Annuelle · Balsaminacées
Balsamine des jardins Impatiens balsamina
Aussi appelé : Balsamine, Impatiente balsamine, Garden balsam
La balsamine des jardins est une annuelle d’Asie du Sud, cultivée de longue date pour ses fleurs simples ou doubles, blanches, roses, rouges ou violettes, serrées le long d’une tige charnue. Elle atteint 40 à 70 cm de haut et fleurit de juin aux premières gelées, avant de disparaître au premier froid. Elle demande surtout un sol riche et frais et des arrosages réguliers, car elle flétrit en quelques heures dès que la terre sèche. Ses capsules qui éclatent au toucher la font se ressemer d’elle-même, mais le plein soleil de l’après-midi la fait souffrir.
- Type
- Annuelle
- Famille
- Balsaminacées
- Exposition
- Mi-ombre
- Température minimale
- 0 °C
- Floraison
- De juin à octobre
- Difficulté
- Facile
Fiche générale
Rusticité : aucune, c'est une annuelle gélive détruite par la première gelée ; elle se ressème abondamment d'elle-même.
Dimensions : 40 à 70 centimètres de haut pour 25 à 30 centimètres d'étalement, à tige charnue dressée peu ramifiée.
Floraison : De juin aux premières gelées, des fleurs simples ou doubles blanches, roses, rouges ou violettes, serrées le long de la tige, suivies de capsules qui éclatent au toucher.
Substrat : sol riche, frais et meuble, pH de 6 à 7.
Exposition : mi-ombre lumineuse, soleil du matin accepté, jamais le plein soleil de l'après-midi.
Arrosage : fréquent et régulier, la plante flétrissant en quelques heures dès que le sol sèche.
Durée de vie : Annuelle : semée au printemps, elle fleurit tout l’été et disparaît au premier froid.
Multiplication : Semis sous abri en mars et avril, ou directement en place en mai, une fois le sol réchauffé.
Arrosage & entretien
Arrosage : tous les 2 jours en été, quotidiennement en pot ou en jardinière. La tige gorgée d'eau ne fait aucune réserve et s'affaisse au premier oubli, même si elle se relève après un arrosage.
Fertilisation : engrais liquide pour plantes fleuries tous les 15 jours de juin à septembre, la floraison étant longue et continue.
Rempotage : sans objet, la plante étant annuelle. En jardinière, compter au moins 3 L de substrat par pied.
Taille : pincer la tête des jeunes plants à quatre paires de feuilles pour obtenir une plante ramifiée plutôt qu'une tige unique. Supprimer les capsules si l'on ne souhaite pas de semis spontanés.
Exposition & substrat
Exposition : 3 à 5 heures de soleil doux, ou une lumière vive tamisée toute la journée. Au plein soleil elle grille, à l'ombre franche elle s'étiole et fleurit peu.
Emplacement : extérieur de mai à octobre, en massif de mi-ombre, en potée ou en jardinière sous un balcon.
Substrat : terreau de bonne qualité enrichi de compost, léger et retenteur d'eau à la fois.
pH : de 6 à 7, neutre de préférence.
Drainage : un bon drainage évite la pourriture du collet, très fréquente sur cette tige charnue, sans que le substrat doive pour autant sécher entre deux arrosages.
Multiplication
Semis : de mi-mars à fin avril à l’intérieur ou sous abri chauffé, graines couvertes de 3 mm de terreau, levée en 1 à 2 semaines vers 20 °C ; en place seulement en mai, après les dernières gelées. Les graines récoltées reproduisent l’espèce, mais pas toujours la couleur ni les fleurs doubles du pied mère. La levée est rapide et presque assurée. Les plants se repiquent en godets dès deux vraies feuilles et s’installent après les saints de glace.
Récolter les grainesUn seul pied suffit : ses fleurs se fécondent entre elles, sans aide. Les capsules mûrissent d’août aux gelées. Les cueillir quand elles jaunissent et gonflent, juste avant qu’elles n’éclatent au toucher, en les enfermant dans la main ou dans un sachet en papier pour recueillir les graines brunes. Conservées au sec et au frais, elles restent bonnes 3 ans ; pour une couleur précise ou des fleurs doubles assurées, les sachets du commerce sont plus sûrs.
Les autres méthodes
Bouturage : Possible mais rarement utile pour une annuelle : une tête de tige de 8 à 10 cm s’enracine en 1 à 2 semaines dans l’eau, en été.
Division et autres méthodes : Aucune : c’est une annuelle à tige unique, qui ne se divise pas et se ressème d’elle-même.
Maladies & parasites
Maladies courantes : le mildiou de l'impatiens est la menace sérieuse : il jaunit le feuillage, couvre le revers d'un feutrage blanc et fait s'effondrer la plante en quelques jours, sans traitement curatif. Les plants atteints se retirent et se brûlent, et l'on ne replante pas d'impatiens au même endroit l'année suivante. La pourriture du collet suit un arrosage sur le feuillage ou un sol détrempé.
Parasites fréquents : pucerons sur les jeunes pousses et araignée rouge en période sèche. Les limaces adorent les jeunes plants et peuvent les faire disparaître en une nuit.
Prévention : espacer les plants, arroser au pied le matin et ne pas replanter d'impatiens 2 ans de suite au même endroit. Les balsamines sont moins sensibles au mildiou que les impatiens de Nouvelle-Guinée, sans en être exemptes.
Toxicité
Toxicité humaine : faible toxicité ; les fleurs et les jeunes feuilles sont même consommées cuites dans certaines cuisines asiatiques et la plante a un usage traditionnel de teinture. La consommation crue en quantité peut irriter le tube digestif.
Toxicité animaux : aucune toxicité notable pour le chien et le chat ; les impatiens ne figurent pas sur les listes de plantes dangereuses.
Symptômes : un désordre digestif léger en cas d'ingestion importante, sans gravité.
Précautions : aucune particulière. C'est une annuelle sans risque pour un jardin fréquenté par des enfants, qui s'amusent volontiers à faire éclater ses capsules mûres.
Associations de plantes
Bonnes associations : les fougères et les hostas partagent sa mi-ombre fraîche et contrastent avec ses fleurs vives. Les bégonias fleurissent dans les mêmes conditions et sur la même durée. Les heuchères apportent un feuillage coloré permanent au pied.
Associations à éviter : les plantes de plein soleil et de sol sec, dont les arrosages seraient insuffisants pour elle. Les autres impatiens, notamment celles de Nouvelle-Guinée, qui partagent le même mildiou et le concentrent. Les couvre-sols denses qui gêneraient ses semis.
Conseil : la laisser se ressemer et déplacer les jeunes plants au printemps plutôt que d'en racheter. Les semis spontanés sont plus vigoureux que les plants du commerce, et l'on change ainsi d'emplacement chaque année, ce qui casse le cycle du mildiou.
Calendrier d’entretien, mois par mois
Établi pour : Culture en annuelle d'été, semée au printemps puis installée en massif, bordure ou potée, à mi-ombre lumineuse ou au soleil non brûlant, en sol frais et humifère. Plante gélive détruite par la première gelée, qui se ressème volontiers d'une année sur l'autre.
| Geste | Quand | Comment |
|---|---|---|
| Arrosage | De mi-mai à fin juin : tous les 2 à 4 jours ; de juillet à août : tous les 1 à 2 jours ; de début septembre à mi-octobre : tous les 3 à 5 jours | Le sol doit rester frais en permanence, la plante s'affaissant complètement au moindre manque d'eau. Elle se relève en quelques heures après un arrosage, mais les hampes déjà formées avortent si la sécheresse se répète. |
| Engrais liquide | De début juin à mi-septembre : toutes les 2 à 3 semaines | Nourrir surtout les potées, dont les réserves s'épuisent vite pendant la longue floraison. Un excès d'azote donne de grandes tiges molles et peu de fleurs. |
| Inspection parasitaire | De mai à juin : tous les 3 à 5 jours ; de juillet à septembre : toutes les 1 à 2 semaines | Les limaces adorent les tiges tendres et rasent une jeune plantation en une nuit. Surveiller ensuite le duvet grisâtre sous les feuilles et l'effondrement brutal d'un pied, signes du mildiou de l'impatiente, qui impose d'arracher et de jeter la plante. |
| Fleurs fanées | De juillet à septembre : toutes les 1 à 2 semaines | Retirer les fleurs passées et les premières capsules prolonge un peu la floraison. Le geste reste facultatif, la plante fleurissant abondamment jusqu'aux premiers froids sans intervention. |
| Semis | De mi-mars à mi-mai | Semer sous abri en mars et avril pour une floraison précoce, ou directement en place en mai une fois le sol réchauffé. Les jeunes plants craignent le froid et se repiquent facilement en godets dès deux vraies feuilles. |
| Mise en place des plants | De début mai à mi-juin | Installer les plants après les saints de glace, dans un endroit abrité du vent qui casse facilement les tiges cassantes et gorgées d'eau. Une exposition trop brûlante fait faner le feuillage chaque après-midi. |
| Pincement | De mi-mai à fin juin | Ôter l'extrémité des jeunes tiges donne une touffe ramifiée et bien fournie, au lieu d'une seule tige dressée. Les fleurs se logent le long des tiges, à l'aisselle des feuilles, et la ramification en multiplie donc le nombre. |
| Paillage | En juin | Un paillis organique posé sur sol déjà humide espace nettement les arrosages en plein été. Laisser la base des tiges dégagée, très sensible à la pourriture. |
| Fructification, récolte | De mi-juillet à fin septembre | Les capsules mûres projettent leurs graines à plusieurs mètres au moindre contact, d'où le nom d'impatiente. Récolter quelques capsules permet de ressemer l'année suivante, ou de limiter les semis spontanés en les retirant toutes. |