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Arbuste · Caprifoliacées

Chèvrefeuille couvre-sol Lonicera pileata

Aussi appelé : Chèvrefeuille arbustif, Lonicera couvre-sol, Privet honeysuckle

Le chèvrefeuille couvre-sol est un petit arbuste persistant originaire de Chine, que l’on plante pour son feuillage : ses fleurs passent inaperçues sous les feuilles. Il forme chez nous un tapis de 60 cm à 1 m de haut, aux rameaux horizontaux disposés en étages, qui s’étale sur 1,5 à 2,5 m. Il se contente d’une terre drainée, même pauvre, sèche ou argileuse, et de quelques arrosages les deux premiers étés. C’est l’un des rares arbustes qui garnissent l’ombre sèche sous les arbres.

Chèvrefeuille couvre-sol (Lonicera pileata)
Photo : User:SB_Johnny, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons
Type
Arbuste
Famille
Caprifoliacées
Exposition
Mi-ombre
Température minimale
-20 °C
Floraison
Pas de floraison notable en culture
Difficulté
Facile

Fiche générale

Rusticité : Zone USDA 6 à 9 : rustique jusqu’à -20 °C environ, ce chèvrefeuille peut perdre une partie de ses feuilles par les hivers les plus froids, puis les refait au printemps.

Dimensions : 60 cm à 1 m de haut pour 1,5 à 2,5 m d’étalement, en un tapis de rameaux horizontaux disposés en étages.

Floraison : Sans intérêt décoratif : petites fleurs blanc crème en avril-mai, discrètes sous les feuilles et légèrement parfumées, suivies de baies violettes translucides non comestibles.

Substrat : Toute terre de jardin bien drainée, même pauvre, sèche ou argileuse, au pH de 5,5 à 7,5.

Exposition : Du plein soleil à l’ombre dense ; il fait partie des rares arbustes qui prospèrent à l’ombre sèche, sous les arbres.

Arrosage : Tous les 7 à 10 jours par temps sec, de juin à mi-septembre, les deux premiers étés ; ensuite, la pluie lui suffit.

Durée de vie : Arbuste vivace persistant, qui forme un couvre-sol durable pendant plusieurs dizaines d’années et se rajeunit par un rabattage.

Multiplication : Bouturage de tiges semi-aoûtées en juillet et août, sous abri, ou marcottage d’un rameau couché au sol.

Arrosage & entretien

Arrosage : Les deux premiers étés, de juin à mi-septembre, arrosez au pied tous les 7 à 10 jours par temps sec, sans oublier les plants installés sous les arbres, dont les racines accaparent l’eau de pluie. Une fois installé, ce chèvrefeuille supporte la sécheresse et se passe d’arrosage.

Fertilisation : Inutile : il pousse même en sol pauvre, et un excès d’azote allonge ses rameaux au détriment de sa densité. Un paillis de copeaux étalé au printemps les premières années suffit à nourrir le sol.

Rempotage : En pleine terre, aucun. En jardinière ou en bac, rempotez-le tous les 3 ans au printemps, ou renouvelez simplement la surface du terreau.

Taille : En couvre-sol, il se passe de taille ; en bordure ou en haie basse, raccourcissez à la cisaille les rameaux qui dépassent juste après la floraison, en juin, avec une retouche fin août si besoin. S’il se dégarnit, rabattez-le à une vingtaine de centimètres du sol en mars : il repart du vieux bois.

Exposition & substrat

Exposition : Du plein soleil à l’ombre : 3 à 6 heures de soleil par jour lui donnent le port le plus dense et le plus de baies, mais il se contente de la lumière filtrée d’un sous-bois. Il reste beau à l’ombre sèche, là où peu d’arbustes persistants tiennent.

Emplacement : À l’extérieur, en pleine terre, en couvre-sol sur un talus, au pied des arbres ou en bordure basse ; toutes les orientations lui conviennent. Il supporte le vent et les embruns, ce qui en fait un bon couvre-sol de bord de mer.

Substrat : Une terre de jardin ordinaire, même pauvre, caillouteuse ou argileuse, lui suffit. À la plantation, un peu de compost mêlé à la terre aide les jeunes plants à démarrer.

pH : De 5,5 à 7,5, de légèrement acide à légèrement calcaire.

Drainage : Il aime une terre fraîche mais redoute l’eau stagnante, qui fait pourrir ses racines en hiver. En sol lourd, ameublissez largement la terre avant de planter.

Multiplication

Méthode conseillée

Bouturage : en juillet et août, prélever des tiges semi-aoûtées de 10 à 15 cm, ôter les feuilles du bas et les piquer dans un mélange de terreau et de sable, sous châssis ou sous une bouteille coupée, à l’ombre. Les racines se forment en 3 à 5 semaines, et les boutures se plantent au printemps suivant. Le bouturage, très sûr ; plus simple encore, un rameau couché qui s’enracine de lui-même.

Les autres méthodes

Semis :

SemerNe se pratique pas : les baies sont rares, et la bouture va bien plus vite.

Récolter les grainesPas de graines en culture : les baies violettes sont rares, cachées sous le feuillage, et les graines ne se vendent pas. Bouture et marcotte donnent bien plus vite un pied semblable.

Division et autres méthodes : Marcottage simple au printemps ou en été : coucher un rameau au sol, le recouvrir de 5 cm de terre au niveau d’un nœud et le maintenir par une pierre. Il s’enracine dans l’année ; au printemps suivant, le couper du pied mère et le replanter.

Maladies & parasites

Maladies courantes : Ce chèvrefeuille n’est presque jamais malade. Dans un sol gorgé d’eau, ses racines peuvent pourrir : des pans du tapis jaunissent puis sèchent, et seul un meilleur drainage y remédie.

Parasites fréquents : Des pucerons s’installent parfois au printemps sur les pousses tendres, qu’ils recroquevillent ; un jet d’eau suffit le plus souvent, sinon un insecticide portant la mention « emploi autorisé dans les jardins », et les coccinelles font souvent le reste. Aucun autre ravageur ne lui cause de vrais dégâts.

Prévention : Un sol drainant et une plantation qui laisse circuler l’air évitent l’essentiel des soucis. Évitez les engrais azotés, qui produisent des pousses tendres dont les pucerons raffolent.

Toxicité

Toxicité humaine : Faible : seules les baies violettes, qui contiennent des saponines, posent problème si elles sont avalées en nombre, surtout par un enfant. Le feuillage et les fleurs ne sont pas réputés toxiques.

Toxicité animaux : Risque faible pour les chiens et les chats, chez qui quelques baies avalées peuvent provoquer vomissements ou diarrhée passagers. Le feuillage n’est pas connu pour les intoxiquer.

Symptômes : Nausées, vomissements et diarrhée après l’ingestion de plusieurs baies. Aucun effet n’est décrit au simple contact de la plante.

Précautions : Apprenez aux enfants à ne pas goûter les baies, et taillez juste après la floraison si le massif borde une aire de jeux : il ne formera presque plus de fruits. En cas d’ingestion importante, appelez un centre antipoison.

Associations de plantes

Bonnes associations : Le géranium à grosses racines et les hellébores partagent son goût pour l’ombre sèche des sous-bois et apportent les fleurs qui lui manquent. Les perce-neige et les petits narcisses percent sans peine son tapis et l’égaient dès février.

Associations à éviter : La petite pervenche et le lierre, plus envahissants, s’insinuent dans son tapis et finissent par l’étouffer. Les plantes de rocaille qui réclament un sol nu et brûlant, comme les orpins ou la lavande, seraient vite recouvertes par ses rameaux étalés.

Conseil : Plantez-le en quinconce, en espaçant les plants de 60 à 80 cm, et paillez entre eux : le tapis se referme en 2 ou 3 ans et n’a ensuite presque plus besoin d’être désherbé.

Calendrier d’entretien, mois par mois

Établi pour : Arbuste persistant en pleine terre, conduit en couvre-sol ou en bordure basse, du soleil à l’ombre sèche des arbres, dans un sol ordinaire bien drainé.

GesteQuandComment
ArrosageUtile De début juin à mi-septembre : tous les 7 à 10 jours Arroser au pied, sans oublier les plants installés sous les arbres, dont les racines accaparent l’eau de pluie. Une fois enraciné, ce chèvrefeuille supporte la sécheresse, même à l’ombre.les deux premiers étés, par temps sec
RabattageOptionnel De début mars à mi-avrilDès que : Le tapis s’est dégarni au centre ou ses rameaux se sont allongés en devenant clairsemés. Rabattre toute la touffe à la cisaille ou au taille-haie : elle repart du vieux bois et refait un tapis dense dès l’été. Arroser ensuite si le printemps est sec, pour soutenir la repousse.à une vingtaine de centimètres du sol
PaillageUtile De mars à avril Le paillis empêche les herbes de s’installer entre les jeunes plants tant que le couvre-sol n’est pas fermé, ce qui prend en général 2 à 3 ans. Il garde aussi la terre fraîche au pied des plants installés sous les arbres.5 cm de copeaux ou de feuilles broyées
Taille après floraisonOptionnel En juin Raccourcir à la cisaille les rameaux qui débordent sur les allées ou s’élèvent au-dessus du tapis, en respectant son port étagé. Une seconde retouche légère fin août garde une bordure nette jusqu’à l’hiver.bordures et haies basses seulement
BouturageOptionnel De juillet à août Les boutures s’enracinent en quelques semaines sous un châssis ou une bouteille coupée, de quoi garnir un talus à peu de frais. Plus simple encore, un rameau couché sur le sol s’y enracine souvent seul et se sèvre au printemps suivant.rameaux de l’année de 10 cm, à l’étouffée
Fructification, récolteOptionnel De septembre à novembre Elles se forment surtout sur les sujets au soleil, restent rares à l’ombre et presque absentes après une taille de juin. Elles contiennent des saponines : elles ne se mangent pas et dérangent l’estomac, surtout chez l’enfant.baies violet améthyste, translucides

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