Connexion / Inscription →

Orchidée · Orchidacées

Orchidée papillon Phalaenopsis hybrid

Aussi appelé : Orchidée phalène, Moth orchid

L’orchidée papillon désigne les phalaenopsis hybrides, issus d’orchidées épiphytes des forêts tropicales d’Asie du Sud-Est : ce sont les orchidées les plus vendues en France, pour leurs longues hampes de fleurs plates. Sa rosette de feuilles fait 20 à 40 cm d’envergure, et la plante atteint 30 à 60 cm avec sa hampe. Elle demande une lumière vive tamisée, de l’écorce de pin et non du terreau, et un trempage tous les 7 à 10 jours en laissant sécher les racines. Elle convient aux intérieurs qui restent au-dessus de 16 °C la nuit ; le soleil direct et les racines gorgées d’eau la font souffrir.

Type
Orchidée
Famille
Orchidacées
Exposition
Lumière vive, sans soleil direct
Température minimale
16 °C
Floraison
De février à mai
Difficulté
Facile

Fiche générale

Rusticité : aucune, ces orchidées hybrides demandent 18 à 25 °C le jour et pas moins de 16 °C la nuit ; ce sont des plantes d'intérieur strictes.

Dimensions : 30 à 60 centimètres avec la hampe florale, pour une rosette de 20 à 40 centimètres d'envergure.

Floraison : Surtout de la fin de l’hiver au printemps, sur des hampes qui restent fleuries 2 à 3 mois, des fleurs plates blanches, roses, pourpres ou jaunes, unies ou mouchetées, généralement sans parfum, avec souvent une remontée.

Substrat : jamais de terreau, uniquement des écorces de pin calibrées, éventuellement additionnées de sphaigne, pH de 5,5 à 6,5.

Exposition : lumière vive tamisée, jamais de soleil direct.

Arrosage : par trempage tous les 7 à 10 jours, en laissant les racines sécher entre deux fois.

Durée de vie : Vivace épiphyte, 10 à 20 ans. Un rempotage tous les 2 ans dans de l’écorce fraîche est ce qui la fait durer.

Multiplication : Séparation des keikis nés sur la hampe florale, quand leurs racines atteignent 5 cm, au printemps ou en été, à l’intérieur.

Arrosage & entretien

Arrosage : tremper le pot un quart d'heure dans une eau non calcaire à température ambiante, puis l'égoutter entièrement. Des racines vertes sont hydratées, des racines gris argenté demandent de l'eau : c'est leur couleur, et non le calendrier, qui décide.

Fertilisation : engrais orchidées au quart de dose, un arrosage sur trois, toute l'année en levant le pied l'hiver.

Rempotage : tous les 2 à 3 ans, quand les écorces se décomposent, de préférence après la floraison. Couper les racines molles ou creuses, garder les fermes même sèches d'aspect.

Taille : après la floraison, couper la hampe au-dessus du deuxième ou troisième œil visible si elle est encore verte, ce qui provoque souvent une remontée. Une hampe entièrement sèche et brune se coupe à la base.

Exposition & substrat

Exposition : lumière vive filtrée, l'équivalent d'une fenêtre à l'est ou d'un sud derrière un voilage. Un feuillage vert très foncé signale un manque de lumière, un feuillage jaunâtre un excès.

Emplacement : intérieur toute l'année, à l'écart des radiateurs et des courants d'air. Une salle de bains lumineuse offre l'hygrométrie idéale.

Substrat : écorces de pin moyennes en pot transparent, qui laisse la lumière atteindre les racines et permet d'en juger la couleur.

pH : de 5,5 à 6,5.

Drainage : total. Ces racines sont épiphytes, elles vivent accrochées aux arbres et doivent voir l'air entre deux arrosages ; l'eau qui stagne au fond du cache-pot les tue en quelques semaines.

Multiplication

Méthode conseillée

Séparation d’un keiki : attendre que le keiki ait 2 ou 3 feuilles et des racines de 5 cm, puis le couper au sécateur désinfecté avec un morceau de hampe. Le rempoter dans de l’écorce de pin fine juste humide, à l’intérieur, à la lumière vive tamisée et vers 22 °C. Arroser par trempage léger dès que les racines grisent. La séparation d’un keiki, plantule qui naît parfois sur la hampe florale ou au pied, quand ses racines mesurent 5 cm, au printemps ou en été, à l’intérieur. C’est la seule façon pour un amateur de reproduire fidèlement son hybride.

Les autres méthodes

Bouturage : Ne se bouture pas : ces orchidées poussent en une seule rosette, sans tige à tronçonner. Une hampe défleurie coupée ne prend pas racine.

Semis :

SemerUn amateur ne le sème pas : les graines ne germent qu’en laboratoire, sur milieu stérile, et un hybride ne se reproduirait pas fidèlement.

Récolter les grainesUn seul pied suffit : pollinisée à la main, une fleur se féconde avec son propre pollen. Un hybride en appartement ne donne pas de graines sans pollinisation à la main, et sa capsule, longue à mûrir, ne livre qu’une poussière qui ne germe qu’en laboratoire, sur milieu stérile. Les semis obtenus ne ressembleraient d’ailleurs pas à la plante mère. Le keiki reste la seule façon de la reproduire.

Maladies & parasites

Maladies courantes : la pourriture des racines par excès d'eau est de loin la première cause de perte, les racines devenant brunes, molles et creuses. La pourriture du cœur suit une goutte d'eau restée entre les feuilles centrales et fait mourir la plante en quelques jours. Des feuilles molles et fripées ne signifient pas un manque d'eau mais des racines déjà détruites qui ne l'absorbent plus.

Parasites fréquents : cochenilles farineuses et à bouclier sous les feuilles et sur les hampes, à retirer au coton alcoolisé. Les araignées rouges apparaissent en air très sec.

Prévention : arroser le matin et éponger toute eau restée dans le cœur de la rosette. Ne jamais laisser le pot tremper dans le cache-pot après l'arrosage.

Toxicité

Toxicité humaine : aucune toxicité connue, les Phalaenopsis étant considérées comme des plantes d'intérieur sûres.

Toxicité animaux : non toxiques pour le chien et le chat, ces orchidées figurant parmi les plantes explicitement classées sans danger.

Symptômes : aucun n'est attendu ; l'ingestion d'un morceau de feuille ou de fleur ne provoque au plus qu'un désordre digestif léger.

Précautions : aucune sur le plan toxicologique. Attention en revanche aux tuteurs et pinces, qui peuvent blesser un animal qui joue avec la hampe.

Associations de plantes

Bonnes associations : les Hoya partagent leur substrat épiphyte, leur lumière tamisée et leur rythme d'arrosage. Les fougères d'intérieur profitent de la même hygrométrie sans partager le pot. Les Rhipsalis complètent bien une composition d'épiphytes.

Associations à éviter : toute plante en terreau classique, dont le substrat retiendrait l'eau autour des racines de l'orchidée. Les succulentes de plein soleil. Ne jamais partager le pot avec quoi que ce soit.

Conseil : grouper plusieurs orchidées sur un plateau de billes d'argile humides plutôt que de les disperser dans la maison. L'humidité qu'elles créent ensemble améliore la floraison de chacune, sans qu'aucun pot ne trempe.

Calendrier d’entretien, mois par mois

Établi pour : Culture en pot transparent dans une écorce de pin, en intérieur chauffé, derrière une fenêtre très lumineuse mais sans soleil direct aux heures chaudes.

GesteQuandComment
ArrosageEssentiel D’avril à septembre : tous les 6 à 9 jours ; d’octobre à mars : tous les 10 à 15 jours Attendre que les racines aient viré du vert au gris argenté avant de tremper le pot une vingtaine de minutes. Égoutter longuement, puis éponger le creux des feuilles, où l’eau oubliée fait pourrir le cœur en quelques jours.par trempage du pot dans une eau non calcaire à température ambiante
Engrais liquideUtile De début mars à mi-octobre : toutes les 2 à 3 semaines ; de mi-octobre à fin février : toutes les 6 à 8 semaines Nourrir un arrosage sur trois environ, et tremper une fois par mois à l’eau claire seule. Les sels accumulés dans l’écorce brûlent la pointe verte des racines.engrais spécial orchidées dilué au quart, sur un substrat déjà humide
Inspection parasitaireUtile D’avril à septembre : toutes les 2 à 3 semaines ; d’octobre à mars : toutes les 4 à 6 semaines Regarder le dessous des feuilles et le pourtour du collet, où les amas cotonneux passent longtemps inaperçus. Les retirer un à un avec un coton imbibé d’alcool à 70 °C.cochenilles farineuses au revers des feuilles et à l’aisselle des hampes
Dépoussiérage du feuillageOptionnel De janvier à décembre : toutes les 4 à 6 semaines Une feuille propre capte nettement plus de lumière dans un intérieur déjà peu éclairé. Soutenir la feuille par-dessous pendant l’essuyage pour ne pas casser son attache.chiffon doux et humide, sans produit lustrant
Vidage de la soucoupeEssentiel De janvier à décembreDès que : dès qu’il reste de l’eau dans le cache-pot ou la soucoupe après un arrosage Des racines qui baignent noircissent et se vident de leur chair en une semaine.aucune eau au contact des racines, même en hiver
Taille après floraisonUtile De mars à juinDès que : quand la dernière fleur de la hampe est tombée Une hampe restée verte repart souvent en ramification et refleurit en 2 à 3 mois. Si elle jaunit ou se dessèche, la couper à sa base sans hésiter.coupe à 1 cm au-dessus du deuxième ou troisième œil de la hampe
RempotageEssentiel De début avril à mi-juin, tous les 2 ans Rempoter quand l’écorce se tasse et reste humide plusieurs jours, en dehors de la floraison. Ne couper que les racines creuses ou brunes, au sécateur désinfecté, et laisser dépasser les racines aériennes saines.écorce de pin de calibre moyen, dans un pot transparent à peine plus grand
Ombrage estivalUtile De début mai à mi-septembre Le soleil direct derrière une vitre marque les feuilles de plages décolorées qui évoluent en nécrose. Une teinte rouge violacé annonce déjà un excès de lumière.voilage léger devant une fenêtre exposée au sud ou à l’ouest
Déplacement saisonnierEssentiel De mi-septembre à mi-novembre 3 à 4 semaines de nuits fraîches déclenchent la sortie de la nouvelle hampe. Une pièce chauffée uniformément donne de belles feuilles et aucune fleur.nuits entre 33 °C, avec au moins 5 °C d’écart avec la journée
Éclairage d'appointOptionnel De novembre à février La lumière naturelle du nord de la France suffit rarement à mener à terme une hampe en hiver. Un appoint évite le dessèchement des boutons avant leur ouverture.lampe horticole à une trentaine de centimètres, 10 à 12 heures par jour

Autres Phalaenopsis