Cactée · Cactacées
Figuier de Barbarie Opuntia ficus-indica
Aussi appelé : Figuier d’Inde, Nopal, Cactus raquette, Prickly pear
Le figuier de Barbarie est un cactus à grandes raquettes originaire du Mexique, naturalisé depuis des siècles autour de la Méditerranée où il donne ses figues comestibles. Il atteint 1,5 à 3 m en climat tempéré, jusqu’à 5 m dans le Midi. Il réclame un plein soleil sans réserve et un sol pauvre, caillouteux et parfaitement drainant, sans aucun arrosage une fois installé en pleine terre. Il tient -5 °C au sec, mais l’humidité hivernale est ce qui le fait souffrir.
- Type
- Cactée
- Famille
- Cactacées
- Exposition
- Plein soleil
- Température minimale
- -5 °C
- Floraison
- De mai à juin
- Difficulté
- Facile
Fiche générale
Rusticité : Zone USDA 9, jusqu’à -5 °C en sol parfaitement sec, mais toute humidité hivernale abaisse nettement cette limite.
Dimensions : De 1,5 à 3 m en climat tempéré, jusqu’à 5 m et autant d’envergure en climat méditerranéen.
Floraison : En mai et juin, de grandes fleurs jaune orangé en coupe sur le bord des raquettes, sans parfum, suivies des figues de Barbarie sous climat chaud ; elle fleurit rarement en pot.
Substrat : Pauvre, caillouteux, parfaitement drainant, pH 6 à 8.
Exposition : Plein soleil sans réserve.
Arrosage : Aucun en pleine terre après installation ; en pot, une fois par mois d’avril à septembre.
Durée de vie : Vivace succulente, 25 à 50 ans, et davantage en pleine terre sous climat sec.
Multiplication : Bouturage d’une raquette cicatrisée de mai à juillet, plantée sans arrosage jusqu’aux premières racines.
Arrosage & entretien
Arrosage : Arrosez copieusement mais rarement pendant la belle saison, en laissant le substrat sécher entièrement. Coupez tout apport d’octobre à mars, l’eau hivernale étant la principale cause de perte sous nos climats.
Fertilisation : Un engrais pauvre en azote et riche en potasse, une ou deux fois dans l’été, uniquement en pot. En pleine terre, aucun apport n’est nécessaire.
Rempotage : Tous les 3 ou 4 ans au printemps, en manipulant la plante avec du papier journal épais plié en plusieurs couches. Un pot lourd, en terre cuite, évite le basculement d’un sujet devenu haut.
Taille : Détachez les raquettes en trop à la jonction, au printemps, avec un couteau propre. Laissez sécher la plaie une semaine avant de bouturer le morceau à plat sur du sable sec.
Exposition & substrat
Exposition : Plein soleil toute la journée. À l’ombre, les raquettes s’étiolent, pâlissent et deviennent molles.
Emplacement : Extérieur en climat doux, contre un mur au sud qui restitue la chaleur et protège de la pluie. Ailleurs, en pot à sortir de mai à octobre.
Substrat : Une part de terre franche pour deux parts de sable grossier et de gravier. Il prospère dans des sols que rien d’autre ne supporte.
pH : De 6 à 8, très tolérant au calcaire.
Drainage : Vital. En pleine terre, plantez sur une butte ou une pente ; en pot, proscrivez toute soucoupe qui retient l’eau.
Multiplication
Bouturage : de mai à juillet, détacher une raquette entière à l’articulation, avec des gants épais et une pince, et la laisser cicatriser à l’air et à l’ombre 1 à 2 semaines. La planter sur un tiers de sa hauteur dans du sable ou un mélange de terreau et de sable à peine humide, dehors au soleil ou sous abri. Ne pas arroser avant les premières racines, en 3 à 6 semaines. Le bouturage d’une raquette réussit presque toujours.
Les autres méthodes
Semis :
SemerPossible mais lent : au printemps, à l’intérieur, graines des figues lavées et à peine couvertes de sable, à 20 à 25 °C, avec une levée en 2 à 6 semaines. Les semis sont variables et mettent des années à fructifier.
Récolter les grainesUn seul pied suffit : sous climat chaud, ses fleurs se fécondent seules ou grâce aux abeilles. En pot ou sous un climat frais, la plante fructifie rarement ; le plus simple est de prendre les graines d’une figue de Barbarie bien mûre achetée au marché, de les laver de leur pulpe et de les sécher à l’ombre. Sous climat chaud, les fruits mûrissent d’août à octobre ; les cueillir avec une pince et des gants épais, à cause des glochides. Gardées au sec, les graines restent bonnes plusieurs années.
Division et autres méthodes : Aucune autre méthode utile : la raquette suffit.
Maladies & parasites
Maladies courantes : La pourriture bactérienne se manifeste par des taches molles et suintantes sur les raquettes, souvent après un hiver humide. Découpez largement en tissu sain avec une lame désinfectée et laissez sécher à l’air. Les taches liégeuses brunes, elles, sont des cicatrices sans gravité et ne se traitent pas.
Parasites fréquents : La cochenille farineuse, dont une espèce fournit le carmin, forme des amas blancs cotonneux sur les raquettes et se retire au jet ou au coton alcoolisé. Les cochenilles à bouclier s’installent en colonies grises sur les vieux sujets. Les limaces entament parfois les jeunes raquettes tendres au printemps.
Prévention : Sol drainant, plein soleil, aucun arrosage hivernal, et inspection des jointures de raquettes où les cochenilles se logent d’abord.
Toxicité
Toxicité humaine : Non toxique, les fruits comme les jeunes raquettes étant traditionnellement consommés. Le danger vient des glochides, ces minuscules épines barbelées presque invisibles qui se plantent dans la peau au moindre contact.
Toxicité animaux : Non toxique pour les chiens et les chats. Les blessures mécaniques, dans la gueule ou les coussinets, sont le seul risque réel.
Symptômes : Démangeaisons persistantes, rougeur et sensation de brûlure après contact avec les glochides, parfois pendant plusieurs jours.
Précautions : Manipulez toujours avec des gants épais doublés de papier journal. Les glochides s’enlèvent au ruban adhésif appliqué sur la peau, jamais à la pince.
Associations de plantes
Bonnes associations : Les agaves, yuccas et grands sedums partagent son sol sec et forment avec lui un jardin qui ne s’arrose pas. Les lavandes et santolines apportent une floraison là où lui n’offre que de la structure. Toutes acceptent le plein soleil et un sol pauvre.
Associations à éviter : Toute plante réclamant des arrosages estivaux réguliers, des vivaces fleuries au gazon, dont l’humidité entretenue fait pourrir son collet. Écartez également les couvre-sols qui masqueraient sa base, où l’air doit circuler.
Conseil : Plantez-le loin des passages, des allées et des jeux d’enfants : ses glochides se transportent sur les vêtements et se retrouvent bien après la rencontre.
Calendrier d’entretien, mois par mois
Établi pour : Culture en grand pot, dehors en plein soleil du printemps à l'automne et hivernage au sec dans une véranda, une serre froide ou un local très lumineux hors gel. Plantation en pleine terre possible seulement sur le littoral méditerranéen, en sol très drainant.
| Geste | Quand | Comment |
|---|---|---|
| Arrosage | De mi-avril à mi-septembre : tous les 12 à 20 jours ; de mi-septembre à fin octobre : tous les 1 à 2 mois | Arroser abondamment en une fois pendant la belle saison, puis laisser sécher complètement avant de recommencer. Ne plus rien donner du tout de novembre à mars, période où la plante ne pousse pas et pourrit facilement. |
| Inspection parasitaire | D’avril à octobre : toutes les 3 à 5 semaines ; de novembre à mars : toutes les 4 à 6 semaines | Chercher les amas blancs cotonneux de la cochenille, qui se logent dans les plis et au départ des raquettes. Surveiller aussi les taches molles et brunes à la base, signe d'une pourriture liée à un excès d'eau. |
| Rempotage | D’avril à mai, tous les 3 ans | Rempoter dans un contenant large, lourd et bien percé, à peine plus grand que le précédent. Attendre au moins une semaine avant le premier arrosage, le temps que les racines blessées cicatrisent. |
| Sortie au printemps | De mi-avril à fin mai | Sortir la plante avant la reprise pour qu'elle profite de toute la saison chaude, sans quoi les nouvelles raquettes poussent étirées et molles. Prévoir un pot lourd, un sujet âgé étant très déséquilibré par le haut. |
| Acclimatation à la lumière | De mi-avril à mi-juin | Augmenter la part de soleil direct par paliers, sur une quinzaine de jours. Un passage brutal marque les raquettes de plages blanchâtres qui ne disparaissent jamais. |
| Taille de structure | De début mai à mi-juillet, tous les 2 ans | Retirer les raquettes mal placées ou trop nombreuses en tordant doucement au niveau du joint, avec des gants et une pince longue. La plaie sèche seule en quelques jours et ne demande aucun mastic. |
| Bouturage | De mai à juillet | Planter une raquette détachée sur un tiers de sa hauteur dans un sable à peine humide, une fois la plaie bien cicatrisée. Ne pas arroser avant l'apparition des premières racines, sous peine de pourriture. |
| Rentrée à l'automne | De début octobre à mi-novembre | Manipuler la plante avec des gants épais et un tapis de mousse roulé autour des raquettes, les glochides minuscules s'accrochant à la peau au moindre contact. Choisir le local le plus lumineux possible, même très frais. |
| Mise à l'abri de la pluie | De mi-octobre à mi-mars | Cette plante supporte quelques degrés sous zéro à condition d'être parfaitement sèche, mais le froid combiné à l'humidité fait éclater et pourrir les raquettes. Un simple toit au-dessus du pied change tout, sans rien changer à la température. |
| Repos sec | De novembre à mars | Un hivernage froid et totalement sec est ce qui déclenche la floraison du printemps suivant. Les raquettes se ratatinent et se plissent pendant cette période : c'est normal et elles se regonflent aux premiers arrosages. |