Plante d’intérieur · Marantacées
Calathéa Goeppertia rufibarba
Aussi appelé : Calathea rufibarba, Furry feather calathea
Le calathéa rufibarba est une vivace des forêts tropicales du Brésil, reconnaissable à ses longues feuilles étroites au toucher velouté. En pot, il forme une touffe dressée de 60 à 80 cm de haut pour 40 à 60 cm de large. Il demande une lumière vive tamisée, une eau douce à température ambiante et un substrat toujours frais, jamais gorgé d’eau. Le froid sous 15 °C et le moindre courant d’air froid marquent son feuillage ; une division tous les 2 ans le garde fourni.
- Type
- Plante d’intérieur
- Famille
- Marantacées
- Exposition
- Lumière vive, sans soleil direct
- Température minimale
- 15 °C
- Floraison
- Pas de floraison notable en culture
- Difficulté
- Moyenne
Fiche générale
Rusticité : Zone USDA 11 à 12, aucune tolérance au froid : en dessous de 15 °C le feuillage se marque, et un courant d’air froid suffit à l’abîmer.
Dimensions : 60 à 80 cm de hauteur pour 40 à 60 cm d’étalement, en touffe dressée.
Floraison : aucune floraison décorative : de petites fleurs jaunes apparaissent rarement au ras du substrat en appartement, et seul le feuillage velouté compte.
Substrat : Terreau léger et humifère, fibre de coco et perlite, qui reste frais sans jamais se gorger d’eau.
Exposition : Lumière vive tamisée, à l’abri du soleil direct qui décolore ses longues feuilles veloutées.
Arrosage : Deux fois par semaine en été, à l’eau douce non calcaire et à température ambiante, en gardant le substrat frais sans détremper.
Durée de vie : Vivace d’intérieur, 3 à 6 ans. La division de la touffe tous les 2 ans la renouvelle avant qu’elle ne se dégarnisse.
Multiplication : Division de la touffe au rempotage, d’avril à début juin, à l’intérieur, les éclats gardés au chaud sous sac plastique quelques semaines.
Arrosage & entretien
Arrosage : Tous les 3 à 5 jours d’avril à septembre, une fois par semaine en hiver, dès que le premier centimètre de substrat sèche. L’eau du robinet calcaire ou fluorée brunit le bord des feuilles : préférez l’eau de pluie ou une eau filtrée reposée.
Fertilisation : Engrais pour plantes vertes dilué de moitié, toutes les 3 semaines d’avril à septembre, jamais en hiver.
Rempotage : Tous les 2 ans au printemps, dans un pot d’un diamètre supérieur ; c’est le moment de diviser la touffe si elle est dense.
Taille : Aucune taille, seulement le retrait des feuilles sèches ou brunies, coupées au ras du pétiole.
Exposition & substrat
Exposition : Lumière vive indirecte toute la journée, sans soleil direct : une heure de soleil d’été suffit à marquer le feuillage.
Emplacement : Intérieur exclusivement, à 2 ou 3 m d’une fenêtre au sud, ou à proximité d’une fenêtre au nord ou à l’est. Une salle de bains lumineuse lui convient particulièrement.
Substrat : Deux tiers de terreau pour plantes vertes, un tiers de perlite ou de fibre de coco, pour un mélange qui garde l’eau sans l’enfermer.
pH : Entre 6,0 et 6,5, légèrement acide.
Drainage : Pot percé et couche drainante obligatoires. Ses rhizomes charnus pourrissent en quelques jours dans un substrat saturé, et la plante se fane alors sans qu’on comprenne pourquoi.
Multiplication
Division : dépoter la touffe et la séparer à la main ou au couteau propre en éclats portant chacun des racines, un morceau de rhizome et 3 ou 4 feuilles. Rempoter dans un mélange de terreau léger, de fibre de coco et de perlite, arroser à l’eau douce à température ambiante, puis coiffer d’un sac plastique transparent, à 20 à 24 °C et en lumière tamisée. La reprise est lente et délicate : retirer le sac au bout de 4 à 6 semaines, quand une feuille neuve apparaît. La division de la touffe au rempotage, d’avril à début juin, à l’intérieur : c’est la seule méthode fiable, et elle réussit si les éclats restent bien au chaud et à l’humidité.
Les autres méthodes
Bouturage : Ne se bouture pas : ni ses feuilles ni ses tiges ne forment de racines.
Semis :
SemerUn amateur ne la sème pas : elle fleurit rarement en appartement et ses graines sont introuvables.
Récolter les grainesPas de graines en culture : ses rares petites fleurs au ras du substrat y restent stériles faute de pollinisateurs, et aucune graine ne se trouve dans le commerce. On s’en tient à la division.
Maladies & parasites
Maladies courantes : La pourriture racinaire est le principal risque, causée par un excès d’eau ou un pot sans trou : feuillage mou, base ramollie, odeur de terre stagnante. Des taches foliaires brunes peuvent apparaître si l’on mouille les feuilles le soir dans une pièce fraîche.
Parasites fréquents : Les araignées rouges sont sa hantise, favorisées par l’air sec du chauffage ; elles laissent de fines toiles et un feuillage piqueté de points clairs. Cochenilles farineuses et thrips sont plus rares, à retirer au coton imbibé d’alcool, sinon à traiter avec un insecticide portant la mention « emploi autorisé dans les jardins ».
Prévention : Une hygrométrie supérieure à 60 % écarte l’essentiel du problème : plateau de billes humides, groupement de plantes, éloignement des radiateurs. Douchez le feuillage à l’eau tiède une fois par mois pour déloger les acariens avant qu’ils ne s’installent.
Toxicité
Toxicité humaine : Non toxique, aucune partie de la plante ne contient de principe dangereux connu.
Toxicité animaux : Non toxique pour le chien, le chat et le cheval selon la liste de l’ASPCA, ce qui en fait une des rares plantes d’intérieur décoratives sans risque pour un animal curieux.
Symptômes : Une ingestion abondante peut provoquer des vomissements passagers, par simple irritation mécanique et non par toxicité.
Précautions : Aucune précaution particulière n’est nécessaire ; seuls les traitements insecticides éventuellement appliqués justifient d’écarter les animaux le temps du séchage.
Associations de plantes
Bonnes associations : Maranta et Ctenanthe, de la même famille, réclament exactement la même eau douce et la même humidité, ce qui simplifie l’entretien d’un même coin. Asplenium nidus et Philodendron complètent bien le groupe, avec des ports contrastés à hauteur différente.
Associations à éviter : Cactées et succulentes, dont le substrat sableux et les arrosages espacés lui sont fatals. Évitez aussi le voisinage immédiat d’un Ficus lyrata, qui exige du soleil direct et lui ferait de l’ombre du mauvais côté.
Conseil : Réunissez ces tropicales sur un plateau de billes d’argile humides et tournez les pots d’un quart de tour chaque semaine : l’humidité collective remplace un humidificateur, et la touffe reste régulière.
Calendrier d’entretien, mois par mois
Établi pour : Plante tropicale de sous-bois cultivée en pot à l’intérieur toute l’année, en pièce chauffée et lumineuse sans aucun soleil direct, dans un terreau léger toujours frais et une atmosphère très humide.
| Geste | Quand | Comment |
|---|---|---|
| Arrosage | D’avril à septembre : tous les 3 à 5 jours ; d’octobre à mars : tous les 7 à 10 jours | Le substrat doit rester frais en permanence sans jamais être détrempé, la motte ne devant pas sécher au-delà du premier centimètre. Cette plante est très sensible au calcaire et au fluor, qui brunissent le bord des feuilles de façon irréversible. |
| Brumisation | De début avril à mi-octobre : tous les 1 à 2 jours ; de mi-octobre à fin mars : chaque jour | L’air sec d’un logement chauffé est la première cause d’échec avec cette plante, dont les feuilles s’enroulent puis brunissent par les bords. Le feutrage velouté du revers retenant les gouttes, mieux vaut brumiser l’air ambiant qu’asperger le feuillage, et poser le pot sur un plateau de billes d’argile humides. |
| Engrais liquide | D’avril à septembre : toutes les 3 à 4 semaines | Cette espèce brûle facilement et vaut mieux être sous-alimentée que trop nourrie. Aucun apport d’octobre à mars, quand la croissance s’arrête faute de lumière. |
| Inspection parasitaire | D’avril à septembre : toutes les 1 à 2 semaines ; d’octobre à mars : chaque semaine | Guetter le piqueté grisâtre du limbe et les fines toiles à l’aisselle des pétioles, le duvet du revers rendant les colonies difficiles à voir. Ce ravageur est le plus destructeur sur cette espèce et progresse très vite en hiver. |
| Bois mort et feuilles abîmées | De janvier à décembre : toutes les 3 à 5 semaines | Retirer les vieilles feuilles aère le cœur de la touffe et met en valeur les nouvelles. Les bords secs peuvent aussi se recouper aux ciseaux en suivant le contour naturel du limbe. |
| Dépoussiérage du feuillage | De janvier à décembre : toutes les 3 à 5 semaines | Le revers velouté de cette espèce ne se nettoie pas au chiffon humide, qui plaque le duvet et laisse des marques. Un pinceau suffit à ôter la poussière du limbe supérieur, plus lisse. |
| Vidage de la soucoupe | De janvier à décembre | Cette plante veut un substrat frais mais pourrit des racines si elles baignent. Poser le pot sur des billes d’argile permet de garder l’humidité de l’air sans que la motte trempe. |
| Rempotage | De début avril à mi-juin, tous les 2 ans | Rempoter quand la chaleur est revenue et que la plante repart franchement, jamais en hiver. Ne pas enterrer plus haut qu’avant, le collet de ces rhizomes pourrissant très vite. |
| Division de touffe | De début avril à mi-juin, tous les 3 ans | Diviser à l’occasion du rempotage, quand la touffe déborde du pot. Garder les éclats bien chauds et sous sac plastique quelques semaines, la reprise étant lente et délicate. |
| Déplacement saisonnier | D’octobre à novembre | Un souffle d’air brûlant dessèche les feuilles en quelques jours et un coup de froid les fait noircir. Rapprocher la plante de la fenêtre pendant les mois sombres, en la gardant à l’abri du soleil direct. |