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Plante d’intérieur · Urticacées

Plante à monnaie chinoise Pilea peperomioides

Aussi appelé : Pilea, Plante à crêpes, Plante du missionnaire, Plante pièce de monnaie, Chinese money plant

La plante à monnaie chinoise est une petite vivace des montagnes du sud-ouest de la Chine, cultivée pour ses feuilles rondes et plates portées au bout de longs pétioles. En appartement, elle forme une boule d’environ 30 cm de haut, souvent un peu plus large. Elle veut beaucoup de lumière sans soleil brûlant et un terreau qui sèche en surface entre deux arrosages. Facile à vivre et généreuse en rejets qu’on partage volontiers, elle craint pourtant le froid, qui lui fait vite perdre ses feuilles.

Plante à monnaie chinoise (Pilea peperomioides)
Photo : 29bgang, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons
Type
Plante d’intérieur
Famille
Urticacées
Exposition
Lumière vive, sans soleil direct
Température minimale
10 °C
Floraison
Pas de floraison notable en culture
Difficulté
Facile

Fiche générale

Rusticité : Zones USDA 10 à 12, la plante ne supporte aucun gel et souffre en dessous de 10 °C. Un passage bref vers 5 °C provoque déjà la chute des feuilles.

Dimensions : Environ 30 cm de hauteur pour 30 à 40 cm d’étalement à maturité, parfois 45 cm dans un pot généreux.

Floraison : Rare en appartement et sans intérêt décoratif : minuscules fleurs blanc rosé sur de fines tiges rougeâtres au printemps ; la plante se cultive pour ses feuilles rondes.

Substrat : Terreau pour plantes vertes allégé d’un tiers de perlite ou de sable grossier, pH légèrement acide à neutre, entre 6 et 7.

Exposition : Lumière vive mais tamisée toute la journée, sans soleil direct aux heures chaudes qui brûle et décolore le feuillage.

Arrosage : Environ tous les 7 à 10 jours d’avril à septembre, tous les 15 jours en hiver, en attendant que les deux premiers centimètres du substrat soient secs.

Durée de vie : Vivace d’intérieur, 5 à 10 ans. Les rejets qui sortent du terreau la renouvellent sans fin.

Multiplication : Prélèvement des rejets du pied de mars à juin, à l’intérieur, empotés en terreau léger ou enracinés dans l’eau.

Arrosage & entretien

Arrosage : D’avril à septembre, arroser dès que les deux premiers centimètres sont secs, en versant l’eau jusqu’à ce qu’elle s’écoule par les trous de drainage, puis en vidant la soucoupe. En hiver, espacer à une fois tous les 15 jours environ, avec une eau à température ambiante et peu calcaire.

Fertilisation : Apporter un engrais liquide pour plantes vertes dilué de moitié, toutes les 2 à 4 semaines d’avril à septembre. Suspendre tout apport d’octobre à mars, quand la croissance s’arrête.

Rempotage : Rempoter au printemps tous les 1 à 2 ans, dans un pot de 2 à 3 cm de diamètre supplémentaire, obligatoirement percé. Dépoter délicatement, démêler les racines et replacer la plante au même niveau qu’auparavant.

Taille : Aucune taille n’est nécessaire, il suffit de retirer les feuilles jaunes ou abîmées en coupant le pétiole à sa base. Pour redensifier une plante dégarnie, étêter la tige principale au printemps et prélever les rejets qui apparaissent au pied.

Exposition & substrat

Exposition : Lumière vive et indirecte toute la journée, avec au plus 2 à 3 heures de soleil doux du matin ou de fin de journée. Le soleil direct d’été brûle les feuilles, tandis qu’une lumière trop faible allonge les pétioles et fait pencher la plante.

Emplacement : Culture en intérieur toute l’année en France métropolitaine, idéalement devant une fenêtre à l’est ou à 1 m d’une baie exposée au sud. Une sortie à l’ombre légère est possible de juin à septembre, à condition de rentrer la plante avant les nuits fraîches.

Substrat : Mélange léger de deux tiers de terreau pour plantes d’intérieur et d’un tiers de perlite, avec un peu de fibre de coco ou de compost tamisé. Éviter les terreaux lourds qui se compactent et retiennent l’eau.

pH : Fourchette optimale de 6 à 7, soit un substrat légèrement acide à neutre. Une eau ou un sol trop calcaires provoquent un jaunissement entre les nervures.

Drainage : Le pot doit être percé et le substrat ne jamais rester détrempé, l’eau stagnant dans la soucoupe faisant pourrir les racines en quelques jours. Les premiers signes d’excès sont des feuilles molles et jaunes accompagnées d’une base de tige brunie.

Multiplication

Méthode conseillée

Séparation des rejets : de mi-mars à fin juin, quand un rejet du pied atteint 5 cm, dégager le terreau et le séparer de la plante mère au couteau propre en gardant ses racines, puis l’empoter dans un terreau léger ou le poser dans un verre d’eau. Arroser modérément et tenir à la lumière vive tamisée jusqu’à la reprise, en 2 à 3 semaines. Le prélèvement des rejets : ils reprennent presque tous.

Les autres méthodes

Bouturage : Les rejets nés sur la tige se coupent quand ils ont 3 ou 4 feuilles et s’enracinent en 2 à 3 semaines dans un verre d’eau ou dans un mélange de terreau et de perlite, à l’intérieur, à la lumière sans soleil direct. Une feuille seule, coupée avec son pétiole, s’enracine parfois mais ne forme que rarement une nouvelle plante.

Semis :

SemerUn amateur ne la sème pas : elle ne forme pratiquement pas de graines en appartement.

Récolter les grainesPas de graines en culture : ses rares fleurs d’appartement ne nouent presque jamais de graines, et celles qu’on trouve parfois en vente sous ce nom se révèlent souvent fausses ou mortes. Les rejets, produits en abondance, suffisent largement à la multiplier.

Maladies & parasites

Maladies courantes : La pourriture racinaire, liée aux arrosages excessifs, se traduit par des feuilles molles et jaunes et une base de tige brune et amollie. Dépoter aussitôt, couper les racines noires et rempoter dans un substrat neuf à peine humide. Des taches brunes cerclées de jaune trahissent une maladie foliaire favorisée par un feuillage mouillé, à corriger en supprimant les feuilles atteintes et en aérant la pièce.

Parasites fréquents : Les cochenilles farineuses forment de petits amas blancs cotonneux à l’aisselle des pétioles, à tamponner à l’alcool à 70 degrés puis à traiter à l’huile de colza. Les araignées rouges apparaissent par air sec sous forme de fines toiles et d’un piquetage pâle sur les feuilles, et reculent après des douches tièdes répétées. Les moucherons noirs du terreau signalent un substrat maintenu trop humide et disparaissent en laissant sécher la surface entre deux arrosages.

Prévention : Laisser sécher les deux premiers centimètres du substrat avant chaque arrosage, vider systématiquement la soucoupe et garantir un bon drainage. Inspecter le revers des feuilles une fois par mois, surtout à la reprise printanière, et isoler toute nouvelle plante pendant 2 à 3 semaines. Aérer sans courant d’air froid et dépoussiérer les feuilles régulièrement avec un chiffon humide.

Toxicité

Toxicité humaine : Espèce considérée comme non toxique, aucune partie ne contient de principe actif dangereux connu. L’ingestion d’une grande quantité de feuilles peut tout au plus provoquer un inconfort digestif passager.

Toxicité animaux : Non toxique pour le chien et le chat d’après les listes de référence, et sans danger connu pour les rongeurs et les oiseaux domestiques. Elle figure parmi les plantes d’intérieur les plus sûres à ce titre.

Symptômes : En cas d’ingestion importante, on peut observer des vomissements ou des selles molles, bénins et de courte durée. Le contact avec la sève n’entraîne pas de réaction cutanée notable, hormis de rares irritations chez les personnes sensibles.

Précautions : Se laver les mains après manipulation et dissuader l’animal de mordiller le feuillage, surtout pour préserver l’aspect de la plante. Consulter un médecin ou un vétérinaire si des troubles digestifs persistent au-delà de quelques heures.

Associations de plantes

Bonnes associations : Le Peperomia et le Chlorophytum demandent la même lumière tamisée et le même arrosage modéré, ce qui permet de les entretenir d’un seul geste. Le Philodendron scandens ou le Scindapsus, placés en arrière-plan, apportent de la hauteur sans masquer la lumière du Pilea. Une fougère du type Nephrolepis, posée à proximité, relève l’hygrométrie ambiante, appréciable en hiver dans une pièce chauffée.

Associations à éviter : Les cactées et les succulentes désertiques réclament un plein soleil et un substrat très sec, incompatibles avec un arrosage régulier. Les Calathea et les Maranta exigent au contraire une humidité constante qui conduirait à trop arroser le Pilea. Les grandes lianes vigoureuses comme le Monstera finissent par ombrer complètement la plante, qui s’étiole et se couche.

Conseil : Regrouper trois ou quatre plantes aux besoins identiques sur un même plateau de billes d’argile humides crée un microclimat plus stable et régulier. Tourner les pots d’un quart de tour chaque semaine pour que le Pilea garde un port droit et symétrique.

Calendrier d’entretien, mois par mois

Établi pour : Culture en pot à l'intérieur toute l'année, dans une lumière vive mais sans soleil direct, entre 15 et 25 degrés et à l'abri des courants d'air froid.

GesteQuandComment
ArrosageEssentiel D’avril à septembre : tous les 7 à 10 jours ; d’octobre à mars : tous les 12 à 16 jours Arroser quand le premier tiers du substrat est sec, puis laisser bien égoutter. Des feuilles qui s'affaissent en gardant leur couleur signalent la soif, tandis que des feuilles jaunes et molles qui tombent traduisent un excès d'eau.eau non calcaire à température ambiante, versée sur le substrat
Vidage de la soucoupeEssentiel De janvier à décembre : chaque jour Ne jamais laisser d'eau stagner sous le pot, la pourriture des racines étant la cause la plus fréquente de dépérissement chez cette plante.dans la demi-heure suivant l'arrosage
Rotation du potEssentiel De janvier à décembre : toutes les 1 à 2 semaines Les feuilles rondes se tournent fortement vers la lumière et la plante penche vite d'un seul côté. Cette rotation régulière est ce qui maintient une silhouette équilibrée.un quart de tour à chaque fois, toujours dans le même sens
Engrais liquideUtile De début avril à mi-septembre : toutes les 3 à 4 semaines Fertiliser seulement pendant la période de croissance, puis suspendre tout apport de l'automne à la fin de l'hiver. Un excès d'engrais brûle le bord des feuilles.engrais pour plantes vertes dilué de moitié, sur substrat déjà humide
Dépoussiérage du feuillageUtile De janvier à décembre : toutes les 3 à 4 semaines Les larges feuilles rondes captent beaucoup de poussière, ce qui ternit leur brillance et réduit la photosynthèse. Les pétioles sont cassants et demandent une main délicate.chiffon doux humide, en soutenant chaque feuille de l'autre main
Inspection parasitaireUtile De janvier à décembre : toutes les 2 à 3 semaines Les cochenilles farineuses se logent à la base des pétioles et les araignées rouges apparaissent dès que l'air devient très sec. Des moucherons volant autour du pot signalent surtout un substrat maintenu trop humide.examiner le revers des feuilles, l'attache des pétioles et la surface du terreau
RempotageUtile De mi-mars à mi-mai, tous les 2 ans Rempoter au printemps quand les racines occupent tout le volume ou que les rejets encombrent la surface. Un pot trop large retient l'eau et favorise la pourriture.terreau léger allégé de perlite, dans un pot percé à peine plus grand
Division de touffeUtile De mi-mars à fin juin La plante produit spontanément de nombreux drageons au pied, qu'il vaut mieux prélever pour éviter que le pot ne s'encombre. Ils reprennent presque toujours, en terre légère ou dans un verre d'eau.détacher les rejets de 5 cm au moins, avec un peu de racines, au couteau propre
Taille de structureOptionnel D’avril à juin Étêter un sujet devenu haut et dénudé à la base le fait repartir en plusieurs pousses. La tête coupée s'enracine facilement et donne une nouvelle plante.sectionner la tige principale au-dessus d'un nœud, en conservant la base
Éclairage d'appointOptionnel De novembre à février La faible lumière hivernale allonge démesurément les pétioles et espace les feuilles. Rapprocher simplement la plante de la fenêtre la plus claire produit déjà un net effet.lampe horticole à 40 cm, 8 à 10 heures par jour

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