Plante d’intérieur · Bégoniacées
Bégonia tacheté Begonia maculata
Aussi appelé : Bégonia à pois, Bégonia bambou, Polka dot begonia
Le bégonia tacheté est un bégonia à cannes des forêts du Brésil, reconnaissable à ses feuilles asymétriques vert olive semées de pois argentés, pourpres au revers. En pot, ses tiges dressées atteignent 0,80 à 1,50 m et portent du printemps à l’été des grappes pendantes de fleurs blanches à rose pâle. Il demande une lumière vive mais tamisée, de la chaleur toute l’année et un substrat aéré qui ne reste jamais détrempé. Le soleil direct efface ses pois, le froid sous 15 °C l’abîme, et il est toxique pour les chats et les chiens.
- Type
- Plante d’intérieur
- Famille
- Bégoniacées
- Exposition
- Lumière vive, sans soleil direct
- Température minimale
- 15 °C
- Floraison
- D’avril à août
- Difficulté
- Moyenne
Fiche générale
Bégonia à pois ou bégonia bambou (Begonia maculata), à feuilles asymétriques vert olive ponctuées d'argent et au revers pourpre.
Rusticité : Zone USDA 10-11 ; plante d'intérieur gélive, à ne jamais exposer sous 15 °C.
Dimensions : 0,80 à 1,50 m de haut en pot pour 40 à 60 cm d'étalement, sur des tiges dressées en cannes.
Floraison : Du printemps à l’été : grappes pendantes de fleurs blanches à rose pâle au cœur jaune. Toute la plante est toxique pour les chats et les chiens.
Substrat : Mélange léger et aéré de terreau, perlite et écorce fine ; pH légèrement acide (5,5-6,5).
Exposition : Lumière vive mais tamisée ; le soleil direct brûle les feuilles et efface les pois argentés.
Arrosage : Arroser dès que le premier tiers du substrat est sec, environ tous les 5 à 8 jours en été et tous les 10 à 15 jours en hiver.
Durée de vie : Vivace à cannes, 3 à 5 ans. On la renouvelle par bouture avant que les vieilles cannes ne se dégarnissent.
Multiplication : Bouturage de tronçons de canne d’avril à fin août, à l’intérieur, dans l’eau ou en terreau et perlite, au chaud.
Arrosage & entretien
Arrosage : Arroser au pied avec une eau non calcaire à température ambiante, sans mouiller le feuillage, puis laisser bien égoutter. Espacer nettement en hiver, la plante craignant autant l'excès d'eau, qui fait pourrir la base des cannes, qu'un dessèchement complet.
Fertilisation : Apporter un engrais pour plantes fleuries dilué de moitié toutes les 2 à 3 semaines d'avril à septembre. Suspendre tout apport de l'automne à la fin de l'hiver.
Rempotage : Rempoter tous les 2 ans au printemps dans un pot à peine plus grand, sans enterrer la base des cannes ; un contenant trop large retient l'eau et favorise la pourriture.
Taille : Rabattre les cannes d'un tiers en fin d'hiver, juste au-dessus d'un nœud, pour forcer la plante à repartir de la base. Sans cette taille, la silhouette devient dégingandée avec de longues tiges nues.
Exposition & substrat
Exposition : Lumière vive mais filtrée, l'équivalent de 2 à 3 heures de soleil doux le matin au maximum. En situation trop sombre, les entre-nœuds s'allongent et les pois pâlissent.
Emplacement : Intérieur toute l'année, devant une fenêtre est ou derrière un voilage au sud, à l'abri des courants d'air et loin des radiateurs.
Substrat : Terreau de qualité allégé d'un tiers de perlite et d'écorce fine, pour un mélange à la fois retenant et très aéré.
pH : Optimal entre 5,5 et 6,5, soit légèrement acide.
Drainage : Drainage indispensable avec un pot percé ; les racines fines pourrissent très vite si l'eau stagne dans la soucoupe, ce qui reste la première cause de dépérissement.
Multiplication
Bouturage : couper des tronçons de canne de 10 à 15 cm portant 2 ou 3 nœuds, ôter les feuilles du bas, puis les mettre dans l’eau ou les piquer dans un mélange de terreau et de perlite, à l’intérieur. À 20 à 25 °C, à l’étouffée sous un sac transparent et en lumière vive sans soleil direct, elles racinent en 2 à 3 semaines. Planter plusieurs boutures par pot donne un sujet touffu. Le bouturage de tige d’avril à fin août, à l’intérieur : il réussit presque à chaque fois et renouvelle un pied devenu haut et dénudé.
Les autres méthodes
Semis :
SemerPas pour un amateur : la plante se multiplie par bouture, et ses graines, fines comme de la poussière, sont introuvables.
Récolter les grainesPas de graines en culture : en appartement, ses fleurs ne sont presque jamais fécondées, et les graines ne se vendent pas. Le bouturage reste la seule façon d’obtenir un nouveau pied.
Division et autres méthodes : Aucune utile : la touffe de cannes peut se séparer au rempotage, mais la bouture est plus simple et plus sûre.
Maladies & parasites
Maladies courantes : L'oïdium est le problème numéro un, reconnaissable à son feutrage blanc poudreux sur les feuilles, favorisé par l'air humide et confiné : supprimer les parties atteintes, aérer la pièce et traiter au soufre ou au bicarbonate. La pourriture des racines et la moisissure grise apparaissent en substrat détrempé ou sur les fleurs fanées laissées sur le feuillage. Des taches brunes cerclées de jaune signalent une bactériose foliaire, à limiter en ne mouillant jamais les feuilles.
Parasites fréquents : Les araignées rouges prolifèrent dès que l'air devient sec, laissant un feuillage terne et de fines toiles au revers. Cochenilles farineuses dans l'aisselle des cannes et thrips déformant les jeunes pousses complètent la liste, à traiter au coton imbibé d’alcool à 70° en isolant la potée et en supprimant les parties les plus infestées.
Prévention : Arroser au pied sans jamais mouiller le feuillage et assurer une bonne circulation d'air autour de la plante. Retirer aussitôt les fleurs tombées sur les feuilles et éviter d'entasser les potées les unes contre les autres.
Toxicité
Toxicité humaine : Toxique par ingestion : toute la plante contient des oxalates de calcium, particulièrement concentrés dans les tiges et les parties souterraines. La sève peut irriter la peau des personnes sensibles.
Toxicité animaux : Toxique pour les chiens, les chats et les chevaux selon l'ASPCA, les parties souterraines étant les plus dangereuses.
Symptômes : Brûlure et picotements de la bouche, salivation abondante, difficultés à déglutir, vomissements et irritation digestive ; rougeurs cutanées en cas de contact prolongé avec la sève.
Précautions : Placer la plante hors de portée des enfants et des animaux, et porter des gants pour la tailler ou la bouturer.
Associations de plantes
Bonnes associations : En composition d'intérieur, elle s'accorde aux plantes tropicales de lumière tamisée et d'hygrométrie élevée comme les calathéas, les fougères (Nephrolepis, Asplenium) et les philodendrons, qui partagent ses exigences. Leur feuillage bas habille utilement le pied des cannes, qui se dégarnit avec l'âge.
Associations à éviter : Proscrire le voisinage des succulentes et cactées, qui réclament un plein soleil et une atmosphère sèche incompatibles avec elle. Éviter aussi de la serrer contre d'autres potées sans circulation d'air, ce qui déclenche presque à coup sûr l'oïdium.
Conseil : Regrouper les plantes de même exigence sur un grand plateau de billes d'argile humides crée un microclimat humide favorable, à condition de laisser 20 cm entre les feuillages pour que l'air circule.
Calendrier d’entretien, mois par mois
Établi pour : Culture en pot à l'intérieur toute l'année, dans une lumière vive mais sans soleil direct, entre 18 et 25 degrés, à l'abri des courants d'air et jamais en dessous de 15 degrés.
| Geste | Quand | Comment |
|---|---|---|
| Arrosage | D’avril à septembre : tous les 5 à 8 jours ; d’octobre à mars : tous les 10 à 14 jours | Arroser dès que le premier tiers du substrat est sec, puis laisser bien égoutter. Cette plante craint autant l'excès d'eau, qui fait pourrir la base des cannes, qu'un dessèchement complet. |
| Brumisation | De novembre à mars : tous les 1 à 2 jours ; d’avril à octobre : tous les 2 à 3 jours | Cette plante réclame une hygrométrie élevée que l'air chauffé de l'hiver fait chuter, mais des feuilles mouillées développent aussitôt taches et oïdium. Un plateau de billes d'argile humides ou un humidificateur est en réalité préférable aux brumisations. |
| Engrais liquide | De début avril à mi-septembre : toutes les 2 à 3 semaines | Fertiliser seulement pendant la croissance, puis suspendre tout apport de l'automne à la fin de l'hiver. Un excès d'engrais brûle le bord des feuilles. |
| Fleurs fanées | De mai à octobre : toutes les 1 à 2 semaines | Les fleurs qui se détachent restent posées sur les larges feuilles et y pourrissent en tachant les tissus. C'est une porte d'entrée classique pour la moisissure grise. |
| Inspection parasitaire | De janvier à décembre : toutes les 1 à 2 semaines | L'oïdium, reconnaissable à son feutrage blanc poudreux, est le problème numéro un de cette plante et progresse vite en air humide et confiné : supprimer les feuilles atteintes et aérer la pièce. Surveiller aussi les araignées rouges en air sec, les cochenilles et les thrips. |
| Vidage de la soucoupe | De janvier à décembre | Les racines fines pourrissent très vite si le pot baigne, ce qui reste la cause de dépérissement la plus fréquente. Le risque est encore plus grand en hiver, quand la plante consomme peu. |
| Taille de structure | De mars à avril | Cette taille de fin d'hiver force la plante à repartir de la base et évite la silhouette dégingandée de cannes nues coiffées de quelques feuilles. Désinfecter la lame avant de couper. |
| Rempotage | De mi-mars à mi-mai, tous les 2 ans | Rempoter au printemps quand les racines occupent tout le volume, sans jamais enterrer la base des cannes. Un pot trop large retient l'eau et favorise la pourriture. |
| Palissage, tuteurage | De début avril à mi-octobre | Les tiges en bambou sont creuses et cassent net sous le poids du feuillage. Un tuteur discret installé avant que la canne ne penche évite une perte irréversible. |
| Bouturage | D’avril à août | Les segments issus de la taille s'enracinent en 2 à 3 semaines à la chaleur et à l'étouffée. C'est le meilleur moyen de renouveler un sujet devenu trop haut et dénudé. |