Arbuste · Aquifoliacées
Houx crénelé Ilex crenata
Aussi appelé : Houx du Japon, Houx japonais, Japanese holly
Le houx crénelé est un arbuste persistant du Japon, de Corée et de Chine, à petites feuilles sans épines, souvent taillé en haie basse ou en topiaire. En forme libre, il atteint 2 à 3 m de haut et autant de large, mais il pousse lentement, se taille facilement et se garde sans peine entre 40 cm et 1,5 m. Il demande un sol frais, humifère et drainé, acide à neutre, et des arrosages copieux en été les trois premières années. Le calcaire fait jaunir son feuillage, et en bac ses racines gèlent plus vite qu’en pleine terre.
- Type
- Arbuste
- Famille
- Aquifoliacées
- Exposition
- Plein soleil
- Température minimale
- -20 °C
- Floraison
- Pas de floraison notable en culture
- Difficulté
- Moyenne
Fiche générale
Rusticité : Zone USDA 6 à 8 : il supporte environ -20 °C en pleine terre, moins en bac, où ses racines gèlent plus vite.
Dimensions : 2 à 3 m de haut et autant de large en forme libre, mais sa croissance lente et sa docilité à la taille le maintiennent sans peine entre 40 cm et 1,5 m.
Floraison : Sans intérêt décoratif : minuscules fleurs blanc verdâtre en mai-juin, cachées dans le feuillage ; les pieds femelles portent ensuite de petites baies noires toxiques.
Substrat : Sol frais, riche en humus et bien drainé, acide à neutre, au pH de 5 à 7 ; en sol calcaire, son feuillage jaunit.
Exposition : Soleil ou mi-ombre ; dans le Midi, une ombre légère l’après-midi lui évite de souffrir de la chaleur.
Arrosage : Copieux, une dizaine de litres tous les 7 à 10 jours en été les trois premières années, puis par sécheresse ; en bac, dès que la surface du terreau sèche.
Durée de vie : Arbuste vivace à feuillage persistant et de longue vie, qui se garde plusieurs décennies, en forme libre comme taillé.
Multiplication : Bouturage de pousses semi-aoûtées de mi-août à fin septembre, sous châssis à l’étouffée.
Arrosage & entretien
Arrosage : Les trois premières années, arrosez copieusement au pied tous les 7 à 10 jours de juin à août, et tous les 10 à 15 jours en septembre. Ensuite, la pluie suffit hors sécheresse, mais un sujet en bac s’arrose dès que la surface du terreau sèche, de préférence à l’eau de pluie.
Fertilisation : Fin mars ou en avril, un engrais organique pour plantes de terre de bruyère, griffé au pied, soutient les repousses d’un sujet taillé deux fois par an. Si les jeunes feuilles jaunissent entre des nervures restées vertes, un apport de chélate de fer corrige la carence.
Rempotage : En pleine terre, il n’y en a pas. En bac, rempotez-le tous les 3 ans au printemps dans un terreau pour plantes de terre de bruyère, en ménageant la motte, car il n’aime pas qu’on dérange ses racines.
Taille : Taillez-le de fin mai à fin juin, une fois la pousse de printemps terminée, puis légèrement fin août pour garder des formes nettes. Un sujet dégarni se reforme par une taille plus sévère en fin d’hiver, car il repart du vieux bois.
Exposition & substrat
Exposition : Soleil ou mi-ombre, avec 4 à 6 heures de soleil par jour pour un port bien dense. Dans le Midi, l’ombre de l’après-midi évite le dessèchement de son feuillage.
Emplacement : À l’extérieur, en bordure, en haie basse, en boule, en nuages à la japonaise ou en bac sur une terrasse. Abritez-le des vents secs et froids, qui roussissent son feuillage en hiver.
Substrat : Une terre fraîche, riche en humus et bien drainée, comme celle des azalées. En bac, un terreau pour plantes de terre de bruyère lui convient.
pH : De 5 à 7, acide à neutre ; en sol calcaire, ses jeunes feuilles jaunissent faute de fer assimilable.
Drainage : Il aime un sol frais mais pas détrempé : l’eau stagnante favorise la pourriture des racines, première cause de dépérissement. En terre lourde, plantez-le légèrement surélevé, dans une terre allégée de compost.
Multiplication
Bouturage : de mi-août à fin septembre, couper des pousses de l’année à demi lignifiées de 8 à 10 cm, sous un nœud, et retirer les feuilles du bas. Les piquer dans un mélange de terreau et de sable, sous châssis froid ou sous un sac transparent, à l’ombre et à l’étouffée. Racines en 6 à 8 semaines ; garder les boutures à l’abri du gel le premier hiver. C’est la façon la plus économique de garnir une bordure.
Les autres méthodes
Semis :
SemerUn amateur ne le sème guère : les graines lèvent seulement après un ou deux hivers, et le semis ne reproduit ni le port ni la taille des variétés cultivées, qui se multiplient par bouture.
Récolter les grainesIl faut un pied mâle et un pied femelle : seul un pied femelle proche d’un pied mâle porte ses petites baies noires, toxiques, les insectes assurant la fécondation. Les cueillir en octobre ou novembre, quand elles sont bien noires, en extraire les graines et les mettre aussitôt dans du sable humide, car elles ne supportent pas de sécher. Les bordures plantées de boutures d’un seul pied n’en donnent souvent aucune.
Division et autres méthodes : Le marcottage simple, au printemps, dehors : plaquer au sol une branche basse, l’entailler sous un nœud, l’enterrer sur 5 à 10 cm et la maintenir par un crochet. Elle s’enracine dans l’année et se sèvre au printemps suivant.
Maladies & parasites
Maladies courantes : En sol lourd et détrempé, la pourriture des racines fait jaunir le feuillage puis sécher des branches entières, sans remède une fois installée. Un jaunissement entre des nervures restées vertes n’est pas une maladie mais une chlorose due au calcaire, que corrige le chélate de fer. Contrairement au buis, il échappe à la cylindrocladiose.
Parasites fréquents : Par temps chaud et sec, les acariens donnent au feuillage un aspect terne, piqueté de gris : une douche du feuillage le soir les freine. Les cochenilles forment de petits boucliers bruns sur les rameaux, à brosser puis à traiter à l’huile blanche en fin d’hiver. En Europe, la pyrale du buis le délaisse, ce qui en fait un bon remplaçant de celui-ci.
Prévention : Un sol drainant mais frais, un paillis et des arrosages réguliers en été le gardent vigoureux. Inspecter le revers des feuilles toutes les 2 à 3 semaines en été permet d’intervenir avant que les acariens ne pullulent.
Toxicité
Toxicité humaine : Toxicité faible : ce sont surtout ses baies noires, portées par les seuls pieds femelles, qui contiennent des saponines irritantes pour le tube digestif.
Toxicité animaux : Comme les autres houx, il est considéré comme toxique, mais à faible degré, pour les chiens, les chats et les chevaux : feuilles et baies provoquent surtout des troubles digestifs.
Symptômes : Vomissements, diarrhée et parfois abattement après l’ingestion de plusieurs baies ; aucun effet n’est connu par simple contact.
Précautions : Ramassez les baies tombées près d’une aire de jeux, et appelez un centre antipoison si un enfant en a avalé plusieurs.
Associations de plantes
Bonnes associations : Les azalées japonaises, les pieris et les rhododendrons nains aiment comme lui un sol acide et frais, et fleurissent au printemps devant son feuillage sombre. L’érable du Japon et les fougères composent avec lui une scène de jardin japonais à mi-ombre. Les hostas et les hakonechloas adoucissent ses formes taillées au pied d’une bordure.
Associations à éviter : La lavande, le romarin et les cistes réclament un sol sec et maigre, à l’opposé du sien, frais et humifère. Les haies de thuyas ou de lauriers-cerises, aux racines avides, assèchent le sol où courent ses racines fines et lui volent la lumière.
Conseil : Pour remplacer un buis malade, plantez-le dans une terre amendée de terreau de feuilles ou de terre de bruyère, surtout si le sol est calcaire, et taillez-le aux mêmes dates que l’ancien buis.
Calendrier d’entretien, mois par mois
Établi pour : Arbuste persistant planté en pleine terre, en bordure, en haie basse ou taillé en boule, au soleil ou à mi-ombre, dans un sol frais, humifère et non calcaire.
| Geste | Quand | Comment |
|---|---|---|
| Arrosage | De juin à août : tous les 7 à 10 jours ; en septembre : tous les 10 à 15 jours | Ses racines fines et superficielles souffrent vite du sec : un sujet assoiffé perd une partie de ses feuilles et attire les acariens. |
| Inspection parasitaire | De juin à août : toutes les 2 à 3 semaines | Un feuillage terne, piqueté de gris, trahit les acariens par temps chaud et sec ; une douche du feuillage le soir suffit souvent à les freiner. |
| Correction du pH | De mars à septembre | Ce jaunissement trahit un sol trop calcaire, où le fer devient inaccessible. Le chélate reverdit le feuillage pour la saison ; en terre franchement calcaire, un bac de terreau acide est plus sûr. |
| Engrais à libération lente | De mi-mars à fin avril | Un apport au printemps soutient les repousses d’un sujet taillé deux fois par an et garde son feuillage d’un vert profond. |
| Paillage | De mi-avril à mi-mai | Ses racines courent juste sous la surface : le paillis leur garde la fraîcheur en été et évite de biner à son pied. |
| Taille de structure | De mi-mai à fin juin | Une seconde coupe légère, fin août, garde les formes nettes ; plus tard, les repousses n’auraient pas le temps de durcir avant l’hiver. |
| Bouturage | De mi-août à fin septembre | Les boutures s’enracinent en quelques semaines sous châssis ; c’est la façon la plus économique de garnir une bordure. |