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Succulente · Crassulacées

Orpin Sedum palmeri

Aussi appelé : Orpin de Palmer, Sédum de Palmer, Palmer’s sedum

L’orpin de Palmer est une succulente originaire du Mexique, aux rosettes vert bleuté portées par des tiges couchées qui retombent volontiers d’un pot ou d’un muret. Il atteint 15 à 25 cm de haut pour 30 à 50 cm d’étalement et se couvre de grappes de fleurs jaune vif, légèrement parfumées, de mars à début mai. Il demande surtout du soleil et un mélange pauvre, à moitié minéral, arrosé avec modération. Il tient vers -10 °C en pleine terre bien sèche, mais l’excès d’eau le fait pourrir et la touffe se dégarnit si on ne la rajeunit pas.

Orpin (Sedum palmeri)
Photo : Abrahami, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons
Type
Succulente
Famille
Crassulacées
Exposition
Plein soleil
Température minimale
-10 °C
Floraison
De mars à mai
Difficulté
Facile

Fiche générale

Rusticité : Zone USDA 8 à 10 : environ -10 °C en pleine terre bien sèche, mais en pot, mieux vaut le protéger dès -8 °C.

Dimensions : 15 à 25 cm de haut pour 30 à 50 cm d’étalement, ses tiges couchées retombant volontiers d’un pot ou d’un muret.

Floraison : De mars à début mai, et dès février sous climat doux, des grappes arquées de petites fleurs étoilées jaune vif, légèrement parfumées, au-dessus des rosettes.

Substrat : Mélange pauvre et très drainant, moitié terreau, moitié gravier ou pouzzolane, au pH de 6 à 8 ; il s’accommode du calcaire.

Exposition : Plein soleil ou mi-ombre légère ; dans le Midi, l’ombre des heures les plus chaudes lui convient.

Arrosage : En pot, un arrosage modéré tous les 10 à 15 jours au printemps et à l’automne, tous les 7 à 10 jours en juillet et août, et à peine toutes les 3 à 4 semaines de novembre à mars ; en pleine terre, la pluie suffit.

Durée de vie : Vivace succulente persistante, qui vit de nombreuses années mais se dégarnit au bout de 4 ou 5 ans si on ne la rajeunit pas par bouturage.

Multiplication : Bouturage de tiges ou de rosettes de mi-avril à fin août, séchées puis piquées dans un mélange sableux à peine humide.

Arrosage & entretien

Arrosage : D’avril à octobre, arrosez la potée tous les 10 à 15 jours, et tous les 7 à 10 jours en juillet et août, toujours sur un substrat sec. De novembre à mars, le pot abrité de la pluie ne reçoit qu’un peu d’eau toutes les 3 à 4 semaines ; en pleine terre, la pluie suffit.

Fertilisation : Aucun engrais n’est nécessaire : le substrat neuf apporté au rempotage suffit à cette plante de rocaille. Un excès de nourriture allonge et ramollit ses tiges.

Rempotage : Tous les 3 ans, en mai, après la floraison, dans un pot en terre cuite large et peu profond, garni d’un mélange de terreau et de gravier à parts égales. Attendez une semaine avant d’arroser, le temps que les racines froissées cicatrisent.

Taille : Après la floraison, coupez les hampes défleuries à leur base et raccourcissez de moitié les tiges trop longues, dégarnies à leur pied. Les tronçons coupés font d’excellentes boutures, à laisser sécher 2 ou 3 jours avant de les piquer dans un mélange sableux.

Exposition & substrat

Exposition : Plein soleil ou mi-ombre légère, avec au moins 4 heures de soleil par jour pour une floraison généreuse. Dans le Midi, une ombre légère aux heures les plus chaudes lui convient.

Emplacement : Dehors toute l’année, en pot, en jardinière, en rocaille ou au sommet d’un muret d’où ses tiges retombent. Au pied d’un mur exposé au sud ou à l’ouest, un avant-toit lui épargne les pluies d’hiver.

Substrat : Un mélange pauvre et très drainant, moitié terreau, moitié gravier, pouzzolane ou sable grossier. En pleine terre, il lui faut un sol caillouteux ou une rocaille surélevée.

pH : De 6 à 8, neutre à calcaire : il n’a pas d’exigence particulière tant que le sol s’égoutte vite.

Drainage : Indispensable : l’humidité stagnante, surtout l’hiver, fait pourrir son collet et ses racines bien plus sûrement que le froid. Un pot bien percé, jamais posé dans une soucoupe pleine d’eau, est la première précaution.

Multiplication

Méthode conseillée

Bouturage : de mi-avril à fin août, couper des extrémités de tiges ou des rosettes de 5 à 8 cm, les laisser sécher 1 ou 2 jours puis les piquer dans un mélange sableux à peine humide. Dehors ou sous abri, à mi-ombre et sans étouffée, elles s’enracinent en 2 à 4 semaines. Le bouturage de tiges ou de rosettes, de mi-avril à fin août, est le plus sûr et remplace une potée qui se dégarnit.

Les autres méthodes

Semis :

Semerun amateur ne le pratique pas : les graines sont rares et le bouturage bien plus rapide.

Récolter les grainesUn seul pied suffit : ses fleurs se fécondent grâce aux insectes, mais donnent en culture peu de graines, minuscules et difficiles à recueillir, et on n’en trouve guère dans le commerce. Le bouturage de rosettes reste la seule voie pratique.

Division et autres méthodes : au printemps, en avril et mai, soulever la touffe, séparer à la main les portions de tiges couchées déjà enracinées et les replanter aussitôt en mélange drainant.

Maladies & parasites

Maladies courantes : La pourriture du collet, due à un excès d’eau, ramollit et noircit les tiges à leur base, le plus souvent en fin d’hiver. La souche atteinte ne repart pas : on sauve la plante en bouturant les rosettes encore saines.

Parasites fréquents : Au printemps, des pucerons colonisent parfois les hampes florales ; un jet d’eau suffit le plus souvent, sinon un insecticide portant la mention « emploi autorisé dans les jardins ». Les cochenilles farineuses forment des amas cotonneux entre les feuilles ou sur les racines, à retirer avec un coton imbibé d’alcool. En pot, les larves d’otiorhynque rongent les racines : une plante qui s’affaisse sans raison est à dépoter pour les chercher.

Prévention : Un substrat drainant, des arrosages espacés et un abri contre les pluies d’hiver préviennent l’essentiel des problèmes. Retirer les hampes fanées et les feuilles mortes coincées entre les rosettes limite aussi la pourriture.

Toxicité

Toxicité humaine : Aucune toxicité connue : aucune intoxication n’est rapportée pour l’orpin de Palmer, quelle que soit la partie de la plante.

Toxicité animaux : Aucune toxicité connue pour les chiens, les chats ou les autres animaux domestiques.

Symptômes : Aucun symptôme d’intoxication n’est décrit, ni par ingestion ni par contact.

Précautions : Aucune précaution particulière n’est nécessaire.

Associations de plantes

Bonnes associations : Les joubarbes partagent son goût pour les substrats pauvres et les arrosages rares, et leurs rosettes font écho aux siennes. L’euphorbe faux-myrte (Euphorbia myrsinites), au feuillage glauque, fleurit en même temps que lui dans les mêmes conditions sèches. Le pourpier vivace (Delosperma) prend le relais en été avec ses fleurs magenta.

Associations à éviter : Les plantes gourmandes en eau, comme les fuchsias, les impatiens ou les hostas, imposent des arrosages qui le feraient pourrir. Les couvre-sols vigoureux, lierre ou pervenche, l’envahissent et l’étouffent en une saison.

Conseil : Plantez-le au bord d’un pot ou au sommet d’un muret pour que ses tiges retombent, et glissez entre ses touffes des crocus ou des muscaris, dont la floraison accompagne la sienne en mars et avril.

Calendrier d’entretien, mois par mois

Établi pour : Culture en pot dehors toute l’année, au soleil ou à mi-ombre légère, dans un substrat très drainant ; en rocaille sous climat doux, la pluie suffit presque toujours.

GesteQuandComment
ArrosageEssentiel D’avril à juin : tous les 10 à 15 jours ; de juillet à août : tous les 7 à 10 jours ; de septembre à octobre : tous les 10 à 15 jours ; de novembre à mars : toutes les 3 à 4 semaines Ses feuilles charnues stockent l’eau : mieux vaut un arrosage oublié qu’un arrosage de trop. L’hiver, le pot abrité de la pluie ne reçoit qu’un peu d’eau, juste de quoi garder les rosettes fermes.en pot, toujours sur un substrat sec ; en pleine terre, seulement par sécheresse prolongée
Vidage de la soucoupeUtile De janvier à décembreDès que : quand de l’eau reste dans la soucoupe après un arrosage ou une pluie Des racines qui trempent pourrissent vite chez cette plante grasse, surtout l’hiver.la vider dans l’heure, ou surélever le pot sur des cales
FloraisonOptionnel De début mars à mi-mai C’est l’un des premiers orpins à fleurir, dès février sous climat doux, quand peu d’autres plantes offrent leur nectar aux insectes.petites étoiles jaune orangé en bouquets lâches, au bout de tiges arquées
BouturageOptionnel De mi-avril à fin août Piqués dans un mélange sableux à peine humide, ils s’enracinent en quelques semaines ; c’est le moyen de remplacer une potée qui se dégarnit.rosettes ou tronçons de tige de 5 à 8 cm, séchés 2 ou 3 jours
Taille après floraisonUtile De début mai à mi-juin Ses tiges s’allongent et ne gardent leurs feuilles qu’au bout : les raccourcir fait repartir des rosettes plus bas et garde la potée compacte.hampes défleuries coupées à la base, tiges trop longues raccourcies de moitié
RempotageUtile De début mai à mi-juin, tous les 3 ans Rempoter après la floraison, dans un contenant à peine plus grand. Attendre une semaine avant d’arroser, le temps que les racines froissées cicatrisent.pot en terre cuite large et peu profond, moitié terreau, moitié gravier ou pouzzolane
Mise à l'abri de la pluieEssentiel De novembre à mars Le froid sec ne l’inquiète guère jusqu’à -10 °C environ, mais un substrat gorgé d’eau en hiver fait pourrir son collet. En rocaille drainée sous climat doux, cette précaution est inutile.pot placé sous un avant-toit, contre un mur exposé au sud ou à l’ouest
Voile d'hivernageUtile De décembre à févrierDès que : quand une gelée sous -8 °C est annoncée En pot, la motte gèle bien plus vite que la terre d’un jardin. Retirer la protection dès le redoux évite la condensation sur les rosettes.voile en double épaisseur, ou pot rentré quelques jours dans un local froid et clair

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