Arbuste · Hydrangéacées
Hortensia à feuilles de chêne Hydrangea quercifolia
Aussi appelé : Hydrangée à feuilles de chêne, Hortensia feuilles de chêne, Oakleaf hydrangea
L’hortensia à feuilles de chêne est un arbuste caduc du sud-est des États-Unis, reconnaissable à ses grandes feuilles lobées et à son écorce qui s’exfolie avec l’âge. Il forme au jardin une touffe large de 1,50 à 2,50 m de haut, qui pousse lentement et drageonne un peu, couverte de juin à août de panicules blanc crème virant au rose. Il demande une terre humifère, fraîche, drainée et non calcaire, à mi-ombre ou au soleil du matin. Il tolère mieux la sécheresse passagère que les autres hortensias, mais le plein soleil brûlant abîme son feuillage.
- Type
- Arbuste
- Famille
- Hydrangéacées
- Exposition
- Mi-ombre
- Température minimale
- -25 °C
- Floraison
- De juin à août
- Difficulté
- Facile
Fiche générale
Rusticité : Zone USDA 5, jusqu’à -25 °C ; seuls les boutons floraux, formés dès l’automne précédent, peuvent souffrir d’un hiver rigoureux.
Dimensions : 1,50 à 2,50 m de hauteur pour autant d’étalement, en arbuste large qui drageonne modérément.
Floraison : De juin à août, de grandes panicules coniques blanc crème qui virent au rose puis au brun rosé en séchant, légèrement parfumées.
Substrat : Terre humifère, fraîche et bien drainée, acide à neutre ; il supporte mieux la sécheresse passagère que les autres hortensias.
Exposition : Mi-ombre, ou soleil du matin ; le plein soleil brûlant abîme ses grandes feuilles.
Arrosage : Régulier mais plus modéré que pour les hortensias à grosses têtes, une fois qu’il est installé.
Durée de vie : Arbuste vivace, 40 à 60 ans. Croissance lente, et une écorce qui s’exfolie joliment avec les années.
Multiplication : Marcottage d’une branche basse au printemps, ou prélèvement des drageons en mars ou octobre ; bouturage en juin, moins sûr.
Arrosage & entretien
Arrosage : Un arrosage copieux tous les 5 à 7 jours en été les premières années, puis seulement lors des sécheresses marquées. Son enracinement plus profond le rend nettement moins assoiffé que l’hortensia commun.
Fertilisation : Un apport de compost mûr ou de terreau de feuilles en surface au printemps. Éviter les engrais azotés, qui favorisent le feuillage au détriment des panicules.
Rempotage : Tous les 3 ans en fin d’hiver pour une culture en bac, dans un mélange de terreau et de terre de bruyère. Il donne toutefois le meilleur en pleine terre.
Taille : Le moins possible, et juste après la floraison, en août : il fleurit sur le bois de l’année précédente, et une taille de fin d’hiver supprimerait toutes les fleurs. Se limiter au bois mort et à quelques vieilles branches ôtées à la base.
Exposition & substrat
Exposition : Mi-ombre lumineuse, avec le soleil du matin et de l’ombre l’après-midi. 3 à 5 heures de lumière directe donnent la meilleure floraison et les plus belles couleurs d’automne.
Emplacement : Extérieur, en lisière de sous-bois ou en fond de massif ombragé, à l’abri des vents desséchants, orientation est ou nord-est.
Substrat : Terre de jardin enrichie de terreau de feuilles, profonde, souple et drainante.
pH : Entre 5 et 6,5 ; contrairement aux hortensias à grosses têtes, la couleur de ses fleurs ne dépend pas du pH.
Drainage : Bon drainage indispensable. Il tolère mal les sols lourds et gorgés d’eau en hiver, plus mal encore que les autres hydrangeas.
Multiplication
Marcottage par couchage : marcottage simple : en mars ou avril, courber une branche basse, l’entailler sous un nœud, l’enterrer sur 10 cm et la maintenir par un crochet ; la sevrer au printemps suivant. C’est la méthode la plus sûre pour cet arbuste dont les boutures reprennent moyennement.
Les autres méthodes
Bouturage : En juin, couper sous un nœud des pousses herbacées non fleuries de 10 à 15 cm et ne garder que deux feuilles réduites de moitié. Les piquer dans un mélange de terreau et de sable, sous châssis à l’ombre, à l’étouffée ; l’hormone de bouturage, facultative, aide. Racines en 4 à 6 semaines, avec des pertes fréquentes, et un premier hiver à l’abri du gel.
Semis :
SemerPossible en mars sous abri, les graines minuscules posées en surface et laissées à la lumière, levée en 2 à 4 semaines vers 18 °C. Les plants reproduisent l’espèce, mais la croissance est lente et il faut plusieurs années avant la floraison.
Récolter les grainesUn seul pied suffit : ses petites fleurs fertiles se fécondent entre elles, avec l’aide des insectes. Chez l’espèce, les panicules portent parmi les grandes fleurs stériles de petites fleurs fertiles ; les variétés à fleurs doubles, comme ’Snowflake’, n’en donnent guère. Couper les panicules en octobre ou novembre, une fois sèches et brunes, et en secouer les graines minuscules. Elles se conservent au sec et au frais jusqu’au semis de mars, un an au plus.
Division et autres méthodes : Les drageons se détachent en mars ou en octobre en tranchant à la bêche la racine qui les relie au pied mère, puis se replantent aussitôt.
Maladies & parasites
Maladies courantes : L’oïdium marque le feuillage d’un feutrage blanc en fin d’été dans les situations confinées. La chlorose, feuilles jaunes à nervures vertes, apparaît en sol calcaire et se corrige par un apport de chélate de fer. Des taches foliaires brunes surviennent après un été humide, sans gravité.
Parasites fréquents : Peu attaqué. Quelques pucerons sur les jeunes pousses au printemps, et des araignées rouges en été sec et chaud qui piquettent le feuillage de points clairs.
Prévention : Pailler le pied pour garder la fraîcheur, aérer la ramure en ôtant quelques vieilles branches à la base, et éviter d’arroser le feuillage en soirée.
Toxicité
Toxicité humaine : Modérément toxique. Comme tous les hortensias, ses feuilles, fleurs et bourgeons contiennent des glycosides cyanogènes qui libèrent du cyanure à la digestion ; la quantité nécessaire à une intoxication réelle reste importante.
Toxicité animaux : Toxique pour le chien, le chat et le cheval, qui mâchonnent parfois les jeunes pousses ou les fleurs séchées.
Symptômes : Vomissements, diarrhée et douleurs abdominales dans les heures suivant l’ingestion ; léthargie dans les cas plus sévères.
Précautions : Ne pas laisser les chutes de taille à portée d’un animal, et se méfier des bouquets de fleurs séchées rentrés à l’intérieur, qui restent toxiques. Consulter un vétérinaire en cas d’ingestion notable.
Associations de plantes
Bonnes associations : Les fougères et les hostas, qui partagent son goût du sol frais et de la mi-ombre, et dont les feuillages contrastent avec ses grandes feuilles découpées. Les azalées et les rhododendrons, mêmes exigences de sol acide. Les hellébores, qui occupent son pied en hiver quand il est nu.
Associations à éviter : Les plantes de sol sec et calcaire comme la lavande ou la santoline, dont les besoins sont opposés aux siens. Les arbustes plantés trop près, qui masqueraient son écorce qui s’exfolie en lanières, l’un de ses attraits d’hiver.
Conseil : Lui laisser de la place et ne pas le tailler pour le contenir : c’est un arbuste qui se regarde en quatre saisons, ses panicules en juin, son feuillage pourpre en octobre, son écorce en janvier, et chaque coupe supprime une partie de ce cycle.
Calendrier d’entretien, mois par mois
Établi pour : Culture en pleine terre, au soleil du matin ou à mi-ombre, en sol frais, humifère et bien drainé.
| Geste | Quand | Comment |
|---|---|---|
| Arrosage | De mai à septembre : tous les 5 à 7 jours | Les grandes feuilles lobées transpirent beaucoup et s’affaissent dès que la motte sèche. À la différence de l’hortensia commun, celui-ci redoute davantage un sol détrempé qu’un sol seulement frais. |
| Inspection parasitaire | De juin à août : toutes les 2 à 4 semaines | Un feuillage terne et piqueté de jaune en plein été signale des acariens installés au revers, favorisés par l’air sec. |
| Compost, amendement | En mars | Cet hortensia se contente de peu pourvu que le sol reste humifère ; un apport de compost au départ de la végétation y suffit. |
| Bois mort et feuilles abîmées | De mi-mars à fin avril | Attendre le débourrement pour juger : un rameau encore nu en avril porte parfois des bourgeons vivants à sa base. |
| Paillage | De début avril à mi-mai | Les racines sont traçantes et superficielles ; le paillis leur épargne les à-coups de sécheresse que le jardinier ne voit jamais venir. |
| Taille après floraison | De début août à mi-septembre | La floraison se prépare sur le bois de l’année précédente : une taille de printemps supprime purement et simplement les fleurs de l’été. On peut aussi laisser les panicules sèches tout l’hiver et les retirer en mars, juste au-dessus de la première paire de bourgeons. |
| Protection des racines | De début novembre à mi-mars | Un jeune sujet peut perdre ses rameaux de l’année lors d’un hiver rude, et avec eux la floraison suivante. |