Arbuste · Rosacées
Rosier Rosa
Aussi appelé : Rose, Églantier
Le rosier désigne ici le genre Rosa dans son ensemble, quelque 150 espèces d’arbustes épineux de l’hémisphère nord et des milliers de variétés horticoles. Selon le type, il mesure de 60 cm à 1,50 m pour un buisson ou un arbustif moderne, bien plus pour un grimpant ou un rosier ancien. Il demande surtout du soleil et un sol drainant, ordinaire à riche, puis des arrosages modérés une fois installé. Comme sa floraison, sa vigueur et sa rusticité dépendent de la variété, c’est elle qu’il faut identifier avant de le tailler.
- Type
- Arbuste
- Famille
- Rosacées
- Exposition
- Plein soleil
- Température minimale
- -15 °C
- Floraison
- De mai à octobre
- Difficulté
- Moyenne
Fiche générale
Rusticité : Zone USDA 6 à 7 : les producteurs annoncent -15 °C, d’autres sources jusqu’à -25 °C. Le feuillage est semi-persistant et se maintient tard en saison.
Dimensions : De 60 cm à 1,50 m de haut et autant de large pour un rosier buisson ou arbustif moderne, bien davantage pour un grimpant ou un ancien : la taille dépend entièrement du type et de la variété.
Floraison : De juin aux gelées pour les rosiers remontants, en une seule vague de mai à juin pour beaucoup d’anciens et de grimpants, dans une gamme de couleurs et de parfums qui dépend entièrement de la variété.
Substrat : Ordinaire à riche, drainant, tous pH acceptés, ce qui le distingue des rosiers exigeant un sol légèrement acide.
Exposition : Soleil de préférence, la mi-ombre restant acceptable, pour une floraison qui court de juin aux gelées.
Arrosage : Modéré une fois installé, il supporte le sec bien mieux qu’un rosier buisson.
Durée de vie : Arbuste vivace, 30 à 50 ans selon le type. Les rosiers anciens dépassent souvent le siècle, les modernes remontants s’épuisent plus vite.
Multiplication : Bouturage de rameaux défleuris en septembre et octobre, à l’ombre, ou greffe en écusson en été sur églantier.
Arrosage & entretien
Arrosage : Arrosez copieusement et au pied la première année, puis seulement en sécheresse prolongée. Un arrosage copieux et espacé, au pied et le matin, l’invite à s’enraciner en profondeur et évite de mouiller le feuillage.
Fertilisation : Un engrais rosiers ou du compost au départ de la végétation, en mars-avril, porte la première floraison. Un second apport en juin soutient la remontée, et toute fertilisation s’arrête fin août.
Rempotage : En bac, tous les 2 ou 3 ans en hiver, dans un contenant large plutôt que profond, son enracinement étant étalé.
Taille : Une taille par an, en fin d’hiver quand les bourgeons gonflent : gardez trois à cinq branches charpentières rabattues à trois ou quatre yeux, en coupant en biais au-dessus d’un œil tourné vers l’extérieur, après avoir supprimé le bois mort et les branches qui se croisent. Supprimez ensuite les fleurs fanées pour entretenir la remontée, qui court de mai-juin aux gelées.
Exposition & substrat
Exposition : 4 à 6 heures de lumière, le plein soleil donnant la floraison la plus dense. Il accepte la mi-ombre, ce qui est rare chez les rosiers.
Emplacement : Extérieur toute l’année, en talus, bordure, massif bas, haie basse ou grande potée. Toutes les orientations sauf l’ombre dense.
Substrat : Terre de jardin ordinaire à riche, drainante, sans préparation particulière.
pH : Tous types, calcaire compris, contrairement à la plupart des rosiers de jardin. Il tolère aussi le climat maritime et la pollution atmosphérique, ce qui le rend utilisable en bord de route.
Drainage : Nécessaire, sans l’exigence de fraîcheur profonde d’un rosier buisson. Évitez seulement les sols détrempés tout l’hiver.
Multiplication
Bouturage : prélever un rameau de l’année défleuri, couper des tronçons de 20 cm sous un œil, garder 2 feuilles au sommet et les enterrer aux deux tiers dans un mélange de terre et de sable, dehors à l’ombre, sous une bouteille coupée. L’enracinement se fait pendant l’hiver et la bouture se transplante l’automne suivant ; l’hormone de bouturage est facultative pour les variétés difficiles. La bouture d’un rameau défleuri en septembre ou octobre, dehors dans une terre sableuse à l’ombre ; la réussite varie selon les variétés, de faible à très bonne. Les cultivars en base se multiplient ainsi, par greffe ou par marcottage, jamais par semis. Porter des gants contre les aiguillons.
Les autres méthodes
Semis :
SemerGarder les graines extraites des cynorrhodons 2 à 3 mois au froid dans du sable humide, puis les semer en mars, dehors ou sous abri, couvertes de 5 mm de terreau ; la levée est lente et irrégulière. Les graines ne reproduisent pas les variétés et donnent des rosiers nouveaux, rarement intéressants.
Récolter les grainesUn seul pied suffit : ses fleurs peu doubles forment des cynorrhodons, avec l’aide des insectes. Les cynorrhodons se cueillent d’octobre à novembre, bien colorés mais encore fermes ; il faut cesser de couper les fleurs fanées en fin de saison, sinon il ne s’en forme pas, et les variétés très doubles n’en donnent guère. Les insectes croisent les rosiers entre eux, ce qui donne ces semis toujours nouveaux : pour une variété précise, on passe par la bouture ou la greffe.
Division et autres méthodes : Greffe en écusson en juillet ou août sur églantier : insérer un œil de la variété sous l’écorce incisée en T au collet, ligaturer, puis couper le porte-greffe au-dessus en février. Les rosiers grimpants et sarmenteux se marcottent simplement en enterrant une longue tige à 10 cm au printemps, sevrée l’année suivante.
Maladies & parasites
Maladies courantes : Le marsonia (taches noires cerclées de jaune), l’oïdium (feutrage blanc) et la rouille (pustules orangées au revers) sont les trois maladies du rosier. Leur fréquence dépend beaucoup de la variété, les obtentions récentes résistant nettement mieux. Si des taches noires apparaissent malgré tout lors d’un été très humide, ramassez les feuilles tombées et n’arrosez jamais le feuillage.
Parasites fréquents : Les pucerons colonisent les jeunes pousses au printemps et cèdent au jet d’eau. Les araignées rouges peuvent apparaître en été sec contre un mur chaud. La tordeuse enroule occasionnellement quelques feuilles, à retirer à la main.
Prévention : Un espacement de 40 à 50 cm entre les pieds et un arrosage au pied suffisent. Une inspection hebdomadaire de la belle saison et le ramassage des feuilles tachées valent mieux que tout traitement préventif.
Toxicité
Toxicité humaine : Non toxique. Les pétales sont comestibles et les cynorrhodons riches en vitamine C.
Toxicité animaux : Sans danger pour les chiens et les chats, le genre Rosa figurant parmi les plantes non toxiques de référence.
Symptômes : Aucun par ingestion. Le seul risque est mécanique, les aiguillons pouvant blesser la peau ou les coussinets.
Précautions : Portez des gants pour la taille annuelle et la coupe des fleurs fanées.
Associations de plantes
Bonnes associations : Les vivaces basses de plein soleil l’accompagnent naturellement : népétas, gauras, sauges, petites graminées. Les feuillages gris et les floraisons bleues mettent en valeur la plupart des coloris de rosiers. Laissez un peu d’espace au pied pour que l’air circule.
Associations à éviter : Les vivaces hautes et denses qui l’ombrageraient et confineraient l’air au pied, favorisant les maladies. Écartez aussi les couvre-sols envahissants, lierre ou pervenche, qui concurrencent ses racines.
Conseil : Paillez le pied au printemps en dégageant le point de greffe. Le paillage garde la fraîcheur, limite les éclaboussures porteuses de spores, et évite de bêcher au pied.
Calendrier d’entretien, mois par mois
Établi pour : Rosier de jardin moderne, buisson ou arbustif, cultivé en pleine terre ou en grand bac, en plein soleil et en sol profond et drainé.
| Geste | Quand | Comment |
|---|---|---|
| Fleurs fanées | De juin à septembre : tous les 7 à 12 jours | Chez un rosier remontant, chaque fleur fanée laissée en place engage la plante dans la formation d’un fruit et retarde la vague suivante. Couper court, sur un œil bien constitué, relance la floraison en 3 à 4 semaines. |
| Inspection parasitaire | De début avril à mi-octobre : tous les 7 à 10 jours | Les trois ennemis se reconnaissent vite : taches noires cerclées de jaune pour le marsonia, feutrage blanc pour l’oïdium, pustules orangées au revers pour la rouille. Les pucerons, eux, s’agglutinent sur les boutons et se règlent d’un jet d’eau tant que la colonie est jeune. |
| Arrosage | De mi-mai à mi-septembre : tous les 5 à 8 jours | Le rosier a des racines profondes et préfère un arrosage copieux et espacé, qui les invite à descendre, à des apports fréquents et superficiels. Mouiller le feuillage, surtout le soir, revient à installer soi-même les maladies de taches. |
| Ramassage des feuilles mortes | De janvier à décembre | Le marsonia hiverne dans les feuilles tombées et remonte sur la plante à la première pluie de printemps par éclaboussure. Le ramassage systématique vaut mieux que n’importe quel traitement curatif. |
| Gourmands et rejets | De janvier à décembre | Le porte-greffe émet des rejets à feuilles plus petites et plus nombreuses, souvent d’un vert plus clair, qui épuisent la variété greffée. Les arracher à la base supprime les yeux dormants, là où une coupe nette les ferait repartir en plus nombreux. |
| Bois mort et feuilles abîmées | De janvier à décembre | Un rameau dont la moelle est brune est atteint sur toute cette longueur, et la coupe doit descendre jusqu’au bois sain pour arrêter la progression. Désinfecter la lame entre deux coupes. |
| Taille de structure | De mi-février à fin mars | La taille de fin d’hiver, quand les bourgeons gonflent sans être ouverts, décide de la forme et de la floraison de l’année : garder trois à cinq branches charpentières rabattues à trois ou quatre yeux. Supprimer d’abord tout le bois mort, les branches grêles et celles qui se croisent au centre. |
| Engrais à libération lente | De mars à avril | Un apport au départ de la végétation porte toute la première floraison, et un second en juin soutient la remontée. Arrêter toute fertilisation fin août, les pousses tardives n’ayant pas le temps de durcir avant le gel. |
| Paillage | D’avril à mai | Le paillage garde le pied frais, limite les éclaboussures qui remontent les spores et évite de bêcher au pied, ce qui blesserait les racines superficielles. Le tenir écarté du point de greffe, qui doit rester à l’air. |
| Protection des racines | De mi-novembre à mi-mars | Le buttage protège le point de greffe, la partie la plus sensible au gel, chez les rosiers plantés depuis peu ou cultivés en bac. Le retirer à la taille de fin d’hiver. |
Cultivars connus
Rosa 'Calizia', Rosa 'La Garçonne', Rosa 'Vieille Rose'. Leur entretien est celui de l’espèce, sauf mention contraire dans les conseils ci-dessus.