Connexion / Inscription →

Vivace · Renonculacées

Hellébore fétide Helleborus foetidus

Aussi appelé : Pied-de-griffon, Hellébore pied-de-griffon, Stinking hellebore

L’hellébore fétide est une vivace indigène des bois clairs et des lisières d’Europe de l’Ouest, France comprise, dont le feuillage froissé sent mauvais. Elle forme une touffe de 40 à 80 cm, couronnée de janvier à avril de grappes de clochettes vert pâle bordées de pourpre. Elle aime l’ombre légère et un sol drainé, plutôt calcaire, et ne demande aucun arrosage une fois installée. De vie brève, elle se ressème d’elle-même et la colonie se maintient : elle convient aux coins ombragés où peu de plantes fleurissent en plein hiver.

Hellébore fétide (Helleborus foetidus)
Photo : Holger Krisp, CC BY 3.0, via Wikimedia Commons
Type
Vivace
Famille
Renonculacées
Exposition
Mi-ombre
Température minimale
-25 °C
Floraison
De janvier à avril
Difficulté
Facile

Fiche générale

Rusticité : zone USDA 5 à 8, rustique jusqu’à environ moins 25 degrés.

Dimensions : 40 à 80 centimètres de hauteur pour 50 centimètres d’étalement.

Floraison : de janvier à début avril, des grappes de clochettes vert pâle bordées de pourpre, au feuillage malodorant quand on le froisse. Toute la plante est toxique.

Substrat : sol drainé, humifère et plutôt calcaire, pH de 7 à 8.

Exposition : ombre ou mi-ombre, typiquement en lisière ou sous des arbres caducs.

Arrosage : aucun une fois installée, sauf la première année en sécheresse durable.

Durée de vie : Vivace de vie brève, 3 à 5 ans. Elle se ressème abondamment, et la colonie survit à chacun de ses pieds.

Multiplication : Semis de graines fraîches en juin ou juillet, aussitôt récoltées, ou repiquage au printemps des semis spontanés au pied des touffes.

Arrosage & entretien

Arrosage : arroser une fois par semaine l’été de la première année seulement, la plante devenant ensuite autonome grâce à son enracinement profond.

Fertilisation : un griffage de compost mûr en surface à l’automne suffit largement pour l’année.

Rempotage : elle supporte mal la culture en pot et la transplantation, il vaut mieux la semer ou la laisser se ressemer en place.

Taille : couper au ras du sol les tiges qui ont fleuri, en juin, car elles meurent naturellement après avoir porté leurs graines, tout en conservant les jeunes rosettes de l’année.

Exposition & substrat

Exposition : ombre claire à mi-ombre, 2 à 3 heures de soleil doux tout au plus, le plein soleil brûlant son feuillage.

Emplacement : extérieur en pleine terre, sous des arbres caducs ou au nord d’un mur, exposition nord ou est.

Substrat : sol de sous-bois, humifère et caillouteux, enrichi de feuilles décomposées.

pH : de 7 à 8, elle prospère particulièrement en terrain calcaire.

Drainage : drainage impératif, elle redoute bien plus l’humidité hivernale stagnante que le froid.

Multiplication

Méthode conseillée

Semis : récolter les graines dès que les capsules brunissent, en juin ou juillet, et les semer aussitôt dehors, en terrine ou en place, couvertes de 5 mm de terreau. Elles lèvent au printemps suivant, après le froid de l’hiver ; des graines sèches ou gardées perdent vite leur faculté de germer. L’espèce se reproduit fidèlement par ses graines. Le semis de graines fraîches en juin ou juillet, ou plus simplement le repiquage des semis spontanés au pied des touffes, au printemps suivant : la réussite est excellente. Toute la plante est toxique et sa sève irrite la peau : des gants.

Récolter les grainesUn seul pied suffit : ses fleurs se fécondent entre elles, avec l’aide des bourdons d’hiver. Pour ne pas perdre les graines, que les capsules lâchent d’un coup et que les fourmis emportent, enfermer quelques fruits dans un sachet de tulle dès mai ; celles du commerce, vendues sèches, lèvent mal et lentement.

Les autres méthodes

Bouturage : Ne se bouture pas.

Division et autres méthodes : Aucune : la plante, de vie brève, pousse en une seule touffe de tiges qui ne se divise pas ; ce sont ses semis spontanés qui la renouvellent, à déplacer jeunes, à 2 ou 4 feuilles.

Maladies & parasites

Maladies courantes : la maladie des taches noires, due au champignon Coniothyrium, marque les feuilles de plages brunes cerclées puis fait dépérir la tige entière. Il faut couper et évacuer les parties atteintes, sans les composter, dès leur apparition.

Parasites fréquents : les pucerons s’installent en colonies sur les jeunes pousses et les boutons au printemps, et peuvent transmettre des viroses qui déforment le feuillage. Les limaces attaquent les semis spontanés à la levée.

Prévention : aérer la touffe, supprimer chaque année les tiges défleuries, ramasser les feuilles atteintes en fin d’hiver et éviter tout arrosage sur le feuillage.

Toxicité

Toxicité humaine : plante toxique dans toutes ses parties, contenant des hétérosides et de la protoanémonine, la racine étant la plus concentrée.

Toxicité animaux : toxique pour le chien, le chat et le bétail, même si son odeur désagréable dissuade généralement la consommation.

Symptômes : irritation de la bouche, salivation, vomissements, diarrhée et douleurs abdominales, avec troubles du rythme cardiaque en cas d’ingestion importante.

Précautions : porter des gants pour la tailler, se laver les mains ensuite, et l’écarter des zones fréquentées par de jeunes enfants ou des animaux qui grignotent.

Associations de plantes

Bonnes associations : les fougères, les épimediums et les pulmonaires partagent son ombre fraîche et prennent le relais quand elle passe. Des bulbes précoces comme les perce-neige et les cyclamens de Naples fleurissent en même temps qu’elle, au creux de l’hiver.

Associations à éviter : les plantes de terre de bruyère, rhododendrons ou camélias, dont le sol acide s’oppose à sa préférence calcaire. Éviter aussi les vivaces couvre-sol traçantes, qui étoufferaient ses semis spontanés.

Conseil : la planter près d’un passage ou d’une entrée, car elle fleurit de janvier à mars, quand plus rien d’autre ne se passe au jardin, et c’est là que cela compte.

Calendrier d’entretien, mois par mois

Établi pour : Vivace en pleine terre, sol calcaire bien drainé, ombre ou mi-ombre sous les arbres.

GesteQuandComment
ArrosageUtile De juin à août : tous les 7 à 10 jours Arroser en sécheresse durable la première année, le temps que les racines descendent.
Inspection parasitaireUtile De mars à juin : toutes les 2 à 3 semaines Surveiller les taches noires du feuillage et les pucerons sur les jeunes pousses.une feuille tachée se coupe et s’évacue
FloraisonUtile De début janvier à mi-avril Les clochettes vertes bordées de pourpre s’ouvrent au cœur de l’hiver.
Taille après floraisonEssentiel De début juin à mi-juillet Couper au ras du sol les tiges qui ont fleuri : elles meurent après avoir porté leurs graines.les jeunes rosettes de l’année se gardent
SemisOptionnel De juin à juilletDès que : si l’on souhaite des semis spontanés Laisser quelques tiges monter en graines si l’on veut que la touffe se ressème d’elle-même.
Compost, amendementUtile De mi-septembre à fin octobre Griffer un peu de compost mûr en surface, sans blesser les racines.
PaillageUtile D’octobre à novembre Couvrir le pied de feuilles mortes, qui reproduisent le sous-bois dont la plante vient.

Autres Helleborus