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Annuelle · Papavéracées

Coquelicot Papaver rhoeas

Aussi appelé : Pavot des champs, Ponceau, Pavot rouge, Common poppy

Le coquelicot est une annuelle indigène des champs de céréales, dont les fleurs rouge écarlate aux pétales froissés éclosent de mai à juillet. Haut de 30 à 80 cm, il meurt après avoir mûri ses graines, puis revient chaque année par ressemis spontané. Il lui faut le plein soleil et une terre ordinaire, plutôt pauvre et remuée, où le semer en place, graines en surface, au printemps ou à l’automne. À l’ombre il ne fleurit presque pas, et l’excès d’eau lui nuit.

Coquelicot (Papaver rhoeas)
Photo : JackyM59, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons
Type
Annuelle
Famille
Papavéracées
Exposition
Plein soleil
Température minimale
-15 °C
Floraison
De mai à juillet
Difficulté
Facile

Fiche générale

Coquelicot (Papaver rhoeas), annuelle messicole indigène à fleurs rouge vif.

Rusticité : Zone USDA 3-9 ; les jeunes plants issus d'un semis d'automne passent l'hiver en rosette et tolèrent environ -15 °C.

Dimensions : 30 à 80 cm de haut pour 15 à 30 cm d'étalement.

Floraison : De mai à juillet : fleurs rouge écarlate souvent maculées de noir au cœur, aux pétales froissés qui tombent vite, sans parfum. Annuelle, la plante meurt après avoir mûri ses graines ; elle est légèrement toxique.

Substrat : Sol ordinaire, plutôt pauvre, remué et bien drainé ; pH neutre à légèrement alcalin (6,5-7,5).

Exposition : Plein soleil indispensable ; il ne fleurit pratiquement pas à l'ombre.

Arrosage : Arroser finement jusqu'à l'installation des plants, puis presque plus ; la plante se contente ensuite des pluies et craint l'excès d'eau.

Durée de vie : Annuelle : une seule saison, mais un ressemis spontané qui fait revenir la colonie chaque année.

Multiplication : Semis en place en mars et avril ou en septembre et octobre, graines en surface ; il se ressème ensuite tout seul.

Arrosage & entretien

Arrosage : Maintenir la terre fraîche en pluie très fine durant la levée et les premières semaines, sans déchausser les graines. Une fois les plants installés, espacer fortement et n'intervenir qu'en cas de sécheresse marquée.

Fertilisation : Aucun apport n'est nécessaire ni souhaitable, cette plante de sol pauvre produisant des tiges molles et couchées en terrain riche. Éviter tout engrais azoté et tout compost frais.

Rempotage : Le rempotage ne s'applique pas : la racine pivotante ne supporte ni le repiquage ni la culture en godet. Le semis se fait impérativement en place, directement à son emplacement définitif.

Taille : Aucune taille de formation ; pincer les fleurs fanées prolonge la floraison de plusieurs semaines. Laisser toutefois quelques capsules mûrir pour assurer le ressemis, puis arracher les pieds desséchés en été.

Exposition & substrat

Exposition : Plein soleil avec au moins 6 heures d'ensoleillement direct par jour. À l'ombre, les tiges s'étiolent et les boutons avortent.

Emplacement : Extérieur uniquement, en pleine terre, en prairie fleurie, en bordure ou au potager ; exposition sud ou ouest, dégagée.

Substrat : Terre de jardin ordinaire, même caillouteuse ou pauvre, simplement griffée en surface avant le semis ; éviter les sols lourds et compactés.

pH : Optimal entre 6,5 et 7,5, du neutre au légèrement calcaire.

Drainage : Bon drainage nécessaire ; un sol détrempé fait pourrir le collet et les jeunes plants, notamment après un semis d'automne.

Multiplication

Méthode conseillée

Semis : dehors, en place, sur une terre fraîchement remuée, semer à la volée les graines mêlées à du sable fin, en surface, sans les couvrir, car elles germent à la lumière. Plomber au dos du râteau et garder frais ; la levée prend 1 à 3 semaines, et un passage au froid hivernal la favorise. Éclaircir à 20 cm, ne jamais repiquer : la racine pivotante ne le supporte pas ; l’espèce se reproduit fidèlement. Le semis en place, en mars et avril ou à l’automne en septembre et octobre, qui donne des plants plus robustes et une floraison plus précoce. Une fois installé, le coquelicot se ressème seul chaque année.

Récolter les grainesIl faut au moins deux pieds : le coquelicot ne se féconde guère lui-même. De juillet à septembre, couper les capsules quand elles sont brunes, sèches et que leurs petits pores sous la couronne laissent tomber les graines, puis les vider dans un sachet. Une colonie, visitée par les abeilles et les bourdons, en donne des milliers. Au sec et au frais, les graines restent bonnes 3 à 4 ans en sachet, et des dizaines d’années dans le sol.

Les autres méthodes

Bouturage : Ne se bouture pas : c’est une annuelle qui ne se multiplie que par graines.

Division et autres méthodes : Aucune : annuelle à racine pivotante, elle ne forme ni touffe ni rejet.

Maladies & parasites

Maladies courantes : Le mildiou du pavot et l'oïdium apparaissent par temps humide et confiné, avec un feutrage blanc ou des plages décolorées sur le feuillage. Il suffit le plus souvent d'éclaircir les semis trop denses et d'arracher les pieds atteints, aucun traitement n'étant justifié sur une annuelle. La fonte des semis touche les plantules levées en terre trop humide.

Parasites fréquents : Les limaces sont la menace principale et peuvent détruire un semis entier au stade plantule, laissant les jeunes pousses sectionnées. Les pucerons noirs colonisent ensuite les tiges et les boutons penchés, et se délogent d’un jet d’eau, sinon d’un insecticide portant la mention « emploi autorisé dans les jardins ».

Prévention : Semer clair et éclaircir à 20 cm pour assurer la circulation de l'air. Éviter les arrosages sur le feuillage et les excès d'engrais, qui rendent les tiges tendres et attirent les pucerons.

Toxicité

Toxicité humaine : Faiblement toxique : le latex, les feuilles et surtout les capsules vertes contiennent des alcaloïdes légers dont la rhoeadine. Les pétales sont en revanche traditionnellement utilisés en sirop et en tisane, et les graines mûres sont comestibles.

Toxicité animaux : Considéré comme légèrement toxique pour les chiens, les chats et le bétail en cas d'ingestion de grandes quantités de parties vertes ; les cas d'intoxication restent rares.

Symptômes : Ingestion importante : nausées, vomissements, douleurs abdominales et somnolence ; le latex peut provoquer une irritation cutanée ou oculaire passagère.

Précautions : Ne pas confondre avec le pavot somnifère, bien plus toxique, et ne consommer que les pétales ou les graines mûres. Se laver les mains après avoir manipulé des tiges fraîches.

Associations de plantes

Bonnes associations : Il compose naturellement avec les autres messicoles comme le bleuet, la nielle des blés et la camomille, qui partagent son goût des sols remués et ensoleillés. Au jardin d'ornement, il s'accorde aux graminées légères et aux vivaces de sol sec comme les gauras ou les nigelles.

Associations à éviter : Proscrire les plantes de sol frais et riche (hostas, astilbes, hortensias), dont les arrosages fréquents et la fertilisation lui nuisent. Éviter aussi les couvre-sol denses et les paillages permanents, qui empêchent les graines de germer sur la terre nue.

Conseil : Réserver une bande de terre simplement griffée et jamais paillée, où les capsules pourront se ressemer d'une année sur l'autre ; ses fleurs attirent abeilles et syrphes, précieux auxiliaires à proximité du potager.

Calendrier d’entretien, mois par mois

Établi pour : Semis direct en place au jardin, en plein soleil et en sol ordinaire, plutôt pauvre et bien drainé ; plante annuelle qui accomplit tout son cycle en une saison et se ressème ensuite spontanément.

GesteQuandComment
ArrosageUtile De mi-mars à fin mai : tous les 5 à 8 jours ; de juin à juillet : tous les 10 à 14 jours Seule la période de levée réclame une terre régulièrement humide. Une fois les plants installés, ils se contentent des pluies et redoutent bien davantage l'excès d'eau.arroser en pluie très fine tant que les plants sont jeunes, pour ne pas déchausser les graines
Inspection parasitaireUtile De mi-mars à mi-mai : toutes les 1 à 2 semaines ; de mi-mai à fin juillet : toutes les 2 à 3 semaines Les limaces peuvent anéantir un semis en quelques nuits au stade plantule, ce qui justifie une surveillance rapprochée au printemps. Les pucerons noirs colonisent ensuite les tiges florales et se délogent d’un jet d’eau, sinon avec un insecticide portant la mention « emploi autorisé dans les jardins ».surveiller les jeunes pousses au ras du sol, puis les tiges et les boutons penchés
SemisEssentiel De mars à avril Semer impérativement en place, la racine pivotante ne supportant ni le repiquage ni la culture en godet. Un semis de septembre ou d'octobre donne des plants plus robustes et une floraison plus précoce, et il faut dans les deux cas éclaircir à 20 cm dès que les jeunes pousses se touchent.semer à la volée sur une terre griffée, sans recouvrir les graines qui ont besoin de lumière pour germer
Fleurs fanéesOptionnel De début mai à mi-juillet Supprimer les fleurs passées prolonge la floraison de plusieurs semaines en empêchant la plante de monter en graines. Ne pas le faire sur l'ensemble des pieds, sous peine de perdre le ressemis de l'année suivante.pincer la tige sous la capsule naissante, dès la chute des pétales
Fructification, récolteUtile De début juin à mi-août Conserver une partie des fruits assure le retour spontané des coquelicots au même endroit, cette annuelle ne vivant qu'une saison. Les capsules mûres peuvent aussi être récoltées et secouées là où l'on souhaite les voir fleurir.laisser quelques capsules sécher sur pied jusqu'à ce qu'elles bruissent
RabattageUtile De début juillet à mi-septembre Les plants meurent naturellement après la fructification et jaunissent au cœur de l'été, ce qui n'a rien d'anormal. Laisser la terre nue plutôt que la pailler, le coquelicot ne germant que sur un sol ouvert et remué.arracher ou couper au ras du sol les pieds entièrement desséchés

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