Plante d’intérieur · Aracées
Alocasia Alocasia baginda
Aussi appelé : Alocasia Dragon Scale, Alocasia Silver Dragon, Écaille de dragon
L’alocasia baginda est une aracée originaire de Bornéo, cultivée pour ses feuilles épaisses aux nervures marquées, à l’aspect d’écailles. En appartement, elle forme une touffe compacte de 40 à 60 cm de haut et d’autant de large, aux feuilles de 20 à 30 cm. Elle demande une lumière vive filtrée, jamais de soleil direct, un mélange très aéré et une chaleur qui ne descend pas sous 15 °C. Le froid et un substrat détrempé la font souffrir, et toute la plante est toxique.
- Type
- Plante d’intérieur
- Famille
- Aracées
- Exposition
- Lumière vive, sans soleil direct
- Température minimale
- 15 °C
- Floraison
- Pas de floraison notable en culture
- Difficulté
- Exigeante
Fiche générale
Rusticité : zone USDA 11, aucune tolérance au froid, rien en dessous de 15 °C.
Dimensions : 40 à 60 cm de haut pour autant d’étalement, les feuilles atteignant 20 à 30 cm.
Floraison : aucune floraison décorative : en appartement, elle ne produit que rarement une petite spathe crème sans intérêt, et toute la plante est toxique (oxalates de calcium).
Substrat : mélange très aéré, écorce fine, perlite et un tiers de terreau, pH 5,5 à 6,5.
Exposition : lumière vive filtrée, jamais de soleil direct sur le feuillage.
Arrosage : tous les 5 à 8 jours en saison, tous les 12 à 18 jours l’hiver, en laissant sécher les premiers centimètres.
Durée de vie : Vivace à rhizome, 5 à 10 ans. La division du rhizome prolonge la souche bien au-delà de la vie d’un seul pied.
Multiplication : Séparation des petits tubercules et des rejets au rempotage, d’avril à mai, à l’intérieur au chaud.
Arrosage & entretien
Arrosage : arroser à l’eau non calcaire dès que la surface est sèche sur 2 ou 3 cm, puis vider la soucoupe. Réduire nettement de novembre à mars, la plante ralentissant sa croissance.
Fertilisation : engrais pour plantes vertes dilué de moitié, toutes les 3 à 4 semaines d’avril à septembre. Cesser tout apport à l’automne.
Rempotage : tous les 2 ans au printemps, dans un pot à peine plus grand. Un volume trop généreux garde l’humidité et fait pourrir le tubercule.
Taille : aucune taille, sinon couper à la base les feuilles jaunies ou abîmées.
Exposition & substrat
Exposition : lumière vive mais filtrée, 6 à 8 heures de clarté indirecte. Le soleil direct marque le limbe de taches brunes sèches.
Emplacement : intérieur toute l’année sous nos climats, près d’une fenêtre à l’est ou à l’ouest, à l’abri des courants d’air.
Substrat : mélange drainant à base d’écorce fine, de perlite et d’un peu de terreau. Cette plante n’aime pas les substrats compacts qui restent gorgés d’eau.
pH : entre 5,5 et 6,5, légèrement acide.
Drainage : drainage impératif, pot percé et couche de billes d’argile au fond. Le tubercule pourrit vite si l’eau stagne, et la plante décline alors sans signe avant-coureur.
Multiplication
Séparation des rejets : d’avril à fin mai, dépoter et détacher à la main les rejets enracinés et les tubercules collés au rhizome. Rempoter chacun à part dans un mélange d’écorce, de perlite et de terreau à peine humide, sous un sac transparent vers 22 à 25 °C, jusqu’à l’apparition d’une feuille neuve en 4 à 8 semaines. Des gants, la sève irrite la peau. Chacun redonne une plante entière, avec de très bonnes chances.
Les autres méthodes
Bouturage : L’alocasia ne se bouture pas : une feuille ou un pétiole coupé ne s’enracine jamais.
Semis :
SemerUn amateur ne la sème pas : elle ne fleurit presque jamais en appartement et ses graines sont introuvables.
Récolter les grainesPas de graines en culture : elle ne fleurit presque jamais en appartement, et une spathe isolée n’y est pas fécondée. Les rejets et les tubercules collés au rhizome la multiplient sans difficulté.
Maladies & parasites
Maladies courantes : la pourriture du tubercule, favorisée par un excès d’eau et un substrat froid, se reconnaît à un pied qui se ramollit et à des feuilles qui tombent d’un coup. Il faut alors dépoter, couper le sain et rempoter au sec.
Parasites fréquents : l’araignée rouge s’installe dès que l’air s’assèche, laissant de fines toiles entre le limbe et la tige, et les cochenilles farineuses se logent dans les gaines des pétioles. Douche du feuillage puis huile de colza pour les premières, coton alcoolisé pour les secondes.
Prévention : maintenir une humidité de l’air suffisante, aérer sans courant d’air froid et inspecter le revers des feuilles toutes les 2 semaines. Une plante moins arrosée l’hiver résiste bien mieux.
Toxicité
Toxicité humaine : plante toxique par ingestion, toutes ses parties contenant des cristaux d’oxalate de calcium, tige et pétiole compris.
Toxicité animaux : toxique pour le chien et le chat, qui mâchent volontiers les feuilles à portée.
Symptômes : brûlure immédiate de la bouche, salivation abondante, gonflement des lèvres et de la langue, vomissements ; le suc irrite aussi la peau et les yeux.
Précautions : placer la plante hors de portée des enfants et des animaux, porter des gants au rempotage et se laver les mains après toute manipulation.
Associations de plantes
Bonnes associations : les calathéas et les fougères partagent son goût pour la lumière tamisée et l’air humide, et forment autour d’elle un microclimat favorable. Un philodendron grimpant occupe la hauteur sans lui faire d’ombre au sol.
Associations à éviter : cactées et succulentes, dont le substrat sec et le plein soleil sont l’exact opposé de ses besoins, et les plantes très étalées comme un grand strelitzia, qui lui prendrait toute la lumière.
Conseil : grouper les plantes de même exigence sur un plateau de billes d’argile humides élève l’humidité de l’air autour du feuillage, ce qui suffit souvent à supprimer les pointes sèches.
Calendrier d’entretien, mois par mois
Établi pour : Culture en pot, à l'intérieur toute l'année, en lumière vive filtrée et sans soleil direct.
| Geste | Quand | Comment |
|---|---|---|
| Arrosage | D’avril à septembre : tous les 5 à 8 jours ; d’octobre à mars : tous les 12 à 18 jours | Attendre que les premiers centimètres du substrat soient secs avant de réarroser. L'excès d'eau fait pourrir le tubercule bien plus sûrement que la sécheresse. |
| Brumisation | D’octobre à avril : tous les 2 à 3 jours | L'air chauffé de l'hiver assèche les pointes des feuilles. Brumiser autour du feuillage plutôt que dessus, l'eau stagnant sur le limbe pouvant y laisser des taches. |
| Engrais liquide | De début avril à mi-septembre : toutes les 3 à 4 semaines | Apporter l'engrais sur substrat déjà humide. Une dose pleine brûle les racines fines de cette espèce. |
| Inspection parasitaire | De janvier à décembre : toutes les 2 à 3 semaines | L'araignée rouge s'installe volontiers sur cette plante dès que l'air devient sec, et se voit d'abord à de fines toiles entre le limbe et la tige. |
| Dépoussiérage du feuillage | De janvier à décembre : toutes les 3 à 5 semaines | Les feuilles larges et gaufrées retiennent la poussière, qui réduit la lumière reçue. Les essuyer en soutenant le limbe par en dessous. |
| Vidage de la soucoupe | De janvier à décembre | Vider la soucoupe pour que le pot ne baigne jamais. Les racines de cette plante supportent mal l'eau stagnante. |
| Rempotage | De mi-mars à mi-mai, tous les 2 ans | Rempoter au réveil de la plante, dans un pot à peine plus grand. Un volume trop généreux garde l'humidité et fait pourrir le tubercule. |
| Division de touffe | D’avril à mai, tous les 2 ans | Détacher les petits tubercules apparus contre le pied et les rempoter à part. Chacun redonne une plante entière. |
| Arrêt de l'engrais | De mi-septembre à mi-octobre | Cesser tout apport à l'entrée de l'automne. La croissance s'arrête et l'engrais s'accumulerait alors dans le pot. |