Arbuste · Caprifoliacées
Chèvrefeuille arbustif Lonicera nitida
Aussi appelé : Chèvrefeuille à feuilles de buis, Lonicéra, Box honeysuckle
Le chèvrefeuille arbustif est un arbuste de Chine au feuillage menu et semi-persistant, planté surtout en haie taillée. Libre, il atteint 1,5 à 2,5 m de haut et autant de large ; taillé, il se tient sans peine entre 0,80 m et 1,50 m. Il pousse dans toute terre de jardin qui ne reste pas détrempée en hiver, calcaire compris, du plein soleil à l’ombre claire. Il convient à qui cherche une haie dense et peu exigeante ; un gel sec et venteux brunit son feuillage, mais la souche repart.
- Type
- Arbuste
- Famille
- Caprifoliacées
- Exposition
- Plein soleil
- Température minimale
- -18 °C
- Floraison
- Pas de floraison notable en culture
- Difficulté
- Facile
Fiche générale
Rusticité : Zone USDA 6b, soit environ -18 à -20 °C en sol drainé. Le feuillage peut brunir dès -10 à -12 °C sous un gel sec et venteux, mais la souche repart au printemps.
Dimensions : 1,5 à 2,5 m de haut pour autant de large en port libre. En haie taillée, on le tient sans peine entre 0,80 m et 1,50 m.
Floraison : De la mi-avril à fin mai, en minuscules fleurs blanc crème appariées à l’aisselle des feuilles, presque invisibles mais légèrement parfumées et très mellifères. Les petites baies violacées qui suivent ne se mangent pas.
Substrat : Terre de jardin ordinaire, même argileuse si l’eau ne stagne pas en hiver. pH 5,5 à 7,5, le calcaire ne le gêne pas.
Exposition : Du plein soleil à la mi-ombre, et il accepte l’ombre claire mieux que la plupart des arbustes de haie. Les formes dorées comme ‘Baggesen’s Gold’ réclament plus de lumière pour garder leur couleur.
Arrosage : Copieux tous les 10 à 14 jours au printemps, tous les 5 à 7 jours en juillet et août, pendant les deux premières années. Ensuite, seulement en canicule.
Durée de vie : Arbuste vivace au feuillage semi-persistant, 20 à 30 ans, davantage s’il est rabattu tous les 5 ans environ.
Multiplication : Bouturage de tiges de 15 cm en septembre et octobre, dehors dans du sable à l’ombre, avec une reprise presque assurée.
Arrosage & entretien
Arrosage : Tous les 10 à 14 jours d’avril à juin, tous les 5 à 7 jours en juillet et août, puis on espace à 14 ou 21 jours en septembre et octobre. Arrosez en une seule fois et abondamment au pied : les racines sont traçantes et un arrosage léger ne descend pas jusqu’à elles.
Fertilisation : Une poignée d’engrais à libération lente par mètre linéaire en mars, pas davantage. Les tailles répétées exportent beaucoup de feuillage, donc beaucoup d’azote, et c’est le seul apport qui se justifie.
Rempotage : Rarement cultivé en pot, mais possible en bac de 40 cm pour une topiaire : rempotez tous les 2 ou 3 ans au début du printemps, dans un mélange de terre de jardin et de terreau. Surveillez l’arrosage, un bac sèche en 2 jours l’été.
Taille : Un passage en septembre, une fois la nidification terminée, et un second possible à la fin de l’hiver avant le 15 mars. Le chèvrefeuille arbustif repart bien du vieux bois et supporte même d’être rabattu à 30 cm.
Exposition & substrat
Exposition : 3 heures de soleil direct lui suffisent, et il supporte la mi-ombre sans se dégarnir, ce qui est rare pour un persistant de haie. Au plein soleil il devient simplement plus dense et plus compact.
Emplacement : Extérieur toute l’année, sans protection. Toutes orientations, y compris nord, et il encaisse aussi bien les embruns du littoral que l’air des villes.
Substrat : Terre de jardin ordinaire, sans préparation particulière. Un sol lourd lui convient encore si on l’allège d’un peu de gravier au moment de la plantation.
pH : 5,5 à 7,5, acide comme calcaire.
Drainage : Correct, sans plus d’exigence. L’eau stagnante tout l’hiver au pied finit par asphyxier les racines superficielles et vaut souvent un départ de dépérissement.
Multiplication
Bouturage : de septembre à fin octobre, prélever des tiges semi-aoûtées à ligneuses de 15 cm, ôter les feuilles des deux tiers inférieurs et les piquer aux deux tiers dans du sable ou un mélange de terreau et de sable, dehors, à l’ombre. Elles s’enracinent pendant l’hiver et se mettent en place au printemps suivant ; des boutures semi-aoûtées de juin et juillet reprennent aussi en 4 à 6 semaines sous abri. Le bouturage, l’un des plus faciles qui soient : presque toutes les boutures s’enracinent.
Les autres méthodes
Semis :
SemerNe se pratique pas : l’arbuste fructifie peu, et ses formes dorées ne se reproduisent pas par graines.
Récolter les grainesPas de graines en culture : taillé en haie, l’arbuste fleurit peu et ne donne guère de baies. Les rares baies violacées de l’automne donnent des plants qui ne reproduisent pas les formes dorées. Inutile de les chercher ni d’en acheter, le bouturage reste la voie à suivre.
Division et autres méthodes : Marcottage simple au printemps : coucher une branche basse dans une petite tranchée, la recouvrir de 5 cm de terre et la sevrer à l’automne. Les vieux pieds émettent parfois des rejets enracinés, à détacher à la bêche en fin d’hiver.
Maladies & parasites
Maladies courantes : L’oïdium marque le cœur des haies trop denses par un feutrage blanc de fin d’été ; éclaircir le cœur de la haie et passer du soufre en vient à bout. L’armillaire, plus grave, fait dépérir un sujet entier par plaques et ne se soigne pas, il faut arracher souche comprise. Des taches foliaires apparaissent parfois en année humide, sans conséquence.
Parasites fréquents : Des pucerons colonisent les repousses tendres dans les jours qui suivent une taille : un jet d’eau en vient à bout, sinon un insecticide portant la mention « emploi autorisé dans les jardins ». Cochenilles et chenilles défoliatrices restent occasionnelles. La pyrale du buis, elle, ne l’attaque pas, et c’est la raison première de son succès comme remplaçant du buis.
Prévention : Taillez souvent et peu plutôt que rarement et fort, pour éviter un cœur de haie étouffé. N’arrosez jamais le feuillage. Ramassez les feuilles et les déchets de taille au pied, où l’humidité entretient les maladies.
Toxicité
Toxicité humaine : Faible. Ce sont les baies violettes qui posent problème : elles ne sont pas comestibles et provoquent des troubles digestifs si l’on en avale plusieurs. Feuilles et rameaux sont sans danger à la manipulation.
Toxicité animaux : Même faible toxicité chez le chien et le chat, liée aux seules baies. Aucun cas grave n’est rapporté, mais des vomissements et une diarrhée sont possibles après ingestion.
Symptômes : Nausées, vomissements, diarrhée et maux de ventre dans les heures qui suivent. Aucune irritation cutanée connue, y compris après une longue séance de taille.
Précautions : Ne confondez jamais ces baies avec celles du camérisier (Lonicera caerulea), seul chèvrefeuille à fruits comestibles. Prévenez les enfants et appelez un centre antipoison en cas d’ingestion notable.
Associations de plantes
Bonnes associations : Photinia ‘Red Robin’ et escallonia dans une haie libre, car ils demandent le même rythme de taille et opposent leurs feuillages. Lavandes et santolines devant une bordure taillée, à qui le vert sombre du chèvrefeuille sert de fond. Bulbes de printemps à son pied, qui ont fini de fleurir bien avant la première taille.
Associations à éviter : Hortensias et fougères, que ses racines traçantes assèchent sur 1 m à la ronde. Le buis planté au contact, concurrence directe pour la même silhouette sans en avoir les avantages. Les rosiers, dont le port souffre du passage de la cisaille et dont la floraison faiblit à l’ombre portée de la haie.
Conseil : Plantez tous les 40 cm, en quinconce sur deux rangs, pour obtenir une haie occultante en 2 ans. Aucun autre persistant ne va aussi vite, à condition d’accepter les deux tailles annuelles qui vont avec.
Calendrier d’entretien, mois par mois
Établi pour : Arbuste planté en pleine terre, en haie taillée ou en isolé, au soleil ou à mi-ombre, dans une terre de jardin ordinaire qui ne retient pas l’eau en hiver.
| Geste | Quand | Comment |
|---|---|---|
| Arrosage | D’avril à juin : tous les 10 à 14 jours ; de juillet à août : tous les 5 à 7 jours ; de septembre à octobre : tous les 14 à 21 jours | Arrosez au pied en une seule fois et abondamment plutôt que par petites touches, car l’enracinement du chèvrefeuille arbustif reste traçant et se dessèche avant celui des autres arbustes de haie. |
| Rabattage | De début mars à mi-avril, tous les 5 ans | Le chèvrefeuille arbustif supporte une coupe sévère jusqu’au vieux bois et reconstitue une haie pleine en deux saisons, ce qui évite d’avoir à replanter. |
| Engrais à libération lente | En mars | Un engrais à libération lente en mars compense les tailles répétées, qui retirent chaque année beaucoup de feuillage donc beaucoup d’azote. |
| Paillage | De début avril à mi-mai | Étalez un paillis de tontes séchées ou de broyat avant les chaleurs, pour garder frais un enracinement qui court juste sous la surface. |
| Floraison | De mi-avril à fin mai | La floraison passe presque inaperçue mais elle est très mellifère : c’est une raison de plus pour que la taille attende septembre. |
| Inspection parasitaire | De mai à juillet | Regardez sous les jeunes pousses dans les jours qui suivent une taille : les repousses tendres attirent les pucerons, et un cœur de haie trop dense se feutre d’oïdium. |
| Fructification, récolte | De mi-août à fin octobre | Les baies n’apparaissent que sur les sujets peu taillés ; faiblement toxiques, elles méritent un coup d’œil si de jeunes enfants jouent près de la haie. |
| Taille de structure | En septembre | Taillez en septembre, une fois passée la nidification, et reprenez si besoin la silhouette à la fin de l’hiver avant le 15 mars : l’arbuste repart sans peine, même du vieux bois. |
| Bouturage | De septembre à octobre | Plantez des tiges de 15 cm dans du sable à l’ombre : c’est l’un des arbustes qui s’enracinent le plus facilement, de quoi prolonger une haie sans rien acheter. |