Succulente · Crassulacées
Queue d'âne Sedum morganianum
Aussi appelé : Orpin de Morgan, Queue de burro, Burro’s tail
La queue d’âne est une succulente originaire du Mexique, aux longues tiges pendantes garnies de petites feuilles charnues vert bleuté, serrées comme des écailles. En suspension, ses tiges atteignent 60 à 90 cm ; elle se cultive en pot, dehors à la belle saison puis à l’abri du gel, car elle ne supporte que -2 °C, et brièvement. Elle demande surtout beaucoup de lumière, avec un peu de soleil direct, et un substrat qui sèche complètement entre deux arrosages. Sa fragilité est son défaut : chaque choc lui fait perdre des feuilles, qui s’enracinent d’ailleurs seules.
- Type
- Succulente
- Famille
- Crassulacées
- Exposition
- Plein soleil
- Température minimale
- -2 °C
- Floraison
- Pas de floraison notable en culture
- Difficulté
- Moyenne
Fiche générale
Rusticité : Zone USDA 9b-11, résiste jusqu'à environ -2°C brièvement, mais craint fortement le gel prolongé.
Dimensions : Tiges pendantes de 60 à 90 cm de long, retombantes, pour une plante compacte à la base.
Floraison : Rare et discrète, au printemps ou en été sur des sujets âgés bien éclairés : petites fleurs étoilées rose vif à rouge au bout des tiges pendantes, sans parfum notable.
Substrat : Mélange drainant pour succulentes/cactées, sableux et minéral, pH légèrement acide à neutre (6-7).
Exposition : Plein soleil à mi-ombre lumineuse, idéalement avec quelques heures de soleil direct pour une bonne coloration.
Arrosage : Modéré, laisser sécher complètement le substrat entre deux arrosages, réduire fortement en hiver.
Durée de vie : Vivace succulente retombante, 10 à 20 ans. Les feuilles tombées au moindre choc s’enracinent d’elles-mêmes.
Multiplication : Bouturage de tronçons de tige de 10 cm ou de feuilles posées sur un mélange drainant, de mai à fin août.
Arrosage & entretien
Arrosage : Laissez sécher complètement le substrat entre deux arrosages (technique du trempage-séchage), environ toutes les 2 semaines en été et une fois par mois voire moins en hiver. Évitez de mouiller le feuillage pour ne pas provoquer de pourriture des tiges pendantes.
Fertilisation : Utilisez un engrais spécial cactées/succulentes dilué de moitié, une fois par mois pendant la période de croissance (printemps-été), sans apport en automne-hiver.
Rempotage : Rempotez tous les 2 à 3 ans, au printemps, dans un substrat drainant type terreau pour cactées mélangé à du sable ou de la pouzzolane, en manipulant délicatement les tiges fragiles couvertes de perles.
Taille : Aucune taille n'est vraiment nécessaire, mais vous pouvez retirer les tiges abîmées ou trop dégarnies au printemps pour favoriser une nouvelle croissance et utiliser les tronçons coupés pour le bouturage.
Exposition & substrat
Exposition : Lumière vive à forte, avec 4 à 6 heures de soleil direct ou tamisé par jour, en évitant le plein soleil brûlant de l'après-midi en été.
Emplacement : À privilégier en intérieur près d'une fenêtre orientée sud ou ouest, ou en extérieur dans un endroit abrité et lumineux en climat doux (suspension idéale pour ses tiges retombantes).
Substrat : Mélange drainant spécial cactées et succulentes, composé de terreau, sable grossier et pouzzolane ou pumice.
pH : Un pH légèrement acide à neutre, entre 6,0 et 7,0, convient parfaitement.
Drainage : Un excellent drainage est indispensable car cette plante est très sensible à l'excès d'humidité qui provoque le pourrissement des racines et la chute des feuilles.
Multiplication
Bouturage : de mai à fin août, à l’intérieur ou sous abri, couper des tronçons de tige de 10 cm, ôter les feuilles du bas, les laisser sécher 2 ou 3 jours puis les piquer dans un mélange drainant pour cactées, à peine humide, en lumière vive. Les feuilles détachées se posent simplement sur ce même mélange ; l’enracinement prend 2 à 4 semaines, mais une feuille met plusieurs mois à donner une plante étoffée.
Les autres méthodes
Semis :
Semerun amateur ne la sème pas : elle fleurit rarement et les graines sont introuvables.
Récolter les grainesPas de graines en culture : elle fleurit rarement et ne fructifie pratiquement pas. On la multiplie par ses tronçons de tige ou ses feuilles, qui s’enracinent sans peine.
Division et autres méthodes : une potée très fournie se divise au rempotage, au printemps, en séparant à la main les touffes de tiges avec leurs racines, avec douceur, les feuilles se détachant au moindre choc.
Maladies & parasites
Maladies courantes : La pourriture des racines et des tiges, causée par un excès d'humidité (champignons du sol type Botrytis ou Fusarium), se manifeste par un ramollissement translucide et brunâtre des perles caudiformes ; il faut retirer les parties atteintes et laisser sécher le substrat, en appliquant éventuellement un fongicide. L'oïdium peut apparaître sous forme de duvet blanchâtre en cas d'excès d'humidité ambiante et de mauvaise aération, traitable par un fongicide adapté et une meilleure circulation d'air.
Parasites fréquents : Les cochenilles farineuses, visibles sous forme d’amas cotonneux blancs entre les tiges, se traitent à l’alcool à 70° en tamponnage ou, en recours, avec un insecticide portant la mention « emploi autorisé dans les jardins ». Les pucerons, plus rares, peuvent s’installer sur les nouvelles pousses et se délogent d’un jet d’eau, sinon avec le même insecticide.
Prévention : Utiliser un substrat drainant spécial cactées/succulentes et espacer largement les arrosages en laissant sécher totalement le substrat entre deux apports d'eau. Placer la plante dans un endroit lumineux et bien aéré, et inspecter régulièrement le feuillage pour détecter précocement toute infestation.
Toxicité
Toxicité humaine : Le Sedum morganianum (plante-collier-de-perles-de-l'âne / queue d'âne) est considéré comme faiblement toxique, voire non toxique pour l'humain, l'ensemble de la plante pouvant néanmoins provoquer une légère irritation en cas d'ingestion importante.
Toxicité animaux : Généralement peu toxique pour les chiens et chats, cette plante peut toutefois causer des troubles digestifs légers si elle est ingérée en grande quantité.
Symptômes : Une ingestion peut entraîner de légers troubles gastro-intestinaux (nausées, vomissements, diarrhée) ; le contact cutané avec la sève peut occasionner une irritation locale chez les personnes sensibles.
Précautions : Il est conseillé de garder la plante hors de portée des jeunes enfants et des animaux domestiques pour éviter toute ingestion accidentelle, et de se laver les mains après manipulation.
Associations de plantes
Bonnes associations : Echeveria, Sempervivum et Crassula ovata s'associent bien car elles partagent les mêmes besoins en eau rare et en fort ensoleillement, formant de belles compositions en pot ou suspension. Ces plantes grasses tolèrent un sol drainant similaire, évitant tout excès d'humidité nuisible aux racines.
Associations à éviter : Évitez de planter Sedum morganianum avec des fougères, hostas ou autres plantes de sous-bois qui exigent beaucoup d'eau et d'ombre, car cela provoquerait la pourriture des tiges retombantes. De même, les plantes tropicales humides comme les calatheas sont incompatibles en raison de leurs besoins hydriques opposés.
Conseil : Cultivez-le en suspension avec d'autres succulentes retombantes dans un substrat très drainant (sable, pouzzolane) pour reproduire son habitat naturel rocheux et laisser ses tiges pendantes s'épanouir sans contact excessif avec l'humidité du sol.
Calendrier d’entretien, mois par mois
Établi pour : Culture en suspension ou en pot surélevé, dans un local très lumineux sans soleil brûlant, avec sortie estivale possible et hivernage hors gel ; les feuilles se détachent au moindre frôlement, ce qui commande de limiter les manipulations.
| Geste | Quand | Comment |
|---|---|---|
| Arrosage | D’avril à septembre : tous les 10 à 14 jours ; en octobre : toutes les 3 à 4 semaines ; de novembre à mars : chaque mois | Attendre que le substrat soit entièrement sec avant d'arroser abondamment, puis laisser égoutter. L'eau sur le feuillage efface la pruine bleutée et favorise la pourriture entre les feuilles serrées. |
| Engrais liquide | D’avril à août : toutes les 6 à 8 semaines | Apporter l'engrais sur substrat déjà humide, uniquement en pleine croissance. Un excès d'azote allonge les tiges et espace les feuilles, au détriment de l'aspect dense. |
| Inspection parasitaire | De mars à octobre : toutes les 2 à 3 semaines ; de novembre à février : chaque mois | Rechercher les amas cotonneux des cochenilles farineuses, qui se logent entre les feuilles imbriquées et passent longtemps inaperçus. Les traiter au coton-tige imbibé d'alcool, ce qui reste plus sûr qu'une pulvérisation généralisée. |
| Rempotage | De mi-mars à mi-mai, tous les 4 ans | Rempoter le plus rarement possible, chaque manipulation coûtant de nombreuses feuilles. Travailler la plante posée à plat et attendre une semaine avant le premier arrosage. |
| Sortie au printemps | De début mai à mi-juin | Sortir la plante pour profiter de la lumière estivale, qui raffermit les tiges et intensifie la pruine. Choisir un endroit calme, à l'écart des frottements et des courants d'air violents. |
| Acclimatation à la lumière | De mai à juin | Augmenter la lumière par paliers pour éviter les taches de brûlure, qui restent visibles jusqu'à la chute de la feuille. |
| Mise à l'abri de la pluie | De début mai à mi-octobre | Mettre la plante à couvert lors des fortes pluies, qui détrempent le substrat et arrachent quantité de feuilles. |
| Bouturage | De mai à août | Récupérer les feuilles détachées et les poser simplement sur un substrat drainant à peine humide, où elles s'enracinent facilement. Des tronçons de tige de 10 cm donnent des sujets étoffés plus rapidement. |
| Rentrée à l'automne | De mi-septembre à fin octobre | Rentrer la plante avant les nuits froides, car elle ne supporte aucune gelée. Décrocher et déplacer la suspension avec précaution, les longues tiges perdant leurs feuilles au moindre choc. |
| Repos sec | De novembre à février | Réduire les arrosages au strict minimum pendant le repos hivernal, en n'intervenant que si les feuilles se ratatinent nettement. Un substrat humide en hiver est la première cause de perte de la plante. |