Arbuste · Éléagnacées
Chalef d'Ebbing Elaeagnus x ebbingei
Aussi appelé : Éléagnus d’Ebbing, Éléagnus, Ebbinge’s silverberry
Le chalef d’Ebbing est un arbuste persistant obtenu en culture, au feuillage vert sombre doublé d’argent, très employé en haie libre ou taillée. Il forme à maturité une masse de 3 à 4 m de haut pour une largeur équivalente et résiste jusqu’à environ -15 °C. Il pousse dans presque tous les sols bien drainés, au soleil ou à mi-ombre, avec des arrosages suivis la première année seulement. Il convient à qui veut un écran vigoureux, qui repart même après un rabattage sévère, et sa floraison d’automne, cachée sous les feuilles, se sent à plusieurs mètres.
- Type
- Arbuste
- Famille
- Éléagnacées
- Exposition
- Plein soleil
- Température minimale
- -15 °C
- Floraison
- De septembre à novembre
- Difficulté
- Facile
Fiche générale
Rusticité : Zone USDA 7-9, résiste jusqu'à environ -15°C.
Dimensions : 3 à 4 m de hauteur pour un étalement similaire à maturité.
Floraison : De mi-septembre à début novembre, petites clochettes blanc crème argentées, cachées sous le feuillage mais d’un parfum puissant qui porte à plusieurs mètres.
Substrat : Sol ordinaire, bien drainé, tolère la plupart des pH (neutre à légèrement acide ou calcaire).
Exposition : Plein soleil à mi-ombre.
Arrosage : Modéré, surtout la première année ; ensuite assez résistant à la sécheresse, un arrosage occasionnel en été sec suffit.
Durée de vie : Arbuste vivace, 40 à 60 ans. Sa vigueur lui permet de repartir même après un rabattage sévère.
Multiplication : Bouturage de rameaux semi-aoûtés en août et septembre, à l’étouffée sous abri, ou marcottage simple d’une branche basse au printemps.
Arrosage & entretien
Arrosage : Arrosez régulièrement la première année après plantation pour favoriser l'enracinement, puis cet arbuste devient très résistant à la sécheresse et ne nécessite plus d'arrosage sauf en cas de forte canicule prolongée. En pot, arrosez modérément dès que la terre est sèche en surface, en réduisant nettement en hiver.
Fertilisation : Un apport de compost ou d'engrais organique à libération lente au printemps suffit largement pour cet arbuste peu exigeant. En pot, un engrais pour arbustes persistants peut être apporté une à deux fois entre le printemps et l'été.
Rempotage : Pour les sujets en pot, un rempotage tous les 2 à 3 ans dans un substrat drainant est recommandé, en choisissant un contenant légèrement plus grand. Pour les plants en pleine terre, aucune opération de ce type n'est nécessaire.
Taille : Une taille de mise en forme peut être effectuée après la floraison automnale ou au printemps pour contrôler le volume et éliminer le bois mort ou les branches disgracieuses. Cet arbuste supporte bien une taille sévère et peut aussi être utilisé en haie taillée une à deux fois par an.
Exposition & substrat
Exposition : Soleil à mi-ombre, idéalement 4 à 6 heures d'ensoleillement direct par jour.
Emplacement : Plante d'extérieur, rustique, à installer de préférence en situation abritée des vents froids, toutes orientations conviennent sauf plein nord.
Substrat : Sol ordinaire, bien drainé, tolère les sols calcaires, sableux ou argileux.
pH : De 6 à 8, tolère aussi bien les sols acides que calcaires.
Drainage : Bon drainage nécessaire pour éviter l'asphyxie racinaire, craint les sols gorgés d'eau en hiver.
Multiplication
Bouturage : en août et septembre, prélevez des rameaux de l’année de 10 à 15 cm dont la base durcit, si possible avec un talon, et ôtez les feuilles du bas. Piquez-les dans un mélange de terreau et de sable, à l’étouffée sous châssis ou sous un sac transparent, à l’ombre ; l’hormone de bouturage, facultative, aide cette bouture lente. L’enracinement prend 2 à 3 mois et le repiquage attend souvent le printemps suivant. Il réussit correctement, mais lentement.
Les autres méthodes
Semis :
Semerun amateur ne le sème pas : cet hybride produit peu de graines, rarement fertiles, qui ne reproduisent pas la plante.
Récolter les grainesPas de graines en culture : les rares petits fruits de printemps de cet hybride contiennent surtout des graines stériles, et celles qui lèvent ne reproduisent pas la plante. Le commerce n’en vend pas : on passe par la bouture ou la marcotte.
Division et autres méthodes : le marcottage simple réussit bien au printemps : couchez une branche basse, entaillez-la légèrement, enterrez-la sur 10 cm en la maintenant d’un crochet et redressez l’extrémité. Sevrez-la un an plus tard. Les cultivars panachés se multiplient de la même façon, bouture ou marcotte prélevée sur un rameau bien panaché, le semis ne les reproduisant pas.
Maladies & parasites
Maladies courantes : L'Elaeagnus x ebbingei peut être touché par la verticilliose ou des taches foliaires fongiques, provoquant jaunissement et flétrissement des feuilles ; un bon drainage et la suppression des parties atteintes suffisent souvent, sinon un fongicide adapté peut être appliqué. L'oïdium peut aussi apparaître par temps humide, se traitant avec un fongicide à base de soufre.
Parasites fréquents : Les cochenilles forment de petites excroissances brunes ou blanches sur les tiges et feuilles, provoquant un affaiblissement de la plante ; on les traite avec de l'huile horticole ou un savon insecticide. Les pucerons peuvent également s'installer sur les jeunes pousses, se repérant par des déformations foliaires et un miellat collant, traités avec un jet d'eau puissant ou un insecticide naturel.
Prévention : Assurez une bonne circulation d'air en espaçant les plants et en évitant l'excès d'humidité au niveau du sol. Une taille régulière pour aérer le feuillage et l'inspection fréquente des plants permettent de détecter rapidement toute infestation ou maladie naissante.
Toxicité
Toxicité humaine : Elaeagnus x ebbingei est considéré comme non toxique, ses fruits (drupes rouges) sont même comestibles.
Toxicité animaux : Aucune toxicité connue significative pour les chiens, chats ou autres animaux domestiques.
Symptômes : En cas d'ingestion, tout au plus des troubles digestifs légers peuvent survenir si consommé en grande quantité, notamment à cause des feuilles ou parties non mûres.
Précautions : Aucune précaution particulière n'est nécessaire, mais il reste prudent de surveiller les jeunes enfants et animaux lors de l'ingestion de grandes quantités de fruits ou de feuillage.
Associations de plantes
Bonnes associations : Elaeagnus x ebbingei fixe l'azote grâce à ses nodosités racinaires, ce qui profite aux plantes voisines gourmandes comme les rosiers, les fruitiers ou les arbustes à baies (framboisiers, groseilliers). Il s'associe aussi bien avec des vivaces méditerranéennes comme la lavande ou le romarin, appréciant un sol bien drainé et une exposition similaire. En haie mixte, il se marie bien avec le laurier-tin (Viburnum tinus) pour un feuillage persistant dense toute l'année.
Associations à éviter : Évitez de le planter près de plantes acidophiles comme les rhododendrons ou les azalées, car il préfère les sols neutres à légèrement calcaires. Ses racines étendues et son ombrage dense peuvent aussi étouffer des plantes basses fragiles ou peu compétitives comme certaines annuelles délicates. Enfin, à proximité immédiate de petits arbres fruitiers jeunes, sa vigueur peut créer une compétition excessive pour l'eau et la lumière.
Conseil : Utilisez-le comme brise-vent ou haie de fond pour créer un microclimat protecteur qui bénéficiera aux cultures plus sensibles plantées à son abri.
Calendrier d’entretien, mois par mois
Établi pour : Culture en pleine terre ou en bac, au jardin, en plein soleil ou mi-ombre, en sol ordinaire même pauvre et drainé, conduite en haie ou en sujet isolé.
| Geste | Quand | Comment |
|---|---|---|
| Arrosage | De début juin à mi-septembre : tous les 8 à 14 jours | Une fois enraciné, cet arbuste résiste très bien à la sécheresse comme aux embruns et se passe d’arrosage en dehors des canicules. Arroser copieusement au pied en une seule fois plutôt que d’humidifier souvent la surface. |
| Inspection parasitaire | D’avril à septembre : toutes les 4 à 6 semaines | L’espèce est peu sujette aux parasites, la cochenille virgule étant le seul visiteur régulier des haies âgées et confinées. Un jaunissement général évoque plutôt une chlorose en sol très calcaire qu’une attaque. |
| Gourmands et rejets | De janvier à décembre | Les formes panachées reviennent régulièrement au feuillage vert d’origine, et ces rameaux poussent deux fois plus vite que les autres. Sans suppression au fur et à mesure, ils reprennent tout le sujet en deux ou trois saisons. |
| Bois mort et feuilles abîmées | De janvier à décembre | Le dessèchement brutal d’une branche entière, feuilles restées accrochées, signale souvent un dépérissement de rameau, favorisé par un sol lourd et détrempé. Couper largement en bois sain et évacuer. |
| Engrais à libération lente | De début mars à mi-avril | L’arbuste fixe l’azote de l’air grâce à ses racines et n’a presque jamais besoin d’engrais en pleine terre. L’apport ne se justifie qu’en bac, où le substrat s’épuise. |
| Paillage | De mi-mars à mi-mai | Le paillage sert surtout les jeunes plantations, le temps que l’enracinement descende. Passé 3 ans, l’arbuste se débrouille seul dans un sol ordinaire. |
| Taille de structure | De mi-avril à mi-juin | La taille de fin de printemps densifie la haie et se rattrape vite, l’arbuste repartant de vieux bois sans difficulté. Éviter de tailler en octobre, ce qui supprimerait les fleurs d’automne, discrètes mais très parfumées. |
| Bouturage | D’août à septembre | La bouture prend correctement sur des rameaux de l’année, mais lentement. Prélever sur un rameau panaché si l’on veut conserver la panachure, celle-ci ne se transmettant pas autrement. |
| Floraison | De mi-septembre à mi-novembre | De petites clochettes crème s’ouvrent à l’automne sous le feuillage, presque invisibles mais d’un parfum puissant qui porte à plusieurs mètres. C’est la raison de ne pas tailler l’arbuste à cette saison. |
| Protection des racines | De décembre à février | En pleine terre, l’arbuste traverse nos hivers sans rien. En bac exposé, la motte gèle et le feuillage se marque de plages brunes au premier redoux. |
Cultivars connus
Elaeagnus x ebbingei 'Gilt Edge'. Leur entretien est celui de l’espèce, sauf mention contraire dans les conseils ci-dessus.