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Plante d’intérieur · Marantacées

Calathéa Goeppertia warszewiczii

Aussi appelé : Calathea warscewiczii, Jungle velvet calathea

Le calathéa warszewiczii est une vivace des forêts humides d’Amérique centrale, cultivée pour ses grandes feuilles au toucher de velours. En pot, il atteint 60 cm à 1 m de haut et autant de large, et porte parfois en été des inflorescences crème rosé en forme de cornet. Il demande une lumière vive filtrée, un substrat léger toujours frais et une eau non calcaire à température ambiante. Il ne doit jamais passer sous 15 °C, et se maintient bien mieux en serre qu’en appartement chauffé.

Calathéa (Goeppertia warszewiczii)
Photo : Colin Gamache, CC BY 4.0, via Wikimedia Commons
Type
Plante d’intérieur
Famille
Marantacées
Exposition
Lumière vive, sans soleil direct
Température minimale
15 °C
Floraison
De juin à août
Difficulté
Exigeante

Fiche générale

Rusticité : plante tropicale non rustique, à ne jamais descendre sous 15 degrés.

Dimensions : 60 à 100 centimètres de hauteur pour autant d’étalement en pot.

Floraison : surtout en été, des inflorescences crème rosé en forme de cornet, sur de courtes tiges, mais elles restent rares en appartement chauffé.

Substrat : mélange léger et humifère, terreau et écorce fine, pH légèrement acide de 5,5 à 6,5.

Exposition : lumière vive filtrée, jamais de soleil direct qui brûle le velours des feuilles.

Arrosage : garder le substrat frais sans excès, à l’eau non calcaire et à température ambiante.

Durée de vie : Vivace d’intérieur, 3 à 6 ans. Elle se maintient bien plus longtemps en serre qu’en appartement chauffé.

Multiplication : Division de la touffe au rempotage, d’avril à début juin, à l’intérieur, les éclats gardés au chaud sous sac plastique quelques semaines.

Arrosage & entretien

Arrosage : arroser tous les 5 à 7 jours en été et tous les 10 à 12 jours en hiver, dès que la surface sèche, impérativement à l’eau douce ou de pluie.

Fertilisation : engrais pour plantes vertes à demi-dose toutes les 3 semaines d’avril à septembre, aucun apport le reste de l’année.

Rempotage : tous les 2 ans au printemps, dans un pot à peine plus grand, cette plante n’aimant pas les volumes excessifs.

Taille : aucune taille, seulement le retrait des feuilles abîmées en coupant le pétiole à la base.

Exposition & substrat

Exposition : lumière indirecte soutenue, l’équivalent d’une pièce claire à 2 m d’une fenêtre, sans aucune heure de soleil direct.

Emplacement : intérieur uniquement, une fenêtre au nord ou à l’est lui convient, à l’écart des radiateurs et des courants d’air.

Substrat : deux tiers de terreau pour plantes vertes, un tiers d’écorce fine ou de perlite pour l’aération.

pH : de 5,5 à 6,5, un substrat légèrement acide comme celui de son sous-bois d’origine.

Drainage : un drainage impeccable est indispensable, les racines charnues pourrissant vite, mais le substrat ne doit jamais sécher complètement.

Multiplication

Méthode conseillée

Division : dépoter, séparer la touffe au couteau propre en éclats portant chacun un morceau de rhizome, des racines et quelques feuilles. Les rempoter dans un mélange de terreau et d’écorce fine, arroser à l’eau non calcaire à température ambiante, puis les garder sous un sac plastique transparent, à 20 à 24 °C et en lumière filtrée. La reprise est lente : retirer le sac au bout de 4 à 6 semaines, quand une feuille neuve se déroule. La division de la touffe au rempotage, d’avril à début juin, à l’intérieur : c’est la seule méthode fiable, et elle réussit si les éclats restent bien au chaud et à l’humidité.

Les autres méthodes

Bouturage : Ne se bouture pas : ses feuilles détachées ne s’enracinent pas.

Semis :

SemerUn amateur ne la sème pas : ses fleurs sont rares en appartement et ses graines introuvables.

Récolter les grainesPas de graines en culture : même quand elle fleurit, ses cornets restent sans fruits ; leur fécondation dépend d’abeilles tropicales absentes de nos maisons, et les graines ne se vendent pas. La division de la touffe reste la seule méthode.

Maladies & parasites

Maladies courantes : la pourriture racinaire est la seule vraie maladie, causée par un substrat détrempé, et se reconnaît à des tiges molles et une odeur de terre croupie. Les bords bruns et secs, très fréquents, ne sont pas une maladie mais la marque d’un air trop sec ou d’une eau calcaire.

Parasites fréquents : les araignées rouges sont l’ennemi principal et s’installent dès que l’air devient sec, trahies par de fines toiles et un feutrage pâle au revers. Cochenilles farineuses et thrips apparaissent plus rarement.

Prévention : maintenir une humidité de l’air élevée, regrouper les plantes ou poser le pot sur un lit de billes d’argile humides, et inspecter le revers des feuilles toutes les 2 semaines.

Toxicité

Toxicité humaine : plante non toxique, sans latex ni cristaux irritants, sans danger en cas de contact ou d’ingestion accidentelle.

Toxicité animaux : sans danger pour le chien et le chat, elle figure parmi les plantes d’intérieur recommandées avec des animaux.

Symptômes : tout au plus un léger trouble digestif si un animal en avale une grande quantité, comme avec n’importe quel végétal.

Précautions : aucune précaution particulière n’est nécessaire, hors du bon sens habituel.

Associations de plantes

Bonnes associations : les fougères et le Ctenanthe partagent son goût de l’ombre humide et forment un ensemble cohérent. Un Spathiphyllum voisin élève l’humidité ambiante dont elle profite.

Associations à éviter : cactées et succulentes, dont l’arrosage espacé et le plein soleil sont l’exact opposé de ses besoins. Éviter aussi le voisinage direct d’un Ficus vigoureux, qui la priverait de lumière.

Conseil : regrouper trois ou quatre plantes tropicales sur un même plateau de billes humides crée un microclimat local, bien plus efficace qu’une brumisation quotidienne.

Calendrier d’entretien, mois par mois

Établi pour : Grande plante tropicale de sous-bois cultivée en pot à l’intérieur toute l’année, en pièce chauffée et lumineuse sans aucun soleil direct, dans un terreau léger toujours frais et une atmosphère très humide.

GesteQuandComment
ArrosageEssentiel D’avril à septembre : tous les 3 à 5 jours ; d’octobre à mars : tous les 7 à 10 jours Le substrat doit rester frais en permanence sans jamais être détrempé, la motte ne devant pas sécher au-delà du premier centimètre. Cette plante est très sensible au calcaire et au fluor, qui brunissent le bord des feuilles de façon irréversible.eau de pluie ou eau déminéralisée tiède, jamais l’eau du robinet
BrumisationEssentiel De début avril à mi-octobre : tous les 1 à 2 jours ; de mi-octobre à fin mars : chaque jour L’air sec d’un logement chauffé est la première cause d’échec avec cette plante, dont les très grandes feuilles brunissent aussitôt par les bords. Un plateau de billes d’argile humides, ou mieux un groupement de plantes, complète utilement la brumisation.eau non calcaire pulvérisée en fin brouillard le matin, en évitant de détremper le cœur
Engrais liquideUtile D’avril à septembre : toutes les 3 à 4 semaines Cette espèce brûle facilement et vaut mieux être sous-alimentée que trop nourrie. Aucun apport d’octobre à mars, quand la croissance s’arrête faute de lumière.engrais pour plantes vertes dilué au quart, sur une motte déjà humide
Inspection parasitaireEssentiel D’avril à septembre : toutes les 1 à 2 semaines ; d’octobre à mars : chaque semaine Retourner quelques feuilles et guetter le piqueté grisâtre et les fines toiles à l’aisselle des pétioles. Ce ravageur est le plus destructeur sur cette espèce et progresse très vite en hiver.araignées rouges au revers des feuilles, favorisées par l’air sec du chauffage
Dépoussiérage du feuillageUtile De janvier à décembre : toutes les 3 à 5 semaines Les très grandes feuilles captent beaucoup de poussière et perdent leur velouté. Soutenir chaque feuille par-dessous pendant l’essuyage pour ne pas casser son long pétiole.chiffon doux humecté d’eau non calcaire, sans produit lustrant
Bois mort et feuilles abîméesUtile De janvier à décembre : toutes les 3 à 5 semaines Retirer les vieilles feuilles aère le cœur de la touffe et met en valeur les nouvelles. Les bords secs peuvent aussi se recouper aux ciseaux en suivant le contour naturel du limbe.feuilles jaunies ou brunies coupées au ras du sol, avec leur pétiole entier
Vidage de la soucoupeEssentiel De janvier à décembreDès que : dès qu’il reste de l’eau dans la soucoupe ou le cache-pot après un arrosage Cette plante veut un substrat frais mais pourrit des racines si elles baignent. Poser le pot sur des billes d’argile permet de garder l’humidité de l’air sans que la motte trempe.aucune eau stagnante au contact du pot, en hiver comme en été
RempotageUtile De début avril à mi-juin, tous les 2 ans Rempoter quand la chaleur est revenue et que la plante repart franchement, jamais en hiver. Un contenant lourd est nécessaire, les grandes feuilles dressées de cette espèce faisant facilement basculer un pot léger.terreau léger additionné d’écorce fine et de perlite, dans un pot lourd et stable
Division de touffeOptionnel De début avril à mi-juin, tous les 3 ans Diviser à l’occasion du rempotage, quand la touffe déborde du pot. Garder les éclats bien chauds et sous sac plastique quelques semaines, la reprise étant lente et délicate.éclats portant chacun trois ou quatre feuilles et leurs propres racines, séparés à la main
Déplacement saisonnierEssentiel D’octobre à novembreDès que : quand le chauffage se met en route ou qu’un courant d’air froid atteint la plante Un souffle d’air brûlant dessèche les feuilles en quelques jours et un coup de froid les fait noircir. Rapprocher la plante de la fenêtre pendant les mois sombres, en la gardant à l’abri du soleil direct.loin des radiateurs et de toute porte ouverte, jamais sous 16 °C

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