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Annuelle · Malvacées

Lavatère annuelle Malva trimestris

Aussi appelé : Lavatère trimestrielle, Lavatère à grandes fleurs, Annual mallow

La lavatère annuelle est une plante du bassin méditerranéen qui accomplit tout son cycle en une saison : elle fleurit environ 3 mois après le semis, d’où son nom de « trimestris ». Elle forme un buisson de 50 cm à 1,20 m selon la variété, couvert de juillet à septembre de grandes fleurs satinées, rose veiné de pourpre ou blanches, que butinent les abeilles. Elle demande le plein soleil et une terre ordinaire, même pauvre, car un sol trop riche lui fait faire des feuilles au détriment des fleurs. L’ombre l’étiole, et le vent fort couche ses grandes tiges.

Lavatère annuelle (Malva trimestris)
Photo : Martin, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons
Type
Annuelle
Famille
Malvacées
Exposition
Plein soleil
Température minimale
-5 °C
Floraison
De juillet à septembre
Difficulté
Facile

Fiche générale

Rusticité : Toutes zones USDA, puisqu’elle accomplit son cycle d’annuelle en une seule saison. Les jeunes plants endurcis tolèrent de petites gelées, jusqu’à -5 °C environ, mais la plante en fin de floraison meurt aux premières gelées d’automne.

Dimensions : De 50 cm à 1,20 m de haut selon les variétés, pour 45 à 60 cm d’étalement.

Floraison : De juillet à septembre, parfois jusqu’en octobre, de grandes fleurs évasées rose veiné de pourpre ou blanches, satinées et mellifères.

Substrat : Terre de jardin ordinaire, légère et bien drainée, même pauvre ou sableuse, avec un pH de 6 à 8. Une terre trop riche lui fait produire beaucoup de feuilles et peu de fleurs.

Exposition : Plein soleil, à l’abri des vents forts qui couchent les grandes tiges. À mi-ombre, elle s’étiole et fleurit beaucoup moins.

Arrosage : Tous les 3 à 5 jours sans pluie jusqu’à l’installation des jeunes plants, puis un arrosage copieux au pied tous les 7 à 10 jours en période sèche. En bac, le substrat sèche plus vite et demande un arrosage tous les 2 jours en été, chaque jour par forte chaleur.

Durée de vie : Annuelle, elle ne vit qu’une saison : elle fleurit environ 3 mois après le semis, d’où son nom de « trimestris », puis meurt à l’automne. Elle se ressème souvent d’elle-même là où le sol n’est pas retourné.

Multiplication : Semis en place d’avril à fin mai, par poquets de trois graines, ou en godets sous abri dès la fin mars.

Arrosage & entretien

Arrosage : Tous les 3 à 5 jours sans pluie du semis à l’installation des jeunes plants, puis copieusement au pied tous les 7 à 10 jours en période sèche, jusqu’à la fin de septembre. Arroser le matin sans mouiller le feuillage, car l’eau qui s’attarde sur les feuilles favorise la rouille.

Fertilisation : Aucun engrais n’est nécessaire : une terre de jardin ordinaire suffit amplement. Un sol trop riche, surtout en azote, donne des tiges molles et un feuillage abondant au détriment des fleurs.

Rempotage : Sans objet : la plante ne vit qu’une saison et ses racines supportent mal d’être dérangées, d’où le semis en place ou en godets individuels. En bac, réserver aux variétés compactes un contenant d’au moins 30 cm de profondeur, garni dès le semis.

Taille : Aucune taille n’est nécessaire : couper chaque semaine les fleurs fanées suffit à prolonger la floraison jusqu’à la fin de l’été, parfois en octobre. En situation ventée, les variétés de plus d’1 m se tuteurent dès la fin mai, et tous les pieds s’arrachent une fois la floraison terminée.

Exposition & substrat

Exposition : Plein soleil, au moins 6 heures de soleil direct par jour, pour une floraison abondante et des tiges solides. Dans le Midi, une ombre légère aux heures les plus chaudes ne la gêne pas.

Emplacement : Extérieur uniquement, en massif, en bordure, en prairie fleurie ou au potager, et en grand bac pour les variétés compactes. Une exposition au sud ou à l’est lui convient, abritée des vents dominants qui cassent les tiges les plus hautes.

Substrat : Une terre de jardin ordinaire, légère et bien drainée, même pauvre ou sableuse, qu’il est inutile d’enrichir. En bac, un mélange à parts égales de terreau et de terre de jardin, additionné d’une poignée de sable grossier.

pH : De 6 à 8 : elle préfère un sol neutre, mais s’accommode d’une terre légèrement acide comme d’un sol calcaire.

Drainage : Un bon drainage est indispensable, car une terre lourde et détrempée fait pourrir le collet et les racines, surtout chez les jeunes plants. En bac, des trous d’évacuation toujours dégagés évitent l’eau stagnante au fond du contenant.

Multiplication

Méthode conseillée

Semis : en place d’avril à fin mai, semer par poquets de trois graines tous les 40 à 50 cm, couvertes de 5 mm à 1 cm, puis ne garder que le plant le plus vigoureux. Sous abri dès la fin mars, une graine par godet à 15 à 20 °C : la levée prend 1 à 3 semaines, et l’on plante sans briser la motte une fois les gelées passées. Les variétés de couleur se reproduisent assez fidèlement par graines. Le semis, avec une levée facile.

Récolter les grainesUn seul pied suffit : ses fleurs se fécondent entre elles, mais les abeilles croisent les variétés voisines. Les fruits en galette se récoltent en septembre ou octobre quand ils brunissent, en coupant les tiges à finir de sécher sur un papier. Pour une couleur précise comme le blanc pur, les graines du commerce sont plus sûres. Gardées au sec et au frais, les graines restent bonnes 3 ans.

Les autres méthodes

Bouturage : Ne se bouture pas : annuelle, elle se renouvelle uniquement par graines.

Division et autres méthodes : Aucune : annuelle à racine pivotante, elle ne se divise ni ne se marcotte.

Maladies & parasites

Maladies courantes : La rouille des mauves est la plus fréquente : des pustules brun orangé se forment au revers des feuilles, face à des taches jaunes sur le dessus, puis le feuillage jaunit et sèche. Par temps chaud et humide, l’oïdium peut aussi couvrir les feuilles d’un feutrage blanc, et une terre détrempée fait pourrir le collet. Retirer les feuilles atteintes dès les premiers symptômes freine la rouille comme l’oïdium ; contre ce dernier, un soufre portant la mention « emploi autorisé dans les jardins » peut compléter, appliqué hors des fortes chaleurs.

Parasites fréquents : Les limaces et les escargots dévorent les jeunes semis, parfois en une seule nuit : les ramasser à la tombée du jour ou disposer quelques granulés au phosphate ferrique portant la mention « emploi autorisé dans les jardins ». Les pucerons se groupent sur les jeunes pousses et les boutons, et un jet d’eau donné le matin les déloge, les coccinelles faisant le reste. Par temps chaud et sec, les altises, minuscules coléoptères sauteurs, criblent les feuilles de petits trous ronds : un voile anti-insectes protège les semis, et sur une plante installée les dégâts restent esthétiques.

Prévention : Espacer les pieds de 40 à 50 cm pour que l’air circule, et toujours arroser au pied, le matin. Tenir la plante à l’écart des roses trémières et des mauves sauvages, qui hébergent la même rouille. En fin de saison, arracher les pieds et ramasser les feuilles tombées, sans mettre au compost celles qui portent de la rouille.

Toxicité

Toxicité humaine : Non toxique : aucune partie de la plante n’est réputée dangereuse. Ses jeunes feuilles passent même pour comestibles une fois cuites, comme celles de la mauve sylvestre.

Toxicité animaux : Aucune intoxication n’est rapportée chez le chien ni chez le chat. Chez le cheval et le mouton, des troubles musculaires graves ont été décrits après la consommation massive d’une autre mauve, la mauve à petites fleurs (Malva parviflora) : par prudence, ne pas jeter les pieds arrachés dans un pré.

Symptômes : Aucun symptôme d’intoxication n’est décrit, ni par ingestion ni par contact avec la peau. Une grande quantité de feuillage avalée peut tout au plus provoquer un trouble digestif passager, comme n’importe quel végétal consommé en excès.

Précautions : Aucune précaution particulière : elle se plante sans crainte près d’une aire de jeux ou d’un potager. Ne consommer les feuilles que d’un pied formellement identifié et jamais traité.

Associations de plantes

Bonnes associations : Le cosmos partage son goût du plein soleil et des terres sans engrais, et son feuillage léger met en valeur ses grandes fleurs. La nigelle, semée en place en même temps, fleurit en bleu à son pied avant de lui passer le relais en juillet. Au potager, les courges et les courgettes profitent des abeilles et des bourdons qu’elle attire.

Associations à éviter : Les roses trémières et les mauves sauvages hébergent la même rouille et la lui transmettent d’une saison à l’autre. Le tournesol, planté trop près, la prive de soleil, et ses résidus freinent la levée des semis voisins.

Conseil : Semez-la en même temps que le cosmos et la nigelle, en poquets dans les vides d’un massif encore jeune : en 3 mois, le trio comble l’espace et nourrit les pollinisateurs jusqu’à la fin de l’été. Laissez mûrir quelques fruits en septembre, elle se ressèmera souvent d’elle-même l’année suivante.

Calendrier d’entretien, mois par mois

Établi pour : Annuelle semée en place au printemps, ou en godets sous abri puis mise en place après les gelées, cultivée en pleine terre au soleil dans une terre ordinaire bien drainée, sans engrais.

GesteQuandComment
ArrosageEssentiel De début avril à mi-juin : tous les 3 à 5 jours ; de mi-juin à fin septembre : tous les 7 à 10 jours Garder la terre juste fraîche jusqu’à l’installation des jeunes plants, puis n’arroser copieusement qu’en période sèche. Mouiller le feuillage favorise la rouille, la maladie la plus courante des mauves.au pied et le matin, en l’absence de pluie
Inspection parasitaireUtile De mi-avril à mi-septembre : toutes les 1 à 2 semaines Les limaces peuvent anéantir un semis en une nuit, puis la rouille s’installe par temps chaud et humide. Retirer les feuilles atteintes dès les premières pustules freine nettement la maladie.limaces sur les semis, pustules brun orangé au revers des feuilles
Fleurs fanéesUtile De juillet à septembre : tous les 5 à 7 jours Supprimer les fleurs fanées empêche la plante de s’épuiser à former ses graines et prolonge la floraison. En septembre, laisser mûrir quelques fruits si l’on souhaite qu’elle se ressème.couper la fleur fanée avec son pédoncule
SemisEssentiel De mi-mars à fin mai Semer en place d’avril à fin mai, par poquets de trois graines tous les 40 à 50 cm, puis ne garder que le plant le plus vigoureux. Sous abri, dès la fin mars, compter une seule graine par godet, car les racines supportent mal d’être dérangées au repiquage.à 1 cm de profondeur, dans une terre réchauffée
Mise en place des plantsUtile De mi-mai à mi-juin Mettre en place les plants élevés en godets une fois les gelées passées, sans briser la motte, puis arroser copieusement. Planter jeune : un plant resté trop longtemps en godet, aux racines enroulées, reprend mal.à 40 ou 50 cm d’écart
Palissage, tuteurageOptionnel De mi-mai à fin juin En situation ventée, planter le tuteur tôt pour ne pas blesser les racines, puis y attacher la tige à mesure qu’elle monte. Chargées de fleurs, les grandes tiges cassent facilement sous le vent ou l’orage.une canne de bambou par pied, pour les variétés de plus d’1 m
FloraisonOptionnel De juillet à septembre Les grandes fleurs évasées s’ouvrent sans interruption tout l’été, parfois jusqu’en octobre quand l’arrière-saison est douce. Elles attirent abeilles et bourdons et se tiennent bien en vase.environ 3 mois après le semis
Ramassage des feuilles mortesUtile De début octobre à mi-novembre Arracher les pieds une fois la floraison terminée et ramasser les feuilles tombées, où la rouille peut passer l’hiver. Les débris sains rejoignent le compost.sans composter les débris porteurs de rouille

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