Connexion / Inscription →

Plante d’intérieur · Solanacées

Oranger d'appartement Solanum pseudocapsicum

Aussi appelé : Cerisier de Jérusalem, Cerisier d’amour, Pommier d’amour, Morelle faux piment, Jerusalem cherry

L’oranger d’appartement est un petit arbuste d’Amérique du Sud, de la famille de la tomate, vendu en hiver pour ses fruits ronds orange à rouge vif. En pot, il mesure 40 à 80 cm et ses fleurs blanches discrètes de l’été préparent les fruits de l’hiver. Il demande beaucoup de lumière, au soleil dehors l’été puis près d’une fenêtre au sud ou à l’ouest, et une motte qui ne sèche jamais à cœur. Souvent jeté après les fêtes, il refructifie plusieurs hivers si on le rabat en mars ; ses fruits sont toxiques.

Oranger d'appartement (Solanum pseudocapsicum)
Photo : Maderibeyza, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons
Type
Plante d’intérieur
Famille
Solanacées
Exposition
Plein soleil
Température minimale
0 °C
Floraison
De juin à août
Difficulté
Moyenne

Fiche générale

Rusticité : Zone USDA 9 à 11. Le feuillage brûle dès 0 °C et la souche gèle vers -2 °C, sauf abri parfait sur le littoral méditerranéen ou atlantique doux.

Dimensions : 40 à 80 cm en pot, jusqu’à 1,20 m en pleine terre en climat doux, pour 40 à 60 cm d’étalement.

Floraison : De juin à août, de petites fleurs étoilées blanches à cœur jaune, discrètes et sans parfum, qui donnent les fruits ronds orange à rouge vif de l’hiver. Ces fruits sont toxiques, à tenir hors de portée des enfants et des animaux.

Substrat : Terreau riche de type terreau à tomates, additionné d’un cinquième de sable ou de perlite, pH 6 à 7.

Exposition : Plein soleil dehors l’été, fenêtre au sud ou à l’ouest l’hiver. Sans lumière franche, les fruits ne se colorent pas et tombent.

Arrosage : Tous les 2 à 3 jours en plein été dehors, tous les 5 à 7 jours en intérieur pendant la fructification, sans jamais laisser la motte sécher à cœur.

Durée de vie : Arbuste vivace de 3 à 5 ans, souvent jeté après les fêtes, mais rabattu chaque mars il refructifie plusieurs hivers de suite.

Multiplication : Semis au printemps, à l’intérieur au chaud, de graines tirées des fruits mûrs, ou bouturage de tiges en mars après la taille.

Arrosage & entretien

Arrosage : Tous les 2 à 3 jours en plein été dehors, tous les 4 à 6 jours au printemps, tous les 5 à 7 jours en intérieur d’octobre à février. Arrosez au pied jusqu’à écoulement puis videz la soucoupe, car un seul coup de sec pendant la coloration fait tomber toutes les baies.

Fertilisation : Engrais tomates riche en potasse tous les 15 jours, de fin avril à début septembre. Rien pendant la fructification en intérieur, la plante vit alors sur ses réserves.

Rempotage : Chaque année en mars, juste après le rabattage, dans un pot d’un diamètre de plus avec un terreau entièrement neuf. Cette solanacée épuise son substrat en une saison et refleurit mal dans un terreau de deuxième année.

Taille : Rabattez d’un tiers à la moitié en mars, dès que les dernières baies sont tombées. Pincez ensuite les jeunes pousses en mai, car les fleurs et donc les fruits ne naissent que sur le bois de l’année.

Exposition & substrat

Exposition : Plein soleil de mai à septembre, 6 heures par jour au minimum. En intérieur l’hiver, la place la plus lumineuse de la maison, sans quoi les fruits se rident et tombent.

Emplacement : Dehors en pot sur une terrasse ou un balcon l’été, ce qui permet aux insectes de polliniser les fleurs. Dedans d’octobre à mai, dans une pièce fraîche à 12 ou 15 °C exposée au sud ou à l’ouest.

Substrat : Quatre parts de terreau riche pour un cinquième de sable grossier ou de perlite, avec une poignée de compost mûr. La plante aime un sol nourrissant et souple, jamais lourd ni compact.

pH : 6 à 7, légèrement acide à neutre, comme pour une tomate. Au-delà de 7,5, le feuillage jaunit entre les nervures.

Drainage : Trou de drainage et lit de billes d’argile indispensables. La plante réclame de l’eau souvent, ce qui rend l’asphyxie des racines d’autant plus facile si le pot ne se vide pas vite.

Multiplication

Méthode conseillée

Semis : de février à avril à l’intérieur, extraire les graines d’un fruit bien mûr avec des gants (les fruits sont toxiques), les rincer et les couvrir de 3 mm de terreau fin. À 20 à 25 °C, elles lèvent en 2 à 4 semaines et reproduisent fidèlement l’espèce. Le semis réussit presque à coup sûr et donne des plants qui fructifient souvent dès l’hiver suivant.

Récolter les grainesUn seul pied suffit : ses fleurs se fécondent entre elles. Les fruits, mûrs quand ils ont pris leur couleur orange à rouge franc, de décembre à février, fournissent chacun de nombreuses graines. En appartement, sans insectes, secouer les fleurs ou les effleurer d’un pinceau améliore la fructification. Les graines séchées se gardent un an au sec et au frais, mais le plus simple est de les semer dans la foulée, au printemps qui suit la récolte.

Les autres méthodes

Bouturage : en mars, sur les tiges rabattues, ou en juin et juillet, prélever des tiges semi-aoûtées de 8 à 10 cm et les piquer dans un mélange de terreau et de sable. À l’intérieur, à l’étouffée sous un sac transparent, vers 20 °C et à la lumière sans soleil direct, elles s’enracinent en 3 à 4 semaines avec une réussite moyenne.

Division et autres méthodes : aucune, l’arbuste pousse sur une tige unique sans rejets ni drageons.

Maladies & parasites

Maladies courantes : L’oïdium marque le feuillage d’un feutrage blanc par temps chaud et humide, traité au soufre mouillable ou au lait dilué au dixième. Le mildiou, commun à toutes les solanacées, noircit tiges et feuilles après un été pluvieux et impose de supprimer les parties atteintes. La chute brutale des feuilles en intérieur n’est pas une maladie mais une réaction au chauffage et à l’air sec.

Parasites fréquents : L’aleurode, ou mouche blanche, est l’ennemi principal, reconnaissable au nuage blanc qui s’envole quand on secoue la plante. Les pucerons colonisent les jeunes pousses au printemps et les araignées rouges s’installent en intérieur pendant la chauffe. Douche du feuillage renouvelée à 8 jours d’intervalle, sinon un insecticide portant la mention « emploi autorisé dans les jardins », complétés par des panneaux jaunes engluants contre les aleurodes.

Prévention : Inspectez le revers des feuilles chaque semaine en intérieur, toutes les 2 à 3 semaines dehors. Faites un examen complet avant de rentrer la plante à l’automne, car une population d’aleurodes rentrée avec elle explose au chaud. Évitez de la placer à côté de tomates ou de piments, qui se passent les mêmes hôtes.

Toxicité

Toxicité humaine : Toute la plante est toxique, et surtout les baies qui contiennent de la solanocapsine, un alcaloïde voisin de la solanine. Leur allure de cerise ou de tomate cerise en fait un des appels les plus fréquents aux centres antipoison chez le jeune enfant pendant les fêtes.

Toxicité animaux : Toxique pour le chien, le chat, les oiseaux et les rongeurs domestiques, par les baies comme par le feuillage. Le centre antipoison animal la classe parmi les plantes d’intérieur à ne pas laisser à portée.

Symptômes : Une à quelques heures après l’ingestion, nausées, vomissements, douleurs abdominales, diarrhée et maux de tête. Dans les cas plus marqués, dilatation des pupilles, somnolence et ralentissement du rythme cardiaque, rarement graves mais toujours à faire évaluer.

Précautions : Placez la plante hors de portée des enfants et des animaux, et ramassez au sol les baies tombées. Lavez-vous les mains après la taille, et en cas d’ingestion appelez le centre antipoison en nommant la plante, sans faire vomir.

Associations de plantes

Bonnes associations : L’œillet d’Inde, dont l’odeur désoriente les aleurodes, justement le principal ennemi de cette plante. La capucine, qui fixe les pucerons sur elle et épargne les jeunes pousses. Le basilic en pot voisin l’été, même exposition, même appétit d’eau et d’engrais.

Associations à éviter : Tomate, aubergine, piment et pomme de terre, toutes solanacées qui partagent mildiou, oïdium et aleurodes et multiplient les foyers. Les succulentes et les plantes méditerranéennes sobres, comme le romarin, qui souffriraient du rythme d’arrosage. Et toute plante d’ombre qu’il faudrait priver du plein soleil dont celle-ci dépend pour fructifier.

Conseil : L’été, groupez le pot avec les aromatiques plutôt qu’avec le potager de solanacées. À la rentrée d’automne, gardez une pièce fraîche autour de 12 à 15 °C : c’est le froid relatif, et non le chauffage, qui tient les baies colorées jusqu’en février.

Calendrier d’entretien, mois par mois

Établi pour : Sujet cultivé en pot, conservé d’une année sur l’autre : belle saison dehors au soleil sur une terrasse ou un balcon, hiver en intérieur frais et très lumineux pendant la fructification.

GesteQuandComment
ArrosageEssentiel De début juin à mi-septembre : tous les 2 à 3 jours ; de mi-septembre à fin février : tous les 5 à 7 jours ; de mars à mai : tous les 4 à 6 jours Arroser dès que la surface est sèche sur 2 cm, généreusement en plein été dehors, plus sobrement en intérieur l’hiver. Une motte qui se dessèche une seule fois pendant la coloration des fruits fait tomber les baies d’un coup.aucun à-coup pendant la fructification
Inspection parasitaireEssentiel D’octobre à mars : chaque semaine ; d’avril à septembre : toutes les 2 à 3 semaines Secouer le feuillage et regarder le revers des feuilles : un nuage blanc qui s’envole signe la mouche blanche. Rentrée avec la plante, elle explose en intérieur et poisse tout le feuillage en un mois.aleurodes sous les feuilles, pucerons sur les pousses
Vidage de la soucoupeEssentiel De janvier à décembreDès que : de l’eau reste dans la soucoupe 20 minutes après l’arrosage ou après une pluie Vider la soucoupe toute l’année, y compris en hiver où l’eau ne s’évapore plus. Les racines asphyxiées jaunissent le feuillage du bas et la plante lâche ses fruits.
RabattageEssentiel En mars Raccourcir toutes les branches une fois les fruits tombés, au-dessus d’un œil orienté vers l’extérieur. C’est le geste qui évite un pied haut et dégarni, car les fleurs naissent sur les pousses de l’année.rabattre d’un tiers à la moitié, après la chute des dernières baies
RempotageUtile De début mars à mi-avril Rempoter juste après le rabattage, dans un pot d’un diamètre de plus, en renouvelant tout le terreau. Une solanacée épuise vite ses réserves et refleurit mal dans un substrat de deuxième année.terreau riche, du type de celui des tomates
Engrais liquideEssentiel De mi-avril à mi-septembre Donner un engrais de fructification pendant toute la floraison et la nouaison. Un engrais azoté classique donnerait une belle touffe verte et très peu de baies.engrais tomates riche en potasse, tous les 15 jours
PincementUtile De mi-avril à fin mai Pincer l’extrémité des jeunes pousses issues du rabattage pour faire ramifier le pied. Plus de rameaux signifie plus de fleurs, donc plus de baies à l’automne.pincer au-dessus de la troisième paire de feuilles
Sortie au printempsEssentiel De mi-mai à mi-juin Sortir le pot au soleil dès que tout risque de gelée est écarté, en l’exposant progressivement une semaine. Dehors, les insectes assurent la pollinisation et c’est de là que vient la récolte de baies, jamais d’une floraison passée derrière une vitre.après les Saints de glace, au soleil
Rentrée à l'automneEssentiel De mi-septembre à mi-octobre Rentrer avant les premières gelées, dans la pièce la plus lumineuse et la plus fraîche de la maison. Au chaud près d’un radiateur, la plante perd ses feuilles et ses fruits se rident en quelques semaines.pièce claire et fraîche, 12 à 15 °C
Fructification, récolteUtile D’octobre à février Les fruits se colorent en automne et tiennent tout l’hiver si la pièce reste fraîche et lumineuse. C’est aussi la période à surveiller de près, car ces baies brillantes attirent la main des enfants.baies vertes puis jaunes puis rouge orangé

Autres Solanum