Connexion / Inscription →

Plante d’intérieur · Urticacées

Plante aluminium Pilea cadierei

Aussi appelé : Piléa aluminium, Piléa de Cadière, Aluminium plant

La plante aluminium est un petit piléa du Vietnam, cultivé pour ses feuilles ovales marquées de quatre bandes argentées en relief, à ne pas confondre avec le piléa aux feuilles rondes. Elle forme une touffe de 30 à 40 cm de haut, qui se dégarnit du bas au bout de 2 ou 3 ans ; on la renouvelle alors par bouturage. Elle demande une lumière vive mais tamisée, une chaleur de 18 à 24 °C et un arrosage dès que les 2 premiers centimètres du substrat sont secs. Le plein soleil décolore ses bandes argentées, et le froid sous 15 °C la fait souffrir.

Plante aluminium (Pilea cadierei)
Photo : MaxB, Public domain, via Wikimedia Commons
Type
Plante d’intérieur
Famille
Urticacées
Exposition
Lumière vive, sans soleil direct
Température minimale
15 °C
Floraison
Pas de floraison notable en culture
Difficulté
Facile

Fiche générale

Rusticité : Zone USDA 11 à 12, aucune résistance au gel : c’est une plante d’intérieur sous nos climats. Son minimum absolu est de 15 °C, et elle vit le mieux entre 18 et 24 °C.

Dimensions : 30 à 40 cm de hauteur pour 25 à 35 cm d’étalement, avec des tiges qui se couchent en vieillissant. C’est le pilea à grandes feuilles ovales marquées de quatre bandes argentées en relief, et non le pilea aux feuilles rondes des monnaies chinoises.

Floraison : Sans intérêt décoratif : plante verte cultivée pour ses feuilles marquées d’argent, elle ne donne en appartement que de rares petits bouquets blanchâtres, discrets et sans parfum, cachés dans le feuillage.

Substrat : Terreau pour plantes vertes allégé d’un tiers de perlite ou de sable, léger et drainant. pH de 6 à 6,5, légèrement acide.

Exposition : Lumière vive et tamisée, jamais de soleil direct : une heure de plein soleil d’été suffit à décolorer les bandes argentées et à brûler le limbe.

Arrosage : Tous les 5 à 7 jours d’avril à septembre, tous les 10 à 14 jours d’octobre à mars, quand les deux premiers centimètres sont secs.

Durée de vie : Vivace, mais elle se dégarnit du bas au bout de 2 ou 3 ans : on la renouvelle par bouturage plutôt que de chercher à conserver le pied d’origine.

Multiplication : Bouturage de tiges d’avril à juin, à l’intérieur, en terreau léger ou dans l’eau, trois ou quatre par pot.

Arrosage & entretien

Arrosage : Tous les 5 à 7 jours d’avril à septembre et tous les 10 à 14 jours d’octobre à mars, à l’eau non calcaire et à la température de la pièce. Arroser abondamment jusqu’à écoulement puis vider la soucoupe, en se fiant au substrat plutôt qu’au calendrier : les tiges qui se couchent d’un bloc sont un signal de soif fiable.

Fertilisation : Engrais liquide pour plantes vertes à demi-dose, toutes les 2 à 3 semaines d’avril à début septembre, sur substrat déjà humide. Aucun apport d’octobre à mars, faute de quoi les sels s’accumulent dans un substrat peu arrosé.

Rempotage : Un printemps sur deux, en mars ou avril, dans un pot large et peu profond à peine plus grand. Les racines sont fines et superficielles : un pot trop grand garde une masse de terre humide inexplorée où la pourriture démarre.

Taille : Pincer l’extrémité des tiges toutes les 4 à 6 semaines de mars à août, au-dessus d’une paire de feuilles. C’est le seul geste qui empêche la potée de monter et de se dégarnir, et les têtes prélevées se bouturent directement.

Exposition & substrat

Exposition : Lumière vive et diffuse, 4 à 6 heures de clarté franche par jour, sans un rayon direct d’avril à septembre. En lumière faible les tiges s’étirent et les bandes argentées verdissent, ce qui rend le diagnostic facile.

Emplacement : Intérieur toute l’année, fenêtre à l’est ou fenêtre au sud derrière un voilage, loin d’un radiateur et des courants d’air froid. Une salle de bains éclairée lui convient particulièrement, l’humidité de l’air étant son besoin le moins bien satisfait en appartement.

Substrat : Deux tiers de terreau pour plantes vertes, un tiers de perlite ou de sable grossier, éventuellement une poignée de fibre de coco. Il lui faut un mélange qui se ressuie vite tout en gardant un peu de fraîcheur.

pH : De 6 à 6,5, légèrement acide. Une eau très calcaire fait monter le pH et laisse des traces blanches sur le limbe gaufré.

Drainage : Indispensable, les racines fines pourrissant en quelques jours dans l’eau stagnante. Pot percé, arrosage jusqu’à écoulement, soucoupe vidée systématiquement, hiver compris.

Multiplication

Méthode conseillée

Bouturage : d’avril à juin, couper des extrémités de tiges herbacées de 8 à 10 cm, ôter la paire de feuilles du bas et les piquer dans un mélange de terreau et de perlite, ou les mettre dans un verre d’eau. À l’intérieur, vers 20 à 22 °C et sous une lumière vive sans soleil, elles s’enracinent en 2 à 3 semaines ; en planter trois ou quatre par pot pour une potée fournie. Le bouturage réussit presque toujours ; c’est aussi le moyen de renouveler tous les 2 ou 3 ans une potée dégarnie du bas.

Les autres méthodes

Semis :

SemerUn amateur ne la sème pas : elle ne forme presque jamais de graines en appartement et on n’en trouve pas dans le commerce.

Récolter les grainesPas de graines en culture : en appartement, ses rares fleurs ne donnent presque jamais de fruits, et le commerce n’en propose pas. Le bouturage, très facile, la remplace sans regret.

Division et autres méthodes : Une vieille potée de plusieurs pieds se sépare au rempotage, au printemps, à l’intérieur : dépoter, démêler les mottes à la main et rempoter chaque pied. Les tiges couchées qui ont raciné au contact du terreau se détachent aussi avec leurs racines.

Maladies & parasites

Maladies courantes : La pourriture du collet et des racines, causée par un arrosage d’hiver maintenu au rythme de l’été, noircit la base des tiges qui s’affaissent d’un coup : bouturer les têtes saines sans attendre est alors le seul recours. Les taches foliaires brunes cernées de jaune suivent une eau restée dans les boursouflures du limbe, et disparaissent en brumisant le matin plutôt que le soir. Les pointes et bords bruns et secs ne sont pas une maladie mais la marque d’un air trop sec ou d’une eau trop calcaire.

Parasites fréquents : L’araignée rouge est le fléau de l’espèce pendant la saison de chauffe : fines piqûres décolorées et toile ténue entre les tiges, faciles à manquer sur un feuillage déjà argenté. Les cochenilles farineuses forment des amas blancs cotonneux à l’aisselle des feuilles, à retirer au coton imbibé d’alcool à 70 degrés. Les pucerons se logent sur les jeunes pousses tendres au printemps, souvent après un apport d’engrais trop généreux.

Prévention : Inspecter le revers des feuilles toutes les semaines ou deux pendant la chauffe, toutes les 2 à 3 semaines le reste de l’année. Maintenir l’humidité de l’air en hiver par un plateau de billes d’argile humides, l’air sec étant exactement ce que l’araignée rouge recherche. Isoler 15 jours toute plante nouvellement rapportée, et doucher le feuillage à l’eau tiède au printemps.

Toxicité

Toxicité humaine : Sans danger connu. Elle ne contient ni oxalate de calcium ni latex irritant, contrairement à la plupart des plantes d’intérieur à feuillage décoratif, et se manipule sans précaution.

Toxicité animaux : L’ASPCA la classe non toxique pour le chien, le chat et le cheval, sous le nom d’aluminum plant. C’est l’une des rares plantes d’intérieur que l’on peut poser à hauteur de chat sans arrière-pensée.

Symptômes : Aucun symptôme attendu, ni après ingestion ni au contact de la sève. Un animal qui en mâcherait une grande quantité pourrait vomir, comme avec n’importe quel végétal avalé en excès, sans qu’il s’agisse d’une intoxication.

Précautions : Aucune précaution sanitaire particulière. La seule vraie raison de la mettre en hauteur est la plante elle-même, ses tiges cassantes ne supportant pas les allées et venues d’un chat.

Associations de plantes

Bonnes associations : Le calathea et le maranta demandent la même lumière tamisée, la même chaleur et la même humidité de l’air, et leurs feuillages graphiques se répondent sans se ressembler. Les fougères d’intérieur, nephrolepis ou asplenium, entretiennent autour d’elles l’humidité ambiante dont toutes profitent en hiver. Le peperomia partage presque trait pour trait ses besoins, avec des tiges charnues qui tolèrent le même rythme d’arrosage.

Associations à éviter : Cactées et plantes grasses veulent le soleil direct et un substrat sec entre deux arrosages : le régime de l’une noie l’autre. Le ficus et le yucca réclament bien plus de lumière et se contentent d’un air sec, si bien qu’aucun emplacement ne convient aux deux. Les plantes à grand feuillage plantées dans le même pot l’étouffent, son système racinaire superficiel perdant toujours la course.

Conseil : Bouturer trois ou quatre têtes dans un même pot large et peu profond donne un coussin plein bien plus vite que la croissance d’un pied unique. Regrouper la potée avec d’autres plantes tropicales sur un plateau de billes d’argile humides fait monter l’humidité locale de dix à quinze points. Lui laisser de l’espace sur les côtés, les tiges cassant net au moindre frottement contre un feuillage voisin.

Calendrier d’entretien, mois par mois

Établi pour : Potée d’intérieur en pot de 14 à 16 cm percé au fond, dans un terreau léger allégé de perlite, tenue toute l’année entre 18 et 24 °C derrière une fenêtre à l’est ou une fenêtre au sud voilée.

GesteQuandComment
ArrosageEssentiel D’avril à septembre : tous les 5 à 7 jours ; d’octobre à mars : tous les 10 à 14 jours Arroser abondamment jusqu’à écoulement, puis laisser ressuyer, plutôt que d’humecter un peu tous les jours. Les tiges charnues se couchent d’un bloc quand la plante a soif et se redressent en quelques heures, mais un excès d’eau en hiver fait noircir la base sans prévenir.les deux premiers centimètres secs avant de réarroser, eau à la température de la pièce
BrumisationUtile De mi-octobre à mi-avril : tous les 2 à 3 jours Brumiser pendant la saison de chauffe, quand l’air des pièces descend sous 40 pour cent d’humidité et brunit le bord des feuilles. Un plateau de billes d’argile humides sous le pot fait le même travail sans marquer le feuillage argenté.eau non calcaire, le matin : les boursouflures du limbe retiennent les gouttes et se tachent de blanc
Engrais liquideUtile De début avril à mi-septembre : toutes les 2 à 3 semaines Nourrir légèrement pendant la période de croissance, toutes les 2 à 3 semaines. À pleine dose, les entre-nœuds s’allongent et la panachure argentée se réduit à une bande étroite le long des nervures.engrais plantes vertes à demi-dose, sur substrat déjà humide
PincementEssentiel De mars à août : toutes les 4 à 6 semaines Pincer l’extrémité des tiges toutes les 4 à 6 semaines pendant la croissance, faute de quoi la potée monte, se couche et se dégarnit du bas en une seule saison. C’est le geste qui décide entre un coussin dense et trois tiges nues.au-dessus d’une paire de feuilles, sur toutes les tiges à la fois
Dépoussiérage du feuillageUtile De janvier à décembre : chaque mois Ôter la poussière chaque mois : les boursouflures du limbe la retiennent bien plus qu’une feuille lisse, et c’est elle qui ternit l’effet argenté. Un passage sous la douche tiède au printemps vaut tous les chiffons, le limbe gaufré supportant mal le frottement.une fois par mois, au pinceau doux ou sous une pluie tiède, sans produit lustrant
Inspection parasitaireEssentiel De mi-octobre à mi-avril : toutes les 1 à 2 semaines ; de mi-avril à mi-octobre : toutes les 2 à 3 semaines Regarder le revers des feuilles et le creux des tiges, surtout d’octobre à avril quand l’air sec du chauffage favorise l’araignée rouge. Sur un feuillage déjà marqué de blanc, les fines piqûres décolorées passent facilement inaperçues jusqu’à ce que la toile apparaisse.araignées rouges pendant la chauffe, cochenilles farineuses à l’aisselle des feuilles
Vidage de la soucoupeEssentiel De janvier à décembreDès que : de l’eau reste dans la soucoupe un quart d’heure après l’arrosage Vider la soucoupe en toute saison, l’hiver compris, où l’eau y stagne froide pendant des jours. Le pilea pardonne un arrosage oublié, jamais un fond d’eau permanent.racines fines et superficielles, les premières à pourrir
RempotageUtile De mars à avril, tous les 2 ans Rempoter un printemps sur deux, le système racinaire restant modeste et superficiel. Un pot trop grand garde un volume de terre humide que les racines n’explorent pas, et c’est là que la pourriture s’installe.pot large et peu profond, à peine plus grand, deux tiers de terreau pour un tiers de perlite
BouturageUtile D’avril à juin, tous les 2 ans Renouveler la potée par bouturage tous les 2 ou 3 ans, plutôt que d’essayer de rajeunir un pied qui s’est dégarni du bas. Trois ou quatre boutures replantées ensemble dans le même pot redonnent un coussin plein en une saison.têtes de 8 cm, dans l’eau ou directement en terreau, racines en 10 à 15 jours
Arrêt de l'engraisUtile D’octobre à mars Suspendre complètement l’engrais d’octobre à mars, la croissance s’arrêtant faute de lumière. Les sels non consommés s’accumulent alors dans un substrat peu arrosé et brûlent les racines fines.aucun apport tant que la plante ne fait pas de feuilles neuves

Autres Pilea