Arbuste · Hydrangéacées
Hortensia de Virginie Hydrangea arborescens
Aussi appelé : Hortensia arborescent, Hydrangée arborescente, Hortensia Annabelle, Smooth hydrangea
L’hortensia de Virginie est un arbuste de l’est des États-Unis, de loin le plus rustique des hortensias, puisqu’il supporte -35 °C. Il forme une touffe de 1 à 1,50 m qui s’élargit par drageons et porte de juin à septembre de larges corymbes blanc crème, verdâtres à l’ouverture. Il fleurit sur le bois de l’année, ce qui permet une taille courte chaque fin d’hiver, et tolère mieux le calcaire que l’hortensia à grosses têtes. Il demande la mi-ombre et un arrosage copieux en été : dès que l’eau manque, ses tiges ploient sous les fleurs.
- Type
- Arbuste
- Famille
- Hydrangéacées
- Exposition
- Mi-ombre
- Température minimale
- -35 °C
- Floraison
- De juin à septembre
- Difficulté
- Facile
Fiche générale
Rusticité : zone USDA 3 à 4, jusqu'à -35 °C, c'est de loin l'hortensia le plus rustique.
Dimensions : 1 à 1,50 mètre de haut pour autant d'étalement, la touffe s'élargissant par drageons.
Floraison : De juin à septembre, de larges corymbes blanc crème, verdâtres à l’ouverture puis de nouveau en vieillissant, portés par le bois de l’année, au parfum discret.
Substrat : sol profond, frais et riche en humus, il tolère mieux le calcaire que l'hortensia à grosses têtes, pH de 5,5 à 7,5.
Exposition : mi-ombre de préférence, soleil non brûlant acceptable au nord de la Loire.
Arrosage : régulier et copieux en été, les grandes inflorescences faisant ployer les tiges dès qu'il manque d'eau.
Durée de vie : Arbuste vivace, 30 à 50 ans. La taille courte annuelle le maintient vigoureux sans l’épuiser.
Multiplication : Bouturage de pousses herbacées de juin à début août, à l’étouffée et à l’ombre, ou prélèvement des drageons au printemps.
Arrosage & entretien
Arrosage : copieusement deux à trois fois par semaine en été, au pied et le soir. Un paillage épais remplace la moitié des apports, les racines étant traçantes et proches de la surface.
Fertilisation : engrais à libération lente pour arbustes au débourrement en mars, et compost mûr à l'automne. Éviter les apports tardifs qui relancent des pousses tendres.
Rempotage : tous les 2 ans en bac au printemps, dans un grand contenant, la plante étant très gourmande en eau.
Taille : rabattre à 20 ou 40 centimètres du sol en février ou mars. Cette espèce fleurit sur le bois de l'année, exactement à l'inverse des hortensias à grosses têtes bleues qu'une taille de fin d'hiver priverait de fleurs.
Exposition & substrat
Exposition : mi-ombre ou soleil du matin, 4 à 6 heures. Le plein soleil de l'après-midi flétrit les inflorescences et impose des arrosages quotidiens.
Emplacement : extérieur, en massif de mi-ombre, en bordure de sous-bois ou en haie libre. Il supporte la concurrence racinaire mieux que la plupart des hortensias.
Substrat : terre de jardin profonde enrichie en compost et en terreau de feuilles, avec une bonne réserve d'eau.
pH : de 5,5 à 7,5, il est indifférent à la couleur du sol puisque ses fleurs restent blanches quel que soit le pH.
Drainage : correct sans être exigeant, cet hortensia venant des ravins humides d'Amérique du Nord et supportant les sols lourds pourvu qu'ils ne soient pas asphyxiants.
Multiplication
Bouturage : de juin à début août, couper sous un nœud des pousses non fleuries de 15 cm et ne garder que les deux feuilles du haut, réduites de moitié. Les piquer dans un mélange de terreau et de sable, dehors à l’ombre sous châssis ou sous un sac transparent, à l’étouffée. L’enracinement demande 3 à 4 semaines, et les jeunes plants passent leur premier hiver à l’abri du gel. La reprise est facile et rapide.
Les autres méthodes
Semis :
SemerPossible au printemps sous abri, les graines minuscules posées en surface et laissées à la lumière, levée en 2 à 3 semaines vers 18 à 20 °C. Un amateur ne le pratique guère : les variétés cultivées, aux grosses boules de fleurs stériles, ne donnent presque pas de graines et le semis ne les reproduirait pas.
Récolter les grainesUn seul pied suffit : les petites fleurs fertiles de l’espèce se fécondent entre elles, grâce aux insectes. Seule l’espèce type, dont les corymbes gardent au centre de petites fleurs fertiles, donne des graines ; les variétés à grosses boules comme ’Annabelle’ n’en portent presque pas. Couper les inflorescences en octobre ou novembre, quand les minuscules capsules sont brunes et sèches, et les secouer au-dessus d’une feuille de papier. Les graines, fines comme de la poussière, se conservent au sec et au frais jusqu’au printemps suivant, un an au plus.
Division et autres méthodes : En mars ou en octobre et novembre, dégager les drageons qui sortent autour de la touffe, trancher à la bêche la racine qui les relie au pied mère et les replanter aussitôt avec leurs racines. Le marcottage simple d’une tige basse au printemps réussit aussi : l’enterrer sur 10 cm, la maintenir par un crochet, et la sevrer l’année suivante.
Maladies & parasites
Maladies courantes : l'oïdium blanchit le feuillage en fin d'été dans un emplacement confiné, et s'atténue en aérant la touffe à la taille. Les taches foliaires brunes suivent des arrosages sur le feuillage. Le flétrissement des feuilles aux heures chaudes n'est pas une maladie : la plante se remet le soir même si le sol est frais.
Parasites fréquents : les pucerons colonisent les jeunes pousses au printemps. L'araignée rouge apparaît en période chaude et sèche, piquetant le limbe. Les limaces s'attaquent aux drageons naissants.
Prévention : un paillage épais entretenu et un arrosage au pied, jamais sur le feuillage, écartent la plupart des problèmes. La taille annuelle sévère renouvelle entièrement le bois.
Toxicité
Toxicité humaine : toxique en cas d'ingestion, les hortensias contenant des glycosides cyanogènes dans les feuilles, les fleurs et les bourgeons. Aucune partie ne doit être consommée, et les fleurs séchées ne se mettent pas en tisane.
Toxicité animaux : toxique pour le chien, le chat et le cheval, avec des cas d'intoxication documentés chez les animaux qui broutent le feuillage.
Symptômes : vomissements, diarrhée, douleurs abdominales et abattement ; dans les cas sévères, troubles respiratoires liés à la libération de cyanure.
Précautions : ramasser les résidus de taille plutôt que de les laisser à portée d'un animal. Prévenir les enfants que les fleurs, très attirantes en gros bouquets blancs, ne se portent pas à la bouche.
Associations de plantes
Bonnes associations : les hostas et les fougères occupent le pied et partagent son besoin de fraîcheur. Les astilbes fleurissent en même temps sur une gamme rose complémentaire. Les bulbes printaniers animent l'emplacement avant son débourrement tardif et avant la taille de mars.
Associations à éviter : les plantes de terrain sec, lavandes, cistes ou graminées de rocaille, dont les besoins sont opposés. Les couvre-sols denses qui gêneraient les drageons. Éviter les arbres à racines superficielles qui lui disputeraient l'eau.
Conseil : planter des vivaces qui montent à 40 centimètres devant lui. La taille annuelle laisse un moignon nu jusqu'en mai, et un étage bas persistant masque ce vide sans gêner le rabattage.
Calendrier d’entretien, mois par mois
Établi pour : Arbuste en pleine terre, à mi-ombre, dans un sol frais et riche en humus.
| Geste | Quand | Comment |
|---|---|---|
| Arrosage | De début juin à mi-septembre : tous les 2 à 4 jours ; d’avril à mai : tous les 7 à 10 jours | Arroser copieusement et rarement plutôt que peu et souvent. Les grandes inflorescences font ployer les tiges dès que la plante manque d'eau, et un sujet qui a soif se voit à midi bien avant de souffrir. |
| Rabattage | De mi-février à fin mars | Rabattre sévèrement toutes les tiges avant le départ de végétation. Cette espèce fleurit sur le bois de l'année, et c'est exactement l'inverse des hortensias à grosses têtes bleues, qu'une taille de fin d'hiver priverait de fleurs. |
| Engrais à libération lente | De début mars à mi-avril | Griffer un engrais à libération lente en surface au débourrement, puis arroser. Un apport tardif en été relance des pousses tendres qui n'auront pas le temps de s'aoûter. |
| Paillage | De mi-mars à mi-mai | Étaler un paillis d'écorces ou de feuilles mortes sur toute la surface des racines. C'est le geste qui remplace la moitié des arrosages d'été, les racines étant traçantes et très proches de la surface. |
| Bouturage | De début juin à mi-août | Prélever des boutures de 15 cm et les mettre à l'étouffée dans un mélange sableux. La reprise est facile et rapide, cette espèce drageonnant naturellement. |
| Compost, amendement | De mi-octobre à fin novembre | Épandre du compost mûr autour du pied à l'automne. Les vers l'incorporent pendant l'hiver et le sol garde la fraîcheur que cette espèce réclame toute la belle saison. |