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Vivace · Astéracées

Grande marguerite Leucanthemum × superbum

Aussi appelé : Marguerite d’été, Marguerite des jardins, Marguerite de Shasta, Shasta daisy

La grande marguerite est une vivace hybride, obtenue en Californie à la fin du XIXe siècle à partir de marguerites sauvages d’Europe. Elle forme une touffe de 60 à 90 cm en fleur, qui double de largeur en 2 ou 3 ans et se couvre de juin à fin août de grandes fleurs blanches au cœur jaune. Elle demande surtout du plein soleil et une terre perméable, car ce sont les hivers détrempés, bien plus que le froid, qui font disparaître les touffes. Vivace de courte vie, elle convient à qui accepte de la diviser tous les 3 ans au début du printemps pour la garder vigoureuse.

Grande marguerite (Leucanthemum × superbum)
Photo : Captain-tucker, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons
Type
Vivace
Famille
Astéracées
Exposition
Plein soleil
Température minimale
-25 °C
Floraison
De juin à août
Difficulté
Facile

Fiche générale

Rusticité : Zone USDA 5 à 9, la souche encaisse -25 °C en sol drainé. Ce sont les hivers détrempés, bien plus que le froid, qui font disparaître les touffes.

Dimensions : 60 à 90 cm de hauteur en fleur pour 45 à 60 cm d’étalement, les formes naines restant sous 40 cm. La touffe double de largeur en 2 ou 3 ans.

Floraison : De juin à fin août, en grandes marguerites de 7 à 10 cm aux pétales blanc pur et au cœur jaune, simples ou doubles selon les variétés, sans parfum notable.

Substrat : Terre de jardin ordinaire, plutôt fertile mais surtout perméable, allégée de sable ou de gravier si elle est argileuse. pH de 6,0 à 7,5, le calcaire ne la gêne pas.

Exposition : Plein soleil, 6 heures directes au minimum. À mi-ombre elle fleurit deux fois moins et file en hauteur en cherchant la lumière.

Arrosage : Un arrosage copieux tous les 7 à 10 jours pendant l’été sec, tous les 10 à 15 jours au printemps sans pluie. Installée depuis 2 ans, elle ne demande plus rien en dehors des canicules.

Durée de vie : Vivace de courte vie, 4 à 5 ans en place. Divisée tous les 3 ans, la même touffe se perpétue indéfiniment.

Multiplication : Division de la touffe en mars ou début avril tous les 3 ans, qui reproduit exactement la variété.

Arrosage & entretien

Arrosage : Au pied et jamais sur le feuillage, copieusement et espacé plutôt qu’un peu chaque jour. Tous les 7 à 10 jours en juillet et août, tous les 10 à 15 jours en avril et mai s’il ne pleut pas, rien du tout de novembre à mars.

Fertilisation : Une à deux poignées de compost mûr griffées en surface en mars, et c’est tout pour l’année. Un engrais azoté donne des tiges molles qui se couchent au premier orage.

Rempotage : En pleine terre, la division tient lieu de rempotage : tous les 3 ans au printemps, relever la touffe, jeter le centre devenu ligneux et replanter les éclats de la périphérie. En potée, terreau neuf chaque printemps dans un contenant d’au moins 30 cm de diamètre.

Taille : Couper les fleurs fanées tige entière, au-dessus de la première feuille, de fin juin à début septembre : c’est ce qui relance la seconde vague. Rabattre la touffe à 10 cm une fois le feuillage jauni, en fin d’automne.

Exposition & substrat

Exposition : Plein soleil sans compromis, 6 à 8 heures directes par jour. Une ombre portée en début de matinée se pardonne, l’ombre permanente d’un mur non.

Emplacement : Extérieur toute l’année, en massif, en bordure ou en grande potée, orientation sud ou ouest. L’abriter des vents dominants, qui couchent les hampes hautes.

Substrat : Terre de jardin franche, ni pauvre ni fumée de frais, mélangée d’un tiers de sable grossier en sol lourd. En pot, terreau et terre de jardin par moitié avec une poignée de gravier au fond.

pH : De 6,0 à 7,5, l’optimum autour de la neutralité. Elle pousse encore à 8,0 sur sol crayeux, simplement un peu plus courte.

Drainage : Déterminant en hiver, car la souche pourrit dans une terre gorgée d’eau de décembre à février. Sur sol lourd, une plantation sur butte de 10 à 15 cm règle la question.

Multiplication

Méthode conseillée

Division : de mars à début avril, dehors, tous les 3 ans, soulever la touffe à la fourche, la séparer en éclats de 3 à 5 pousses munis de racines et jeter le centre épuisé. Replanter aussitôt à 40 cm d’écart dans une terre perméable, et arroser jusqu’à la reprise. La division reproduit exactement la variété, rend sa vigueur à une touffe dégarnie et réussit presque toujours. Le printemps vaut mieux que l’automne, qui livre les éclats à l’humidité de l’hiver.

Les autres méthodes

Bouturage : Possible au printemps : des pousses de la base de 5 à 8 cm, prélevées avec un talon de souche et piquées dans un mélange de terreau et de sable, sous abri frais et à l’ombre, s’enracinent en 3 à 4 semaines. La division reste plus simple.

Semis :

SemerDe mars à mai, à l’intérieur ou sous abri, graines à peine couvertes à 15 à 20 °C, levée en 2 à 3 semaines, plantation dehors après les gelées et floraison l’année suivante. Seules quelques variétés à fleurs simples vendues en graines se reproduisent fidèlement ; les formes doubles et la plupart des variétés nommées, non.

Récolter les grainesIl faut au moins deux pieds : comme la marguerite, ses fleurs refusent leur propre pollen. Les capitules, pollinisés par les insectes, se coupent bruns et secs en fin d’été, mais les variétés doubles en forment peu et les graines récoltées sur une variété nommée donnent des plants variables. Les sachets du commerce de variétés à fleurs simples sont bien plus sûrs. Au sec et au frais, les graines se gardent 2 ans.

Maladies & parasites

Maladies courantes : L’oïdium poudre le feuillage de blanc en fin d’été, surtout sur les touffes serrées et sèches au pied : éclaircir, arroser au sol et retirer les feuilles atteintes suffit. La pourriture du collet, conséquence d’un hiver humide, se découvre au printemps devant une touffe qui ne repart pas ; elle ne se traite pas et se prévient par le drainage. Des taches foliaires brunes cernées de jaune apparaissent après les orages, sans gravité.

Parasites fréquents : Les pucerons noirs colonisent les boutons en mai et juin, un jet d’eau en vient à bout le plus souvent, sinon un insecticide portant la mention « emploi autorisé dans les jardins ». Les limaces rasent les jeunes pousses au débourrement, moment où la touffe est la plus vulnérable. La mouche mineuse creuse des galeries claires dans les feuilles, que l’on retire à la main sans autre traitement.

Prévention : Espacer les plants de 40 à 50 cm pour que l’air circule entre les touffes. Diviser tous les 3 ans, une souche vieillie et dense concentrant tous les ennuis. Ramasser les feuilles mortes à l’automne, où l’oïdium et les taches passent l’hiver.

Toxicité

Toxicité humaine : Faible. La sève contient des lactones sesquiterpéniques communes aux astéracées, responsables surtout d’une dermatite de contact chez les personnes sensibles après une manipulation prolongée.

Toxicité animaux : Légèrement toxique pour le chien et le chat, comme les autres marguerites et les chrysanthèmes, à cause de ces mêmes lactones et de traces de pyréthrines. Les troubles restent bénins aux quantités qu’un animal avale par curiosité, mais la plante n’est pas classée sans danger.

Symptômes : Après ingestion, salivation, vomissements, diarrhée légère et parfois perte d’appétit, qui cèdent en un jour ou deux. Après contact, rougeurs et démangeaisons sur les avant-bras au lendemain d’une division ou d’un rabattage.

Précautions : Porter des gants pour diviser ou rabattre, et se laver les mains ensuite. Tenir à l’écart du massif un chien ou un chat qui mâchonne les plantes, et appeler un vétérinaire si l’animal en a ingéré une grande quantité.

Associations de plantes

Bonnes associations : La lavande et l’achillée partagent son plein soleil et son sol drainé, et fleurissent en même temps sans lui disputer l’eau. Les graminées légères, stipa ou fétuque bleue, portent ses capitules blancs et masquent le bas de touffe qui se dégarnit. Le rudbeckia et l’aster prennent le relais en août et septembre, quand elle marque le pas.

Associations à éviter : Hostas, fougères et astilbes veulent l’ombre et un sol constamment frais : l’un des deux sera toujours mal placé. Les couvre-sol envahissants comme la grande pervenche ou la menthe étouffent la souche en deux saisons. Un massif d’annuelles arrosé tous les jours entretient au pied l’humidité qui fait pourrir son collet.

Conseil : La planter par groupes impairs de trois ou cinq pieds espacés de 45 cm plutôt qu’en ligne : la masse blanche tient le massif là où les sujets isolés se perdent. Un rang de plantes basses devant elle masque les tiges nues après la première vague. C’est une excellente fleur à couper, ce qui donne une raison de plus de la tailler souvent.

Calendrier d’entretien, mois par mois

Établi pour : Touffe installée en pleine terre, en massif ou en bordure, au plein soleil, dans un sol ordinaire qui ne reste pas détrempé l’hiver.

GesteQuandComment
ArrosageUtile D’avril à mai : tous les 10 à 15 jours ; de juin à août : tous les 7 à 10 jours Arroser copieusement et espacé plutôt qu’un peu chaque jour, pour que les racines descendent chercher le frais. Une touffe installée depuis 2 ans ne demande plus rien en dehors des canicules.au pied et jamais sur le feuillage, la première année surtout
Inspection parasitaireUtile D’avril à septembre : toutes les 1 à 2 semaines Un coup d’œil hebdomadaire pendant la belle saison suffit à prendre les colonies de pucerons avant qu’elles ne déforment les boutons. Les feuilles marquées de galeries se retirent simplement à la main.pucerons noirs sous les boutons, limaces sur les pousses d’avril, galeries claires de la mineuse
Mise en place des plantsUtile De mars à avril Mettre les jeunes plants en place dès que le sol se réchauffe, pour qu’ils s’enracinent avant les chaleurs. Une plantation d’automne réussit en climat doux, mais elle expose la jeune souche à l’humidité hivernale.godets espacés de 40 à 50 cm, collet au ras du sol
Compost, amendementUtile En mars Un apport léger au démarrage de la végétation couvre les besoins de toute l’année. Une terre trop riche en azote donne des tiges molles qui versent à la première pluie.une à deux poignées de compost mûr griffées en surface, sans enfouir
Division de touffeEssentiel De début mars à mi-avril, tous les 3 ans Tous les 3 ans la touffe se dégarnit au centre et fleurit moins : la relever et la séparer lui rend toute sa vigueur. Le printemps vaut mieux que l’automne, qui livre les éclats à l’humidité de l’hiver.garder les éclats de la périphérie, jeter le centre devenu ligneux
Palissage, tuteurageUtile De début mai à mi-juin Les hampes de 80 cm se couchent au premier orage et ne se relèvent jamais. Le support se pose tôt, la touffe le recouvre en 3 semaines.cercle à pivoine ou trois tuteurs cerclés de ficelle, posés avant la montée des tiges
FloraisonUtile De juin à août La touffe fleurit 6 semaines d’affilée, une quinzaine plus tôt dans le Midi qu’au nord de la Loire. Les capitules coupés tiennent une bonne semaine en vase.pleine vague en juin et juillet, seconde vague en septembre si les fleurs fanées sont coupées
Fleurs fanéesEssentiel De mi-juin à mi-septembre Supprimer les fleurs fanées au fur et à mesure relance une seconde floraison en fin d’été. Sans ce geste, la touffe monte à graine et s’arrête net en juillet.couper la tige entière au-dessus de la première feuille, pas seulement le capitule
RabattageUtile De mi-octobre à fin novembre Rabattre la touffe évite que les tiges creuses ne retiennent l’eau au cœur de la souche pendant l’hiver. Les hampes laissées debout nourrissent les oiseaux, au prix de quelques semis spontanés au printemps.à 10 cm du sol, une fois le feuillage jauni

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