis en vidant la soucoupe. En hiver, espacer à tous les 10 à 15 jours ; l'eau du robinet fluorée ou calcaire brunit rapidement la pointe des feuilles.

Fertilisation : Engrais liquide pour plantes vertes équilibré (type NPK 20-20-20), dilué de moitié, tous les 15 jours de mars à septembre. Suspendre complètement en automne et en hiver, un excès de sels provoquant le dessèchement des extrémités du feuillage.

Rempotage : Tous les 2 ans au printemps, dans un pot à peine plus grand et percé, la plante appréciant d'être légèrement à l'étroit. Les années sans rempotage, remplacer les 3 à 5 premiers centimètres de substrat par du terreau neuf.

Taille : Aucune taille n'est indispensable, mais on peut rabattre une tige dégarnie à la hauteur souhaitée au printemps : elle rejettera sous la coupe. Supprimer au fil de l'eau les feuilles basses jaunies en les détachant proprement de la tige.

Exposition & substrat

Exposition : Lumière vive indirecte, l'équivalent de 6 à 8 heures de clarté par jour, avec au plus quelques heures de soleil doux le matin. Un manque de lumière fait verdir et pâlir les panachures, tandis que le soleil direct de midi brûle le limbe.

Emplacement : Culture en intérieur ou en véranda chauffée toute l'année en France, devant une fenêtre est ou à 1-2 m d'une baie sud voilée. Sortie possible de juin à septembre à la mi-ombre, à l'abri du vent, dès que les nuits dépassent 15 °C.

Substrat : Mélange aéré et humifère, par exemple 50 % de terreau pour plantes vertes, 25 % de fibre de coco ou tourbe et 25 % de perlite ou d'écorces fines. Une poignée de compost mûr soutient la croissance et la coloration du feuillage.

pH : Optimum entre 6 et 6,5, soit un substrat légèrement acide. Au-dessus de pH 7, des chloroses et un brunissement des pointes apparaissent rapidement.

Drainage : Drainage indispensable : pot percé, couche de billes d'argile et soucoupe systématiquement vidée après arrosage. L'eau stagnante entraîne le ramollissement de la base des tiges puis la pourriture racinaire, souvent fatale.

Multiplication

Méthode conseillée

Bouturage : d’avril à juillet, couper la tige en tronçons de 5 à 8 cm portant chacun 2 nœuds et les coucher à demi enterrés, ou les piquer droits, dans un mélange de terreau et de perlite. À l’intérieur, à l’étouffée sous un sac transparent, avec une chaleur de fond proche de 24 °C, ils s’enracinent en 4 à 6 semaines. La tête coupée, débarrassée de ses feuilles du bas, s’enracine aussi en terreau ou dans un verre d’eau. Le bouturage de tronçons de tige d’avril à juillet, à l’intérieur et au chaud, est la méthode la plus sûre et réussit très souvent. C’est aussi le moyen de rajeunir un vieux pied dégarni du bas.

Les autres méthodes

Semis :

SemerUn amateur ne la sème pas : la plante fleurit rarement en appartement, les graines sont introuvables et elles ne reproduiraient pas les coloris du feuillage.

Récolter les grainesPas de graines en culture : en appartement, elle fleurit rarement et ses fleurs n’y nouent pas de baies. Le bouturage de tronçons et le marcottage aérien restent les seules voies, et les seules qui gardent les coloris du feuillage.

Division et autres méthodes : Le marcottage aérien, d’avril à juillet à l’intérieur, enracine une tête trop haute avant de la couper : entailler la tige sous les feuilles, entourer la plaie de sphaigne humide sous un film plastique ficelé, et sevrer quand les racines s’y voient, après 6 à 8 semaines. Les rejets qui sortent au pied se détachent aussi avec leurs racines au rempotage.

Maladies & parasites

Maladies courantes : La pourriture racinaire et basale (Pythium, Erwinia) se traduit par un jaunissement général, une base de tige molle et brunâtre et une odeur désagréable, presque toujours due à un excès d'eau ou à un substrat trop froid. Des taches foliaires (Fusarium, Phyllosticta) forment des macules brunes cerclées de jaune par temps humide et confiné. Supprimer les parties atteintes, rempoter dans un substrat neuf et drainant, espacer les arrosages, et traiter au cuivre en préventif contre les taches.

Parasites fréquents : Les araignées rouges, très favorisées par l’air sec du chauffage, laissent de fines toiles et un feuillage piqueté gris ; les cochenilles farineuses forment des amas cotonneux à l’aisselle des feuilles et les cochenilles à bouclier des pastilles brunes le long des nervures. Thrips et pucerons déforment plus rarement les jeunes pousses. Doucher le feuillage, tamponner les cochenilles à l’alcool à 70°, puis, si besoin, traiter avec un insecticide portant la mention « emploi autorisé dans les jardins ».

Prévention : Maintenir une hygrométrie de 60 % ou plus par bassinages et plateau de billes d'argile humides, ce qui décourage les acariens. Arroser à l'eau douce non fluorée et vider la soucoupe pour éviter à la fois la pourriture et le brunissement des pointes. Isoler toute nouvelle plante quelques semaines et inspecter régulièrement le revers des feuilles.

Toxicité

Toxicité humaine : Toxicité faible pour l'homme : les feuilles et les tiges contiennent des saponines stéroïdiques, mais aucune intoxication grave n'est documentée. Le rhizome est traditionnellement consommé cuit en Polynésie, tandis que les feuilles servent d'emballage alimentaire.

Toxicité animaux : Plante répertoriée comme toxique pour le chien et le chat par les organismes vétérinaires, en raison de ces mêmes saponines. Les chats, attirés par le feuillage rubané, sont les plus exposés.

Symptômes : Chez l'animal, l'ingestion provoque hypersalivation, vomissements parfois sanglants, diarrhée, anorexie et abattement, avec parfois une dilatation des pupilles chez le chat. Chez l'homme, on observe au plus de légers troubles digestifs ; la sève n'est pas réellement irritante pour la peau.

Précautions : Placer la plante hors de portée des chats et des chiens, en hauteur ou dans une pièce qui leur est interdite. En cas d'ingestion par un animal, contacter rapidement un vétérinaire ou un centre antipoison animal, sans faire vomir.

Associations de plantes

Bonnes associations : Les plantes tropicales d'intérieur aux mêmes exigences (Calathea, Maranta, Philodendron, Aglaonema) partagent son besoin de chaleur, de lumière tamisée et d'hygrométrie élevée. Les fougères (Nephrolepis, Asplenium) habillent la base souvent dégarnie de ses tiges et augmentent l'humidité ambiante. En composition estivale extérieure ou en climat doux, cannas, bananiers et Colocasia forment un décor exotique cohérent.

Associations à éviter : Les succulentes et cactées (Echeveria, Aloe, Sansevieria en régime sec) exigent un substrat sec entre deux arrosages et supporteraient mal son arrosage suivi. Les plantes méditerranéennes de plein soleil, comme la lavande ou le romarin, ne tolèrent ni l'ombre ni l'atmosphère humide qu'elle réclame. Enfin, éviter de la serrer contre des plantes très volumineuses qui lui feraient de l'ombre et feraient verdir ses panachures.

Conseil : Regroupez ces plantes tropicales sur un même large plateau de billes d'argile humides : le microclimat créé fait grimper l'hygrométrie et tient les araignées rouges à distance sans effort. Tournez le pot d'un quart de tour chaque semaine pour que la coloration et le port restent réguliers de tous les côtés.

Calendrier d’entretien, mois par mois

Établi pour : Culture en pot à l'intérieur toute l'année, dans une lumière vive mais sans soleil direct, entre 18 et 25 degrés, à l'abri des courants d'air et jamais en dessous de 15 degrés.

GesteQuandComment
ArrosageEssentiel D’avril à septembre : tous les 5 à 7 jours ; d’octobre à mars : tous les 10 à 14 jours Arroser dès que le premier centimètre de substrat est sec, la motte devant rester légèrement fraîche sans jamais être détrempée. Cette plante est très sensible au fluor et au calcaire de l'eau du robinet, qui brunissent les pointes et les bords des feuilles.eau de pluie ou déminéralisée, à température ambiante
BrumisationEssentiel De novembre à mars : tous les 1 à 2 jours ; d’avril à octobre : tous les 2 à 3 jours L'air chauffé de l'hiver fait chuter l'hygrométrie et dessèche la pointe des feuilles, en plus d'attirer les araignées rouges. Un plateau de billes d'argile humides sous le pot complète utilement les brumisations.eau non calcaire tiède, en fine brume sur les deux faces du feuillage
Engrais liquideUtile De début avril à mi-septembre : toutes les 3 à 4 semaines Fertiliser seulement pendant la croissance et suspendre les apports de l'automne à la fin de l'hiver. Éviter les engrais riches en superphosphate, source de fluor qui brûle l'extrémité des feuilles.engrais pour plantes vertes dilué de moitié, sur substrat déjà humide
Taille de structureUtile De janvier à décembre : toutes les 3 à 4 semaines La plante sacrifie régulièrement ses feuilles les plus basses, qui jaunissent puis se dessèchent, phénomène normal chez ce genre. Les retirer dégage la silhouette et prive les cochenilles de cachette.tirer doucement sur les feuilles sèches ou les couper au ras de la tige
Dépoussiérage du feuillageUtile De janvier à décembre : toutes les 3 à 4 semaines La poussière ternit les couleurs vives du feuillage et réduit la photosynthèse. Ce nettoyage permet aussi de repérer les parasites installés au revers.chiffon doux humide, en essuyant chaque feuille de la base vers la pointe
Inspection parasitaireEssentiel De janvier à décembre : toutes les 1 à 2 semaines Les araignées rouges prolifèrent dès que l'air devient sec et laissent un feuillage terne piqueté de points clairs, avec de fines toiles. Surveiller aussi les cochenilles farineuses nichées à l'aisselle des feuilles et les thrips, qui argentent le limbe.examiner le revers des feuilles et leur attache sur la tige, à contre-jour
Vidage de la soucoupeEssentiel De janvier à décembreDès que : dès que de l'eau est constatée dans la soucoupe après un arrosage Les racines pourrissent vite si le pot baigne, ce qui fait jaunir puis tomber les feuilles basses. Le risque est le plus grand en hiver, quand la plante consomme peu.vider dans la demi-heure qui suit
RabattageUtile De début mars à mi-mai, tous les 3 ans Rabattre un sujet dont la tige s'est dénudée le fait rejeter en plusieurs têtes depuis le tronc conservé. La reprise demande quelques semaines et se déroule d'autant mieux qu'il fait chaud.scier la tige à la hauteur voulue, au-dessus d'une cicatrice de feuille
RempotageUtile De mi-mars à mi-mai, tous les 2 ans Rempoter au printemps quand les racines occupent tout le volume et que la motte sèche trop vite. Éviter les terreaux contenant de la perlite en excès si l'eau d'arrosage est fluorée.terreau riche allégé de perlite et d'écorce fine, dans un pot percé à peine plus grand
BouturageOptionnel D’avril à juillet Les morceaux issus du rabattage s'enracinent à l'étouffée dans un substrat léger, avec une chaleur de fond proche de 24 degrés. La tête coupée se bouture également, après avoir retiré les feuilles du bas.tronçons de tige de 10 cm posés à plat ou plantés, en repérant bien le sens

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