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Plante d’intérieur · Marantacées

Calathéa Goeppertia orbifolia

Aussi appelé : Calathea orbifolia

Le calathéa orbifolia est une vivace à rhizome des forêts tropicales d’Amérique du Sud, cultivée pour ses grandes feuilles rondes rayées d’argent, qui atteignent 30 cm de large. En pot, il forme une touffe de 60 cm à 1 m de haut et autant de large, et vit une dizaine d’années quand il est bien soigné. Il réclame une lumière vive sans soleil direct, une chaleur de 18 à 24 °C toute l’année et une eau de pluie ou déminéralisée. Le froid sous 15 °C et le soleil, qui décolore et brûle ses feuilles, le font souffrir.

Calathéa (Goeppertia orbifolia)
Photo : Fregisseur, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons
Type
Plante d’intérieur
Famille
Marantacées
Exposition
Lumière vive, sans soleil direct
Température minimale
15 °C
Floraison
Pas de floraison notable en culture
Difficulté
Exigeante

Fiche générale

Rusticité : Zone USDA 11 à 12 : plante tropicale non rustique, qui souffre dès que la température descend sous 15 °C. L’idéal se situe entre 18 et 24 °C toute l’année.

Dimensions : 60 cm à 1 m de haut et autant d’étalement en intérieur, avec des feuilles rondes qui atteignent 30 cm de large.

Floraison : Pratiquement jamais en appartement, et ses rares épis blancs sont insignifiants : c’est une plante cultivée pour ses grandes feuilles rondes rayées d’argent.

Substrat : Terreau pour plantes vertes allégé d’un tiers de perlite et d’écorce fine, qui garde l’humidité sans se tasser ; pH de 5,5 à 6,5.

Exposition : Lumière vive mais indirecte, sans aucun soleil direct, qui décolore et brûle ses feuilles.

Arrosage : Tous les 5 à 7 jours d’avril à septembre, tous les 8 à 12 jours en hiver, à l’eau de pluie ou déminéralisée, dès que les deux premiers centimètres du terreau sont secs.

Durée de vie : Vivace à rhizome et à feuillage persistant, originaire de la forêt atlantique du Brésil. Bien soignée, elle vit une dizaine d’années et davantage, et la division de sa souche la renouvelle.

Multiplication : Division de la souche au rempotage, en avril ou mai, à l’intérieur, les éclats gardés au chaud sous sac transparent quelques semaines.

Arrosage & entretien

Arrosage : Tous les 5 à 7 jours d’avril à septembre et tous les 8 à 12 jours d’octobre à mars, dès que les deux premiers centimètres du terreau sont secs, avec une eau de pluie ou déminéralisée à température ambiante. Vider la soucoupe un quart d’heure après, et brumiser le feuillage tous les jours ou tous les 2 jours pendant la saison de chauffage.

Fertilisation : Un engrais liquide pour plantes vertes à demi-dose toutes les 3 à 4 semaines d’avril à septembre, toujours sur une motte déjà humide. Rien d’octobre à mars, quand la croissance ralentit.

Rempotage : Tous les 2 ans, en avril ou en mai, dans un pot percé à peine plus large, avec un terreau léger allégé de perlite et d’écorce fine. C’est le moment de diviser une touffe trop large, chaque éclat gardant plusieurs feuilles et un morceau de rhizome.

Taille : Aucune taille de forme : couper seulement à la base du pétiole les feuilles jaunies ou desséchées. Les bords bruns se rognent aux ciseaux en suivant le contour de la feuille, sans entamer la partie verte.

Exposition & substrat

Exposition : Lumière vive et indirecte toute la journée, mais aucune heure de soleil direct, qui décolore et brûle ses feuilles. Trop d’ombre ternit en revanche les bandes argentées et ralentit la croissance.

Emplacement : Intérieur toute l’année, près d’une fenêtre exposée à l’est ou au nord, ou à 1 ou 2 m d’une baie au sud ou à l’ouest. Loin des radiateurs, des courants d’air froids et des fenêtres ouvertes en hiver.

Substrat : Terreau pour plantes vertes mélangé à un tiers de perlite et d’écorce de pin fine, léger et aéré. Il doit retenir l’humidité sans jamais se compacter.

pH : Légèrement acide, de 5,5 à 6,5. Une eau d’arrosage calcaire fait remonter ce pH au fil des mois, d’où l’intérêt de l’eau de pluie.

Drainage : Indispensable : un pot percé de trous et une soucoupe vidée après chaque arrosage. Les racines fines pourrissent vite dans un terreau détrempé, et la plante s’affaisse alors comme si elle manquait d’eau.

Multiplication

Méthode conseillée

Division : dépoter, dégager la souche et la trancher au couteau propre en deux ou trois éclats portant chacun un morceau de rhizome, des racines et au moins 3 feuilles. Rempoter dans le mélange habituel, terreau allégé de perlite et d’écorce fine, arroser à l’eau de pluie, puis couvrir d’un sac transparent, à 20 à 24 °C et en lumière tamisée. Aérer chaque jour et retirer le sac au bout de 4 à 6 semaines, quand une feuille neuve apparaît. La division de la souche au rempotage, en avril ou mai, à l’intérieur, sur une touffe assez fournie pour donner des éclats de plusieurs feuilles ; la réussite est bonne au chaud et à l’humidité, mais la plante pousse lentement et ne se divise que tous les 2 à 3 ans.

Les autres méthodes

Bouturage : Ne se bouture pas : ni ses feuilles ni ses pétioles ne forment de racines.

Semis :

SemerUn amateur ne la sème pas : elle ne fleurit pratiquement jamais en appartement et ses graines sont introuvables.

Récolter les grainesPas de graines en culture : elle ne fleurit pratiquement jamais en appartement et n’y forme donc aucune graine, que le commerce ne vend pas non plus. Seule la division de la souche permet d’en obtenir de nouveaux pieds.

Maladies & parasites

Maladies courantes : La pourriture des racines, due à un terreau détrempé ou à une soucoupe pleine, fait jaunir les feuilles du bas puis s’affaisser la touffe : dépoter, couper les racines brunes et molles, puis rempoter dans un terreau neuf. Des taches brunes cernées de jaune signalent une maladie des taches foliaires, favorisée par l’eau qui reste sur les feuilles au frais : couper les feuilles atteintes et ne brumiser que le matin. Les bords secs et les feuilles enroulées ne sont pas des maladies, mais les signes d’un air trop sec ou d’une eau trop calcaire.

Parasites fréquents : Les tétranyques, minuscules acariens, piquètent les feuilles de points pâles et tissent de fines toiles au revers quand l’air est sec : doucher le feuillage à l’eau tiède et remonter l’humidité. Les cochenilles farineuses forment des amas cotonneux à l’aisselle des feuilles et s’éliminent au coton-tige imbibé d’alcool, puis, en recours, avec un insecticide portant la mention « emploi autorisé dans les jardins ». Les thrips laissent des plages argentées ponctuées de points noirs, et se combattent par une douche du feuillage et des pièges bleus englués, sinon avec un insecticide portant la mention « emploi autorisé dans les jardins ».

Prévention : Maintenir l’humidité de l’air au-dessus de 60 % et une température stable de 18 à 24 °C. Arroser à l’eau non calcaire, vider la soucoupe et essuyer les feuilles chaque mois, ce qui permet d’en inspecter le revers. Isoler 2 semaines toute plante nouvellement achetée avant de la placer à côté.

Toxicité

Toxicité humaine : Aucune toxicité connue, pour l’adulte comme pour l’enfant. Elle peut rester à portée de main sans risque particulier.

Toxicité animaux : Non toxique pour le chien, le chat et le cheval : l’ASPCA classe les Calathea, genre auquel elle appartenait avant d’être rattachée aux Goeppertia, parmi les plantes sans danger. C’est un choix sûr pour une maison avec des animaux.

Symptômes : Aucun symptôme d’intoxication n’est décrit. Un chat qui mâchonne beaucoup de feuilles peut tout au plus vomir, par simple irritation mécanique.

Précautions : Aucune précaution particulière. Placer la plante hors de portée d’un chat joueur protège surtout ses grandes feuilles, qui se déchirent facilement.

Associations de plantes

Bonnes associations : La fougère de Boston (Nephrolepis exaltata), le Maranta leuconeura et les fittonias aiment comme elle la lumière tamisée, la chaleur et un air humide. Regroupées, ces plantes transpirent et font monter l’humidité autour d’elles, ce dont profite tout le groupe.

Associations à éviter : Les cactus et les plantes grasses, qui veulent du soleil direct, un air sec et des arrosages rares : l’exact opposé de ses besoins. Les pélargoniums et les plantes fleuries de fenêtre plein sud, dont la place en plein soleil brûlerait ses feuilles. Toute plante récemment achetée et non inspectée, car les tétranyques passent d’un feuillage à l’autre dans un groupe serré.

Conseil : Grouper ces plantes sur un grand plateau garni de billes d’argile maintenues humides, les pots posés au-dessus de l’eau et non dedans. L’humidité monte autour du groupe sans que les racines ne baignent, et un peu d’air entre les feuillages évite les maladies.

Calendrier d’entretien, mois par mois

Établi pour : Culture en pot à l’intérieur, entre 18 et 24 °C toute l’année, en lumière vive sans soleil direct, dans une pièce dont l’air s’assèche en période de chauffage.

GesteQuandComment
ArrosageEssentiel D’avril à septembre : tous les 5 à 7 jours ; d’octobre à mars : tous les 8 à 12 jours Arroser dès que les deux premiers centimètres du terreau sont secs, sans jamais laisser la motte se dessécher complètement ni rester détrempée. Une eau calcaire ou chlorée brunit les bords des feuilles en quelques semaines.eau de pluie ou déminéralisée, à température ambiante
BrumisationEssentiel De mi-octobre à mi-avril : tous les 1 à 2 jours En période de chauffage, l’air tombe souvent sous 40 % d’humidité alors que cette plante en réclame au moins 60 %, et ses feuilles brunissent sur les bords puis s’enroulent. Un humidificateur ou un plateau de billes d’argile humides sous le pot agit plus durablement que la brumisation seule.eau déminéralisée, le matin, ou un humidificateur
Engrais liquideUtile D’avril à septembre : toutes les 3 à 4 semaines Ajouter l’engrais à l’eau d’arrosage d’avril à septembre, jamais sur une motte sèche. Ses racines supportent mal l’accumulation de sels minéraux, qui brûle la pointe des feuilles comme une eau trop dure.engrais pour plantes vertes, à demi-dose
Dépoussiérage du feuillageUtile De janvier à décembre : chaque mois Essuyer délicatement les deux faces des grandes feuilles rondes, en soutenant le limbe de l’autre main. La poussière ternit les bandes argentées et prive la plante de lumière, et le passage sous les feuilles permet de repérer les tétranyques.chiffon doux humide, sans lustrant
Inspection parasitaireUtile De mi-octobre à mi-avril : chaque semaine ; de mi-avril à mi-octobre : toutes les 2 à 3 semaines Retourner quelques feuilles chaque semaine en hiver : de fines toiles et un feuillage piqueté de points pâles trahissent les tétranyques, qui prolifèrent dans l’air sec du chauffage. Une douche tiède du feuillage suivie d’une hausse de l’humidité les freine dès le début.tétranyques, cochenilles farineuses et thrips au revers des feuilles
Vidage de la soucoupeEssentiel De janvier à décembreDès que : De l’eau reste dans la soucoupe ou le cache-pot un quart d’heure après l’arrosage Vider l’eau qui stagne sous le pot : les racines qui baignent pourrissent, et la plante s’affaisse alors comme si elle manquait d’eau. Des feuilles qui jaunissent par le bas sont souvent le premier signe de cet excès.racines fines, vite asphyxiées
RempotageUtile D’avril à mai, tous les 2 ans Rempoter au printemps dans un pot de 2 à 4 cm plus large, percé de trous, avec un terreau pour plantes vertes allégé de perlite et d’écorce fine. C’est aussi le moment de diviser une touffe trop large, chaque éclat gardant plusieurs feuilles et un morceau de rhizome.pot à peine plus large, terreau léger et légèrement acide

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