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Arbuste · Rosacées

Spirée de Van Houtte Spiraea × vanhouttei

Aussi appelé : Spirée de Vanhoutte, Bridal wreath

La spirée de Van Houtte est un arbuste caduc né d’un croisement horticole au XIXe siècle, cultivé pour sa floraison de printemps. Ses rameaux arqués jusqu’au sol forment une fontaine de 1,80 à 2 m de haut et autant de large, que couvrent de début mai à la mi-juin d’innombrables petits bouquets blancs. Elle se contente de tout sol de jardin ordinaire, même calcaire ou caillouteux, en plein soleil, et supporte -35 °C sans protection. Seule une terre détrempée en hiver lui nuit vraiment.

Spirée de Van Houtte (Spiraea × vanhouttei)
Photo : CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons
Type
Arbuste
Famille
Rosacées
Exposition
Plein soleil
Température minimale
-35 °C
Floraison
De mai à juin
Difficulté
Facile

Fiche générale

Rusticité : zone USDA 3, soit environ -35 °C, sans la moindre protection. C’est l’un des arbustes d’ornement les plus résistants au froid cultivés en France.

Dimensions : 1,80 m à 2 m de hauteur pour autant d’étalement à maturité, en une fontaine de rameaux arqués jusqu’au sol. Il faut 7 à 10 ans pour atteindre cette taille.

Floraison : De début mai à la mi-juin, d’innombrables petits bouquets blancs couvrent les rameaux arqués sur toute leur longueur. Le parfum, léger et miellé, ne se perçoit que de près.

Substrat : tout sol de jardin ordinaire, même caillouteux ou calcaire, pourvu qu’il ne reste pas détrempé en hiver. pH idéal de 6 à 7,5, la plante s’accommodant de 5,5 à 8.

Exposition : plein soleil pour une floraison dense. La mi-ombre est tolérée, au prix de rameaux plus lâches et de fleurs moins nombreuses.

Arrosage : 10 à 15 L par semaine en été les deux premières années. Ensuite plus rien, sauf sécheresse de plus de 2 à 3 semaines.

Durée de vie : vivace ligneuse au feuillage caduc, 20 à 30 ans en place. Elle dure bien davantage si l’on rajeunit un tiers des vieilles branches tous les 3 ans.

Multiplication : Bouturage de rameaux semi-aoûtés de la mi-juin à fin juillet, à l’étouffée, ou marcottage des rameaux arqués au printemps.

Arrosage & entretien

Arrosage : les deux premières années, un arrosage copieux par semaine de mai à septembre, versé en une seule fois au pied. Ensuite, uniquement lors d’une sécheresse de plus de 2 à 3 semaines.

Fertilisation : 2 à 3 L de compost mûr griffés au pied en mars suffisent pour l’année. Un engrais riche en azote donnerait des rameaux mous et une floraison décevante.

Rempotage : la spirée de Vanhoutte se destine à la pleine terre, où elle ne se déplace plus. En grand bac, compter un surfaçage annuel et un rempotage tous les 3 à 4 ans à la fin de l’hiver.

Taille : indispensable, dans les 3 semaines qui suivent la floraison, en raccourcissant d’un tiers les rameaux défleuris. Tailler en hiver ou au printemps supprime les boutons déjà formés, donc la floraison entière.

Exposition & substrat

Exposition : plein soleil, 6 heures de lumière directe au minimum. En dessous de 4 heures, la floraison se raréfie nettement et le port s’étire.

Emplacement : extérieur toute l’année, en haie libre, en massif ou en isolé, sans crainte du vent ni du gel. Une orientation sud ou ouest donne les rameaux les plus fleuris.

Substrat : terre de jardin ordinaire, même pauvre ou caillouteuse, allégée de sable grossier si elle est lourde. Ni terre de bruyère ni amendement particulier.

pH : optimum entre 6 et 7,5, avec une tolérance réelle de 5,5 à 8. Le calcaire ne la fait pas jaunir.

Drainage : un drainage correct suffit, mais l’eau stagnante en hiver fait pourrir le collet. Éviter les cuvettes et les argiles compactées non amendées.

Multiplication

Méthode conseillée

Bouturage : prélever des tronçons de 10 à 15 cm sur les pousses de l’année, ôter les feuilles du bas et les piquer dans un mélange de terreau et de sable. Dehors à l’ombre, sous châssis ou sous un sac transparent, ils s’enracinent en 4 à 6 semaines. En novembre, des boutures ligneuses de 20 cm piquées en pleine terre reprennent aussi. Le bouturage de rameaux de l’année à demi durcis, de la mi-juin à fin juillet, juste après la taille, à l’étouffée ; la reprise est quasi systématique.

Les autres méthodes

Semis :

Semerun amateur ne la sème pas : hybride, elle forme peu de graines et celles-ci ne reproduisent pas la plante.

Récolter les grainesPas de graines en culture : cet hybride ne forme que peu de graines, et celles-ci ne redonnent pas la spirée de Van Houtte. Le bouturage et le marcottage la reproduisent sans peine.

Division et autres méthodes : marcottage simple, au printemps, dehors : courber un rameau arqué jusqu’au sol, l’enterrer de 5 cm en le maintenant d’un crochet, puis le sevrer à l’automne. Les éclats enracinés de la souche se détachent aussi à la bêche de novembre à mars, hors gel.

Maladies & parasites

Maladies courantes : arbuste très peu touché. Un oïdium blanc farineux marque parfois le feuillage en fin d’été, sans gravité, que l’on traite au soufre mouillable ou que l’on ignore. La pourriture du collet vient toujours d’un sol gorgé d’eau, elle se prévient par le drainage et non par un fongicide.

Parasites fréquents : les pucerons colonisent les jeunes pousses en avril et mai, reconnaissables aux feuilles recroquevillées et au miellat collant. Un jet d’eau répété en vient le plus souvent à bout, sinon un insecticide portant la mention « emploi autorisé dans les jardins ». Les acariens rouges n’apparaissent que sur un sujet desséché en plein soleil brûlant.

Prévention : laisser 1,50 m au moins entre deux pieds pour que l’air circule dans la haie. Ne pas mouiller le feuillage le soir. Les coccinelles règlent seules la question des pucerons si l’on s’abstient d’insecticide au printemps.

Toxicité

Toxicité humaine : aucune toxicité notable n’est décrite pour la spirée de Vanhoutte, qui ne figure pas sur les listes de plantes dangereuses des centres antipoison. Elle n’est pas comestible pour autant et n’a aucun usage alimentaire.

Toxicité animaux : non répertoriée comme toxique pour le chien, le chat, le cheval ni les rongeurs domestiques. Aucun cas d’intoxication documenté n’est rapporté.

Symptômes : tout au plus un dérangement digestif passager si un animal avale une grande quantité de feuilles, comme avec n’importe quel végétal non alimentaire. Le contact avec la sève n’irrite pas la peau.

Précautions : aucune précaution particulière, c’est un arbuste sûr pour un jardin fréquenté par des enfants ou des animaux. Se laver les mains après la taille reste la simple habitude de bon sens.

Associations de plantes

Bonnes associations : weigela et deutzia demandent exactement le même sol et la même exposition, et prennent le relais de la floraison en juin. Des narcisses et des muscaris à son pied fleurissent en mars, quand l’arbuste est encore nu. Un népéta ou un géranium vivace au premier plan masque la base qui se dégarnit avec l’âge.

Associations à éviter : rhododendron, piéris et azalée exigent un sol acide maintenu frais, un régime d’arrosage sans rapport avec le sien. Les couvre-sols envahissants, petite pervenche ou renouée, étouffent les rameaux arqués qui touchent le sol. Ne pas la planter sous un érable ou un bouleau, dont les racines superficielles assèchent tout autour d’elles.

Conseil : lui donner d’emblée ses 2 m de large. Taillée en boule pour tenir dans un espace trop étroit, elle perd sa silhouette en fontaine et l’essentiel de sa floraison.

Calendrier d’entretien, mois par mois

Établi pour : Arbuste installé en pleine terre, au soleil ou à mi-ombre, dans un sol de jardin ordinaire et bien drainé, en France métropolitaine tempérée.

GesteQuandComment
Bois mort et feuilles abîméesUtile De mi-février à fin mars Avant le départ de végétation, supprimer le bois sec et les rameaux grêles du centre de la touffe pour aérer l’arbuste. On n’ôte que ce qui est mort, jamais les rameaux vivants porteurs de boutons.à ne pas confondre avec la taille, qui attend juin
Compost, amendementUtile En mars Un apport léger à la fin de l’hiver, au moment où les racines redémarrent et où les pluies l’entraînent vers elles. C’est tout ce dont la plante a besoin, un engrais azoté donnerait des rameaux mous et peu fleuris.2 à 3 L de compost mûr, griffés en surface
PaillageUtile De début avril à mi-mai Étaler le paillis une fois le sol réchauffé et après une bonne pluie, pour garder la fraîcheur des racines superficielles pendant l’été. Posé trop tôt sur un sol froid, il retarde le départ de végétation.5 cm de broyat, sur sol déjà réchauffé et humide
Inspection parasitaireUtile De mi-avril à mi-juin Regarder l’extrémité des jeunes pousses tous les 15 jours au printemps, c’est là que les pucerons s’installent avant la floraison. Un jet d’eau répété suffit presque toujours à les déloger.pucerons en colonies sur les pousses tendres
FloraisonUtile De début mai à mi-juin Les rameaux arqués se couvrent de petits bouquets blancs de début mai à la mi-juin. La floraison naît sur les pousses de l’année précédente, ce qui commande toute la date de taille.guirlandes blanches sur le bois de l’année précédente
ArrosageUtile De mai à septembreDès que : Deux premières années après plantation, ou sécheresse de plus de 2 à 3 semaines sur un sujet installé Verser 10 à 15 L au pied en une seule fois plutôt qu’un filet quotidien, pour que l’eau descende jusqu’aux racines profondes. Une spirée en place depuis 3 ans traverse seule un été sec.un arrosage copieux vaut mieux que trois petits
Taille après floraisonEssentiel De début juin à mi-juillet Raccourcir d’un tiers les rameaux qui viennent de fleurir, avant que l’arbuste ne forme les boutons de l’année suivante. Une taille d’hiver ou de printemps supprimerait toute la floraison à venir.dans les 2 à 3 semaines qui suivent la chute des fleurs
RabattageUtile De début juin à mi-juillet, tous les 3 ans Tous les 3 ans, couper à la base les branches les plus âgées et les plus sombres pour forcer des rejets neufs depuis la souche. C’est ce qui rend à la silhouette sa forme de fontaine au lieu d’un buisson dégarni du centre.un tiers des plus vieilles branches, coupées au ras du sol
BouturageOptionnel De mi-juin à fin juillet Prélever sur les rameaux de l’année à demi durcis, juste après la taille, et piquer à l’étouffée dans un mélange sableux. La reprise est quasi systématique, c’est le moyen le plus simple de garnir une haie libre.boutures semi-aoûtées de 15 cm

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