Succulente · Astéracées
Séneçon Curio ficoides
Aussi appelé : Séneçon ficoïde
Ce séneçon est une succulente d’Afrique du Sud, cultivée pour ses feuilles charnues d’un bleu glauque bien plus que pour ses fleurs, rares et discrètes. Il forme une touffe de 40 à 60 cm de haut qui s’étale sur 60 à 90 cm, d’abord dressée puis couchée avec l’âge. Il demande le plein soleil, un mélange très minéral et des arrosages rares, y compris pendant son repos d’été. Il ne supporte qu’environ -2 °C, au sec et brièvement : on le cultive en pot rentré l’hiver, sauf sur le littoral le plus doux.
- Type
- Succulente
- Famille
- Astéracées
- Exposition
- Plein soleil
- Température minimale
- -2 °C
- Floraison
- Pas de floraison notable en culture
- Difficulté
- Facile
Fiche générale
Rusticité : zone USDA 9b à 10, environ -2 °C au sec et brièvement ; c'est une succulente sud-africaine à hiverner hors gel.
Dimensions : 40 à 60 centimètres de haut pour un étalement de 60 à 90 centimètres, à port d'abord dressé puis étalé.
Floraison : En fin d’été, de petits capitules blancs crème sans pétales, peu décoratifs et rares en culture en pot : cette succulente se cultive pour son feuillage bleu.
Substrat : mélange minéral très drainant, un tiers de terreau pour deux tiers de sable et de pouzzolane, pH de 6 à 7,5.
Exposition : plein soleil, qui accentue le bleu glauque du feuillage.
Arrosage : rare, toutes les 2 à 4 semaines de l’automne au printemps, à peine une fois par mois pendant le repos estival.
Durée de vie : Vivace succulente, 10 à 15 ans. Les tiges se couchent en vieillissant et s’enracinent là où elles touchent le sol.
Multiplication : Bouturage de tronçons de tige cicatrisés, d’avril à juin ou en septembre, dans un mélange sableux ; les tiges couchées s’enracinent aussi seules.
Arrosage & entretien
Arrosage : attendre que le substrat soit sec en profondeur, soit tous les 10 à 15 jours en automne et au printemps, 3 à 4 semaines en hiver, puis tremper franchement. De juin à septembre, pendant son repos estival, un arrosage par mois ou moins suffit.
Fertilisation : un engrais cactées dilué de moitié toutes les 4 à 6 semaines en octobre-novembre puis de mars à mai, jamais pendant le repos d’été. Au-delà, les tiges s'allongent et se couchent.
Rempotage : tous les 3 ans en début d’automne, à la reprise de végétation, dans un pot large et peu profond, les racines restant superficielles.
Taille : rabattre les tiges devenues trop longues en septembre-octobre, au sortir du repos estival, pour reformer une touffe dense. Les segments coupés reprennent facilement en bouture après quelques jours de séchage.
Exposition & substrat
Exposition : plein soleil, 6 heures et plus, la pruine bleue étant une protection solaire que la plante ne fabrique qu'en pleine lumière. À l'ombre, elle verdit et s'étiole.
Emplacement : dehors de mai à octobre, en plein sud. L'hiver, en pièce lumineuse et fraîche plutôt qu'en salon chauffé.
Substrat : deux tiers de matière minérale pour un tiers de terreau, avec un paillage de gravier en surface.
pH : de 6 à 7,5, neutre de préférence.
Drainage : indispensable, comme pour toutes les succulentes. Un pot en terre cuite non émaillée aide à évacuer l'humidité par les parois.
Multiplication
Bouturage : couper des tronçons de tige de 10 cm, ôter les feuilles du bas et les laisser cicatriser 3 à 5 jours à l’ombre. Les piquer dans un mélange de terreau et de sable à peine humide, sous abri ou à l’intérieur près d’une fenêtre claire, sans étouffée. Les racines se forment en 2 à 4 semaines vers 20 °C ; n’arroser qu’ensuite, avec parcimonie. Le bouturage de tiges, d’avril à juin ou en septembre, réussit presque à tous les coups.
Les autres méthodes
Semis :
Semerpossible au printemps à l’intérieur, graines laissées en surface sur un mélange sableux, à 20 °C, avec une levée en 2 à 3 semaines ; les graines, rares en culture, reproduisent fidèlement l’espèce. On ne le pratique guère, la bouture étant bien plus rapide.
Récolter les grainesIl faut au moins deux pieds : ses fleurs ne se fécondent guère sans un second clone. Les rares capitules ne donnent de graines que si des insectes les visitent, ce qui arrive peu en pot. Les graines mûrissent en automne, en petites aigrettes blanches à cueillir quand elles se détachent d’un souffle ; gardées au sec et au frais, elles se sèment au printemps suivant et perdent vite leur pouvoir germinatif au-delà d’un an.
Division et autres méthodes : les tiges couchées s’enracinent seules là où elles touchent le sol : au printemps, couper une tige enracinée au sécateur et la rempoter dans un mélange minéral. Une grosse touffe en pot se sépare aussi en deux au rempotage, en avril.
Maladies & parasites
Maladies courantes : la pourriture des tiges par excès d'eau est la seule affection courante, elle ramollit et noircit la base. Le remède consiste à couper au-dessus du sain et à bouturer, la souche étant souvent perdue. Des tiges qui s'allongent et s'écartent ne sont pas malades, elles manquent de lumière.
Parasites fréquents : cochenilles farineuses à l'aisselle des feuilles et sur les racines, ces dernières visibles seulement au rempotage. Pucerons sur les hampes florales.
Prévention : substrat minéral, arrosages espacés et hivernage au frais suffisent presque toujours. Contrôler les racines à chaque rempotage, la cochenille racinaire passant sinon totalement inaperçue.
Toxicité
Toxicité humaine : plante toxique en cas d'ingestion, elle appartient au groupe des séneçons et contient des alcaloïdes pyrrolizidiniques hépatotoxiques dont l'effet est cumulatif. Aucune partie ne doit être consommée, y compris en petite quantité répétée.
Toxicité animaux : toxique pour le chien, le chat et surtout les herbivores, chez qui les intoxications par séneçons sont bien documentées et provoquent des atteintes hépatiques chroniques.
Symptômes : vomissements, diarrhée et abattement à court terme ; à long terme, perte d'appétit, amaigrissement et signes d'insuffisance hépatique.
Précautions : placer la plante hors de portée des animaux qui mordillent et porter des gants pour la bouturer, la sève laiteuse étant irritante. Ne pas la confondre avec les Crassula ou Sedum comestibles à l'aspect voisin.
Associations de plantes
Bonnes associations : les Echeveria et les Crassula partagent exactement son substrat et son rythme d'arrosage. Les Aeonium apportent un contraste de forme sur la même potée. Un Sedum retombant habille le bord du contenant.
Associations à éviter : toute plante de sol frais, dont l'arrosage ferait pourrir ses tiges. Les succulentes à croissance rapide comme certains Kalanchoe l'étoufferaient dans une potée partagée. Éviter les compagnes à feuillage également bleuté, qui annulent son intérêt.
Conseil : l'associer à des feuillages vert franc ou pourpres plutôt qu'à d'autres plantes glauques. Le bleu de ses tiges ne se voit que par comparaison, et une potée entièrement bleutée paraît simplement terne.
Calendrier d’entretien, mois par mois
Établi pour : Culture en pot, dehors en plein soleil de mai à octobre et hivernage hors gel dans une pièce fraîche et très lumineuse. Plante grasse arbustive originaire d'Afrique du Sud, gélive, à croissance surtout automnale et hivernale et repos estival marqué.
| Geste | Quand | Comment |
|---|---|---|
| Arrosage | De mi-septembre à fin novembre : tous les 10 à 15 jours ; de décembre à février : tous les 20 à 30 jours ; de mars à mai : tous les 10 à 15 jours ; de début juin à mi-septembre : tous les 1 à 2 mois | Arroser abondamment en une fois pendant la croissance d'automne et de printemps, puis laisser sécher complètement. En plein été, un simple verre d'eau par mois suffit à cette plante qui se met alors au repos. |
| Engrais liquide | D’octobre à novembre : toutes les 4 à 6 semaines ; de début mars à mi-mai : toutes les 4 à 6 semaines | Deux ou trois apports par an suffisent largement, toujours sur un substrat humide et pendant la croissance. Un excès donne des tiges molles et allongées, qui se couchent sous leur poids. |
| Inspection parasitaire | De novembre à mars : toutes les 2 à 3 semaines ; d’avril à octobre : toutes les 4 à 6 semaines | Chercher les amas blancs cotonneux des cochenilles farineuses, qui prolifèrent dans l'air sec de l'hivernage. Les tamponner une à une avec un coton imbibé d'alcool à 70 °C. |
| Vidage de la soucoupe | De janvier à décembre | Les racines fines de cette plante pourrissent en quelques jours si elles baignent. Le danger est maximal en hiver, quand le substrat sèche très lentement. |
| Sortie au printemps | De début mai à mi-juin | Un séjour dehors resserre la végétation et accentue le bleu glauque des feuilles charnues. Choisir un coin où la pluie ne s'accumule pas dans le pot. |
| Acclimatation à la lumière | De mai à juin | Augmenter la part de soleil direct par paliers, sur une quinzaine de jours. La pruine bleutée qui protège les feuilles ne se reforme pas une fois la brûlure installée. |
| Repos sec | De début juin à mi-septembre | La croissance s'arrête en plein été et les feuilles du bas jaunissent puis tombent : c'est le repos normal de la plante, non un manque d'eau. Reprendre les arrosages seulement quand de nouvelles pousses apparaissent, vers la mi-septembre. |
| Rabattage | De mi-septembre à fin octobre | Raccourcir les tiges devenues longues et couchées au réveil d'automne, la plante repartant aussitôt en se ramifiant. Les extrémités coupées s'enracinent facilement après 2 ou 3 jours de séchage à l'air libre. |
| Rempotage | De mi-septembre à fin octobre, tous les 2 ans | Rempoter au réveil d'automne dans un contenant à peine plus large et généreusement percé. Attendre une semaine avant le premier arrosage, le temps que les racines abîmées cicatrisent. |
| Rentrée à l'automne | De début octobre à mi-novembre | La plante pousse pendant l'hiver et réclame alors le maximum de lumière, contrairement à la plupart des plantes grasses. Une pièce chauffée et sombre donne des tiges étirées et des feuilles espacées en quelques semaines. |