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Arbuste · Hydrangéacées

Hortensia Hydrangea macrophylla

Aussi appelé : Hortensia commun, Hortensia à grandes feuilles, Hortensia des jardins, Hydrangée, Rose du Japon, Bigleaf hydrangea

L’hortensia est un arbuste caduc venu du Japon, cultivé pour ses grosses inflorescences rondes qui couvrent l’été de rose, de bleu ou de blanc. Il forme chez nous une touffe de 1 à 1,80 m de haut, aussi large, qui réclame avant tout un sol frais en permanence et une mi-ombre lumineuse. La teinte des variétés colorées dépend du sol : bleue en terre acide, rose en terre neutre. Le soleil brûlant de l’après-midi et la sécheresse le font flétrir, et une taille mal placée lui coûte une saison de fleurs.

Hortensia (Hydrangea macrophylla)
Photo : Philipp Franz von Siebold and Joseph Gerhard Zuccarini, Public domain, via Wikimedia Commons
Type
Arbuste
Famille
Hydrangéacées
Exposition
Mi-ombre
Température minimale
-15 °C
Floraison
De juin à septembre
Difficulté
Facile

Fiche générale

Hortensia commun (Hydrangea macrophylla), arbuste caduc à grosses inflorescences estivales.

Rusticité : Zone USDA 6-9 ; rustique jusqu'à environ -15 à -20 °C, mais les boutons floraux souffrent des gelées tardives.

Dimensions : 1 à 1,80 m de haut pour un étalement équivalent, parfois 2 m en situation favorable.

Floraison : De juin à septembre : grosses inflorescences roses, bleues en sol acide ou blanches, sans parfum. Fleurs et feuilles sont toxiques si elles sont ingérées.

Substrat : Sol frais, humifère et bien drainé, riche en matière organique ; pH acide (4,5-5,5) pour des fleurs bleues, neutre à légèrement alcalin (6,5-7) pour des fleurs roses.

Exposition : Mi-ombre lumineuse, idéalement soleil du matin et ombre l'après-midi ; le plein soleil brûlant flétrit feuilles et fleurs.

Arrosage : Arrosages fréquents et abondants pour maintenir le sol constamment frais, surtout en été et en pot.

Durée de vie : Arbuste vivace, 40 à 50 ans. Il fleurit sur le bois de l’année précédente, et une taille mal placée coûte une floraison, pas la plante.

Multiplication : Bouturage des pousses non fleuries en juillet et août, à l’ombre et à l’étouffée, ou marcottage d’une branche basse.

Arrosage & entretien

Arrosage : Du printemps à l'automne, arroser copieusement 2 à 3 fois par semaine (quotidiennement en pot par forte chaleur) au pied et non sur le feuillage, en paillant pour conserver la fraîcheur. Réduire en hiver sans jamais laisser la motte se dessécher complètement.

Fertilisation : Apporter un engrais spécial hortensias ou plantes de terre de bruyère au débourrement puis en mai-juin ; pour maintenir le bleu, compléter avec un apport de sulfate d'aluminium en sol acide.

Rempotage : En pot, rempoter tous les 2 à 3 ans à la fin de l'hiver dans un mélange de terre de bruyère et de terreau ; en pleine terre, planter de préférence à l'automne dans un trou largement amendé.

Taille : Tailler en fin d'hiver (mars) en supprimant les fleurs fanées juste au-dessus de la première paire de bourgeons sains, ainsi que le bois mort et les branches les plus âgées. Ne jamais rabattre sévèrement, car la floraison se forme sur le bois de l'année précédente.

Exposition & substrat

Exposition : Lumière vive sans soleil brûlant, avec idéalement 3 à 4 heures de soleil le matin puis de l'ombre l'après-midi. En situation trop sombre, la floraison se raréfie.

Emplacement : Extérieur, en massif ombragé, en bordure de mur ou en grand pot ; exposition est ou nord-est de préférence, à l'abri des vents secs et du soleil de midi.

Substrat : Sol frais et humifère : terre de bruyère ou terreau riche mélangé à du compost et à de la terre de jardin, avec un paillage organique.

pH : Entre 4,5 et 7 selon la couleur souhaitée : acide (4,5-5,5) pour le bleu, neutre à légèrement alcalin (6,5-7) pour le rose.

Drainage : Le sol doit rester frais mais bien drainé ; l'eau stagnante asphyxie les racines et provoque le jaunissement du feuillage, tandis qu'un sol trop sec fait flétrir la plante très vite.

Multiplication

Méthode conseillée

Bouturage : de juillet à fin août, couper sous un nœud des pousses de l’année qui n’ont pas fleuri, de 10 à 15 cm, en ne gardant que deux feuilles du haut réduites de moitié. Les piquer dans un mélange de terreau et de sable, dehors à l’ombre sous châssis ou sous un sac transparent, à l’étouffée. Racines en 3 à 4 semaines ; hiverner les jeunes plants à l’abri du gel avant de les planter au printemps.

Les autres méthodes

Semis :

SemerUn amateur ne le sème pas : les hortensias cultivés sont des hybrides aux fleurs presque toutes stériles, et leurs rares graines ne reproduisent pas la plante.

Récolter les grainesUn seul pied suffit : les grosses boules sont faites de fleurs stériles ; seules les formes à fleurs plates, dites lacecap, portent au centre de petites fleurs fertiles que les insectes fécondent. Leurs minuscules capsules brunissent en octobre et livrent une poussière de graines, qui se garde un an au sec et au frais. Le plant obtenu ne ressemble pas à son parent : pour garder une variété, seule la bouture convient.

Division et autres méthodes : Le marcottage simple, au printemps ou en été, dehors : courber une branche basse, l’entailler légèrement sous un nœud, l’enterrer sur 10 cm et la maintenir par un crochet. Elle s’enracine en quelques mois et se sèvre au printemps suivant. Une vieille touffe se divise parfois à la bêche en mars, mais la reprise est moins sûre.

Maladies & parasites

Maladies courantes : L'oïdium (feutrage blanc) et les taches foliaires fongiques (cercosporiose, taches brunes cerclées) apparaissent en été humide et se limitent par l'aération, le ramassage des feuilles atteintes et un traitement au soufre ou à la bouillie bordelaise. La chlorose, avec des feuilles jaunes aux nervures vertes, traduit un sol trop calcaire et se corrige par un apport de chélate de fer et de matière organique acidifiante. Le botrytis peut faire pourrir les inflorescences par temps humide.

Parasites fréquents : Pucerons sur les jeunes pousses (feuilles collantes et déformées) et araignées rouges en air chaud et sec (feuillage terne, fines toiles) sont les plus fréquents, limités par un jet d’eau sur les pousses et le bassinage du feuillage. Limaces et escargots dévorent les jeunes pousses au printemps, et l'otiorhynque laisse des encoches caractéristiques en bord de feuille tandis que ses larves rongent les racines en pot.

Prévention : Maintenir le sol frais et paillé, arroser au pied sans mouiller le feuillage et espacer suffisamment les arbustes pour l'aération. Nettoyer les feuilles mortes en fin de saison et éviter les excès d'azote, qui rendent les pousses tendres et attractives pour les pucerons.

Toxicité

Toxicité humaine : Toxique par ingestion : feuilles, fleurs et bourgeons contiennent des glucosides cyanogènes ; la sève peut aussi provoquer une dermatite de contact chez les personnes sensibles.

Toxicité animaux : Toxique pour les chiens, les chats et les chevaux selon l'ASPCA, l'ingestion de feuilles ou de fleurs entraînant des troubles digestifs parfois sévères.

Symptômes : Vomissements, diarrhée, douleurs abdominales et léthargie ; en cas d'ingestion importante, possibles troubles respiratoires liés au cyanure, et rougeurs ou démangeaisons en cas de contact prolongé.

Précautions : Porter des gants pour tailler, se laver les mains ensuite, ne jamais consommer aucune partie de la plante et surveiller les enfants comme les animaux qui mâchouillent le feuillage.

Associations de plantes

Bonnes associations : Il s'accorde avec les plantes de sol frais et acide comme les azalées, rhododendrons et camélias, ainsi qu'avec les fougères, hostas et heuchères qui garnissent son pied ombragé. Les érables du Japon lui apportent une ombre légère tout en partageant ses exigences de sol.

Associations à éviter : Proscrire les plantes de terrain sec et calcaire (lavande, cistes, santolines, graminées de rocaille), dont les besoins sont opposés et qui souffriraient des arrosages fréquents. Éviter aussi les arbres à racines traçantes très gourmands en eau, comme les bouleaux ou les saules, qui l'assècheraient.

Conseil : Regrouper les plantes de terre de bruyère dans un même massif ombragé et paillé permet d'homogénéiser arrosage, pH et fertilisation ; un paillage d'écorces de pin entretient l'acidité et donc la teinte bleue des fleurs.

Calendrier d’entretien, mois par mois

Établi pour : Culture en pleine terre ou en bac, au jardin, à mi-ombre et à l’abri du soleil de l’après-midi, en sol frais, humifère et plutôt acide.

GesteQuandComment
ArrosageEssentiel De mai à septembre : tous les 2 à 4 jours ; d’octobre à avril : tous les 12 à 18 jours Les larges feuilles transpirent énormément et la plante s’affaisse à vue d’œil dès que la motte manque d’eau, d’autant plus vite qu’elle est en fleur. Un pied qui a soif se redresse le soir, mais les fleurs, elles, restent marquées.eau de pluie de préférence, au pied
Inspection parasitaireUtile De mai à septembre : toutes les 2 à 3 semaines L’oïdium marque le feuillage d’un feutrage blanc en situation confinée, et les araignées rouges profitent des périodes chaudes et sèches pour plomber les feuilles. Un feuillage qui jaunit entre les nervures signale plutôt une chlorose, fréquente en sol calcaire.revers des feuilles et jeunes pousses
Taille de structureEssentiel De début mars à mi-avril La floraison se prépare sur le bois de l’année précédente : une taille d’automne ou trop sévère supprime purement et simplement les fleurs de l’été. Se contenter d’ôter les têtes sèches au printemps et de dégager le bois de plus de 4 ans à la base.couper juste au-dessus de la première grosse paire de bourgeons
Engrais à libération lenteUtile De mars à avril Un apport au débourrement soutient la pousse et la floraison sans forcer. Un engrais riche en phosphore, en revanche, bloque l’aluminium du sol et fait virer les fleurs bleues au rose.engrais pour terre de bruyère, griffé puis arrosé
Correction du pHOptionnel De mars à juin La couleur des fleurs dépend du sol et non de la variété : bleu en terrain acide où l’aluminium est disponible, rose dès que le sol se rapproche du neutre. Le traitement se commence tôt au printemps et se répète, un apport unique ne changeant rien.sulfate d’aluminium, en plusieurs apports
RempotageUtile De début mars à mi-avril, tous les 2 ans En bac, la motte s’emplit vite de racines et ne retient plus l’eau assez longtemps pour passer une journée chaude. Rempoter au printemps dans un contenant large, avant le départ de la végétation.en bac, dans un mélange de terre de bruyère et de terreau
PaillageEssentiel De mi-mars à mi-mai Le paillage est ce qui décide de la tenue de la plante en juillet, bien plus que la fréquence des arrosages. Les écorces de pin ont l’avantage d’acidifier lentement le sol en se décomposant.compost, écorces de pin ou feuilles mortes
Ombrage estivalUtile De juin à août En plein soleil d’été, les feuilles se dessèchent par la marge et les inflorescences se décolorent en quelques jours. La mi-ombre lumineuse est la situation qui convient, et un bac se déplace facilement.soleil du matin accepté, celui de l’après-midi non
BouturageOptionnel De juillet à août Les pousses de l’été qui n’ont pas fleuri s’enracinent en 3 à 4 semaines à l’ombre et à l’étouffée. C’est le moyen le plus fiable de multiplier une variété dont on aime la couleur.rameaux non fleuris de l’année
Protection des racinesUtile De mi-novembre à mi-mars Les inflorescences fanées ne sont pas qu’un décor d’hiver : elles abritent les bourgeons de l’année suivante des gelées tardives. En bac, protéger en plus le contenant, dont la motte gèle de part en part.laisser les têtes sèches en place tout l’hiver

Cultivars connus

Hydrangea macrophylla 'Purple'. Leur entretien est celui de l’espèce, sauf mention contraire dans les conseils ci-dessus.

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