Plante d’intérieur · Crassulacées
Kalanchoé Kalanchoe blossfeldiana
Aussi appelé : Kalanchoé de Blossfeld, Flaming Katy
Le kalanchoé est une petite succulente de Madagascar, vendue fleurie en plein hiver pour ses bouquets serrés de fleurs rouges, roses, orange, jaunes ou blanches. En pot, il forme une touffe compacte de 25 à 40 cm, aux feuilles charnues qui stockent l’eau. Il demande une lumière vive, un substrat très drainant et des arrosages espacés : l’excès d’eau le fait pourrir bien plus vite que l’oubli. Pour refleurir l’année suivante, il lui faut des nuits longues et vraiment noires, et il reste hors de portée des chats et des chiens, pour qui il est toxique.
- Type
- Plante d’intérieur
- Famille
- Crassulacées
- Exposition
- Lumière vive, sans soleil direct
- Température minimale
- 10 °C
- Floraison
- De janvier à avril
- Difficulté
- Facile
Fiche générale
Rusticité : Zone USDA 10 à 11, non rustique. Elle souffre en dessous de 10 °C et se cultive en intérieur.
Dimensions : De 25 à 40 cm de haut pour autant d’étalement, port buissonnant compact.
Floraison : De l’hiver au printemps, de janvier à avril, en bouquets serrés de petites fleurs rouges, roses, orange, jaunes ou blanches, sans parfum ; la plante est toxique pour les chats et les chiens.
Substrat : Drainant, mélange de terreau et de sable grossier par moitié, pH 6 à 6,5.
Exposition : Lumière vive avec quelques heures de soleil direct.
Arrosage : Espacé, tous les 10 jours en été, une fois par mois en hiver.
Durée de vie : Vivace succulente de courte vie, 2 à 4 ans. Elle refleurit chaque année si on lui donne des nuits longues et noires.
Multiplication : Bouturage de têtes de mai à fin août, à l’intérieur, dans un substrat sableux à peine humide, coupe cicatrisée.
Arrosage & entretien
Arrosage : Laissez sécher le substrat sur les deux tiers avant d’arroser, et videz toujours la soucoupe. Ses feuilles charnues stockent l’eau, et l’excès est de loin la première cause de perte.
Fertilisation : Un engrais pauvre en azote, type cactées, dilué de moitié, une fois par mois d’avril à début septembre. Suspendez les apports de l’automne à la fin de la floraison.
Rempotage : Tous les 2 ans au printemps, après la floraison, dans un pot à peine plus large.
Taille : Rabattez les tiges défleuries d’un tiers après la floraison, ce qui redensifie la touffe. Pour refleurir, elle a besoin de nuits longues : placez-la à l’obscurité complète 14 heures par jour pendant 6 semaines à l’automne.
Exposition & substrat
Exposition : 4 à 6 heures de lumière vive, dont un peu de soleil direct. Trop d’ombre étire les tiges et supprime la floraison.
Emplacement : Intérieur toute l’année, fenêtre est, ouest ou sud voilé. Une sortie estivale sur un balcon abrité lui profite.
Substrat : Terreau allégé de moitié par du sable grossier ou de la pouzzolane, jamais retenteur.
pH : De 6 à 6,5.
Drainage : Indispensable. Le collet doit rester sec, une soucoupe pleine provoquant sa pourriture en quelques semaines.
Multiplication
Bouturage : de mai à fin août, couper des têtes de 5 à 8 cm, retirer les feuilles du bas et laisser sécher la coupe 2 à 3 jours. Les piquer dans un mélange de terreau et de sable grossier à parts égales, à peine humide, sans arroser la première semaine, à l’intérieur, en lumière vive et vers 20 °C. Les racines apparaissent en 2 à 3 semaines ; une feuille seule s’enracine aussi, plus lentement. Les têtes issues de la taille s’enracinent presque toutes, pourvu que la plaie ait cicatrisé. C’est aussi la seule façon de garder la couleur exacte de la plante.
Les autres méthodes
Semis :
SemerLes potées du commerce sont des hybrides que le semis ne reproduit pas, et les graines ne se trouvent guère. Pour essayer, semer au printemps à l’intérieur, la graine très fine laissée en surface à la lumière, à 20 °C : elle lève en 10 à 15 jours.
Récolter les grainesUn seul pied suffit : à l’intérieur, les fleurs ne nouent guère sans un passage au pinceau d’une fleur à l’autre ; les follicules secs livrent alors au printemps une graine brune fine comme de la poussière, qui donne des plants différents de la potée hybride. Elle se garde un an environ en sachet, au sec et au frais. Les sachets du commerce, quand on en trouve, sont plus sûrs que la récolte.
Division et autres méthodes : Aucune : la plante pousse sur un seul pied, sans rejets ni drageons.
Maladies & parasites
Maladies courantes : L’oïdium couvre le feuillage d’un feutrage blanc dans une pièce confinée : aérez et espacez les plantes. La pourriture du collet, ramollissement brunâtre à la base, suit un arrosage excessif et impose de bouturer les parties saines. Les taches noires foliaires apparaissent après un séjour prolongé en air humide et froid.
Parasites fréquents : Les cochenilles farineuses se logent à l’aisselle des feuilles, en amas cotonneux, à retirer au coton alcoolisé. Les pucerons colonisent les boutons floraux au printemps. Les araignées rouges apparaissent en air très sec près d’un radiateur.
Prévention : Un arrosage mesuré, une bonne lumière et un air qui circule suffisent. Ne bassinez jamais son feuillage charnu, l’eau qui y stagne favorisant les taches.
Toxicité
Toxicité humaine : Toxique par ingestion. Toute la plante contient des hétérosides cardiotoniques, notamment des bufadiénolides.
Toxicité animaux : Nettement toxique pour les chiens et les chats, et c’est l’une des plantes d’intérieur les plus fréquemment en cause dans les intoxications animales.
Symptômes : Vomissements, diarrhée et abattement dans les cas courants ; troubles du rythme cardiaque en cas d’ingestion importante, qui rendent la consultation vétérinaire nécessaire.
Précautions : Placez-la hors d’atteinte des animaux et des jeunes enfants. En cas d’ingestion par un animal, consultez sans attendre en précisant le nom de la plante.
Associations de plantes
Bonnes associations : Les succulentes de plein soleil et d’arrosage espacé lui conviennent : crassulas, echeverias, sedums non rustiques. Sa floraison prolongée apporte une couleur que ces feuillages n’offrent pas. Toutes partagent le même substrat drainant.
Associations à éviter : Les plantes d’ambiance humide, fougères et calatheas, dont les bassinages feraient pourrir son collet. Écartez aussi les plantes réclamant une lumière faible, incompatible avec sa floraison.
Conseil : Après la floraison, ne la jetez pas comme une plante de saison. Rabattue d’un tiers puis soumise à 14 heures d’obscurité quotidienne pendant 6 semaines à l’automne, elle refleurit chaque année.
Calendrier d’entretien, mois par mois
Établi pour : Culture en pot, en intérieur très lumineux, dans un substrat drainant type terreau pour cactées additionné de sable.
| Geste | Quand | Comment |
|---|---|---|
| Arrosage | D’avril à septembre : tous les 8 à 12 jours ; d’octobre à mars : tous les 15 à 21 jours | Les feuilles charnues constituent une réserve : la plante supporte l’oubli bien mieux que l’excès, qui fait pourrir le collet en quelques jours. Attendre que le substrat soit sec sur toute sa hauteur avant d’arroser de nouveau. |
| Engrais liquide | De début avril à mi-septembre : toutes les 4 à 6 semaines | Un excès d’azote donne un feuillage abondant et molle au détriment des boutons. Espacer les apports et les arrêter dès la fin de l’été. |
| Inspection parasitaire | De janvier à décembre : toutes les 3 à 5 semaines | Les cochenilles farineuses se cachent dans les aisselles charnues, où elles forment de petits amas cotonneux. Un coton imbibé d’alcool à 70 degrés suffit tant que le foyer est jeune. |
| Vidage de la soucoupe | De janvier à décembre | C’est la première cause de perte de cette plante, davantage que la sécheresse. Vider la soucoupe systématiquement, cache-pot décoratif compris. |
| Rempotage | D’avril à mai, tous les 2 ans | Un substrat trop riche ou trop fin retient l’eau autour du collet. Rempoter après la floraison dans un mélange drainant, en gardant le collet au niveau de la surface. |
| Taille après floraison | De mai à juin | La plante se dégarnit du bas et s’étale si elle n’est jamais taillée après sa floraison. Une taille franche au printemps redonne une touffe compacte pour l’année suivante. |
| Bouturage | De mai à août | Les têtes issues de la taille s’enracinent presque toutes, à condition que la plaie ait cicatrisé. Planter dans un substrat à peine humide, sans arroser la première semaine. |
| Sortie au printemps | De mai à juin | Un été passé dehors donne des feuilles épaisses et souvent liserées de rouge, et prépare une floraison bien plus fournie. Un emplacement couvert est préférable, la pluie s’accumulant au cœur de la rosette. |
| Forçage | De septembre à octobre | L’espèce ne forme ses boutons qu’en jours courts, ce qui explique qu’une potée gardée en pièce éclairée le soir ne refleurisse jamais. Enfermer la plante sous un carton ou dans une pièce noire chaque soir déclenche la floraison d’hiver. |
| Rentrée à l'automne | De mi-septembre à mi-octobre | Cette plante grasse ne tolère aucun gel et marque déjà ses feuilles par temps froid et humide. Une place très lumineuse dès la rentrée prépare la floraison de l’hiver. |
| Fleurs fanées | De décembre à mai | Les bouquets fanés épuisent la plante et retiennent l’humidité au cœur du feuillage. Supprimer chaque hampe entièrement prolonge la floraison de plusieurs semaines. |