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Plante d’intérieur · Asparagacées

Tronc du Brésil Dracaena fragrans

Aussi appelé : Dracaena, Dracéna, Dragonnier parfumé, Corn plant

Malgré son nom, le tronc du Brésil est un dragonnier d’Afrique tropicale, vendu le plus souvent sous forme de tronçons de tige coiffés de rosettes de longues feuilles vertes ou panachées. En pot, il atteint 1 à 2 m de haut, jusqu’à 3 m au bout de longues années. Il demande une lumière vive et tamisée, au moins 12 °C en hiver et des arrosages modérés, quand le substrat a séché sur 3 cm. Il convient aux débutants qui arrosent peu : l’excès d’eau et les courants d’air froids sont ce qui le fait souffrir.

Tronc du Brésil (Dracaena fragrans)
Photo : Forest & Kim Starr, CC BY 3.0, via Wikimedia Commons
Type
Plante d’intérieur
Famille
Asparagacées
Exposition
Lumière vive, sans soleil direct
Température minimale
12 °C
Floraison
Pas de floraison notable en culture
Difficulté
Facile

Fiche générale

Rusticité : Zone USDA 10 à 11, sans aucune tolérance au froid : pas moins de 12 °C en hiver, et jamais de courant d’air froid, qui marque les feuilles. En France, il vit en intérieur toute l’année.

Dimensions : En pot, 1 à 2 m de haut, jusqu’à 3 m au bout de longues années, pour 50 cm à 1 m d’étalement.

Floraison : Rare en appartement, réservée aux vieux sujets : de longues panicules de petites fleurs blanc crème, au parfum intense et sucré qui ne s’exhale que la nuit. Elles laissent couler un nectar collant.

Substrat : Terreau pour plantes vertes allégé d’un quart d’écorce fine ou de sable grossier ; pH de 6 à 6,5.

Exposition : Lumière vive et tamisée, sans soleil de midi ; il tolère une pièce moyennement éclairée, où les formes panachées perdent toutefois de leur contraste.

Arrosage : Modéré, quand les trois premiers centimètres sont secs : tous les 7 à 10 jours en été, tous les 15 à 20 jours en hiver.

Durée de vie : Vivace ligneuse de très longue vie, qui se garde plusieurs décennies en intérieur. Les vieux sujets y fleurissent parfois, d’un parfum intense qui ne s’exhale que la nuit.

Multiplication : Bouturage de la tête ou de tronçons de tige d’avril à juillet, à l’intérieur au chaud, ou marcottage aérien au printemps.

Arrosage & entretien

Arrosage : Arroser quand les trois premiers centimètres de terreau sont secs, soit tous les 7 à 10 jours d’avril à septembre et tous les 15 à 20 jours en hiver, puis vider la soucoupe. Préférer l’eau de pluie ou une eau peu minéralisée à température ambiante : il est sensible au fluor et aux sels qui s’accumulent dans le terreau, premières causes des pointes brunes avec l’air sec.

Fertilisation : Engrais liquide pour plantes vertes à demi-dose, toutes les 3 à 4 semaines d’avril à septembre, et rien en hiver. Une ou deux fois par an, rincer le terreau à grande eau pour évacuer les sels d’engrais accumulés.

Rempotage : Tous les 2 à 3 ans au printemps, dans un pot de 2 à 4 cm plus large et assez lourd pour équilibrer les troncs. Au-delà de 40 cm de diamètre, se contenter de remplacer chaque printemps les cinq premiers centimètres de terreau.

Taille : Un tronc trop haut se coupe net au printemps à la hauteur voulue : deux ou trois pousses repartent sous la coupe en quelques semaines, et la tête prélevée s’enracine en bouture. Les pointes brunes se coupent aux ciseaux en suivant la forme de la feuille, sans entamer le vert.

Exposition & substrat

Exposition : Lumière vive mais tamisée, avec au plus 1 à 2 heures de soleil doux le matin. Le soleil de midi derrière une vitre brûle le feuillage en plages beiges.

Emplacement : Intérieur toute l’année, à 1 ou 2 m d’une fenêtre est ou ouest, loin des radiateurs et des portes qui s’ouvrent sur le froid. Il peut passer l’été dehors à l’ombre claire, et rentre dès que les nuits descendent sous 12 °C, souvent début septembre.

Substrat : Terreau pour plantes vertes de bonne qualité, allégé d’un quart d’écorce fine de pin ou de sable grossier. Une couche de billes d’argile au fond du pot complète le drainage.

pH : Entre 6 et 6,5, légèrement acide ; un terreau plus acide rend le fluor plus facilement assimilable par les racines.

Drainage : Drainage indispensable : pot percé, soucoupe vidée un quart d’heure après l’arrosage. L’excès d’eau, surtout en hiver dans une pièce fraîche, pourrit la base des troncs et fait jaunir puis tomber les feuilles du bas.

Multiplication

Méthode conseillée

Bouturage : d’avril à juillet, couper la tête sur 15 à 20 cm ou des tronçons de tige de 10 cm en notant le sens de la pousse, et les enfoncer au tiers dans un mélange de terreau et de sable tenu juste humide, ou les poser dans l’eau. À l’intérieur, à 22 à 25 °C et en lumière tamisée, sous un sac plastique pour la tête feuillée, les racines viennent en 4 à 8 semaines. C’est ainsi que se multiplient les formes panachées, seul moyen de garder leur feuillage. Le bouturage de la tête ou de tronçons de tige, à l’intérieur, d’avril à juillet, réussit presque à coup sûr au chaud ; on utilise volontiers les morceaux issus d’un rabattage.

Les autres méthodes

Semis :

SemerUn amateur ne le pratique guère, les graines étant introuvables hors des pays d’origine. Si l’on en trouve, semer au printemps à l’intérieur, à 1 cm de profondeur, à 25 °C, pour une levée en 4 à 8 semaines ; les formes panachées ne se reproduisent pas.

Récolter les grainesPas de graines en culture : même un vieux sujet qui fleurit en appartement n’y forme pas de baies, faute de pollinisateurs. Les formes panachées se gardent de toute façon par bouture ou marcotte aérienne.

Division et autres méthodes : Marcottage aérien d’avril à juillet sur une tige dégarnie : entailler l’écorce, l’entourer de sphaigne humide sous un film plastique, puis couper sous les racines après 6 à 8 semaines. Les rejets qui partent au pied d’un vieux sujet se détachent aussi, avec leurs racines, au rempotage de printemps.

Maladies & parasites

Maladies courantes : Les pointes et les bords bruns ne sont pas une maladie mais une réaction aux sels et au fluor, aggravée par l’air sec. Des taches brunes cerclées de jaune sur les jeunes feuilles signalent une fusariose, favorisée par l’eau qui reste sur le feuillage : retirer les feuilles atteintes et arroser au pied. Une base de tronc molle et malodorante trahit une pourriture bactérienne sans remède, dont on sauve la tête en la bouturant.

Parasites fréquents : Cochenilles farineuses et à bouclier se logent à l’aisselle des feuilles et le long des troncs, à retirer avec un coton imbibé d’alcool. Les thrips argentent le feuillage et l’araignée rouge le pique de gris pendant la période de chauffe ; une douche tiède les limite, sinon un insecticide portant la mention « emploi autorisé dans les jardins ».

Prévention : Dépoussiérer les feuilles au chiffon humide une fois par mois, ce qui permet de repérer les parasites au passage. Éviter les soucoupes pleines et les pièces froides, et garder à l’écart 15 jours toute plante qui arrive de la jardinerie.

Toxicité

Toxicité humaine : Faiblement toxique : les saponines présentes dans toute la plante peuvent irriter la bouche et l’estomac si l’on en mâche, et la sève irrite parfois une peau sensible. Aucune intoxication humaine grave n’est décrite.

Toxicité animaux : Toxique pour les chats et les chiens, chez qui les saponines provoquent des troubles plus marqués que chez l’homme. Le chat, qui mâchonne volontiers les longues feuilles, est le plus exposé.

Symptômes : Chez l’animal, vomissements parfois teintés de sang, salivation abondante, perte d’appétit et abattement, avec des pupilles dilatées chez le chat. Chez l’humain, au pire une irritation de la bouche et des nausées passagères.

Précautions : Placer la plante hors de portée des chats, ou préférer une autre espèce si l’animal a l’habitude de mâchonner le feuillage. En cas d’ingestion par un animal, appeler le vétérinaire en lui donnant le nom exact de la plante.

Associations de plantes

Bonnes associations : Un pothos ou un philodendron grimpant planté à son pied habille la terre nue des grands sujets et se contente du même arrosage espacé. Le Chamaedorea elegans et l’aspidistra partagent sa lumière tamisée et étagent les hauteurs d’un groupe de plantes.

Associations à éviter : Les cactées et les plantes grasses réclament un soleil direct et une sécheresse qui ne lui conviennent pas. Le Cyperus et les fougères exigent un terreau toujours humide : partager leur bac noierait ses racines.

Conseil : Dans une composition en bac, choisir des voisines qui aiment sécher en surface entre deux arrosages : c’est le rythme de l’eau, bien plus que la lumière, qui décide de la réussite du groupe.

Calendrier d’entretien, mois par mois

Établi pour : Culture en pot à l’intérieur toute l’année, en lumière vive sans soleil direct, dans une pièce maintenue au-dessus de 15 °C, à l’écart des radiateurs et des courants d’air froid.

GesteQuandComment
ArrosageEssentiel D’avril à septembre : tous les 7 à 10 jours ; d’octobre à mars : tous les 14 à 21 jours Arroser à fond puis laisser sécher, car un substrat constamment humide fait pourrir les racines et jaunir les feuilles basses. Cette espèce est sensible au calcaire et au fluor de l’eau du robinet, qui brunissent la pointe des feuilles.eau de pluie ou eau reposée, le tiers supérieur du substrat sec avant chaque apport
BrumisationUtile De novembre à mars : tous les 2 à 3 jours Brumiser pendant la saison de chauffe, quand l’air sec dessèche la pointe des feuilles et attire les araignées rouges. Éviter de laisser l’eau stagner au cœur de la rosette, où elle peut provoquer une pourriture.eau déminéralisée tiède, en fine bruine sur le feuillage
Engrais liquideUtile De début avril à mi-septembre : toutes les 3 à 4 semaines Nourrir modérément pendant la croissance, puis interrompre d’octobre à mars. L’excès d’engrais s’accumule dans le pot et brûle la pointe des feuilles.engrais pour plantes vertes dilué de moitié, sur substrat déjà humide
Dépoussiérage du feuillageUtile De janvier à décembre : toutes les 3 à 4 semaines Les longues feuilles retiennent beaucoup de poussière, qui freine la photosynthèse dans un intérieur déjà peu lumineux. Une douche tiède au printemps nettoie aussi bien, à condition de bien égoutter le pot.chiffon doux et humide sur les deux faces des feuilles
Inspection parasitaireUtile De novembre à mars : toutes les 1 à 2 semaines ; d’avril à octobre : toutes les 3 à 4 semaines Écarter les feuilles pour inspecter le cœur de la rosette, où les amas cotonneux se cachent longtemps. Tamponner les cochenilles au coton imbibé d’alcool dès leur apparition.cochenilles à l’aisselle des feuilles, araignées rouges sous le feuillage
Vidage de la soucoupeEssentiel De janvier à décembreDès que : dès qu’on constate de l’eau dans la soucoupe, après un arrosage Jeter l’eau restante une demi-heure après l’arrosage, les racines ne supportant pas de baigner. L’oubli est le plus dangereux en hiver, quand le substrat sèche lentement.vérifier aussi le fond du cache-pot décoratif
Bois mort et feuilles abîméesOptionnel De janvier à décembreDès que : quand une feuille basse jaunit entièrement ou se dessèche La chute progressive des feuilles basses est normale et forme peu à peu le tronc. Une pointe simplement brunie se recoupe aux ciseaux en suivant la forme de la feuille.tirer doucement vers le bas ou couper au ras du tronc
RempotageEssentiel De mi-mars à mi-mai, tous les 3 ans Rempoter au printemps quand les racines envahissent le pot, sans enterrer davantage le tronc. Pour les grands sujets, un simple surfaçage annuel remplace le rempotage.terreau pour plantes vertes allégé de perlite, pot juste plus large et bien percé
RabattageOptionnel D’avril à mai Rabattre un sujet trop haut ou dégarni au printemps, le tronc produisant alors deux ou trois nouvelles rosettes sous la coupe. Espacer les arrosages jusqu’à l’apparition des nouveaux bourgeons.coupe nette au sécateur désinfecté, à la hauteur voulue
BouturageOptionnel D’avril à juillet Utiliser les morceaux issus d’un rabattage, dans un mélange de terreau et de sable tenu juste humide, au chaud. L’enracinement demande 4 à 8 semaines.tête feuillée ou tronçon de tige de 10 cm, en respectant le sens de pousse

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