Arbre fruitier · Rosacées
Mûronnier Rubus fruticosus
Aussi appelé : Ronce, Ronce commune, Mûrier des haies, Mûrier sauvage, Blackberry
Le mûronnier est la forme cultivée de la ronce des haies d’Europe, souvent sans épines, plantée pour ses mûres noires de fin d’été. Chaque tige s’allonge de 2 à 4 m et se palisse sur des fils ; les variétés compactes restent sous 2 m. Il demande un sol profond et frais, du soleil pour des fruits sucrés, des arrosages suivis pendant la fructification et la coupe des tiges qui ont produit. Très rustique, il convient à qui veut couvrir un mur ou une clôture ; faute d’eau, ses fruits restent secs et acides.
- Type
- Arbre fruitier
- Famille
- Rosacées
- Exposition
- Plein soleil
- Température minimale
- -20 °C
- Floraison
- De juin à août
- Difficulté
- Facile
Fiche générale
Rusticité : Très rustique, jusqu'à -20 °C ; pousse dans toute la France sans protection.
Dimensions : 2 à 4 m de développement par tige, palissée sur un support ; les variétés compactes restent sous 2 m.
Floraison : De juin à août, petites fleurs blanches ou rose pâle à cinq pétales, très visitées par les abeilles, qui donnent les mûres de fin d’été.
Substrat : Sol profond, frais et riche en matière organique ; s'accommode de sols moyens.
Exposition : Soleil ou mi-ombre ; le plein soleil donne des fruits plus sucrés.
Arrosage : Suivi pendant la fructification, sans quoi les fruits restent secs et acides.
Durée de vie : Vivace ; la souche dure des décennies, chaque tige ne vivant que 2 ans.
Multiplication : Marcottage par la pointe des tiges en août et septembre, sevré au printemps, ou bouturage de racines en hiver.
Arrosage & entretien
Arrosage : Un arrosage copieux par semaine de juin à août, surtout pendant la formation et le grossissement des fruits.
Fertilisation : Compost mûr au pied en fin d'hiver, griffé en surface ; un excès d'azote donne des tiges vigoureuses et peu de fruits.
Rempotage : Sans objet en pleine terre ; en bac, renouveler le substrat de surface chaque printemps.
Taille : Couper au ras les tiges qui ont fructifié, elles ne redonneront rien, et ne garder que six à huit pousses de l'année.
Exposition & substrat
Exposition : Soleil de préférence, mi-ombre acceptée, avec une récolte un peu plus tardive.
Emplacement : Extérieur, palissée sur un grillage, une clôture ou des fils tendus, face au sud ou à l'ouest.
Substrat : Sol profond et frais, enrichi de compost, meuble sur 30 cm.
pH : Entre 5,5 et 7,0, avec une préférence pour le légèrement acide.
Drainage : Bon drainage, mais sol qui reste frais : la ronce a des racines superficielles qui souffrent vite de la sécheresse.
Multiplication
Marcottage par la pointe : en août ou septembre : enterrer à 10 cm l’extrémité d’une tige de l’année, la fixer d’un crochet, puis sevrer et replanter le jeune pied enraciné en mars suivant. Le marcottage par la pointe, que la ronce pratique d’elle-même ; la réussite est quasi totale. Porter des gants épais pour les variétés épineuses.
Les autres méthodes
Bouturage : La bouture de racine est la plus sûre : en décembre ou janvier, des tronçons de 5 à 8 cm couchés à 2 cm sous un mélange de terreau et de sable, sous châssis, qui bourgeonnent au printemps. Les boutures de tige semi-aoûtées, en juillet à l’étouffée, réussissent moins bien.
Semis :
SemerGarder les graines extraites des mûres 3 mois au froid dans du sable humide, puis les semer en mars, à peine couvertes de 2 mm de terreau ; la levée est lente et irrégulière. Les graines ne reproduisent pas les variétés cultivées, notamment les formes sans épines.
Récolter les grainesUn seul pied suffit : le mûronnier se féconde seul, les abeilles complétant le travail. Les mûres se cueillent bien noires et molles, d’août à septembre ; on les écrase, on rince les petites graines dures, on les sèche et elles se gardent plusieurs années au sec et au frais avant leur passage au froid. Les variétés sans épines ne se retrouvent pas par semis.
Maladies & parasites
Maladies courantes : La rouille orangée pustule le dessous des feuilles en été humide et provoque leur chute ; retirer les feuilles atteintes et les évacuer en déchetterie, sans compost ni broyat de paillage, limite sa propagation. Le dépérissement des tiges, ou anthracnose, marque les cannes de taches pourpres et impose de les couper au ras.
Parasites fréquents : Le ver des framboises pond dans les fleurs et la larve se retrouve dans le fruit ; pucerons et acariens en saison sèche. Des filets et une taille aérée limitent les dégâts.
Prévention : Palisser en séparant nettement les tiges de l'année de celles qui fructifient, pour que l'air circule et que la taille d'hiver soit évidente.
Toxicité
Toxicité humaine : Non toxique ; les fruits sont comestibles et les jeunes feuilles servent en infusion.
Toxicité animaux : Non toxique pour les chiens et les chats ; le seul risque est mécanique, lié aux épines des variétés non améliorées.
Symptômes : Aucun symptôme d'intoxication attendu ; simples piqûres et griffures au contact des tiges épineuses.
Précautions : Préférer une variété sans épines près d'un passage ou d'un espace fréquenté par des enfants.
Associations de plantes
Bonnes associations : Le framboisier et le groseillier partagent ses besoins et forment une haie fruitière cohérente. Une bordure de tanaisie ou de capucine au pied limite les pucerons.
Associations à éviter : Les autres Rubus plantés trop près, qui se mêlent et rendent la taille impossible, et les arbres à racines traçantes qui assèchent le sol en surface.
Conseil : Prévoir 2 m entre deux pieds et un support solide dès la plantation : une ronce mal palissée devient en 2 ans un enchevêtrement dont on ne récolte plus rien.
Calendrier d’entretien, mois par mois
Établi pour : Culture au jardin le long d’un support, variété cultivée sans épines ou ronce commune.
| Geste | Quand | Comment |
|---|---|---|
| Arrosage | De juin à août : tous les 5 à 7 jours | Arroser en période de fructification : un manque d’eau à ce moment donne des mûres sèches et acides. |
| Inspection parasitaire | De début juin à mi-septembre : toutes les 2 à 3 semaines | Surveiller la rouille orangée sous les feuilles en été humide, et retirer les feuilles atteintes. |
| Engrais à libération lente | En mars | Apporter du compost mûr au pied à la sortie de l’hiver, griffé en surface. |
| Paillage | De mi-mars à fin avril | Pailler généreusement le pied : la ronce a des racines superficielles qui souffrent de la sécheresse. |
| Palissage, tuteurage | D’avril à août | Palisser les pousses de l’année d’un côté et les tiges qui fructifient de l’autre : c’est ce qui rend la taille évidente en hiver. |
| Fructification, récolte | De mi-juillet à fin septembre | Récolter les fruits bien noirs et mats : une mûre brillante n’est pas encore mûre. |
| Mise en place des plants | De mi-octobre à fin novembre | Planter à l’automne le long d’un support solide, en sol profond et frais. Compter 2 m entre deux pieds. |
| Taille de structure | De novembre à février | Couper au ras les tiges qui ont donné des fruits, elles ne redonneront rien. Ne garder que six à huit pousses de l’année. |