Annuelle · Astéracées
Tournesol Helianthus annuus
Aussi appelé : Grand soleil, Soleil, Hélianthe annuel, Sunflower
Le tournesol est une grande annuelle d’Amérique du Nord, cultivée pour ses capitules jaune d’or à cœur brun, parfois orangés, rouges ou crème, puis pour ses graines. Selon la variété, il mesure de 40 cm pour les naines à 2 ou 3 m pour les géantes, et boucle son cycle en 3 à 4 mois, du semis en place au printemps aux graines mûres. Il demande le plein soleil, au moins 6 heures par jour, une terre profonde et riche, et des arrosages copieux au pied en été. Les grandes variétés craignent les vents forts, et la plante meurt aux premières gelées.
- Type
- Annuelle
- Famille
- Astéracées
- Exposition
- Plein soleil
- Température minimale
- 0 °C
- Floraison
- De juillet à septembre
- Difficulté
- Facile
Fiche générale
Rusticité : Annuelle, la zone USDA est donc sans objet : les plantules supportent quelques degrés sous zéro, mais la plante développée meurt dès les premières gelées d’automne.
Dimensions : De 40 cm pour les variétés naines à 2 ou 3 m pour les géantes, sur 30 à 60 cm d’étalement.
Floraison : De juillet à septembre, de grands capitules jaune d’or, parfois orangés, rouges ou crème selon les variétés, à cœur brun ; une fois les graines mûres, la plante meurt.
Substrat : Terre de jardin profonde, meuble et riche en humus, bien drainée, de pH 6 à 7,5.
Exposition : Plein soleil, au moins 6 heures par jour, à l’abri des vents forts pour les grandes variétés.
Arrosage : Tous les 2 à 3 jours jusqu’à ce que les plants aient quatre à six feuilles, puis tous les 5 à 7 jours en été, copieusement au pied, avec une dizaine de litres par grand pied.
Durée de vie : Annuelle : 3 à 4 mois séparent le semis des graines mûres, et la plante meurt à l’automne.
Multiplication : Semis en place d’avril à début juin, deux ou trois graines par poquet à 2 à 3 cm de profondeur.
Arrosage & entretien
Arrosage : Garder la terre fraîche en arrosant tous les 2 à 3 jours jusqu’à ce que les plants aient quatre à six feuilles, puis arroser copieusement au pied tous les 5 à 7 jours, sans mouiller le feuillage. Du bouton floral à la fin de la floraison, un manque d’eau donne des fleurs plus petites et des capitules mal remplis.
Fertilisation : Du compost mûr enfoui au bêchage avant le semis suffit en pleine terre, car un excès d’azote allonge les tiges sans agrandir les fleurs. En pot, ajouter un engrais liquide pour plantes à fleurs tous les 15 jours de juin à août.
Rempotage : Sans objet pour une annuelle semée en place. En pot, semer directement les variétés naines dans leur contenant définitif, profond d’au moins 30 cm, car la racine pivotante supporte mal d’être dérangée.
Taille : Aucune taille n’est nécessaire, seulement un tuteur pour les grandes variétés avant la floraison. Sur les variétés ramifiées, couper les fleurs fanées relance de nouveaux capitules.
Exposition & substrat
Exposition : Plein soleil, avec 6 à 8 heures de soleil direct par jour au minimum. À mi-ombre, les tiges s’étirent vers la lumière et les fleurs restent petites.
Emplacement : À l’extérieur, au jardin, au potager ou en grand bac, face au sud et à l’abri des vents dominants. Les grandes variétés se placent au fond d’un massif ou le long d’une clôture où les attacher.
Substrat : Une terre profonde et meuble, travaillée sur 30 cm et enrichie de compost mûr. En pot, un terreau de plantation mêlé d’un tiers de terre de jardin.
pH : De 6 à 7,5, le tournesol tolérant aussi un sol légèrement calcaire.
Drainage : Il aime une terre fraîche mais saine : l’eau stagnante fait pourrir les graines avant la levée et le collet des jeunes plants. En terre lourde, alléger le sol de sable ou semer sur une butte.
Multiplication
Semis : d’avril à début juin, semer dehors deux ou trois graines par poquet à 2 à 3 cm de profondeur, tous les 30 à 60 cm, puis ne garder que le plant le plus vigoureux ; levée en 7 à 10 jours à 15 à 20 °C. On peut aussi semer en godets sous abri dès avril et mettre en place à quatre vraies feuilles, sans déranger la racine. Les graines d’une variété non hybride la reproduisent assez fidèlement ; celles des hybrides F1 ne la reproduisent pas. C’est l’annuelle la plus facile à semer, et la réussite est presque totale.
Récolter les grainesUn seul pied suffit : ses fleurs, fécondées par les abeilles, remplissent seules le capitule. Récolter en septembre, quand le dos du capitule jaunit puis brunit et que les graines sont dures ; un voile posé dessus quelques semaines plus tôt les protège des oiseaux. Deux variétés voisines se croisent : pour garder la sienne, ne cultiver qu’elle ; sécher ensuite le capitule à l’abri, et garder les graines au sec et au frais, où elles restent bonnes 3 à 5 ans.
Les autres méthodes
Bouturage : Ne se bouture pas : annuelle à racine pivotante, on la sème chaque année.
Division et autres méthodes : Aucune : c’est une annuelle à racine pivotante, qui ne se multiplie que par ses graines.
Maladies & parasites
Maladies courantes : L’oïdium blanchit les feuilles en fin d’été, sans gravité à cette saison, et la rouille y pose de petites pustules brunes. Par temps humide, le sclérotinia, ou pourriture blanche, peut faire flétrir brutalement un pied ou pourrir le capitule. Arracher et jeter les plants atteints, sans les composter.
Parasites fréquents : Limaces et escargots rasent les plantules en une nuit, et les oiseaux déterrent les graines juste semées. Les pucerons colonisent parfois les jeunes pousses et partent au jet d’eau, sinon avec un insecticide portant la mention « emploi autorisé dans les jardins ». Des granulés au phosphate ferrique ou une collerette protègent les plantules, et un voile protège les semis.
Prévention : Semer dans une terre réchauffée pour une levée rapide, qui laisse moins de prise aux limaces, et espacer les pieds pour que l’air circule. Arroser au pied, jamais sur le feuillage. Ne pas cultiver le tournesol plusieurs années de suite au même endroit, le sclérotinia se conservant dans le sol.
Toxicité
Toxicité humaine : Aucune : les graines sont comestibles, et aucune partie de la plante n’est réputée toxique. Les poils raides des tiges et des feuilles peuvent seulement irriter une peau sensible.
Toxicité animaux : Non toxique pour les chiens et les chats, et ses graines entrent dans l’alimentation des oiseaux et des rongeurs de compagnie. Chez le chien, des coques avalées en grande quantité peuvent toutefois irriter l’intestin.
Symptômes : Aucun symptôme d’intoxication connu. Au plus, des démangeaisons passagères après un contact prolongé avec le feuillage, et des troubles digestifs chez l’animal qui a avalé beaucoup de coques.
Précautions : Porter des gants pour manipuler longuement tiges et feuilles si l’on a la peau sensible. Les personnes allergiques aux astéracées préféreront les variétés sans pollen, vendues pour les bouquets.
Associations de plantes
Bonnes associations : Les courges et les concombres couvrent le sol à son pied et profitent des pollinisateurs qu’attirent ses capitules. Les laitues semées à son ombre légère montent moins vite en graines en été. Les cosmos et les zinnias, qui aiment le même plein soleil, composent avec lui un massif de fleurs à couper.
Associations à éviter : La pomme de terre, à qui il dispute l’eau et les éléments nutritifs, est traditionnellement tenue à distance. Ses feuilles et ses résidus de culture libèrent des composés qui freinent la germination de nombreux semis : ne pas semer de petites graines à son pied. Les légumes bas placés au nord de ses rangs seraient privés de lumière tout l’été.
Conseil : Planter les tournesols au nord des planches du potager, pour que leur ombre ne tombe pas sur les autres cultures. Arracher les tiges après la récolte plutôt que de les laisser se décomposer sur place.
Calendrier d’entretien, mois par mois
Établi pour : Semis en place ou plants élevés en godets, installés en pleine terre au jardin ou au potager, en plein soleil et dans une terre profonde, la plante étant renouvelée chaque année puisqu’elle meurt à l’automne.
| Geste | Quand | Comment |
|---|---|---|
| Arrosage | De mi-avril à mi-juin : tous les 2 à 3 jours ; de mi-juin à fin août : tous les 5 à 7 jours ; en septembre : tous les 7 à 10 jours | Garder la terre juste fraîche jusqu’à ce que les plants aient quatre à six feuilles, puis arroser moins souvent mais à fond, une dizaine de litres par grand pied, pour pousser les racines en profondeur. C’est du bouton floral à la fin de la floraison qu’un manque d’eau coûte le plus : fleurs plus petites et capitules mal remplis. |
| Compost, amendement | De début mars à mi-avril | Ameublir la terre sur 30 cm et y mêler du compost mûr quelques semaines avant le semis : le tournesol est gourmand, et sa racine pivotante descend d’autant plus loin que le sol est meuble. Un fumier frais ou trop d’azote donne en revanche des tiges hautes et molles qui versent au premier orage. |
| Semis | De début avril à mi-juin | Semer deux ou trois graines par poquet à 2 ou 3 cm de profondeur, tous les 30 à 60 cm selon la variété, puis ne garder que le plant le plus vigoureux. Échelonner deux ou trois semis à 3 semaines d’intervalle prolonge la floraison jusqu’à l’automne. |
| Inspection parasitaire | De mi-avril à mi-juin | Surveiller les plantules les soirs humides, car limaces et escargots les rasent en une nuit, et poser au besoin des granulés au phosphate ferrique ou une collerette autour de chaque pied. Les pucerons qui s’installent sur les jeunes pousses partent au jet d’eau, sinon avec un insecticide portant la mention « emploi autorisé dans les jardins ». |
| Mise en place des plants | De début mai à mi-juin | Mettre en place les plants élevés en godets dès qu’ils portent quatre vraies feuilles : la racine pivotante supporte mal d’être dérangée, et un plant resté trop longtemps à l’étroit reste chétif. |
| Paillage | En juin | Étaler le paillis au pied une fois les plants bien levés et la terre réchauffée, juste après un arrosage : il garde la fraîcheur pendant les chaleurs de juillet et permet d’espacer les arrosages. |
| Palissage, tuteurage | De mi-juin à mi-juillet | Attacher les tiges à un tuteur solide avant la floraison, avec un lien souple, et butter légèrement le pied : un capitule chargé de graines fait basculer une tige de 2 m au premier coup de vent. |
| Floraison | De juillet à septembre | Pour un bouquet, couper le matin un capitule dont les pétales commencent tout juste à se déplier : il tient alors une bonne semaine en vase. |
| Fructification, récolte | De début septembre à mi-octobre | Si l’on veut les graines, envelopper les capitules d’un voile ou d’un sac en papier dès la chute des pétales, puis les couper à maturité et les faire sécher tête en bas à l’abri. Laissés en place, ils nourrissent mésanges et chardonnerets tout l’automne. |