Vivace · Verbénacées
Verveine rugueuse Verbena rigida
Aussi appelé : Verveine rigide, Verveine veineuse, Slender vervain
La verveine rugueuse est une vivace d’Amérique du Sud, du sud du Brésil à l’Argentine, plus basse et plus étalée que la verveine de Buenos Aires. Elle dépasse rarement 40 à 60 cm de haut mais s’étend par ses drageons en nappes violet pourpre, que papillons et abeilles visitent de juin aux gelées. Elle réclame avant tout le plein soleil et un sol qui s’égoutte bien, même pauvre et caillouteux, puis se passe d’arrosage. C’est une plante de jardin sec et de talus ; une terre lourde et détrempée en hiver la fait disparaître.
- Type
- Vivace
- Famille
- Verbénacées
- Exposition
- Plein soleil
- Température minimale
- -12 °C
- Floraison
- De juin à octobre
- Difficulté
- Facile
Fiche générale
Rusticité : zone USDA 7 à 10, rustique jusqu’à -12 °C en sol drainé, la souche repartant du pied au printemps.
Dimensions : 40 à 60 cm de haut pour un étalement indéfini, la plante drageonnant et formant des nappes.
Floraison : de juin aux gelées, des épis serrés de petites fleurs violet pourpre, très visités par les papillons et les abeilles.
Substrat : tout sol drainé, même pauvre, sableux ou caillouteux, pH 6 à 7,5.
Exposition : plein soleil, indispensable à une floraison dense de juin aux gelées.
Arrosage : très modéré, uniquement la première année et pendant les fortes sécheresses ; installée, elle se passe d’arrosage.
Durée de vie : Vivace de courte vie, 3 à 5 ans. Elle drageonne et se ressème, ce qui la maintient en place plus longtemps qu’un pied seul.
Multiplication : Division des drageons d’avril à début mai, ou bouturage de tiges non fleuries de juin à août, sous abri.
Arrosage & entretien
Arrosage : arroser à la plantation puis une fois par semaine le premier été. Ensuite, rien : c’est une plante de sec, et un sol maintenu humide la fait filer en feuillage et pourrir du collet l’hiver.
Fertilisation : aucune fertilisation n’est utile, un sol pauvre donnant une touffe plus compacte et mieux fleurie. Un peu de compost à la plantation suffit.
Rempotage : en bac, rempoter tous les 2 ans au printemps dans un mélange drainant ; en pleine terre, diviser la souche au printemps pour la rajeunir.
Taille : rabattre les tiges sèches à 10 cm en fin d’hiver, et supprimer les fleurs fanées en été pour prolonger la floraison.
Exposition & substrat
Exposition : plein soleil, 6 heures directes au minimum. À l’ombre elle s’étiole, se couche et fleurit peu.
Emplacement : extérieur exclusivement, en massif, rocaille ou talus, exposition sud ou ouest ; elle supporte la réverbération et la chaleur des murs.
Substrat : sol léger et drainé, sableux ou caillouteux, sans amendement riche.
pH : de 6 à 7,5, elle tolère bien le calcaire.
Drainage : drainage impératif, surtout l’hiver. Ce n’est pas le froid qui tue cette verveine mais un sol lourd et détrempé pendant sa dormance.
Multiplication
Division : d’avril à début mai, jamais à l’automne, dehors : déterrer une partie de la nappe, séparer à la bêche ou à la main des drageons munis de racines, les replanter aussitôt et arroser. C’est le moyen le plus simple de garnir une bordure à partir d’un seul pied. La division de la souche : très sûre, car la plante drageonne et chaque éclat raciné reprend.
Les autres méthodes
Bouturage : De juin à fin août, boutures de tiges non fleuries de 8 à 10 cm, dans un mélange de terreau et de sable, sous abri, à l’ombre et sous voile ; racines en 3 à 4 semaines. Hiverner les jeunes plants à l’abri du gel dans les régions froides.
Semis :
SemerPossible au printemps, à l’intérieur vers 20 °C, après 3 à 4 semaines au froid humide, graines à peine couvertes de 1 à 2 mm ; levée en 2 à 4 semaines, mise en place après les gelées. L’espèce se reproduit fidèlement et se ressème parfois seule.
Récolter les grainesUn seul pied suffit : les abeilles et les papillons se chargent de la fécondation. De septembre à octobre, couper les épis brunis et secs, les laisser finir de sécher dans un sac en papier puis les secouer pour faire tomber les graines. Gardées au sec et au frais, les graines restent bonnes 2 ans environ.
Maladies & parasites
Maladies courantes : l’oïdium couvre le feuillage d’un feutrage blanc en été humide et confiné, à contenir en espaçant les touffes et en traitant au soufre. La pourriture du collet, en sol lourd et humide l’hiver, est la principale cause de perte et ne se rattrape pas.
Parasites fréquents : pucerons sur les jeunes pousses au printemps et araignées rouges en été très sec, plus rarement des chenilles arpenteuses. Un jet d’eau suffit presque toujours, sinon un insecticide portant la mention « emploi autorisé dans les jardins ».
Prévention : planter en sol drainé et en plein soleil, ne pas arroser sur le feuillage, et laisser de l’air entre les touffes : la plupart de ses ennuis viennent du confinement ou de l’excès d’eau.
Toxicité
Toxicité humaine : plante considérée comme non toxique, sans partie dangereuse connue ; elle n’est pas comestible pour autant.
Toxicité animaux : sans toxicité connue pour le chien et le chat, elle figure parmi les vivaces de massif sans risque.
Symptômes : aucun symptôme attendu, hormis d’éventuels troubles digestifs légers après ingestion d’une grande quantité.
Précautions : aucune précaution particulière ; se laver les mains après avoir jardiné reste la règle générale.
Associations de plantes
Bonnes associations : graminées légères comme les stipas, échinacées et gauras partagent son sol sec et son plein soleil, et fleurissent à la même saison en lui donnant du relief. Les sedums prennent le relais à l’automne quand elle décline.
Associations à éviter : hostas, astilbes et fougères, faits pour l’ombre fraîche, ainsi que les vivaces frêles et lentes, que ses drageons finissent par envahir.
Conseil : la planter en nappe entre des touffes bien installées plutôt qu’en pied isolé : elle drageonne et comble les vides, à condition que ses voisines soient assez solides pour tenir leur place.
Calendrier d’entretien, mois par mois
Établi pour : Vivace traçante de demi-rusticité plantée en pleine terre, en plein soleil et dans un sol ordinaire bien drainé, plutôt sec en hiver ; elle se conduit en annuelle dans les régions froides et humides du Nord et de l’Est.
| Geste | Quand | Comment |
|---|---|---|
| Arrosage | De début mai à mi-septembre : tous les 10 à 20 jours ; de mi-septembre à fin avril : tous les 1 à 2 mois | Une touffe installée traverse l’été sans une goutte d’eau et fleurit d’autant mieux qu’elle a soif. Un sol maintenu humide donne des tiges molles qui se couchent aux premières pluies. |
| Inspection parasitaire | De mai à septembre : toutes les 2 à 3 semaines ; d’octobre à avril : toutes les 6 à 8 semaines | Regarder le cœur de la touffe après un été lourd, le blanc apparaissant d’abord sur les feuilles à l’ombre. Un pied trop serré ou trop nourri s’en couvre bien plus facilement qu’un pied aéré et pauvrement traité. |
| Rabattage | De début mars à mi-avril | Laisser les tiges en place tout l’hiver protège la souche du froid et nourrit les oiseaux. Ce nettoyage tardif dégage le départ de la végétation sans avoir exposé le collet pendant la mauvaise saison. |
| Compost, amendement | De mi-mars à fin avril, tous les 2 ans | Cette verveine fleurit mieux en terrain maigre et caillouteux qu’en sol gras. Un excès de richesse donne des touffes hautes qui se couchent et fleurissent peu. |
| Taille de structure | D’avril à septembre | Cette espèce court par rhizomes traçants et gagne du terrain chaque saison dans un sol léger. Une barrière anti-rhizome posée à la plantation évite d’avoir à recommencer tous les ans. |
| Division de touffe | De début avril à mi-mai, tous les 3 ans | Diviser au printemps quand la végétation redémarre, jamais à l’automne sous nos climats humides. C’est le moyen le plus simple de garnir une bordure entière à partir d’un seul pied. |
| Bouturage | De juin à août | Piquer les boutures dans un mélange sableux, à l’ombre et sous voile. Hiverner les jeunes plants à l’abri du gel, c’est la sécurité la plus simple dans les régions froides. |
| Taille après floraison | De juillet à août | Ce rabattage estival relance une seconde floraison qui tient jusqu’aux gelées. Il limite aussi les semis spontanés, cette verveine se ressemant volontiers dans les graviers voisins. |
| Protection des racines | De début novembre à mi-mars | Cette verveine résiste bien mieux au gel sec qu’à l’humidité froide, qui fait pourrir ses rhizomes charnus. Une couverture spongieuse et détrempée fait plus de dégâts que le froid lui-même. |