Arbuste · Cornacées
Cornouiller sanguin Cornus sanguinea
Aussi appelé : Sanguin, Cornouiller femelle, Bois punais, Common dogwood
Le cornouiller sanguin est un arbuste caduc indigène des haies et des lisières de toute la France, dont les rameaux prennent une teinte rouge en hiver, plus vive au soleil. Il forme une touffe de 2 à 4 m, souvent drageonnante, qui se renouvelle seule par ses rejets de souche. Ses fleurs blanc crème de mai et juin, très visitées par les insectes, laissent des baies noires non comestibles. Il pousse dans toute terre ordinaire, même lourde ou calcaire, et ne demande plus d’eau passé ses deux premiers étés, ce qui le destine aux haies champêtres.
- Type
- Arbuste
- Famille
- Cornacées
- Exposition
- Plein soleil
- Température minimale
- -30 °C
- Floraison
- De mai à juin
- Difficulté
- Facile
Fiche générale
Rusticité : zone USDA 4, l’arbuste supporte sans dommage des gelées de l’ordre de -30 °C.
Dimensions : 2 à 4 mètres de haut pour 2 à 3 mètres d’étalement, souvent drageonnant.
Floraison : de mi-mai à fin juin, corymbes plats de petites fleurs blanc crème à l’odeur un peu forte, très visités par les insectes, suivis de baies noires non comestibles.
Substrat : tout sol ordinaire, y compris lourd ou calcaire, avec une préférence pour les terres fraîches ; pH de 6 à 8.
Exposition : plein soleil ou mi-ombre, la coloration hivernale des rameaux étant plus vive au soleil.
Arrosage : aucun une fois installé ; seuls les deux premiers étés demandent un arrosage copieux par temps sec.
Durée de vie : Arbuste vivace, 30 à 50 ans. La touffe se régénère seule par ses rejets de souche.
Multiplication : Drageons détachés en hiver avec leurs racines, ou bouturage de tronçons de bois de 20 cm de novembre à février.
Arrosage & entretien
Arrosage : arroser abondamment tous les 7 à 10 jours le premier été, puis laisser faire la pluie. Un sujet enraciné traverse la sécheresse sans aide.
Fertilisation : rien n’est nécessaire en sol ordinaire. Sur terre pauvre, griffer un peu de compost mûr au pied en mars.
Rempotage : cet arbuste se cultive en pleine terre ; en grand bac, le renouvellement du substrat tous les 2 à 3 ans reste indispensable.
Taille : recéper à 20 cm du sol en février une partie des vieilles branches, tous les 2 ans. Ce sont les pousses de l’année qui donnent le rouge de l’hiver.
Exposition & substrat
Exposition : plein soleil à mi-ombre, 4 heures de soleil direct suffisant à la coloration des bois.
Emplacement : extérieur toute l’année, en haie libre ou en fond de massif ; aucune orientation ne lui pose de difficulté.
Substrat : terre de jardin ordinaire, même argileuse, restant fraîche en été ; il accepte aussi les sols secs une fois installé.
pH : de 6 à 8, le calcaire ne le gêne pas.
Drainage : peu exigeant, il tolère les sols temporairement humides mais pas une eau stagnante permanente.
Multiplication
Drageons : de novembre à mars, hors gel, dégager un drageon au pied de la touffe et le trancher à la bêche avec ses racines, puis le replanter aussitôt. Le prélèvement des drageons en hiver, ou le bouturage de bois sec de novembre à février en pleine terre, sont les méthodes les plus sûres et réussissent presque toujours. L’arbuste se multiplie d’ailleurs volontiers tout seul par ses rejets de souche.
Les autres méthodes
Bouturage : De novembre à février, hors gel, prélever sur le bois de l’année des tronçons de 20 cm et les enfoncer aux trois quarts dans la terre, dehors, à l’abri des vents froids. Ils s’enracinent au printemps suivant et se transplantent à l’automne.
Semis :
SemerSemer les noyaux dépulpés dès la récolte en automne, dehors en terrine, à 1 cm de profondeur, l’hiver assurant le passage au froid. La levée se fait au printemps, parfois seulement au second. Les graines reproduisent fidèlement l’espèce.
Récolter les grainesUn seul pied suffit : les insectes le fécondent, mais une haie de plusieurs pieds fructifie mieux. Les baies noires mûrissent en septembre et octobre ; on les cueille dès qu’elles sont bien noires et molles, avant que les oiseaux ne s’en chargent. Les noyaux dépulpés se sèment frais : séchés, ils lèvent bien plus tard.
Division et autres méthodes : Marcottage : une branche basse couchée en terre au printemps et maintenue par un crochet s’enracine en un an.
Maladies & parasites
Maladies courantes : taches foliaires brunes par temps humide et, plus rarement, oïdium en fin d’été. Les deux restent esthétiques sur cette espèce robuste et ne demandent aucun traitement ; ramasser les feuilles tombées suffit.
Parasites fréquents : pucerons sur les jeunes pousses au printemps, parfois cochenilles sur les vieux bois. Un jet d’eau puissant règle les premiers ; un passage d’huile blanche en fin d’hiver les secondes.
Prévention : aérer le centre de la touffe à la taille d’hiver, éviter les arrosages sur le feuillage et ne pas planter trop serré.
Toxicité
Toxicité humaine : faiblement toxique, les drupes noires n’étant pas comestibles. L’ingestion de quelques fruits provoque des troubles digestifs sans gravité.
Toxicité animaux : risque faible pour le chien et le chat, qui s’intéressent rarement à ces fruits amers.
Symptômes : nausées, vomissements et diarrhée en cas d’ingestion d’une quantité notable de fruits.
Précautions : apprendre aux enfants à ne pas cueillir ces baies, souvent confondues avec celles d’arbustes comestibles.
Associations de plantes
Bonnes associations : noisetier, viorne obier et prunellier, qui partagent les mêmes exigences et composent avec lui une haie champêtre nourricière pour les oiseaux. Des bulbes de printemps à son pied profitent de la lumière avant la feuillaison.
Associations à éviter : plantes de terre de bruyère comme les rhododendrons et les camélias, qui réclament l’acidité qu’il ne demande pas. Éviter aussi les vivaces fragiles à son pied, ses drageons finissant par les étouffer.
Conseil : planter par groupes de trois sujets espacés d’1,50 m, et recéper un sujet différent chaque année pour avoir toujours du bois rouge.
Calendrier d’entretien, mois par mois
Établi pour : Arbuste planté en pleine terre, en haie libre ou en massif, dans un sol ordinaire.
| Geste | Quand | Comment |
|---|---|---|
| Arrosage | De juin à août : tous les 7 à 10 jours | Un sujet installé se passe d’arrosage. Les jeunes plants, eux, souffrent encore des étés secs. |
| Rabattage | De début février à mi-mars, tous les 2 ans | Recéper une partie des branches à 20 cm du sol : ce sont les pousses de l’année qui rougissent en hiver. Étaler l’opération sur 2 ou 3 ans pour ne jamais dégarnir la touffe. |
| Bois mort et feuilles abîmées | De février à mars | Supprimer le bois sec et les branches qui se croisent avant le départ de végétation. |
| Compost, amendement | En mars | Griffer un peu de compost mûr au pied les premières années, sur un sol pauvre. |
| Paillage | De début avril à mi-mai | Étaler une couche de broyat au pied pour garder la fraîcheur et limiter les herbes. |
| Floraison | De mi-mai à fin juin | Les corymbes blancs attirent quantité d’insectes. Ne rien tailler pendant cette période. |
| Fructification, récolte | De mi-août à fin septembre | Les drupes noires nourrissent les oiseaux jusqu’au cœur de l’automne. |